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Nous ne devons pas attendre de ce document magistériel qu’il édicte des règles

Commentaires (2)
  1. Denis Merlin dit :

    Une portée universelle ? En tous cas le pape ne s’adresse pas tous les hommes, mais aux seuls catholiques.

    L’exhortation s’adresse aux évêques, aux diacres et aux personnes consacrées, aux époux chrétiens et à tous les fidèles laïcs. Donc ce n’est pas à l’universalité des hommes (êtres humains).

    En jouant sur les mots on peut dire qu’elle a une portée universelle (puisque un papillon qui prend son envol en Amazonie, par ses battements d’ailes, provoque un changement à Paris, dit-on), mais l’exhortation en tous cas n’est destinée qu’aux catholiques.

    Ce qui est aujourd’hui, dans les faits, le véritable scandale, c’est que des gens qui ne se confessent jamais, qui ne sont pas pratiquants, ne vont pratiquement jamais à la messe le dimanche… communient sans que personne ne traite même de ce problème.

    L’exhortation ne traite pas du tout de ce problème induit par le jeûne de Paul VI (les gens communient parce qu’ils voient tout le monde le faire. Un juif converti contemporain, dont le nom m’échappe, raconte qu’avant sa conversion, il assistait à la messe et communiait alors qu’il n’était pas baptisé. Il le faisait parce que tout le monde le faisait. Il ne prit conscience de l’anomalie que plus tard, lors de l’étude du catéchisme. Mais aucun prêtre ne l’avait instruit de la nécessité du baptême pour pouvoir licitement communier.)

    En réalité, une partie du clergé, qui se cache, milite en faveur de la communion donnée à n’importe qui. Il a une foi protestante qu’il dissimule (mais tout le monde le sait).

    On dirait que les catholiques validement mariés, puis divorcés civilement et remariés civilement vivant avec leur nouveau conjoint comme s’ils étaient mariés, allaient se confesser régulièrement tous les quinze jours et là… ne recevant pas l’absolution du prêtre sévère, rigide, légaliste ne communiaient pas… Je ne dis pas que le cas n’existe pas. Mais le nombre de cas de ce genre est marginal par rapport à ceux qui se confessent et ne reçoivent pas l’absolution (cas rares) et ceux qui communient, comme tant d’autres même vivant avec leur authentique conjoint ou en célibataire et qui communient… sans jamais, jamais, se confesser ni aller à la messe le dimanche (innombrables cas). En n’allant pas à la messe le dimanche, ils sont pécheurs publics autant, ni plus ni moins, que le catholique marié validement et remarié civilement, vivant publiquement avec son nouveau conjoint, mais allant à la messe tous les dimanches.

    Il y a une certaine hypocrisie à faire semblant de croire que le seul problème sont les cas où le catholique veut avoir l’absolution pour pouvoir communier. Ces cas sont rares, voire marginaux. Ces cas sont d’ailleurs, en un sens, touchants. Ils témoignent de la foi, du respect pour les lois de l’Église et de la liberté religieuse par ces personnes en état de péché public.

    Ou alors qu’on nous dise franchement que l’on peut communier tout en étant pécheur public. Voire que la notion de pécheur public est obsolète. Toujours ces faux-semblants, cette façon de louvoyer de traiter un sujet sans le traiter sont horripilants. On laisse aussi aux médias incroyants (ils le sont tous, même les catholiques) mettre leurs grosses pattes sales sur des sujets qui ne concernent que les catholiques.

    Une question très intéressante et laissée dans l’ombre par l’exhortation est le caractère sacramentel des mariages valides conclus entre infidèles. Cela ressort de l’encyclique Arcanum divinæ de Léon XIII. Ce n’est pas parce que les catholiques, selon le droit canon qui les concerne eux seuls, ne peuvent se marier sans être baptisés et confirmés, ni avoir communié et s’être confessés que les mariages valides entre infidèles ne sont pas des sacrements. Jésus est Roi universel. Car si les hommes sont, hélas, divisés de croyances, Jésus n’en est pas moins roi universel. « Le regard du Christ, dont la lumière éclaire tout homme (cf. Jn 1, 9 ; Gaudium et spes, n. 22), cité AL. Ou comme le dit plaisamment le pape François, “Dieu n’est pas catholique” (reprenant une ancienne formule d’ailleurs). Jésus a donc élevé à la dignité de sacrement tout mariage valide quelle que soit la foi ou l’absence de foi des époux ou la religion des époux.

    Si l’exhortation avait traité cette question on aurait pu dire qu’elle avait une portée universelle. Mais des centaines de pages, on a préféré noyer le poisson… dans des formules filandreuses au lieu d’être clair, net et de commencer par dire de quoi on parlait. Dans un document qui traite du péché public, le terme n’est pas mentionné une seule fois ! Il fallait le faire !

  2. jpm dit :

    la recherche est ouverte…comme la chasse …

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