Comment entrer en Carême ?

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L’ Officiel du diocèse de Bourges publie en éditorial du mois de Mars une invitation à entrer en Carême de Dom Jean Pateau, abbé de l’Abbaye Notrez-Dame de Fontgombault :

En se consolant des excès du Mardi-gras ? En bondissant devant le calendrier portant l’inscription “Mercredi des Cendres” ? Enfin dans la surprise de la couleur violette des vêtements liturgiques ?

Entrer en Carême, c’est déjà se tourner vers Pâques, comprendre que commence une gestation, la préparation d’une renaissance que le Christ apportera à travers son triomphe sur la mort, dans sa résurrection.

Bien entrer en Carême, c’est se demander : où en est ma relation au Christ, la fidélité à mon baptême ? Pourrions-nous souscrire aux paroles de saint Paul aux Philippiens : « Vivre, pour moi, c’est le Christ » ?

Si vraiment nous voulons que sa Pâque soit toujours plus notre Pâque, alors, que notre vie s’alimente à sa vie. L’Église, pendant le Carême, propose à cette fin trois moyens : la prière, l’aumône et le jeûne.

La prière au sens large : c’est apprendre le Christ dans la lecture quotidienne de l’Évangile, se nourrir de sa présence dans la participation plus fréquente à l’Eucharistie et au sacrement de Réconciliation, contempler le Seigneur et se laisser regarder par lui dans le dialogue secret du cœur.

L’aumône invite au partage fraternel. Aumône aux pauvres, aumône dans l’offrande de son temps aux œuvres de charité, à la paroisse ; aumône du sourire dans un monde si triste.

Le jeûne, dans le renoncement qu’il implique, rappelle à l’homme qu’il ne vit pas seulement des biens de la terre, qu’il n’est pas seul sur terre, mais qu’il a le devoir de rendre grâces pour les dons divins de la nature et de ne pas les gaspiller.

Entrer en carême, c’est accueillir une petite graine de grâce, la nourrir en son cœur, afin qu’elle fleurisse au matin de Pâques.

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