Episcopats locaux

Le rôle des patriarches dans l’Eglise

Commentaires (3)
  1. Luc dit :

    La question posée au synode n’est pas celle que présente Sandro Magister. En fait, les évêques non latins veulent que leurs Eglises soient reconnues dans leur ecclésialité, c’est-à-dire qu’on cesse de les gouverner à la latine et, surtout, que ce ne soit pas les Latins qui les gouvernent. L’autorité du pape n’est pas en cause. Ce qui est en cause, c’est le fait que beaucoup de Latins, ne voyant pas la différence entre Eglise latine et Eglise catholique (universelle) croient détenir un pouvoir de gouvernement sur les Eglises orientales, alors que ce pouvoir appartient au pape, pas à l’Eglise latine.
    Evidemment, le fait que Benoît XVI ait “renoncé” à son “titre” de patriarche d’Occident n’aide pas! Sur le fond, c’est aussi risible qu’un premier ministre qui “renoncerait” à son “titre” de coordinateur de l’action gouvernementale. Quant aux effets, cela provoque une confusion encore plus grande dans l’esprit des Latins, en ne permettant plus de distinguer quand le pape agit comme chef de l’Eglise d’Occident et quand il le fait comme chef de l’Eglise universelle.
    Il ne s’agit donc pas de revenir au 1er millénaire mais de respecter l’ecclesialité de chacune des Eglises particulières qui composent l’Eglise universelle. “Cum Petro et sub Petro” ne veut pas dire “Cum Petro et sub Ecclesia latina”. Le primat de gouvernement du pape n’est nullement en cause dans la proposition avancée au synode.

  2. Aglae dit :

    Je suis pleinement d’accord avec les suggestions et remarques exprimées par l’auteur de l’article.

  3. Ferrand Jean dit :

    Je cite: “le Pape a trois fonctions d’autorité:
    1) Il est évêque de Rome.
    2) Il est patriarche de l’Eglise latine.
    3) Il est le souverain pontife, c’est-à-dire le chef du collège épiscopal (et donc aussi du « collège » patriarcal).”

    Complétement absurde! Voila mon commentaire.

    Le pape est UNIQUEMENT évêque de Rome, et à ce titre successeur de saint Pierre, et en cette qualité pasteur universel de l’Eglise du Christ, en vertu de cette parole répétée trois fois : “Pais mes brebis”. (Jn 21,15-17).

    Où voyez-vous là trois fonctions ? Je n’en vois qu’une.

    Le pape a récemment abandonné son titre de Pattriarche d’Occident, qui ne remontait guère qu’à Pie IX et par conséquent n’était pas traditionnel.

    Ce titre n’était pas nécessaire.

    Que les Patriarches orientaux acquièrent juridiction sur l’ensemble de leurs ouailles, dans le monde entier, c’est contraire au principe de l’unité de juridiction épiscopale, qui était voulue par les premiers conciles, et que les théologiens orthodoxes sont souvent les premiers à réclamer. J’y suis personnellement hostile.

    Que les Patriarches orientaux participent au conclave, d’office, sans être cardinaux, cela serait absolument contraire à toute tradition, complétement exorbitant. Cela ne s’est jamais vu. Comment le réclamer au nom d’un retour à la pratique de l’Eglise ancienne, puisqu’elle n’a jamais pratiqué ainsi ? Dans l’antiquité, l’évêque de Rome était élu, comme tous les autres évêques, par son clergé assemblé avec les laïcs. On procédait par acclamation, comme sous la motion du Saint Esprit.

    Paul VI avait envisagé un moment cet adjonction des Patriarches, puis y avait renoncé.

    Naturellement je ne m’oppose pas a priori à toute évolution, si le pape en décide ainsi. Je veux seulement soulignant le caractère extraordinaire et des propositions envisagées.

    Il faut encore tenir compte du risque de schisme et de dislocation de l’unité ecclésiale, si les Patriarches s’émancipent.

    Il y a quelques années c’était la mode de souhaiter l’instauration de patriarcats, plus ou moins autonomes, dans tous les pays du monde.

    Heureusement que cette idée a fait long feu !

    Il n,y aurait pas eu d’affire Gaillot, disait-on. Oui, mais il y en aurait quatre-vingt, ou plus.

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