Episcopats locaux

Les nouveaux auxiliaires de Malines (1)

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Commentaires (8)
  1. Pierre de Vacquerie dit :

    Toutes ces promotions à l’épiscopat me laissent songeur. Vatican II a « redécouvert » la sacramentalité de l’épiscopat. Un des éléments essentiels de cette collégialité est l’unité entre l’évêque et son diocèse, parfois assimilée par certains à un mariage.

    Or, depuis de concile, nous assistons à une prolifération des ordinations épiscopales à de nombreux niveaux. Autrefois, des cardinaux préfets de dicastère sont nécessairement évêques. Les secrétaires de congrégation eux-mêmes sont au moins « archevêque in partibus ». On a assisté, il y a quelques années, à deux inepties à ce niveau : un prêtre âgé, en Flandre, ancien condisciple de Jean-Paul II, a été créé cardinal par ce dernier. On aurait pu se contenter de lui donner le titre, en tant que cardinal-prêtre, comme ce fut le cas pour le théologien Henri de Lubac. Eh bien non, j’ai appris qu’on l’avait consacré « dans l’intimité » dans la chapelle de l’évêché de Gand. L’autre ineptie est que Piero Marini, maître des cérémonies liturgiques pontificales, est devenu lui aussi évêque. Et l’on assistait à des messes où le cérémoniaire portait la mozette d’évêque, la calotte et la croix pectorale…

    Dans le cas de Malines-Bruxelles, ont peut se poser légitimement la question que, je le sais, des groupes de réflexion bruxellois se sont posés : est-il bien nécessaire que ces messieurs soient évêques ? On mélange ici ordre et juridiction. Ils pourraient être simplement nommés vicaire général, avec tous les pouvoirs de juridiction de l’évêque, et ainsi véritablement « gouverner » leur région. Que leur ajoute l’épiscopat ? Autrefois, un évêque auxiliaire était, en grande partie, celui qui aidait l’évêque diocésain pour les confirmations. Or, à présent, on délègue le moindre prêtre pour confirmer.
    On va donc de entendre des prêtres qui réfléchissent peu mentionner dans la prière eucharistique : « Nos évêques André et Jean-Luc, nos évêques André et Jean, onze bischoppen André en Leo… ». On avait autrefois l’aigle à deux têtes, on a aujourd’hui les diocèses à 4 mitres.

  2. Pierre de Vacquerie dit :

    Corrections et omission : Veuillez lire :
    Autrefois, des cardinaux préfets de dicastère pouvaient rester prêtre, aujourd’hui, il deviennent nécessairement évêque.

  3. Benoît Lobet dit :

    Cher Monsieur de Vacquerie, sur ce point, je suis bien d’accord avec vous : la mode des évêques “auxiliaires” devrait cesser. Mais puisque Rome décide d’en élire encore, autant qu’ils soient bien! Comme je l’ai déjà dit sur ce blog, je me réjouis pour ma part de ces nominations. Je connais en particulier Mgr Hudsyn qui est un homme humble, discret, compétent, et je ne comprends pas les réserves émises ci-dessus…

  4. Pierre de Vacquerie dit :

    Pour une fois, M. l’abbé, nous sommes d’accord. Je me demande seulement si c’est Rome qui décide cela. Rome a seulement accédé au désir de Mgr Léonard de continuer avec la méthode de son prédécesseur.

  5. Kris Vancauwenberghe dit :

    Kyrie eleison!

  6. Laurence Dumoulin dit :

    M. de Vacquerie, votre réflexion est très pertinente. Vini Ganimara avait fait une analyse en ce sens ici (derniers paragraphes): http://www.osservatore-vaticano.org/episcopats-locaux/lanominationdemgrdekeselabruges3

  7. Guy de la Croix dit :

    Christe eleison!

  8. franz dit :

    Kyrie Eleison…

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