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Affaire Vincent Lambert : le silence assourdissant des évêques

Commentaires (11)
  1. lebon dit :

    Ne voyer vous pas que l’Eglise à apostasié, seule la prière à sainte Marie Mère de Dieu, et notre tendre Mère peut nous sauver.

  2. caillet dit :

    Pourrais-t-on lancer une supplique à nos évèques pour qu’ils parlent de vincent lambert?

    Est-ce faisable par riposte catholique?
    Vous êtes les mieux placées pour cela….

  3. Struyven dit :

    J’approuve et oh combien la lettre de Monseigneur. Nous souffrons si souvent du silence assourdissant de nos Evêques et par là de nos prêtres. Ils devraient être en première ligne ? Je pense que OUI ! Prions l’Esprit-Saint afin que leur être, leurs pensées soient dirigée par Lui.

  4. eljojo dit :

    Vous n’en avez pas marre de cracher à tout instant sur nos évêques ?

    D’ailleurs, vous devriez relire l’évangile, en particulier celui sur la construction d’une tour. Il nous enseigne très clairement qu’avant d’entreprendre une action, il faut en mesurer les conséquences.

    En l’occurrence, dans le contexte actuel, l’Eglise doit mesurer sa parole, car un enseignement “d’autorité” sera contre-productif, car les gens auront l’impression qu’on leur impose une pensée obscurantiste.

    L’Eglise peut et doit rappeler les principes, mais c’est avant tout aux laïcs de porter ce message dans la société civile. Déléguer ce rôle aux évêques, c’est ni plus ni moins que de la lâcheté.

    Je suis désolé de vous l’apprendre, mais la France n’est pas l’Argentine. Ça me parait évident, mais vous me semblez assez myope…

    1. Jeanne Smits dit :

      Mesurer sa parole face à un assassinat projeté ? Pensée obscurantiste que la défense des plus faibles et des plus menacés ? Si Pie XII s’était réellement tu, il aurait eu raison alors !

  5. eljojo dit :

    @ Jeanne Smits.

    Vous déformez mon propos.

    Je ne dis pas de ce taire, mais de mesurer sa parole, la nuance est de taille, me semble-t-il. Et, au passage, puisque vous en parlez, c’est ce qu’a fait Pie XII.

    En fait les propos du Saint Père sont totalement d’actualité : nous devons annoncer le Christ mort et ressuscité avant toute autre chose. La morale, aussi bonne et aussi nécessaire qu’elle soit, ne passe qu’après. D’autant que la morale se comprend nettement plus aisément quand elle est reçue dans la foi. Si notre discours est exclusivement moralisateur, alors nous ne sommes que le fantôme desséché d’une époque révolue. En revanche, si nous annonçons le Christ, tout le Christ, rien que le Christ, alors notre message est toujours actuel, et la morale en découlera logiquement.

    De plus nos évêques parlent bien assez de morale : tout le monde sait exactement ce que l’Eglise pense.

    Quant à faire passer nos valeurs dans la société, il n’y a pas trente-six solutions, il n’y en a que deux, en fait. Soit vous fomentez une révolution pour imposer ce que vous pensez (au prix du reniement de la liberté de conscience individuelle), soit vous exploitez les institutions telles qu’elles sont, en pesant par les moyens les plus *efficaces* dans l’arène politique.

    Et dans le contexte socio-culturel actuel, nos concitoyens ne supportent plus l’enseignement d’autorité. C’est triste, mais c’est la réalité concrète des faits objectifs. Non, le seul moyen efficace d’agir, c’est de se constituer en groupe de pression pour faire passer nos valeurs tant dans la mentalité collective que dans les programmes politiques.

    Finalement, il faut donc s’intéresser aux moyens efficaces de toucher le citoyen lambda. La parole ecclésiastique fait peur, en raison du lavage de cerveau mené depuis des décennies par la franc-maçonnerie. Par conséquent, le meilleur moyen de toucher le quidam, c’est le témoignage concret et personnel des chrétiens de son entourage : les laïcs.

    La mission des laïcs n’est pas une lubie moderne ou moderniste, elle est une nécessité absolue dans notre société laïciste. Et croyez moi, quand c’est une personnalité politique ou médiatique qui émet une opinion sur la question, eh bien cela a nettement plus d’impact que lorsque c’est un clerc qui sera automatiquement classé comme obscurantiste.

    1. Jeanne Smits dit :

      Il faut distinguer deux choses : trouver le bon moyen d’attirer le citoyen lambda au Christ (là il me semble que vous parlez du pape François) et ouvrir la bouche pour lever une confusion médiatique qui laisse croire légitime la mise à mort volontaire d’un être humain qu’il est encore temps de sauver.

