Riposte Catholique
6240 Articles114 Commentaires

Club des Hommes en Noir : peut-on analyser le vote des catholiques ? (vidéo)
Download PDF

Pour la première partie du dernier épisode, avant la rentrée, du Club des Hommes en Noir dirigé par Philippe Maxence de L’Homme Nouveau, les invités – l’abbé Claude Barthe, le R. P. Jean-François Thomas, S.J., l’abbé Grégoire Celier, F.S.S.P.X. et Daniel Hamiche – débattent du “vote catholique” après les élections européennes…

 

Synode sur l’Amazonie : pour le cardinal Brandmüller, l’Instrumentum Laboris est hérétique
Download PDF

L’Instrumentum Laboris, le document de travail sur le futur synode des évêques sur l’Amazonie, provoque, depuis qu’il a été publié, de nombreuses réserves et critiques. Il faut reconnaître que sa seule lecture provoque le malaise chez les catholiques qui ont encore un peu de doctrine et quelques connaissances historiques. Un nouveau coup vient de lui être asséné par un texte très critique du cardinal Walter Brandmüller que vient de publier Sandro Magister sur son blogue Settimo Cielo et que Diakonos.be a traduit en français.

*

Introduction

On peut vraiment trouver étonnant que, contrairement aux assemblées précédentes, cette fois le synode des évêques s’intéresse exclusivement à une région du monde où la population représente à peine la moitié de celle de la ville de Mexico, soit 4 millions d’habitants.  Ce qui contribue d’ailleurs à éveiller des soupçons quant aux véritables intentions qui sont à l’œuvre en coulisses.  Mais il faut surtout se demander quels sont les concepts de religion, de christianisme et d’Église qui sont à la base de l’Instrumentum Laboris publié récemment.  C’est ce que nous allons examiner en nous appuyant sur des extraits du texte.

Pourquoi un synode dans cette région ?

Avant tout, on est en droit de se demander pourquoi un synode des évêques devrait se pencher sur des thèmes qui – comme c’est le cas pour les trois quarts de l’Instrumentum laboris – ne concernent que marginalement les Évangiles ou l’Église.  De toute évidence, il s’agit de la part du synode des évêques d’une ingérence agressive dans les affaires purement temporelles de l’État et de la société du Brésil.  On pourrait se demander ce que l’écologie, l’économie et la politique ont à voir avec le mandat et la mission de l’Église.

Et par-dessus tout : en quoi un synode ecclésial des évêques est-il compétent pour formuler des déclarations dans ces domaines ?

Si le synode des évêques s’aventurait vraiment sur ce terrain, il sortirait alors de son rôle et ferait preuve alors d’une présomption cléricale que les autorités civiles seraient en droit de rejeter.

Sur les religions naturelles et l’inculturation

Sur cela, il faut garder en tête un autre élément que l’on retrouve à travers tout l’Instrumentum Laboris : l’évaluation très positive que l’on fait des religions naturelles, y compris des pratiques de guérison indigènes et tout ce qui s’en suit, y compris des pratiques et des rites mythico-religieux.  Dans le contexte de l’appel à l’harmonie avec la nature, on y parle même de dialogue avec les esprits (n° 75).

Ce n’est pas seulement l’idéal du « bon sauvage » tel que Rousseau et les Lumières l’ont esquissé que l’on compare ici à l’homme européen décadent.  Ce courant de pensée se poursuit bien plus loin dans le temps, jusqu’au tournant du XXe siècle où il culmine en une idolâtrie panthéiste de la nature.  Herman Claudius (1913) a composé l’hymne du Mouvement des Travailleurs Socialistes : « Quand nous marchons côte à côte… », dont un couplet dit ceci : « Verts bouleaux et vertes graines, voyez comment la vieille Mère Nature sème à pleines mains, avec un geste de supplication pour que l’homme devienne sien… »  Il est intéressant de noter que ce texte a été ensuite recopié dans le livre de chants des Jeunesses hitlériennes, probablement parce qu’il correspondait au mythe national-socialiste du sang et du sol.  Cette proximité idéologique est remarquable.  Ce rejet antirationaliste de la culture « occidentale » qui insiste sur l’importance de la raison est caractéristique de l’Instrumentum Laboris, qui parle respectivement au n° 44 de « la Terre-Mère » et du « cri des pauvres et de la terre » (n° 101).

