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L’agenouillement à la consécration est-il une question de “sensibilité”?

Commentaires (7)
  1. c. dit :

    Notre Dame de Paris n’est bien sûr pas l’exception dans notre beau pays de France, où le fait de s’agenouiller dans les églises dites “normales”, semble être devenu la marque de “l’intégrisme”.
    Mais finalement c’est une épreuve supplémentaire à laquelle j’avoue m’attacher (faute de mieux), un peu par bravade, mais aussi parce que finalement avoir mal aux genoux (quand bien sûr son état physique permet de s’agenouiller et surtout de se relever sans trop de difficultés), cela fait aussi participer au sacrifice de l’eucharistie (toute proportion dans la souffrance du la crucifixion gardée).
    Quant au fait de mettre quelques choses sur des épaules nues (ou pour les hommes de ne pas rentrer en short) c’est la moindre des politesses et non pas une différence culturelle. Les Romains sont donc restés courtois.

  2. Luc Warnotte dit :

    Les obligations sont-elles une question de sensibilité?

    L’institutio generalis missalis romani (n° 43) impose l’agenouillement à la consécration: “Genuflectant vero (fideles) ad consecrationem”.

  3. Luc Warnotte dit :

    Pardon, j’ai oublié une précision: M. Ganimara dit que cette obligation se trouve dans l’IGMR de 1969. Je voulais souligner qu’elle est encore présente dans l’IGMR de 2002 (je n’ai pas les plus récentes).

  4. Yves Daoudal dit :

    Merci de rappeler que l’agenouillement est toujours prescrit. Comme il n’est presque plus pratiqué, on pourrait penser qu’il a été aboli.

    Ce que j’ai vu de plus spectaculaire dans le genre, c’était une concélébration présidée par un évêque dans un monastère. A la consécration, ni l’évêque, ni (donc) les concélébrants, n’ont fait d’agenouillement, ni esquissé la moindre inclinaison, pas même de la tête. C’était une messe en latin et grégorien…

  5. Boris Maire dit :

    Dans l’IGMR de 2002, non seulement il est dit de s’agenouiller pour la consécration, mais il est également dit au numéro suivant que là où coutume veut que l’on s’agenouille de la fin du Sanctus à la fin de la prière Eucharistique et pour le “Ecce Agnus”, il faut conserver cette coutume.

    Or telle est la coutume en France ! (ce ne sont pas 40 ans d’interdit de la véritable Liturgie qui vont remettre en cause la coutume)

  6. aude pilorgé dit :

    j’ai connu les églises avec des tables de communion et des prie-dieu ; je suis satisfaite de voir que ce problème est soulevé ; je m’agenouille un minimum pour la consécration et après la communion mais c’est impossible sans prendre appui (sur la chaise de devant) et c’est douloureux. je suppose que les tenants de ces changements ont remplacés les prie-dieu par les chaises, persuadés qu’avec leurs réformes, le bon peuple se presserait en masse dans les églises ; c’est le contraire qui s’est produit ; quelle leçon !

  7. Rosalie dit :

    Je lis dans l’épitre de st Paul aux Philippiens 2-10 : “…pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers…”

    Se mettre à genoux n’est donc pas d’une question de sensibilité, puisque même les démons y sont contraints !
    Il me semble qu’avoir rendu l’agenouillement dans les églises difficile voire impossible est une oeuvre de désacralisation, et que cette oeuvre est coupable!
    Deuxièmement, il me semble encore que l’agenouillement est une marque extérieure d’adoration et qu’on ne peut pas, dans le monde temporel dans lequel nous nous trouvons, éliminer toutes les marques extérieures de respect, d’adoration, de politesse, de charité, d’affection, etc…
    sans extérioriser par leur absence l’attitude opposée : le mépris, l’impolitesse, etc…

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