Divers Jeanne smits

Sang du cordon : guérison totale de la leucémie après une auto-greffe

Commentaires (2)
  1. Dickes dit :

    Une telle annonce a déjà été faite il y a deux ans par l'Espagne; quand un succès thérapeutique de la sorte est obtenu, il fait désormais un entrefilet. Mais en cette période, une piqûre de rappel ne me semble pas inutile.

  2. Anonymous dit :

    Chère madame,
    Je voudrais ajouter quelques éléments à votre article.
    Tout d’abord le cas de cette fillette. Je n’ai pas trouvé de trace de publication de ce cas dans la littérature médicale. En aurais-je trouvé la trac que cela n’aurait rien prouvé. Même s’il serait extrêmement remarquable qu’une chimiothérapie suivie d’une autogreffe guérisse une leucémie (de quel type ?, quel traitement avait reçu l’enfant ?), il est clair que ce qui l’aurait guéri, c’est la chimiothérapie réalisée avant la greffe, le conditionnement et non le sang placentaire. Lui n’aurait permis « que » de délivrer une chimiothérapie très intensive pour traiter cette enfant. Ensuite, pour démontrer une utilité à l’utilisation de ce type de traitement, il faudrait l’avoir comparé au traitement de référence de ce type de situation. En clair, ne nous fions pas à un article de journal, fût-il peut-être très sérieux, objectif, et de bonne foi. Il ne présente aucune garantie de véracité ni de signification scientifique.
    Ensuite, dire que tout est focalisé sur « la revendication de la recherche sur les cellules embryonnaires » demande à être prouvé. Je viens de taper « cellules souches embryonnaires » sur Google et il affiche (1/12/2010, 22 h 52) 416 000 résultats ; si on tape « cellules souches adultes », on en trouve 424 000. Dans la rubrique « actualités du même moteur, les chiffres sont de 144 contre 143.
    Le contrôle qualité « pointilleux » que vous semblez mettre en cause a été décidé sur les critères permettant de ne conserver que les sangs placentaires dont la communauté scientifique a considéré comme utiles potentiellement eu égard aux indications thérapeutiques actuelles.
    Le « bon principe français de la gratuité du don » est celui de la convention internationale d’Oviedo à laquelle je vous renvoie.
    Enfin, concernant les questions posées, voici mon avis :
    La conservation pour l’usage d’une personne malade déterminée est parfaitement possible dans une banque publique.
    Il m’a semble comprendre que la politique européenne n’allait pas vers une augmentation des prélèvements obligatoires permettant à la Santé Publique de s’offrir la conservation systématique des sangs placentaires sur la simple notion d’un potentiel.
    Le caractère « fourni » ou non d’un sang placentaire dépend des limites qu’on se donne et donc de l’utilisation que l’on prévoit pour le sang placentaire conservé. Si on veut tout conserver, deux tiers (comme vous le dites) des sangs placentaires ne peuvent pas servir à un autre. Leur qualité n’est pas assez grande, et ils ne peuvent donc servir à rien actuellement.
    Si d’autres indications (maladies traitées par « sang placentaire ») existent un jour, il sera alors nécessaire de savoir si les sangs placentaires autologues sont meilleurs que ceux qui ont été donnés. Ce n’est pas certain, loin de là, car certaines cellules produites à partir de sang placentaire « donné » n’ont plus besoin d’être compatibles comme les cellules mésenchymateuses par exemple.
    à bientôt, peut-être,
    Je suis au regret de ne pas vous laisser mon nom car “j'appartiens” à la fois à une profession qui n' a pas le droit de se faire de publicité et à un établissement dont je n'ai pas prétention à engager sur mes propos.

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