Par conséquent, le territoire – c’est-à-dire les forêts d’Amazonie – y est même déclaré être un locus theologicus, une source singulière de la révélation de Dieu.  Il y aurait en son sein les lieux d’une épiphanie où se manifeste la réserve de vie et de sagesse pour la planète, une vie et une sagesse qui parle de Dieu (n° 19).  Entretemps, la régression qui en découle du Logos au Mythos est érigée en modèle de ce que l’Instrumentum Laboris qualifie d’inculturation de l’Église.  Le résultat est une religion naturelle recouverte d’un mince vernis chrétien.

La notion d’inculturation y est ici virtuellement dénaturée, étant donné qu’on lui fait dire le contraire de ce que la Commission Théologique Internationale a présenté en 1988 et de ce qu’a enseigné avant elle le décret Ad Gentes de Vatican II sur l’activité missionnaire de l’Église.

Sur l’abolition du célibat et l’introduction d’un sacerdoce féminin

Il est impossible de masquer que le « synode » vise surtout à mettre en œuvre deux projets auquel on tient beaucoup et qui n’ont jamais été mis en œuvre jusqu’à présent : l’abolition du célibat et l’introduction d’une prêtrise féminine – en commençant d’abord par le diaconat féminin.  Quoi qu’il en soit, il s’agit de « tenir compte du rôle central que les femmes jouent aujourd’hui dans l’Église amazonienne » (n° 129a).  D’une manière similaire, il s’agit à présent « d’ouvrir nouveaux espaces qui s’ouvrent pour la création les nouveaux ministères adaptés à ce moment historique.  Il est temps d’écouter la voix de la région amazonienne… » (n° 43).

On oublie cependant de mentionner que, dernièrement, Jean-Paul II aussi avait affirmé avec la plus haute autorité magistérielle qu’il n’est pas dans le pouvoir de l’Église de conférer les ordres sacrés aux femmes.  En effet, en deux mille ans, l’Église n’a jamais administré le Sacrement de l’Ordre à une femme.  La demande qui va aujourd’hui dans la direction opposée montre que le mot « Église » est maintenant employé comme un terme purement sociologique de la part des auteurs de l’Instrumentum Laboris, ce qui revient à nier le caractère sacramentel et hiérarchique de l’Église.

Sur la négation du caractère sacramentel et hiérarchique de l’Église

De la même manière – quoique sans s’y attader – le n° 127 renferme une attaque directe contre la constitution hiérarchique et sacramentelle de l’Église, quand on s’y demande s’il ne serait pas opportun de « reconsidérer la notion que l’exercice de la juridiction (le pouvoir de gouvernement) devrait être lié dans tous les domaines (sacramentel, judiciaire et administratif) et de façon permanente au sacrement de l’Ordre. »  C’est à partir de cette vision erronée qu’ensuite (au n° 129) on appelle à la création de nouveaux offices qui correspondraient aux besoins des peuplades amazoniennes.

Cependant, c’est dans le domaine de la liturgie et du culte que l’idéologie d’une inculturation mal comprise s’exprime d’une manière particulièrement spectaculaire.  Certaines formes issues des religions naturelles y sont adoptées positivement.  L’Instrumentum Laboris (n° 126e) ne se prive pas d’exiger que les « peuples pauvres et simples » puissent exprimer « leur (!) foi à l’aide d’images, de symboles, de traditions, de rites et d’autres sacrements » (!!). »

On est très loin des enseignements de la Constitution Sacrosanctum Concilium et de ceux du décret Ad Gentes sur l’activité missionnaire de l’Église, et cela démontre une compréhension purement horizontale de la liturgie.

Conclusion

Summa summarum : L’Instrumentum Laboris charge le synode des évêques et en définitive le Pape d’une grave violation du Depositum fidei, avec pour conséquence une autodestruction de l’Église ou bien la transformation du Corpus Christi mysticum en une ONG civile avec un mandat écologico-socialo-psychologique.

Après ces observations, plusieurs questions se posent : y a-t-il, surtout en ce qui concerne la structure sacramentelle et hiérarchique de l’Église, rupture décisive avec la tradition apostolique qui est constitutive de l’Église ou les auteurs ont-ils plutôt une notion du développement de la doctrine qui serait défendue théologiquement pour justifier les ruptures susmentionnées ?

