Divers Jeanne smits

Mgr Chaput, la démocratie et la laïcité

Commentaires (3)
  1. Benoît C dit :

    Merci de nous offrir ce discours parti-culièrement édifiant.

    Son auteur, Mgr Charles Chaput, aurait pu participer à la rédaction du Dictionnaire de la Réplique. La lecture de cet ouvrage devrait d’ailleurs être conseillée à nos prélats en poste en France !

    J’ajouterai quelques mots concernant La liberté, qui est un autre grand mot à la mode : liberté d’expression, liberté de penser, liberté de religion, liberté de disposer de son corps, liberté de ceci, liberté de cela…

    Aujourd’hui “C’est la faculté d’agir selon sa volonté sans être entravé par le pouvoir d’autrui“(source Wikipédia)

    La liberté, ainsi résumée, est donc la possibilité de faire tout ce que l’on veut, y compris se faire du mal (avortement, anoxerie…).

    Mais Saint Thomas d’Aquin ne nous enseigne-t-il pas que “la liberté est le pouvoir de faire le bien, comme l’entendement est la faculté de connaître le vrai. La possibilité de faire le mal n’est pas plus de l’essence de la liberté que la possibilité de se tromper n’est de l’essence de l’entendement, que la possibilité d’être malade n’est de l’essence de la santé

    Et comme l’écrivait Léon XIII, la liberté est seulement “la faculté de faire le bien, sans entraves et suivant les règles posées par l’éternelle justice“, i.e. Dieu. Il poursuivait en indiquant que cette liberté “est la seule digne de l’homme et utile à la société“.

    La notion importante à retenir est donc Dieu comme fondement (et comme garde-fou) de la liberté.

    Il est donc vraiment important de se battre sur le terrain du vocabulaire et des idées, et rappeler le vrai sens des mots. Cela passe par “appeler un chat un chat”. Ainsi l’on évitera les mirages de la novlangue qui permettent de faire avaler des couleuvre au citoyen lambda.

    Merci pour votre blog !

  2. Jeanne Smits dit :

    Et merci pour votre commentaire, particulièrement enrichissant !

  3. Ingomer dit :

    “Prenons enfin un dernier mot : démocratie. La démocratie ne signifie pas la mise de côté de nos croyances religieuses et morales pour le bien de la politique dans la sphère publique. Elle exige exactement l’inverse.”

    Très juste. Léon XIII dit aussi que “l’élément démocratique n’est pas en soi contre le devoir, si il “respecte la doctrine catholique sur L’ORIGINE et l’exercice du pouvoir public”.

    Ce qui est condamné, c’est une “démocratie” qui prétend que la souveraineté réside en l’homme et non en Dieu. La démocratie n’est légitime que si elle reconnait qu’au-dessus de la loi des hommes (lois civiles), il y a une loi de Dieu qui lui est supérieure. Pour Léon XIII, le “vice capital” d’une société, “la plus grande dépravation de la liberté” est de “nier la souveraineté de Dieu et refuser de s’y soumettre”…, “soit dans la vie publique, soit dans la vie privée et domestique”. Je cite :

    “Nier cette SOUVERAINETE DE DIEU et refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est abus de la liberté et révolte; et c’est précisément d’une telle disposition d’âme que se constitue et que naît le VICE CAPITAL du Libéralisme. … S’insurger complètement contre l’empire suprême de Dieu et lui refuser absolument toute obéissance, soit DANS LA VIE PUBLIQUE, soit DANS LA VIE PRIVEE et domestique, c’est à la fois, sans nul doute, LA PLUS GRANDE DEPRAVATION DE LA LIBERTE et la pire espèce de LIBERALISME. … “En outre, préférer pour l’Etat une constitution tempérée par l’élément démocratique n’est pas en soi contre le devoir, à condition toutefois qu’on respecte la doctrine catholique sur L’ORIGINE et l’exercice du pouvoir public” Léon XIII, Encyclique Libertas, 1888. 5è paragraphe avant la fin de la lettre encyclique – site du Vatican – :

    http://www.vatican.va/holy_father/leo_xiii/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_20061888_libertas_fr.html

    Selon les critères de Léon XIII, la démocratie française résumée en une phrase par J. Chirac (“Non à une loi morale qui primerait la loi civile.” Chirac in Le Journal du Dimanche, 2 avril 1995.) est une démocratie qui va “contre le devoir” puisqu’elle ne respecte pas la doctrine catholique sur l’origine (la loi divine est au-dessus de la loi civile) et l’exercice du pouvoir public.

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