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Cardinal Caffarra : la conjugalité, une “communio personarum” capable de donner la vie

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Gai mariage… vraiment !
Commentaires (11)
  1. Loco dit :

    ” Le mot ” amour ” a fait l’objet d’une sorte de vol à la tire.
    Il a été pris en otage ,
    il devenu une coque vide où chacun met ce qu’il sent. ”

    Alors le mot et la réalité se mélangeant, on perd l’amour véritable.. Un des nombreux mérites de Benoît XVI c’est d’avoir, dans l’encyclique ” Caritas in veritatem ” remis l’amour dans l’élément de la vérité.

    Heureusement que dans ce siècle de déliquescence, l’Eglise demeure, nef que nul ne pourra faire sombrer.

  2. marieceline dit :

    Ce texte m’angoisse. Je suis veuve et doit me remarier dans quelques mois. Cela veut-il dire que mon mariage ne sera pas un vrai mariage?

    1. Jeanne Smits dit :

      Chère Madame, non bien sûr, cela ne veut pas dire que votre remariage ne sera pas un vrai mariage. L’engagement de fidélité est pris et s’impose tant que les deux personnes qui se sont données l’une à l’autre sont en vie et le lien conjugal est rompu par le décès de l’une d’elles. Le nouveau lien ne rompt pas la fidélité ancienne, il en crée une nouvelle et a la même signification.

      Je vous souhaite bien sûr de trouver dans votre remariage beaucoup de bonheur après l’épreuve que vous avez vécue !

  3. marieceline dit :

    Oui, mais si comme le dit le texte : “La possibilité de donner la vie à une nouvelle personne est inscrite dans la nature même de la conjugalité. C’est elle, dans l’univers créé, la plus haute capacité et la plus haute responsabilité dont disposent l’homme et la femme”, quand le don de l’enfantement n’est plus possible, j’ai l’impression qu’il me dit que je ne peux pas me marier à nouveau? Me trompe-je? Cette condition est elle essentielle ou non

    1. Jeanne Smits dit :

      La condition est essentielle mais si je puis dire c’est une obligation de moyens et non de résultats. Le moyen, c’est l’acte conjugal qui est par nature ordonné au don de la vie, même si en raison d’une circonstance ou d’une autre il ne le fait pas. C’est pourquoi l’impuissance de l’homme, totale ou relative (relative à telle femme), et la non-consommation si l’un des époux n’est pas d’accord, sont des motifs de nullité.

      La stérilité de l’homme ou de la femme ne sont pas des motifs de nullité. Ni la stérilité découverte après le mariage, ni la stérilité connue au préalable pour autant qu’elle ne soit pas sciemment dissimulée à l’autre dans le but de le tromper pour obtenir son consentement.

      Dans le mariage, la fin procréatrice ne peut être dissociée de la fin unitive (et vice versa) : mais cela ne veut pas dire qu’il faut pouvoir procréer dans les faits pour que la fin unitive existe. Deux époux qui se découvrent stériles ou dont l’union sera stérile du fait de leur âge, sont réellement unis par le mariage au sens le plus réel du terme ; ils sont appelés à une autre fécondité. Leur union n’est pas fermée à la procréation par nature, mais par “l’accident” (la circonstance contingente) de leur âge.

      En revanche et par nature, les actes sexuels entre deux personnes de même sexe ne peuvent donner la vie et ne peuvent donc relever du mariage.

  4. marieceline dit :

    Vous me rassurez un peu merci même si la différence que vous indiquez à la fin continue de m’inquiéter (car enfin, ce que fait l’âge ici il me semble le faire par nature aussi), mais je continue à prier et réfléchir. Merci

    1. Jeanne Smits dit :

      Non, par nature l’acte conjugal est ordonné à la vie, même s’il est à tel moment involontairement infécond : pendant les jours inféconds du cycle féminin par exemple, ou du fait de l’âge. Par nature ne voulant pas dire ce qui est naturel, mais ce qui est le propre de l’acte conjugal.

  5. cqfd dit :

    Et pour les familles recomposées est-ce que le mariage républicain serait “invalide” ?

  6. soeurmarie dit :

    Pour les couples stériles et de même sexe donner la vie est un long cheminement douloureux et parce qu’ils sont privés des moyens techniques de la nature.

    Ils ne donnent pas la vie malgré eux comme les fillettes
    des bidonvilles dont parlent soeur Emmanuelle.

    Il n’y a dans ces cas pas d’obligation de moyen, il y a une obligation de bonté et de noblesse qui ouvre un droit à accueillir la vie et de ce fait un droit au mariage.

  7. marieceline dit :

    Chère Jeanne Smits
    Pour tout vous dire vous touchez sur ce point avec de ce qui a été un des mes scrupules fondamentaux dans mon engagement résolu contre le mariage pour tous. Un de mes neveux est chrétien, homosexuel et en couple. Et à le regarder je me demandais souvent si ma situation était si différente de la sienne. Et je dois dire que votre argument ne me convainc pas absolument, la “stérilité” qui vient avec l’âge me semble difficilement pouvoir être regardée comme “accidentel”; et j’ai du mal à voir comment l’acte conjugal peut encore être dit ordonné à la procréation. Merci encore de vos réponses si détaillées, cela nourrit ma réflexion.

  8. cqfd dit :

    Monsieur le Cardinal

    Parlez nous d’ Amour si cela vous convient.

    Par exemple : Parlez nous d’un moment de votre vie où vous avez dit “Je t’aime ” à une personne en face de vous qui ne soit pas votre mère, ni votre épouse si vous avez été marié.

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