Cela semble bien être le cas.  Nous assistons à un nouvel avatar un Modernisme classique du début du XXe siècle.  À l’époque, on a commencé par une approche résolument évolutionniste avant de soutenir l’idée qu’au développement de l’homme vers un niveau supérieur correspondrait également des niveaux supérieurs de conscience et de culture susceptibles de faire en sorte que ce qui était faux hier peut être vrai aujourd’hui.  Cette dynamique évolutionniste est appliquée à la religion, c’est-à-dire à la conscience religieuse et à toutes ses manifestations dans la doctrine et dans le culte et naturellement aussi à la morale.

Cependant, cela présume d’une compréhension du développement du dogme qui serait en opposition totale avec la compréhension catholique authentique.  Cette dernière conçoit le développement du dogme et de l’Église non pas comme un changement mais plutôt comme un développement organique du sujet qui demeure fidèle à sa propre identité.

C’est ce que les deux conciles du Vatican nous enseignent dans les constitutions Dei Filius, Lumen Gentium et Dei Verbum.

Il faut donc à présent affirmer avec force que l’Instrumentum Laboris contredit l’enseignement impérieux de l’Eglise sur des points essentiels et qu’il doit donc être considéré comme hérétique.  Dans la mesure où le fait de la révélation divine y est remis en question, ou mal comprise, il faut en plus également parler d’apostasie.

Cela se justifie d’autant plus à la lumière du fait que l’Instrument Laboris recourt à une conception purement immanentiste de la religion et qu’il considère la religion comme étant le résultat et la forme d’expression de l’expérience spirituelle personnelle de l’homme.  L’emploi de termes et de notions chrétiens ne peut masquer que ceux-ci ne sont utilisés que comme des coquilles vides, malgré leur sens originel.

L’Instrumentum Laboris pour le synode sur l’Amazonie constitue une attaque contre les fondements de la Foi, d’une manière qu’on n’aurait jamais cru possible jusqu’ici, et il doit donc être rejeté avec la plus grande fermeté.

Le Grand Maître de Malte piétine le droit de l’Église
Download PDF

Mgr Fernandez, un proche du Pape, devenu archevêque de La Plata, en Argentine, avait donné l’exemple : il avait publié le 24 décembre 2018 un décret qui annulait ni plus ni moins les dispositions de la constitution apostolique prise en forme de motu proprio, Summorum Pontificum. Aux termes du décret de l’archevêque de La Plata, on ne pouvait plus désormais célébrer la messe traditionnelle sans sa permission, y compris pour les messes privées.

Dans le même sens, le Grand Maître de l’Ordre souverain de Malte vient de prendre une décision arbitraire, qui va contre l’esprit et la lettre de Summorum Pontificum : il interdit a priori toute célébration publique de la messe traditionnelle dans les cérémonies liturgiques l’Ordre.

Il invoque, pour ce faire, l’article 3 du motu proprio, qui porte : « Si des communautés d’Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, de droit pontifical ou de droit diocésain, désirent, pour la célébration conventuelle ou de communauté, célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l’édition du Missel romain promulgué en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière, ou tout l’Institut ou la Société, veut avoir de telle célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, la chose doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers. »

Mais la décision du Grand Maître soulève deux difficultés majeures :

1. Tout d’abord, il n’est pas évident qu’il soit compétent en cette matière. L’Ordre est d’abord une entité politique souveraine et n’entre qu’accessoirement dans la catégorie des Instituts de vie consacrée. Le supérieur religieux du clergé de l’Ordre est en fait le Prélat – actuellement un Français, Mgr Jean Laffitte, issu de la communauté de l’Emmanuel –, qui est nommé par le Pape parmi trois candidats proposés par le Grand Maître. Il semble bien que toute décision liturgique fait partie du domaine du Prélat et non du Grand Maître. Il est également hautement probable que le Cardinal Patron – qui est toujours le cardinal Burke –, assisté par le Prélat dans l’exercice de ses fonctions auprès de l’Ordre, ait son mot à dire dans ce domaine.

