Du baseball à la prêtrise…

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Le National Catholic Register (21 septembre 2018) évoque la vocation de l’abbé Michael Cunningham, ordonné prêtre pour la Fraternité Saint-Pierre en mai dernier.

Extrait de l’article (traduction par nos soins)

Si les choses s’étaient passées comme il l’avait prévu à l’origine, l’abbé Michael Cunningham, de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, aurait participé aux éliminatoires de la MLB en ce moment. Il arrêtait très bien, comme lui avait dit l’ancien lanceur de la Ligue majeure, Tom Browning, qui a disputé un match parfait en 1988. Cependant, le bref passage de 2004 de l’abbé Cunningham avec la league Florence Freedom a pris fin en raison d’une production offensive insuffisante.

Maintenant, l’abbé Cunningham se concentre non pas sur la prise de terrain, mais sur la capture des âmes. Le natif de Caroline du Sud, âgé de 37 ans, est convaincu que le monde peut être converti grâce à la joie que les catholiques manifestent dans la pratique de leur foi. Il a l’occasion de le démontrer au sanctuaire national de saint Alphonse de Liguori à Baltimore, sa première mission depuis son ordination en mai. […]

Comment êtes-vous devenu plus sûr de votre vocation à la prêtrise?

J’ai persévéré dans la prière, la lecture et la direction spirituelle, et je me suis ouvert à la riche vie liturgique devant moi. Avec le chant de l’Office divin et de la messe chaque jour, j’ai pu faire partie de quelque chose qui m’a attiré dans le grand mystère du salut. J’ai « travaillé la foi » dans le sens où, malgré mes hésitations, je remplissais un devoir comme le ferait un travailleur. À un moment donné, j’ai commencé à « jouer la foi » dans le sens où je faisais ce que Dieu voulait que je fasse en réalisant que ce n’était pas seulement pour une récompense future, mais que cela en valait la peine !

Les enfants jouent au baseball parce que c’est amusant. Bien sûr, on pourrait ne penser qu’à gagner la Série mondiale ou à obtenir un gros salaire un jour, mais ce n’est pas la principale raison pour laquelle les enfants jouent. Nous devrions voir le catholicisme de la même manière. Nous devrions prendre plaisir à la messe, au Rosaire, en donnant à manger aux pauvres, en demandant aux gens s’ils ont déjà pensé à devenir catholiques, et même, comme Sainte-Thérèse l’a si bien fait, dans les petites choses du quotidien.

Certes, il y aura des récompenses au-delà de notre imagination dans la prochaine vie si nous persévérons à vivre la foi ici, mais en attendant, nous ne devrions pas y voir une corvée, mais une invitation amoureuse de Notre Père à être saints. Si nous apprécions chaque arrêt en cours de route, alors la joie que nous manifestons convertira le monde, une âme à la fois, parce que les gens voudront ce que nous avons.

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