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Reviriliser les hommes pour retrouver la discipline

Commentaires (4)
  1. Courivaud dit :

    Article intéressant, sans doute, mais si seulement l’on revenait au Magistère, le vrai, celui qui existait avant Vatican II et qui évoquait notamment l’exercice de l’autorité et la pratique des vertus, on aurait déjà compris pourquoi il faut s’opposer à toutes ces formes de transhumanisme qui sont devenues totalitaires et l’on aurait déjà défini les moyens et trouvé les personnalités politiques, économiques et sociales qui défendent la loi naturelle (et la virilité, liée à l’exercice des vertus fait bien partie de la loi naturelle).

    Seulement voilà : nous sommes en attente de Magistère aujourd’hui, soit parce que l’on fait silence sur celui qui nous a gouverné jusqu’à Vatican II, soit parce que l’on est incapable de l’actualiser (sans « aggiornamento », je précise). Il suffit de mesurer le « vide épiscopal » en matière de doctrine lorsqu’il s’agit d’affronter – virilement sans doute – cette crise sanitaire qui est aussi une forme de transhumanisme.

    Chers évêques, dans ou hors la Fraternité Saint Pie X, c’est à vous de parler à présent !

  2. Arome dit :

    Bravo, article très vertueux, plein de volontarisme, roulez tambours et gardez la Trrrrrrraaaaaadtion. Et puis après on essaie de passer au concret, et là, c’est le drame !

    Point faible 1 : au cours des 20 dernières années, les tentatives de reviriliser les hommes n’ont pas manqué. Lancées par des clercs, elles culminaient en général dans le jeûne et une formation à la Somme théologique, voire les exercices de Saint Ignace… et c’est tout. Problème de fond : ne confiez pas la virilité aux curés. Ce sont de très bons commentateurs, mais le concret ce n’est pas leur truc. Comme pour eux l’homme parfait est prêtre, leurs formations dérivent inéluctablement sur… la prêtrise.

    Point faible 2 : pour 98% de catholiques français du XXIe siècle, tradis ou pas, tout est spirituel. Conséquence 1 : la recherche de la virilité se confond avec un surcroit de prière (ce qui est bien et cependant ne fait pas tout). Conséquence 2 : tout effort corporel sera regardé avec une très grande prudence.

    Point faible 3 : on n’échappe pas à l’air du temps (la paresse, le contentement bourgeois) ni à une forme d’âme (la pusillanimité, l’habitude de céder à l’Etat le monopole de la force légitime). Conséquence : pour faire du sport, il n’y a plus grand monde. Pour faire des sports de combat il n’y a plus personne (ben oui, d’un autre côté, c’est fatigant, on risque de se faire mal, la violence c’est mal et puis qu’en diront les familles de la paroisse si elles l’apprennent ? on va passer pour des asociaux, ou des extremistes, Dieu nous en garde. Et puis ça ne sert à rien, la police est là).

    Point faible 4 : une méconnaissance totale des ressorts de la virilité corporelle. Concrètement, il a été mesuré que les hommes du début XXIe siècle ont 40% de testostérone en moins que les hommes des années 60 (indice corporel : la pilosité du torse). La faute essentiellement aux oestrogènes massivement présents dans l’eau courante. Combien de catholiques ont des fontaines filtrantes avec charbon actif dans leur cuisine ? Combien connaissent les moyens de stimuler naturellement la production de testostérone ? Allez, je rigole pour ne pas pleurer d’avoir croisé tant et tant de braves cathos cultivant le mythe mili et spirituellement, culturellement, intellectuellement et physiologiquement incapables de prendre les moyens de leurs objectifs.
    Allez, bon courage les gars, tant que c’est la Porte Latine qui pilote je n’ai aucune inquiétude sur le résultat. Priez bien surtout ! Et gardez la Trrrraaaaaaaaadition.