2. Et, de toute façon, la décision du Grand Maître méconnaît directement les stipulations de l’article 3 de Summorum Pontificum qui précisent :

a)   que si l’une des communautés particulières d’un institut veut avoir des célébrations en forme extraordinaire, cela lui est permis.

b)   et que si cette communauté ou tout l’institut veut faire en sorte, perficere vult, que cette célébration soit fréquente, habituelle ou permanente, saepe vel habitualiter vel permanenter, la chose devrait alors être décidée, decernatur, par les supérieurs majeurs, selon les normes du droit général et particulier.

En aucune manière, par conséquent, des supérieurs généraux religieux ne peuvent interdire toute célébration en forme extraordinaire particulière. Quant à une célébration dont les demandeurs voudraient qu’elle se reproduise souvent, les supérieurs (les supérieurs certainement compétents) pourraient, pour des raisons proportionnées, ne pas la permettre, ou en tout cas la régler, mais il ne pourrait certainement pas a priori, et avant qu’une demande ne soit faite l’interdire totalement. Cela reviendrait tout simplement à poser une loi particulière contre la loi générale.

Ce que fait le Frère Giacommo Dalla Torre : il prend une décision dans un domaine où il est vraisemblablement incompétent, mais qui à coup sûr se veut une loi à prétention générale, contrevenant à rien moins qu’aux dispositions d’une constitution apostolique.

Aux termes de l’article 10 de l’instruction Universæ Ecclesiæ d’application de Summorum Pontificum, un recours contre cette décision administrative du Grand Maître pourrait être introduit devant la Congrégation pour la Doctrine de la foi, qui a hérité de toutes les compétences de la Commission Ecclesia Dei, avec ensuite un appel possible devant le Tribunal Suprême de la Signature Apostolique.

Ce qui suppose que l’on vive aujourd’hui dans une “Église de droit”.

Abbé Claude Barthe (11 juin 2019)

*

Texte de la lettre circulaire de Fra’ Giacommo Dalla Torre (traduction Riposte Catholique)

10 juin 2019

Aux grands prieurs et procurateurs,

régents et sous prieurs, aux présidents des associations nationales

Excellences, chers confrères et consœurs,

Le cœur encore empli de la grâce reçue pendant notre pèlerinage à Lourdes, je veux vous exprimer mes salutations fraternelles et vous transmettre ma gratitude pour vos nombreuses initiatives en faveur de nos frères – nos Seigneurs les malades et les pauvres – dans vos pays, qui ainsi renforcent la communion qui unit tous les membres de notre famille religieuse.

En tant que Supérieur et Souverain de l’Ordre, il est de mon devoir de m’assurer que cette communion soit présente dans tous les aspects de la vie de notre Ordre. Parmi tous les éléments qui constituent notre vie spirituelle, la question de la liturgie en usage dans nos célébrations revêt une importance particulière.

Comme vous le savez tous, le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, tout en laissant à chaque prêtre la liberté de célébrer privativement en forme extraordinaire, stipule néanmoins que dans les instituts religieux cette question doit être décidée par le supérieur majeur selon les dispositions de la loi et de ses statuts particuliers (Summorum Pontificum, art. 3).

J’ai par conséquent décidé, en tant que garant suprême de la cohésion et de la communion de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont la Providence m’a fait Grand Maître, que désormais toutes les cérémonies liturgiques dans notre Ordre devront être célébrées selon le rite ordinaire de l’Église (rite de saint Paul VI) et non dans le rite extraordinaire (rite tridentin). Cette décision s’applique à toutes les célébrations liturgiques officielles telles que les investitures, les messes lors de nos pèlerinages, les messes commémoratives, ainsi qu’aux fêtes et solennités de l’Ordre.

Je vous demande d’informer de ma décision tous les confrères et les consœurs, les chapelains et volontaires de vos grands prieurés, sous prieurés et associations, et de vous assurer qu’elle sera mise immédiatement en application.

En outre, j’ai demandé à notre Prélat, supérieur religieux du clergé de notre Ordre, d’informer personnellement tous les chapelains magistraux afin qu’ils puissent donner suite à ma décision et qu’ils s’assurent que les chapelains et ceux qui dépendent d’eux, la respectent.

Vous assurant me souvenir de vous dans ma prière, je vous adresse mes salutations les plus fraternelles.