  6. eljojo dit :

    @ Jeanne Smits

    Il semblerait que vous accordiez une valeur performative à la parole épiscopale. En l’occurrence, si les évêques prennent la parole sur la question, il faut évaluer quel en sera l’impact. Certains entendront ces paroles et en percevront la justesse, beaucoup seront indifférents, et d’autres seront encore plus pressés d’agir, afin de se débarrasser encore davantage de l’Eglise et de ses valeurs.

    Alors, oui, les évêques doivent en parler. C’est une évidence. Et ils le font, comme le Pape. Mais à bon escient, c’est à dire pour que le monde connaisse la position de l’Eglise, sans que pour autant cela voile l’essentiel du message chrétien qui est l’annonce du Christ.

    La distinction que vous proposez est donc infondée, en cela que la charge des évêques est avant tout d’annoncer le Christ. Et l’enseignement moral tout à la fois passe après et en découle.

    Et si vous voulez vraiment lever une confusion médiatique – puisque tel semble être votre but – alors le moyen le plus efficace est que ce soient des personnes respectées et reconnues qui prennent la parole sur ces sujets. Quand un évêque prend la parole pour parler de morale, ses propos seront toujours déformés, et donc contre productifs (Mgr Barbarin en est la preuve vivante). Dans notre société, la parole d’un Poignant, d’un Barilla, d’une Simone Veil ou d’un Alain Delon – c’est dire – aura un impact nettement plus fort dans la pensée collective, car les gens perçoivent ces hommes comme étant “des leurs”, et donc légitimes pour parler.

    Bref, ce sont avant tout des laïcs qui doivent parler de ces questions. Car ils sont plus proches du quotidien des gens, et ont donc la légitimité de leur vie “normale”, alors que le clergé n’est plus perçu comme une autorité morale, au contraire, il est considéré comme voulant imposer son carcan à la société, est donc détesté, et son enseignement ignoré ou fui.

  7. Maurice dit :

    Mouai… euthanasier quelqu’un car il ne répond pas à la vie telle que nous la concevons actuellement, n’est-ce pas le tuer ?!
    C’est un meurtre !
    Et pour se donner bonne conscience, ceux qui sont à l’origine de cet acte trouveront toujours des justificatifs !
    N’oublions pas :
    Dans Le Nouveau Testament, Ecclésiaste 9:2, on trouve : « Pour tous ceux qui vivent il y a de l’espérance ; et même un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort. »

    Vous avez aussi :
    tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! (encore faut-il aimer les chiens)
    Cicéron (106  – 43  av. J.-C.) : « Pour le malade, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ».
    Pour ce qui concerne les cas comme celui de Vincent :
    Dieu , gardez-moi de mes amis, mes ennemis je les connais. (Antigone II Gonatas , roi de Macédoine mort en 221 av. J.-C.)
    Et bien d’autres, mais la finalité est la même.

  8. Bougain dit :

    Suis entièrement d’accord avec vous, mais pas pour les mêmes raisons: j’aime mon épouse, et je souhaite qu’en cas de problème de santé elle perçoive ma retraite à taux plein le plus longtemps possible; Dieu ne saura que m’en rendre gré.
    Mais je ne veux pas peser sur les autres. Il n’y a aucune raison pour que les frais médicaux me concernant soient pris en charge par la collectivité.
    Donc, qui prend en charge: vous, une autre institution, les parents Lambert, le Pape?
    Ayez conscience que si personne ne s’en charge, vous me condamnez à mort, ce qui n’est pas chrétien.

  9. Pelatan dit :

    Bonjour, la décision de la cour européenne des droits de l’homme n’est fondée que sur la décision du Conseil d’état français,la plus haute juridiction administrative : or celui-ci n’intervient seulement que parce que Vincent Lambert est soigné dans un hôpital public et par des médecins de la fonction publique ou missionnés par elle.
    Si Vincent Lambert est transporté au domicile de ses parents du fait qu’ils ont une obligation privée d’assistance envers leur fils ( disposition d’ordre public), il n’y a plus de lien avec la justice administrative et donc tout redevient calme et privé chez ses parents. Ceux-ci peuvent mettre les moyens en leur possession pour soigner leur fils le mieux possible et bien sûr avec les moyens de la sécurité sociale ( organisme paritaire).
    Ce serait la meilleure solution : rester en famille jusqu’au bout.
    François Pelatan

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