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Le Roi-Soleil et Dieu

Commentaire (1)
  1. Nicolas Jaisson dit :

    Il est regrettable que les “sujets” n’aient jamais droit à la parole. Le règne de Louis XIV a été émaillé de grandes révoltes fiscales, notamment dans les provinces fraîchement rattachées à la France, comme la Franche-Comté ou la Bretagne. C’est une constante de la royauté française que d’avoir pressuré ses peuples, ce qui lui a valu bien des déboires, comme la “guerre de cent ans” en a donné l’illustration lorsque les bourgeois sont tombés dans les bras des Anglais pour échapper à la fringale fiscale de notre roi très chrétien qui ne se connaissait plus de limites depuis Philippe le Bel en matière de rapacité. Malheureusement la France n’a pas su ou n’a pas pu développer le même génie financier qu’en Hollande dont se sont inspirés les Anglais pour résoudre le manque chronique de financement dont souffrait la Couronne britannique. Chez nous, on préfère en rester aux problèmes de “fesses”, qui a mon avis devait concerner médiocrement le rural de base qui représentait 90% de la population de l’époque. L’atout du souverain français sur son comparse anglais était une indéniable aura de la monarchie très chrétienne qui malheureusement a été très ébranlée par les frasques sexuelles des monarques dont il faudrait psychanalyser les déviances. Un Louis XV paraît un sujet remarquable de ce point de vue. Il se trouve que l’on est bien renseigné sur ce sujet grâce aux confessions publiques de nos rois, dont certains comme Louis XV ne se sont jamais remis de cette curieuse pratique qui se déroulait en présence des “pairs” du royaume. Un Louis XVI fut beaucoup plus inspiré de ce côté-là, sans doute à cause des multiples centres d’intérêt intellectuels et manuels qu’il cultivait, ce qui lui permettait d’éviter des explosions fâcheuses de sa libido.

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