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« Mort cérébrale » : La vie sauvée de Jahi McMath

Commentaires (7)
  1. Sylvie Houbouyan dit :

    Histoire terrible où se mêlent le refus de la mort en général , de la mort absurde d’ un être jeune en bonne santé, et la compassion pour la douleur d’une mère . Mais cela va encore plus loin, dans cet entre-deux qu’on appelle le couloir de la mort où l’on peut laisser attendre un patient jusqu’à ce qu’il choisisse. Mais à quel moment choisit-il ?
    Traditionnellement d’ailleurs, on n’a pas le droit de parler de choix, on devrait dire ” jusqu’à ce que Dieu le rappelle à Lui. Mais justement avec ce traitement, on sort du rapport avec Dieu.
    Et finalement, tout se résout dans une question de coût. Plus on veut mettre d’argent, plus longtemps on garde les fonctions vitales ” inférieures”. Combien d’années pour Ariel Sharon?

    1. Raynaud Yves dit :

      La vie n’ a pas de coût puis qu’ elle nous est donnée. L’ accompagnement de la vie n’ a de coût que par ce que nous le voulons; mais est-ce la volonté de Dieu. Si c’est pour satisfaire la volonté de Dieu, la notion de coût n’entre pas en jeu. Mais se vouloir “Dieu” en prolongeant la vie a un coût moral ( nous ne pouvons prendre la place de Dieu ) et financier ( mais secondaire au coût moral ) . Le problème dépasse l’ humain. Bien que la situation soit fort dramatique pour la famille, la mort est par essence perçue comme dramatique pour les survivants, mais pas dans le devenir de l’ homme. La mort n’ étant qu’ un passage, marquant la fin de notre séjour terrestre pour atteindre ( et de cela Dieu seul est juge ) la béatitude du Paradis. En se plaçant dans cette perspective, le soin médical, l’alimentation naturelle , l’ hydratation du patient sont du devoir de la médecine, le reste, s’ il est mis en oeuvre dépasse la notion de devoir et on peut se poser la question de savoir s’il est bon pour l’ homme de dépasser la volonté du Créateur.

  2. Raynaud Yves dit :

    Nous avons ici un cas extrême de l’acharnement thérapeutique . Pour commencer une faute médicale des soignants d’une extrême gravité qui les conduits , par le système des “protocoles” à mettre en place une “réanimation”, en fait une suppléance artificielle aux fonctions vitales. Ceci est technique et personne ne se penche sur le droit moral. Il est instauré une “survie” artificielle qui à l’ heure actuelle semble n’ être qu’ une “culture de cellule” dépendante d’une machine. On a atteint le stade où, en absence se signe d’activité cérébrale et plus personne ne sait que faire; c’est ce que l’ on appelle l’ acharnement thérapeutique. Nous savons ( exemple récent Sharon ) que la survivance a dans ce cas précis duré 8 années . Est-ce moral , je ne sais, c’est aux Prêtres de se prononcer,mais ici on atteint la limite de l’ absurdité d’un système médical. Le reste par ailleurs, la “médecine” semble ne pas le prendre en compte; or c’est l’ inverse qui doit primer , la vie mais est-ce encore une vie qu’ une survie cellulaire en espérant le “miracle”, là encore qui sait répondre ? Ce qui est sûr c’est que Dieu donne la vie, mais imposer la survie , n’est-ce pas vouloir se substituer à Dieu ?

    1. Sygiranus dit :

      Tant que les fonctions vitales se déroulent de façon paisible,il n’y a pas d’acharnement. Nourrir un corps, le ventiler font partie des devoirs qu’on lui doit, quelque soit son état de stagnation apparent. D’aucuns se sont réveillés au bout d’années de ce qui semblait un coma, pour dire les souffrances infligées par des médecins qui leur déniaient toute sensibilité. Il vaut mieux trop prolonger que provoquer la mort par inconscience. Quant au coût médical, à côté des gaspillages de la Sécu…!

      1. Raynaud Yves dit :

        Qu’ appelez vous ventiler , avez vous assisté à l’ intubation, l’aspiration, les sondages nécessaires tant urinaires que digestifs…et je vous passe les détails… Si c’est cela ce que vous appelez paisible ??? Que doit faire le médecin, nourrir quand cela est possible, hydrater , “ventiler c’est à dire apporter de l’ air avec un ajout d’ oxygène, pratiquer les soins palliatifs . Ceci n’est pas de l’ acharnement thérapeutique; mais nombreuses sont les pratiques qui conduisent aux impasses où le malade n’est même plus pris en considération et où ce sont les médecins et la famille qui décident… Par ce que la “réanimation” a prolongé la “survie” et que tous se demandent : que faire.

  3. Michel Cliche dit :

    Lorsque l’on a demandé à des membres de pro-vie de se prononcer sur l’avortement; certains ont répondu uniquement lorsque la vie de la mère était réellement en danger… On voit l’enchaînement aujourd’hui par l’avortement à outrance et peu importe la raison, puis à l’euthanasie a suivie et maintenant on ose le demander pour les enfants (Belgique)… L’acharnement thérapeutique jusqu’où, on s’arrête? La possibilité d’un oui très restrictif comme pour l’avortement, et malheureusement tout va devenir permissif ainsi pour un don d’organe, le coût pour la société et autres.

    Avec et ou sans la foi, notre bon sens est-il entrain de se perdre?

  4. Françoise Authosserre dit :

    Certaines personnes meurent après plusieurs années de “vie végétative”, comme Ariel Sharon après 8 ans. D’autres au contraire se sont réveillées, maintenues en vie artificiellement, après plusieurs années de “coma” et ont retrouvé toutes leurs facultés. C’est extrêmement rare, mais cela existe ! Il faudrait que je retrouve les articles de journaux que j’ai découpés.

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