L’atout du diocèse de Chartres : l’esprit de pèlerinage

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Monseigneur Philippe Christory, évêque de Chartres, assiste pour la première fois à l’Assemblée plénière de novembre 2018. Il est interrogé sur le site de la CEF. Extrait :

Que découvrez-vous de la vie d’évêque ?

Je découvre que le peuple chrétien attend que l’évêque soit un pasteur, qu’il s’intéresse à eux, qu’il leur parle de Dieu et les encourage. Les chrétiens sont simples et généreux. Après, bien sûr, je découvre des frères évêques notamment dans ma province avec qui nous pouvons partager et travailler. Cet aspect est une vraie richesse.

Qu’avez-vous observé depuis votre installation à Chartres ?

Que la ville de Chartres est belle, et surtout que ma cathédrale est la plus belle de toutes. Un lieu où la théologie et l’art se sont intimement rejoints et ont produit des œuvres extraordinaires. J’en suis admiratif.

Que souhaitez-vous mettre en œuvre dans votre diocèse ?

Un élan missionnaire à travers de multiples initiatives et créations particulières que l’Esprit pourra susciter à travers l’apostolat des laïcs, les groupes ecclésiaux et tous les mouvements. J’aimerais dire particulièrement aux plus jeunes d’oser prendre en main ces initiatives car je les crois très capables.

Quels sont les forces et les faiblesses, selon vous, de votre diocèse ?

Un atout est indéniablement l’esprit de pèlerinage qui, depuis le Moyen Âge, anime la ville de Chartres et attire des pèlerins de toute l’Europe et même d’au-delà. C’est une chance si nous savons accueillir spirituellement tant les groupes constitués que les personnes individuelles. Une faiblesse demeure dans le fait qu’une grande partie de la population est traditionnellement indifférente à la foi. Il nous reste donc à annoncer à temps et à contretemps l’Évangile.

Connaissiez-vous déjà ce diocèse avant d’y prendre vos fonctions ?

J’étais venu plusieurs fois en pèlerinage mais je ne connaissais pas ce territoire qui n’est plus en Île-de-France mais qui demeure proche, où les voyageurs ne s’arrêtent pas beaucoup. Ce fut mon cas. Mais je découvre un très beau territoire, une longue histoire et un patrimoine, une nature riche et féconde, des catholiques engagés, notamment dans l’agriculture avec une attention très spéciale à l’appel du pape François par l’encyclique « Laudato si ».