Summorum Pontificum

Retour sur des rumeurs concernant la messe traditionnelle

Commentaires (3)
  1. Benoît YZERN dit :

    Depuis le début de l’automne 1962, l’Eglise catholique est dirigée par des papes, par des cardinaux et par des évêques, responsables ou sympathisants du “PIRE”, le Parti Iréniste Rénovateur Evolutif, qui savent très bien qu’il existe une zone d’incompatibilité fondamentale entre le Renouveau conciliaire ou, en l’occurrence, le Renouveau bugninio-montinien, et la Tradition catholique, notamment dans sa composante scolastique et sa composante tridentine.

    Donc, en fait, on a parfois du mal à comprendre les catholiques traditionnels qui semblent attendre un compromis avec des évêques qui sont les partisans et les serviteurs du maintien en vigueur de cette zone d’incompatibilité fondamentale, laquelle, au demeurant, se concrétise avant tout sous un angle doctrinal et pastoral, et ne se manifeste pas seulement sous un angle liturgique et spirituel.

    Quand on pense qu’il a suffit de deux textes de Benoît XVI, le dicours sur l’herméneutique du renouveau dans la continuité et celui sur la distinction entre les deux formes d’un même rite, pour que certains catholiques traditionnels, demandeurs d’un compromis, commencent ou continuent davantage à prendre leurs désirs pour des réalités, il y a de quoi être songeur sur l’aptitude de certains à se laisser influencer.

    Enfin, tant que François sera aux commandes, il n’y aura pas grand-chose à espérer, or le pape actuel a déjà fait beaucoup de choses pour que son futur successeur souscrive au “PIRE”, lui aussi.

  2. Pitoune dit :

    Une seule réponse à marteler : la bulle (ce n’est pas rien) Que Primum Tempore de saint Pie V
    “…
    C’est pourquoi Nous avons estimé devoir confier cette charge à des savants choisis ; et, de fait, ce sont eux qui, après avoir soigneusement rassemblé tous les manuscrits, non seulement les anciens de Notre Bibliothèque Vaticane, mais aussi d’autres recherchés de tous les côtés, corrigés et exempts d’altération, ainsi que les décisions des Anciens et les écrits d’auteurs estimés qui nous ont laissé des documents relatifs à l’organisation de ces mêmes rites, ont rétabli le Missel lui-même conformément à la règle antique et aux rites des Saints Pères.
    Une fois celui-ci révisé et corrigé, après mûre réflexion, afin que tous profitent de cette disposition et du travail que nous avons entrepris, Nous avons ordonné qu’il fût imprimé à Rome le plus tôt possible, et qu’une fois imprimé, il fût publié, afin que les prêtres sachent quelles prières ils doivent utiliser, quels sont les rites et quelles sont les cérémonies qu’ils doivent conserver dorénavant dans la célébration des messes : pour que tous accueillent partout et observent ce qui leur a été transmis par l’Église Romaine, Mère et Maîtresse de toutes les autres églises, et pour que par la suite et dans les temps à venir dans toutes les églises, patriarcales, cathédrales, collégiales et paroissiales de toutes les provinces de la Chrétienté, séculières ou. de n’importe quels Ordres monastiques, tant d’hommes que de femmes, même d’Ordres militaires réguliers, et dans les églises et chapelles sans charge d’âmes dans lesquelles la célébration de la messe conventuelle à haute voix avec le chœur, ou à voix basse suivant le rite de l’Église Romaine est de coutume ou d’obligation, on ne chante ou ne récite d’autres formules que celle conforme au Missel que Nous avons publié
    ……
    Si, cependant, quelqu’un se permettait une telle altération, qu’il sache qu’il encourrait l’indignation de Dieu tout-puissant et de ses bienheureux Apôtres Pierre et Paul. ”

    Un pape qui contredit nombre de ses prédécesseurs et non des moindres, n’est pas crédible.
    Qu’est-ce qui prouve qu’il ne se trompe pas lui-même ?
    Quelle autorité lui reste-t-il ?

  3. Estienne80 dit :

    De toutes façons qu’importe, constitution ou pas, on continuera à faire célébrer LA messe, même si on doit récupérer des hangars ! Ces mesures du François sont illicites, c’est un abus de pouvoir caractérisé, nous passerons outre.