Dialogue interreligieux et oecuménisme

Le nouvel ordinariat anglican et l’ecclésiologie catholique

Commentaires (4)
  1. Erasmus Minor dit :

    Concernant le mot “collégialité”, s’il est matériellement absent de la constitution “Lumen Gentium”, on trouve 10 fois le terme collégial appliqué à la “nature collégiale de l’ordre épiscopal”. On peut aussi citer le n.22 de la même constitution sur “Le collège épiscopal et son chef”.
    Concernant la distinction romaine (plus que latine) entre ordre et juridiction, il semble que c’est bien ce genre de construction juridique qu’il conviendrait de réformer profondément. Les autres Eglises “historiques” ne peuvent comprendre ce genre de distinction : la juridiction ne peut venir que de l’ordre et certainement pas d’une nomination (appelée drôlement élection en dialecte romain). A quand enfin une vraie élection des évêques par les chrétiens ? Ce serait une belle manière d’être mieux et davantage catholique !

  2. Jean Ferrand dit :

    Question intéressante, mais je ne vois pas exactement où réside pour vous la difficulté. Exprimez-vous de manière plus précise.

    Dans mon travail sur l’épiscopat, publié sur le web à cette adresse : http://theologiedelepiscopat.chez-alice.fr/theologiedelepiscopat.htm

    j’ai longuement exposé ceci : la titulature, l’ordre et la juridiction sont normalement unis dans l’épiscopat mais ils peuvent être accidentellement disjoints.

    Vatican II n’a pas une théologie complète ni systématique de l’épiscopat. Il ne faut pas s’y référer comme à un document exhaustif. Sa réception ne pose cependant aucun problème. Il a joué un rôle important et utile en définissant pratiquement, même si le mot de définition n’est pas prononcé, que l’épiscopat était de nature sacramentel. Ce qui est un pas décisif et irréversible. Jusqu’à ce concile cela pouvait rester douteux.

    La juridiction peut être conférée en même temps que l’ordre, avec le sacrement. Mais elle peut aussi être conférée soit avant soit après.

    Autrefois les évêques pouvaient prendre possession de leur siège avant d’être sacrés. Ils recevaient ainsi la juridiction avant l’ordre.

    Un pape qui serait élu sans encore être évêque (comme par exemple Grégoire XVI en 1831) recevrait la juridiction universelle, comme évêque élu de Rome, avant même d’être sacré comme évêque (par le Doyen du Sacré-Collège assisté de deux autres évêques).

    Pour le nouvel Ordinaire anglais c’est encore mieux : il reçoit la juridiction épiscopale ordinaire (comme son titre l’indique) sans jamais être sacré évêque, sans même avoir le droit de l’être, puisqu’il est marié. Cependant, comble de l’ironie, il aura le droit d’arborer, comme ses deux autres collègues, les insignes épiscopaux en sa qualité d’ancien évêque anglican.

    Je ne mets pas de guillemets car si son ordre épiscopal n’était pas valide, en tant qu’anglican, ni même sa juridiction au sens romain ou catholique, néanmoins sa TITULATURE épiscopale était valide comme héritée elle aussi du collège apostolique et de l’ancienne tradition ecclésiastique.

    Où voyez-vous une difficulté ?

    Attention ! Il est périlleux de s’improviser théologien ou canoniste en ces matières complexes, même si moi je l’ai fait (exemple pas forcément à suivre).

  3. Thierry dit :

    Bien sur Erasmus Minor,il est bien connu que les Apotres ont été élus!Signé Thierry fidèle de la Sainte Eglise Catholique APOSTOLIQUE!

  4. Jean Ferrand dit :

    Il est bien connu que les douze apôtres ont été choisis par Jésus-Christ. Il n’y a qu’à lire l’évangile.

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