L’archevêque Chaput critique l’Instrumentum laboris du synode sur la jeunesse

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La XVe assemblée générale du synode des évêques sera consacré au thème : Les jeunes, la foi et le discernement des vocations. Il se tiendra à Rome du 3 au 28 octobre. Des voix se sont déjà élevées pour dénoncer le “verrouillage” par le haut de ce synode, tandis que Mgr Charles Chaput, archevêque de Philadelphie (Pennsylvanie) en avait publiquement demandé, fin août, le report, estimant, non sans raison, que dans la crise actuelle les évêques avaient perdu toute crédibilité. L’archevêque Chaput a franchi un pas de plus en critiquant vivement l’Instrumentum laboris (instrument ou document de travail) diffusé par la secrétairerie générale du synode des évêques. Il s’appuie sur une analyse reçue d’un « théologien respecté d’Amérique du Nord », et qu’il a fait paraître aujourd’hui dans First Things. Il y perçoit de graves problèmes théologiques et, notamment, la reprise de trois hérésies majeures : la naturalisme, le luthéranisme et le relativisme. Le texte étant très long, nous n’avons pu l’étudier en détail. Nous invitons nos lecteurs anglicistes à en prendre connaissance ici. Nous y reviendrons sans doute ultérieurement.

1 comment

  1. xavier S.

    Le cardinal a très bien fait de dénoncer le document préparatoire “Documentum Laboris” qui n’est qu’un sondage à contenu sociologique et non religieux au sens catholique.
    Interroger les jeunes sur leur vie et leurs souhaits “horizontaux” par le biais de la sociologie en vue d’un synode les concernant, est absolument malhonnête. Une manoeuvre malhonnête et perverse parce que les questions essentielles et incontournables que le synode devra aborder pour l’avenir sont l’instruction religieuse des enfants à l’école et dans les paroisses, le contenu des cours de religion dans le secondaire, les vocations sacerdotales et religieuses, la préparation dans les séminaires. Or ces sujets-clés étaient absents du questionnaire.
    Je trouve absolument insupportable que les jeunes n’aient pas eu la possibilité de se prononcer sur le contenu souhaité des programmes d’instruction religieuse.
    Sauf miracle, il est à craindre que le synode s’enlise dans de vains débats inutiles et ennuyeux autours de “comment sensibiliser les jeunes” à des thèmes non religieux tels que l’amour, la liberté, la pauvreté, l’accueil des migrants, la justice, la paix,…, et néglige de ce fait, le vrai salut en Jésus-Christ de la jeunesse.

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