    (PS : je suis prêt à parier une pizza qu’un tradi suivi par ces prêtres aura atteint ses objectifs de virilité s’il augmente le nombre de messes tradis auxquelles il assiste et s’il cesse totalement la fréquentation des non-tradis, la virilité ayant été définie comme la Tradition intégrale. Et qu’il n’oublie pas de rudoyer femme et enfants. Ayant ainsi élevés de pauvres petits poulets malingres et craintifs qui n’auront jamais déployé leurs ailes par crainte du tonitruant papa, ils seront une excellent clientèle pour la prochaine génération de séances de virilisation, et la boucle continuera ainsi indéfiniment)

    PS2 : pour ceux qui envisagent sérieusement le problème, on suggérera, en discussion avec son épouse :
    pour le spirituel : adoration eucharistique, spiritualité du Coeur eucharistique de Jésus ou Sacramentum caritatis à partir du §70 à 77 environ, vie sacramentelle.
    pour le psychique : détecter et traiter les failles par lesquelles l’adversaire a prise sur nous : voir les livres de Mgr Tournyol du Clos et Pascal Ide sur le sujet, entre autres. Voir aussi St Lorenzo Scuppoli sur le combat spirituel, et Ste Hildegarde de Bingen sur le traitement des vices de l’âme (Livre des mérites de la vie)
    pour le psychologique : connaître son tempérament et traiter ses blessures (encore Pascal Ide), voir aussi « La densification de l’être : se préparer aux situations difficiles » par un médecin, un prêtre et un colonel
    sur l’intellectuel : tout ce qui démonte les mensonges actuels. surabondance de matériaux.
    sur le corporel : tout sport exigeant et adapté aux enjeux actuels (pas le badminton ni le tennis…), adapter son alimentation (pas de sucre, pas d’alcool, pas de tabac) et son hygiène de vie (douches froides, sport régulier, éviter trop de confort), tout en se ménageant des temps de repos et de relâche.
    sur le social : faire tout cela au sein d’un collectif qui prie, par exemple un groupe de type Exodus (dans 5 ans chez les tradis, le temps qu’ils apprennent que ça existe, qu’ils le copient, qu’ils l’appauvrissent et le transforment en hypnose collective anti-Vatican II). C’est le secret pour enfin passer de l’intention au concret. Dieu vous garde.

  3. Courivaud dit :

    Le commentaire d’Arôme est particulièrement…aromatisé, je dirais même épicé : il donne ainsi des « dragées au poivre » (je fais allusion à cet excellent film à sketches, diffusé au début des années 60) aux « nouveaux tradis » en peine d’être concrets.
    Car c’est vrai, à part quelques tradis de la nouvelle génération (G. Puppinck, J Triomphe, etc.) qui osent concrètement s’intéresser au transhumanisme, l’une des causes principales de cette perte de virilité, ils sont peu nombreux et plus encore, mal entraînés ceux de la nouvelle génération qui se lancent dans la vie publique et sociale et donnent toute la mesure d’une virilité comprise comme l’expression de la vertu de force donnée prioritairement aux hommes, mais que des femmes, telles Jeanne d’Arc, et pourquoi pas, Madame Thatcher, sont parfaitement capables d’assumer..
    Passées les quelques minutes de franche rigolade à lire ce texte d’Arôme, je le trouve bien tourné dans son ensemble. J’en remercie donc l’auteur et je laisse le soin à d’autres de répondre à certains éléments de son argumentaire.
    Et puis, ce serait amusant, mais salutaire, on devrait demander à « la porte latine » de publier ce commentaire en forme de « droit de réponse ». Après tout, la législation sur la liberté de la presse, sous toutes ses formes, le permet.

  4. Arome dit :

    Bonjour Courivaud, merci pour votre amabilité. Je sais que malgré des divergences mineures, nous sommes d’accord sur l’essentiel et que nous voulons mener le bonum certamen. Je crois qu’il y a urgence et que les évènements nous imposent d’être efficaces ou de disparaître.

    Pour la virilité : il y a d’autres dragées encore, mais s’il existe une chance de discuter réellement de ce point grave avec ceux qui veulent faire le bien, je ne veux pas l’étouffer. J’attends en prière de voir les autres réactions : que la volonté de Dieu soit faite.

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