Fra’ Giacommo Dalla Torre

« Le Procès de Jeanne d’Arc » : un film de Patrick Buisson
Download PDF

Pour assister à cette projection exceptionnelle au profit des chrétiens d’Orient, vous devez obligatoirement réserver votre billet en ligne ici (nombre de place limité). Renseignements : 01 83 92 16 53.

Les Petites Sœurs de Marie n’existent plus !
Download PDF

Nous avons parlé à plusieurs reprises des tourments et persécutions que subissent les vaillantes communautés des Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur, dans les diocèses de Laval et de Toulouse. Elles viennent de rendre public ce triste communiqué qui annonce que la Congrégation romaine pour les Religieux les a relevées de leurs vœux : elles cessent d’être religieuses.

Ce n’est pas verser dans le “complotisme” que de remarquer qu’aujourd’hui toute communauté masculine ou féminine tant soit peu traditionnelle, tout séminaire classique qui recrute encore, toute œuvre vraiment orthodoxe qui prospère, est inquiété, menacé, sanctionné. Point n’est besoin d’une grande science dans le discernement des esprits pour comprendre quel esprit est à l’œuvre.

Voici leur déchirante lettre circulaire…

Communauté de Saint-Aignan (53), Communauté de Lagardelle (31), Communauté de Castelnau ( 31)

Lundi 3 juin 2019

Communiqué des Petites Sœurs de Marie

Chers amis,
Chères familles,

Vous le savez, depuis deux ans, nous traversons des difficultés avec les autorités ecclésiastiques : des difficultés qui trouvent leur origine dans un différend avec l’évêque de Laval, celui-ci voulant imposer la scission des associations de gestion des EHPAD qui avaient pourtant fusionné en 2014, avec ses encouragements, pour mieux répondre aux défis actuels.

Puis, nous avons compris que les autorités ecclésiastiques voulaient aussi nous faire changer notre manière de vivre notre vie religieuse, à l’instar des orientations actuelles…

Au terme de ces deux années,

Après avoir cherché à rester fidèles, tant à l’Église qu’au charisme légué par Notre Seigneur à Mère Marie de la Croix,

Après avoir tenté de trouver maintes et maintes fois une voie de dialogue avec Rome

Après avoir offert des solutions d’apaisement,

Aucun accord n’ayant pu être trouvé, les autorités romaines chargées de la Vie Consacrée viennent de faire le choix de nous relever de nos vœux religieux ; s’il est vrai que le contexte de pression morale et l’impasse dans lesquels nous nous trouvions, nous ont acculées au mois d’octobre dernier, contre notre volonté profonde, à demander à être relevées de nos vœux, puisque aucune autre solution ne nous a jamais été offerte pour protéger notre communion à l’Église : nous en sommes profondément meurtries et demeurons douloureusement surprises que Rome ait préféré faire droit à cette demande plutôt que d’accéder aux solutions d’apaisement que nous avions proposées et qui étaient à notre portée.

Aujourd’hui donc, à l’exception de cinq sœurs (en Mayenne) qui ont accepté les décisions de Rome et la mise sous tutelle, nous ne sommes plus désormais une congrégation religieuse.

Bien sûr, nous n’avons pas vécu ces deux douloureuses années pour perdre aussi le trésor que constitue pour nous le charisme reçu de Mère Marie de la Croix. Nous voulons continuer à le vivre ensemble, dans une vie de prière et de service. Ecce !

Il nous est demandé de quitter notre habit et nos maisons religieuses.

La hiérarchie de l’Église a sans doute cru bon de devoir changer son regard à notre égard : nous en prenons acte…Fiat !

Paradoxalement et mystérieusement, nous vivons plus que jamais peut-être ce qui fait le cœur de notre vocation : à l’instar de Sainte Marie, prendre notre part de souffrance pour l’accomplissement du dessein Rédempteur, dans la réparation, pour le salut des âmes, pour la sanctification des prêtres, pour l’Église si abîmée par toutes sortes de scandales, pour le monde.
Si le Christ, époux de nos âmes, nous juge dignes de porter une telle Croix, alors il nous faut lui rendre grâce, envers et contre tout !

Nous remercions tous ceux qui nous ont soutenues et encouragées et continueront à le faire, désireuses de poursuivre la route dans l’esprit et les valeurs qui ont toujours été les nôtres. Magnificat !

