Points Non Négociables

Benoît XVI, à quoi sert d’être chrétien si les non chrétiens peuvent être sauvés ?

Commentaires (5)
  1. oscar1948 dit :

    Cela fait plus de 2000 ans que Dieu s’est incarné pour donner une puissante impulsion à notre rédemption mais nous les membres de la mère Eglise, l’unique Institution du salut créée par Dieu, sommes encore des bébés spirituels.
    S’il est possible d’être sauvé sans être un chrétien fidèle c’est-à-dire qui a la grâce de mener une vie évangélique, force est de dire ces cas très rares des gens qui, grâce à la loi naturelle qui est en chacun de nous, ont la grâce de posséder la vertu surnaturelle de la charité sont très très infimes.
    Seule l’Eglise catholique, dépositaire et dispensatrice de la charité,
    est outillée pour faire acquérir la vie éternelle à certains de ses membres.
    Tout cela ne sera possible qu’au moyen de la réforme de notre sainte Mère.
    Le concile Vatican 2, en dépit de la référence qu’il constitue, reste encore sur beaucoup de points frappé de l’indigence spirituelle de l’ensemble des membres de notre Eglise.

  2. Si nous reconnaissons la nullité du baptême des nourrissons, nous retournons aux origines de la foi salvatrice en Jésus.

    Cela permettrait un véritable baptême d’eau et de l’Esprit Saint.

    Mais comment donner aux autres ce qu’on a pas expérimenté soi-même.

    Qui se fera un plaisir de ma baptiser ?

  3. Jean dit :

    il ne faudra pas confondre le fait ”d’être chrétien” et ”d’être baptisé”. Un chrétien n’est pas, il devient; on est chrétien chaque fois que l’on pose un acte évangélique; chaque fois qu’on imite les actes et les paroles de Jésus. Autrement dit, il est difficile d’être chrétien, car ce n’est pas l’appartenance au christianisme ”par le baptême” qui fait de quelqu’un ”un chrétien”; c’est plutôt le vécu, le témoignage, l’exemplarité, l’imitation de Jésus Christ. KARL RAHNER, prêtre jésuite parle de ”chrétiens anonymes”, ceux qui vivent les valeurs évangéliques sans le savoir, eux aussi seront sauvés par le CHRIST. Celui-ci a dit avec clarté: “Les prostitué(e)s vous précéderont dans le Royaume de Dieu” si vous ne vous convertissez pas. Il a ajouté: “Les premiers seront les derniers…”. On se souviendra du “Bon Larron” qui avait négocié le paradis à la dernière seconde de sa vie. Le philosophe Soren Kierkegaard fait ce constat: “Que l’Église le sache, il n’y a pas d’autre chrétien que le Christ…”; Gandhi ne disait pas le contraire: “il n’y a pas encore de chrétiens sur la terre, il n’y a que des baptisés”. Bref, être baptisé ne suffit pas pour être qualifié de ”chrétien”.

  4. Rascol dit :

    Dans le chapitre 25 de Saint Matthieu, Jésus affirme explicitement l’universalité du salut: “J’avais faim, et vous m’avez nourri… Seigneur, quand t’avons nous vu…? Quand vous l’avez fait pour un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait” [sous entendu: même si vous ne me connaissiez pas ]. Les chrétiens n’ont pas le monopole du salut, ils en sont le signe pour les hommes et c’est leur devoir d’en témoigner. Tous les hommes sont dotés d’une conscience qui leur dit le bien et le mal: c’est comme une “marque de fabrique” que le Créateur laisse en nous. Le baptême donne la grâce pour être à l’image du Christ, homme parfait selon le cœur de Dieu, et pour témoigner de Lui. Mais il ne donne pas un “droit d’entrée” auprès de Dieu, où il n’y a plus de sacrements puisque nous “voyons Dieu tel qu’il est ” (St Jean).

  5. TM dit :

    “Pourquoi devrait-on essayer de convaincre les gens d’accepter la foi chrétienne quand ils peuvent se sauver aussi sans elle?”
    S’il était un peu plus thomiste, il aurait immédiatement rappelé que S. Thomas évoque la difficulté dès la première question de la Somme, en son premier article.
    Pourquoi était-il nécessaire d’avoir une doctrine révélée, si Dieu peut être connu par la raison?
    Parce que bien peu de personnes s’y consacrent, avec beaucoup de temps et de difficulté, et que les résultats sont mêlés d’erreur.
    Donc Dieu a voulu donner un moyen plus rapide, plus sûr, plus universel, afin que l’homme ayant connu la béatitude surnaturelle à laquelle il est appelé, puisse diriger ses pas vers elle.
    Donc ce n’est pas impossible de connaître Dieu autrement, mais c’est moins facile, moins certain, ça n’a pas les garanties de la vérité divine.
    Cet argument de convenance ad melius esse (plus sûr, plus rapide, sans mélange d’erreur) est repris par le Concile de Trente.

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