Summorum Pontificum

Un autre décret sur l’application du Motu Proprio dans le diocèse de Strasbourg

Commentaires (5)
  1. Noëlle dit :

    Merci pour ces informations, toujours « édifiantes » (!) sur les applications de ce triste texte estival… Moi aussi depuis le mois de février dernier je fais 60 km aller et retour (la Tradition, cela se mérite !) pour participer à la messe le dimanche, faute de proposition de proximité. Le trajet permet de prier et de se préparer davantage. Je ne manquerai pas de prier aux intentions de ceux et celles qui sont comme moi contraints de s’exiler pour participer à la sainte et divine Liturgie.

    Je n’ai découvert la messe de tradition qu’à l’âge de 60 ans (entrée au catéchisme en septembre 1969, et donc soigneusement « protégée » (?) de la contagion à tel point que quand je demandai qu’à l’aumônerie de mon collège en 5e, on puisse quand même parler de Dieu de temps en temps et faire des études bibliques plutôt que de se limiter à ds débats débiles sur tout et rien, guitare, et bien entendu fumée de cigarette asphyxiante, eh bien, je n’obtins rien. Les responsables osèrent même insinuer que j’avais des problèmes relationnels (trop triste de cette situation, trop »rigide » peut-être ? n’est-ce pas Pape François ?)…
    Pas de risque d’abus sexuels dans mon cas, mais quid de l’abus spirituel de maintenir des enfants sans nourriture spirituelle alors qu’ils la réclamaient, quid du cléricalisme et du mépris pour les besoins élémentaires exprimés par de jeunes fidèles, puisque je remettais en cause la sacrosainte « pastorale » à la mode et l’autorité de la religieuse en mini-jupe qui était LA responsable de cette aumônerie, et qui pouvait oeuvrer sans contrôle aucun du curé de la paroisse….

    Quand je pars de chez moi le dimanche matin, je constate la désertion des églises rurales (souvent plus d’enfants inscrits au catéchisme dans plusieurs communes d’un secteur paroissial voisin), je passe tous les dimanches devant des églises vides, sans aucun office dominical, dans des villages vides… Deux grands crucifix installés devant des propriétés ont été enlevés par leurs propriétaires depuis 6 mois que je fais le trajet…

    J’avoue qu’au printemps, j’avais caressé l’espoir que, dans mon secteur paroissial de rattachement, j’aurais pu obtenir peu à peu du curé local très pieux et ouvert à la piété mariale (donc fort critiqué par beaucoup de chrétiens engagés… c’est porteur pour susciter des vocations), la possibilité de l’instruire des bienfaits de la messe traditionnelle et pourquoi pas lui faire rencontrer des prêtres de la FSSP (il n’y a pas que les simples fidèles qui ont été maintenus dans l’ignorance, les prêtres aussi… c’est triste…).

    J’espérais qu’un jour la possibilité puisse être offerte aux fidèles de ma paroisse rurale de participer à la sainte messe aussi, permettant de reformer des foyers fervents de proximité.

    J’espérais qu’avant que je ne devienne trop vieille pour courir la campagne comme je le fais maintenant, je pourrais vivre sans arrière-pensée ma foi catholique dans une paroisse où l’unité véritable dans le respect des besoins spirituels des fidèles de tous âges pourrait se faire. Je dois avouer que je redoute le moment où je ne pourrai plus me déplacer aussi facilement habitant dans un quasi désert religieux, où il faut prendre rendez-vous à l’avance pour toute confession et où on a un peu peur de déranger quand on le demande quelques dizaines de minutes avant la messe…

    Que d’âmes sont perdues ainsi par incurie et cléricalisme « duovaticanesque »…

    Je fais partie de la génération qui dut subir les lubies révolutionnaires dans l’enseignement (les profs soixane-huitards « déconstructeurs »), mais aussi dans l’Eglise. L’âge venant, j’espérais que ces générations oppressives avaient enfin passé la main… La paix liturgique inaugurée par Benoît XVI n’allait pas de soi partout, mais au moins on pouvait avoir l’espoir d’une évolution même lente.
    Mais à soixante ans, je dois à nouveau constater que ces forces sont aussi influentes et plus agressives que jamais..

  2. La réaction de certains eveques prouve t’elle qu’ils souhaitent le chapeau de CARDINAL ?????? Si c’est ça , quel orgueil !

  3. fg dit :

    Mgr Ravel, c’est celui qui vient à un banquet, déguisé en Indiana Jones.
    Le même qui entretient des rumeurs sur l’intégrité morale du clergé africain (voir archives RC), qui cautionne la politique gouvernementale en matière sanitaire et reçoit la légion d’honneur en échange.
    Quelle case lui reste t’il à cocher ?

    1. Rédaction Riposte Catholique dit :

      Pour le clergé africain, il faut voir les propos assez imprudents de Mgr Ravel à cette adresse https://www.riposte-catholique.fr/archives/150304

  4. Sylvie dit :

    Depuis le motu proprio, je vais à la FSSPX et c’est un vrai bonheur redécouvert malgré les 90 minutes de trajet.

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