[Vidéo] Club des Hommes en Noir : le mariage des prêtres
Download PDF

Pour cette sixième émission du Club des Hommes en Noir, avec l’abbé Viot, l’abbé de Tanouärn et le père Thomas, ainsi que Daniel Hamiche, sous la direction de Philippe Maxence, le troisième sujet abordé est celui du mariage des prêtres…

[Vidéo] Club des Hommes en Noir : le pape François à Abu Dhabi
Download PDF

Pour cette sixième émission du Club des Hommes en Noir, avec l’abbé Viot, l’abbé de Tanouärn et le père Thomas, ainsi que Daniel Hamiche, sous la direction de Philippe Maxence, le deuxième sujet abordé est celui du voyage apostolique du pape François à Abu Dhabi. Voici la vidéo…

 

[Vidéo] Club des Hommes en Noir : la fin de la commission Ecclesia Dei
Download PDF

Pour cette sixième émission du Club des Hommes en Noir, avec l’abbé Michel Viot, l’abbé de Guillaume Tanouärn et le père Jean-François Thomas, ainsi que Daniel Hamiche, sous la direction de Philippe Maxence, le premier sujet abordé est celui de la suppression de la Commission Ecclesia Dei. Voici la vidéo…

 

Profanations d’églises : une pétition pour les dénoncer
Download PDF

Spero, une association amie qui vient de se créer, a lancé une pétition dénonçant les profanations d’églises en France, et qui est destinée au ministre de l’Intérieur (et des cultes…). Nous soutenons cette initiative et nous vous invitons à signer cette pétition : c’est ici.

Profanations d’églises : non aux deux poids et deux mesures !

Rien qu’entre le 28 janvier et le 10 février, 9 églises ont été profanées en France.

Ce sont des actes extrêmement graves. Mais ce n’est qu’une infime partie de ce genre d’attaques. En effet, en 2018, on a compté DEUX églises profanées PAR JOUR !

Dans l’indifférence totale des médias politiquement corrects et du gouvernement, alors qu’ils s’indignent au moindre fait sur des mosquées.

Un cimetière juif est profané ? Le Président se précipite sur place pour condamner et menacer les coupables.

Or 80 % des profanations de lieu de culte en France concernent des églises…

Les chrétiens devraient-ils s’écraser et subir en silence ?

L’association SPERO refuse de se taire et lance cette grande pétition à destination du ministère de l’Intérieur :

Dites NON au deux poids deux mesures !

Signez la pétition !

Car il ne s’agit pas seulement d’un vandalisme scandaleux, comme si des malfrats pénétraient chez vous par effraction, cassaient vos fenêtres, brisaient vos vases précieux, arrachaient vos tableaux, éventraient votre canapé,  déchiraient vos albums de famille et déféquaient dessus en ricanant, juste pour le plaisir d’abîmer et de salir.

Non. Pour les chrétiens, l’église est un lieu bien plus sacré que leur propre maison.

Et ceux qui profanent les églises le savent très bien.

Leur motivation est très claire, car les signes qu’ils laissent sont explicites :

·       Ils défoncent la porte à la hache…

·       Ils brisent des statues, des vitraux…

·       Ils mettent le feu sur les autels…

·       Ils renversent les croix…

·    Ils profanent le tabernacle pour en sortir les hosties consacrées, qu’ils piétinent sauvagement…

·      Dans l’église Notre-Dame-des-Enfants à Nîmes, une croix infâme avait même été tracée avec des excréments sur le mur et des hosties étaient collées dessus. Ils avaient aussi jeté des excréments sur les enfants de la statue de la Vierge.

Oui, leurs actes sont très clairs : ils expriment une haine profonde.

Mais le pire, c’est que si on retrouve les coupables, bien souvent, ils s’en tirent pour rien. Comme ces deux vandales qui avaient brisé en deux la statue de la Vierge à Sainte-Gemmes d’Andigné, l’année dernière.

Qu’a fait la justice ?

Rien. L’affaire a été classée sans suite.

Et les médias n’en parlent presque pas. Ils préfèrent parler régulièrement d’ « islamophobie ».

Cette pétition s’adresse au ministre de l’Intérieur.

Nous lui demandons qu’une liste exhaustive de toutes les attaques antichrétiennes en France soit officiellement publiée.

