Episcopats locaux

Mgr Chaput défend le communautarisme catholique

Commentaires (9)
  1. Michel dit :

    Ce mot “communautarisme”, tout comme un certain nombre de termes abstraits tels que “tolérance”, “ouverture”, “vivre ensemble”, “progressisme/conservatisme” ne veulent strictement rien dire s’ils ne sont pas éclairés par des faits, qui peuvent d’ailleurs être positifs ou négatifs.

    Et c’est justement pour cette raison que je n’accepterai jamais de me faire enfermer “de l’extérieur” par ces notions abstraites: si quelqu’un veut participer aux messes, aux activités, aux journées des familles organisées par la communauté dont je fais partie, libre à eux de joindre le groupe (même d’ailleurs s’ils expriment ouvertement leur désacoord avec tel ou tel point, cela ne me pose aucun problème), et libre à eux de partir quand ils le veulent.

    Et la même chose s’applique à ma connaissance pour un club de foot, de cuisine ou de confection de bouquets de fleurs!

  2. Benoît Lobet dit :

    Généralement, tous les mots en “-isme” sont suspects.
    La communauté, oui.
    Le communautarisme,non.

    La liberté, oui.
    Le libéralisme, non.

    La communion, oui.
    Le communisme, non.

    La foi, oui.
    Le fidéisme, non.

    La raison, oui.
    Le rationalisme, non.

    Etc…

  3. daniel dit :

    Tout mot peut être dévoyé et retourné comme une injure, c’est le cas de “communautarisme”.
    Pour les chrétiens qui sont catholiques leur foi est une ouverture à toute l’humanité.
    Les païens regrettent certainement que leur opinions et moeurs ne prennent pas sur les catholiques, c’est en ce sens qu’ils nous envoient l’injure de “communautaires”.
    Le communautarisme à la fin des temps sera la communion des saints.

  4. franz dit :

    Nous n’avons plus le choix.
    La seule solution me semble un communautarisme véritablement catholique, qui doit – hélas mille fois hélas – se situer parfois à la lisière ou en dehors des structures ecclésiales diocésaines ou “officielles” qui sont très souvent entièrement sécularisées et “mondanisées”. Pour rester catholiques aujourd’hui, nous devons faire un tri judicieux et pas toujours évident de prime abord. Ce qui ne peut se réaliser pleinement que si nous connaissons bien notre foi, notre doctrine, nos dogmes, donc posséder les bases indispensables pour exercer notre jugement en fonction de la vertu de prudence. Beaucoup de structures qui se disent catholiques n’en ont plus que l’étiquette : écoles, paroisses, hôpitaux, mutualités, partis politiques, activités de jeunesse, médias,… Sans oublier les personnes, du simple laïc au prélat. Tout en étant conscient que, de nos jours, les institutions et les personnes éprouvent beaucoup de difficultés à arbitrer leurs positions face à tel ou tel problème (par ex. les programmes scolaires dans les écoles sous contrat ou reconnues par l’autorité publique, les soins dans les hôpitaux dits catholiques financés par la collectivité, les centres d’adoption vis-à-vis des “couples” homos, les pharmaciens pour la vente de certains produits & services, etc, etc, etc (la liste est hélas longue), il faut bien constater que nous ne sommes plus au temps où nous rendre n’importe où on voyait le mot “catholique” impliquait automatiquement une fidélité et, par voie de conséquence, un service conforme à la foi catholique. Loin s’en faut ! Pour rester catholique de nos jours, il faut véritablement s’impliquer dans des réflexions profondes et souvent quotidiennes soutenues par la prière et une “(in)formation continue”.

  5. Philippe Coeurderoy dit :

    Et le tourisme, M. l’abbé ?

  6. JB dit :

    Le tourisme, non.
    Une bonne tournee, oui!

    Et le catholicisme, M. l’abbe?

  7. Benoît Lobet dit :

    J’ai écrit : “Généralement”.
    C’était ma manière de dire que le communautarisme me semble détestable, parce que c’est un repli sur soi, et le “catholic-isme”, lui, est, comme son nom l’indique, une ouverture à l’universel. En somme, le contraire.

  8. Benoît dit :

    @Vini:

    “et qu’il nous faut, par conséquent, nous organiser pour en assurer la transmission aux générations à venir (avec nos écoles « à nous », nos hôpitaux « à nous », nos médias « à nous », etc.), en attendant l’heure – qui ne peut manquer d’arriver si la Parousie n’arrive pas d’ici là – où un discours conforme à la nature de l’homme sera de nouveau audible.”

    C’est exactement cela le repli sur soi. Mais ce n’est pas condamnable “en soi” 😉

    Ce qui serait dommage, ce serait d’y rester. Mais se ressourcer en Eglise et sa communauté chrétienne, autour du Christ en vue de retourner plus fort vers le monde et l’évangéliser me semble un programme tout à fait valable.

  9. Benoît dit :

    @Benoît Lobet:

    Permettez-moi d’être vraiment déçu par votre premier commentaire.
    .
    Si comme je l’ai compris vous êtes prêtre, j’ose espérer que l’on vous appris au séminaire à faire oeuvre d’une intelligence plus fine que cette réflexion sur les “isme” que l’on me servait déjà il y a 30 ans… Avec le même insuccès.
    .
    Alors quid des (dans le désordre)Bouddhisme, cubisme, féminisme, athéisme, thomisme, pacifisme ?
    .
    Oui, j’ai bien lu “en général”.
    .
    Allez, c’est sans agressivité vous l’avez deviné. Je suis sûr que vous nous gratifierez d’un commentaire de bien meilleur niveau la prochaine fois.

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