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Laïcité : l’État a intérêt à entrer en dialogue avec l’Église

Commentaires (6)
  1. Cassianus dit :

    “On ne peut pas diviser le monde en zones religieuses”… Ah bon ? Mais comment faire autrement pour avoir des territoires où les Musulmans aient la liberté de devenir chrétiens ? L’évêque de Bagdad sait très bien que la paix dont il a joui un temps avec l’Islam était payée d’un tacite renoncement à toute conquête apostolique dans la population musulmane. Autrement dit, à l’abandon délibéré de nombreuses âmes à Satan.

    Dans les pays musulmans qui tolèrent des minorités chrétiennes (ce qui n’est pas le cas de tous : même le Maroc soi-disant libéral ne tolère pas l’existence d’une église autochtone) les Chrétiens sont considérés comme les membres d’une ethnie, et c’est comme cela qu’eux-mêmes se considèrent. Leur privilège de ne pas être musulmans, ils l’ont en tant que descendants génétiques d’un peuple qui possède historiquement ce privilège depuis de nombreuses générations. Ils se sont habitués à l’idée que leurs enfants pourraient et devaient être chrétiens comme eux, comme leurs ancêtres. Mais ils ne songent pas à évangéliser les Musulmans. Les Musulmans sont musulmans parce qu’ils sont fils de musulmans, pareil que les Chrétiens sont chrétiens de père et fils. La cohabitation pacifique tient sur cette ethnicisation du christianisme. Sur une erreur théologique, donc. Et une erreur qui ruine le sens du christianisme. Car on n’est pas chrétien par fidélité à des traditions familiales. On n’est pas chrétien parce qu’on appartient à une race qui est chrétienne depuis des temps très lointains. On est chrétien parce que le christianisme est la seule véritable religion, valable, nécessaire et indispensable à tous les hommes, de toutes les races et nations.

    Pourquoi les Chrétiens d’Orient se sont-ils enfermés dans une religion raciale ? Pourquoi ont-ils recréé, sous le nom de christianisme, un autre judaïsme, une autre religion réservée à un petit peuple élu, et qu’il suffit de vivre entre gens de la même parenté ? – Là, on peut bien parler de “zones” religieuses. D’un côté les Musulmans, et de l’autre, les Chrétiens. Chacun chez soi et on se mêle pas de la religiosité des autres… La réponse est évidente : ils en sont arrivé à cet ostracisme par PEUR des représailles de l’Islam s’ils cherchaient à faire des adeptes parmi les Musulmans. La peur, la TERREUR islamique, là comme partout, a imposé sa loi. Le Christianisme s’est caché dans un trou de souris et il s’est félicité d’avoir au moins cet abri parce que les Musulmans, qui ont les armes, qui ont le pouvoir politique et militaire, ont imposé par la terreur l’obligation aux fils de Musulmans d’être musulmans eux aussi. Parce qu’ils ont interdit à leur population ethniquement musulmane de connaître le Christ et d’entrer dans le Royaume de Dieu.

    Et nous, en Occident, nous devrions trouver bonne cette cohabitation ? La regretter, maintenant que les démons de l’Etat Islamique ne veulent plus de chrétiens, même pas cachés dans des trous de souris ?!

    Il est grand temps d’ouvrir les yeux et de raisonner avec une vraie théologie et un vrai réalisme. Musulmans et Chrétiens, c’est loups et petits moutons. Il FAUT des zones de sécurité pour les Chrétiens. Des zones imprenables. Pour les Chrétiens et pour CEUX QUI VEULENT LE DEVENIR. Il faut absolument des zones territoriales, des zones politiques où les Chrétiens aient le pouvoir temporel, afin de décider eux-même ce qui est bon pour les Chrétiens. Car dans l’Occident démocratique, les Chrétiens ne sont plus en sécurité. Et eux, ils n’ont pas d’Israël où aller se réfugier.

    1. RENE dit :

      votre analyse des zones de sécurité est intéressante. C’est exactement ça.
      L’islam empêche les chrétiens d’être missionnaire. Mais falait il que le barragesoit prêt de craquer, au vu, par peur, des moyens de violence redoublée décidés par DAESH! L’islam est en train de s’effondrer. Cela dit il y aura des secousses terribles partout.

  2. BRUNIER dit :

    LAÏCITÉ. Mot trompeur ayant changé de sens à la fin du XXe siècle ; à l’origine, séparation de l’Eglise et de l’Etat ; aujourd’hui, soutien apporté par les collectivités publiques à l’exercice des religions autres que chrétienne (« laïcité positive ») ;(trad. : soutien à l’islam).
    RELIGION. Mot employé de préférence au pluriel et sans déterminant particulier pour bien marquer que l’Europe « ne doit pas être un club chrétien » (J. Attali). Voir aussi l’expression « le retour du religieux » qui remplit la même fonction.

    1. France dit :

      Analyse du mot tout à fait juste.
      Les évêques en vue concourent à ces nouvelles définitions de mots.
      Aussi, je préfère qu’ils ne pensent pas la laïcité!

      1. BRUNIER dit :

        Oui, hélas !

  3. France dit :

    Si des évêques se mettent à parler laïcité je crains le pire étant donné qu’on ne les a guère vus défendre la foi catholique ; et depuis longtemps; c’est le moins que l’on puisse dire puisque ce clergé s’est recyclé en tant que porte-parole du dialogue inter-religieux et qu’il ne sait plus qui il représente : il se fait une représentation fausse des chrétiens d’aujourd’hui. Pour cette raison, il ne saurait se prévaloir de ma parole.
    Je suis en instance de divorce non pas avec l’Eglise mais avec ces monseigneurs-là!

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