Pour l’heure, l’évêque Mgr Bernard Ginoux, à Montauban, a été le seul à s’inquiéter du «peu de réactions» sur un plan national, alors que c’est une «attaque directe contre la foi catholique». Il estime, par exemple, que «le ministre de l’Intérieur, chargé des cultes, aurait pu envoyer un message à la communauté catholique».
Alors par cette pétition nous exigeons également du ministre de l’intérieur qu’il condamne ces actes sacrilèges, qui sont une atteinte directe aux chrétiens de France et à tous les Français qui respectent l’héritage chrétien de notre pays.

Et c’est pourquoi nous vous invitons aussi à la propager en signant la pétition et en la diffusant à toutes vos connaissances, par tous les moyens actuels de communication :

les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat, TikTok, YouTube…),
les messageries (WhatsApp, Messenger, Telegram…),
l’email,
les forums…
Mais aussi dans toutes vos rencontres, dans les groupes que vous fréquentez, et même, pourquoi pas, dans les cafés et les bistrots !

Diffusez simplement le lien, ou proposez d’utiliser votre téléphone en présentant cette page.

Il n’est pas acceptable de laisser faire ces profanations sans rien dire.

Il n’est pas acceptable que notre patrimoine culturel soit ainsi attaqué.

Il n’est pas acceptable de voir les chrétiens ainsi méprisés par les médias et le gouvernement.

Alors signez la pétition et diffusez-la.

Vous serez tenu au courant de nos avancées, car nous avons bien l’intention de faire bouger les choses.

Manifestation des “silencieux” à Rome
Download PDF

Hier 19 février, à 14 h, sur la très belles place San Silvestro, dans le centre historique de Rome, des « Silencieux » manifestaient, en prévision de la réunion des présidents des Conférences épiscopales du monde.

Ils étaient cent, venant du monde entier. Ils se sont soigneusement disposés en rectangle, et debout, en silence, récitant le chapelet ou écoutant des textes spirituels, ils ont attendu. Le nom qu’ils ont donné à leur manifestation : sicut acies ordinata, comme une armée rangée en ordre de bataille, ces paroles du Cantique des Cantiques, 6, 9,  qu’on applique à la Sainte Vierge.

« Nous participons à cet événement à titre personnel ou au nom d’associations et de journaux unis par l’amour de l’Église, de sa doctrine et de ses institutions », déclaraient les organisateurs. « Fils de l’Église militante, nous sommes ici pour professer publiquement notre foi catholique, mais aussi pour briser le mur du silence. L’église de San Silvestro in Capite, sur cette place, contient la relique de la tête de saint Jean-Baptiste. Le précurseur du Messie a été réduit au silence par Hérode, mais son langage silencieux continue de parler à nos cœurs. Nous nous tenons, de manière respectueuse et ordonnée, pour exprimer symboliquement la résistance de ceux qui ne se plient pas devant le silence. […] Le sommet des présidents des conférences épiscopales, qui s’ouvre le 21 février en présence du Saint-Père, est une occasion historique de traiter non seulement le problème des abus sexuels sur mineurs, mais également le thème de la corruption morale, qui inclut toute violation de la loi divine et naturelle, à commencer par le terrible fléau de l’homosexualité. L’Église ne craint pas la vérité, car elle proclame au monde la vérité de sa tête et de son fondateur, Jésus-Christ. C’est surtout vers lui que nous nous tournons avec cet acte symbolique pour que, en ces temps calamiteux, il vienne au secours de notre faiblesse et avec un seul mot, qu’il sauve son Église ».

Puis une conférence de presse s’est tenue à 15 h 15 à la salle de la Presse étrangère, via dell’Umiltà. Rome n’est pas la France : de très nombreux journalistes interrogeaient les intervenants (dont le professeur Roberto De Mattei, de la Fondation Lépante). Nous reproduisons l’intervention de Jean-Pierre Maugendre, de Renaissance Catholique, qui a répondu à la question : « Un des organisateurs de cette rencontre [des présidents de Conférences épiscopales], le cardinal Blase Cupich, archevêque de Chicago, a déclaré, dans un entretien avec The Tablet, que la fin de ce sommet marquerait le début d’une réforme générale de l’Église. Qu’en pensez-vous ? ».

J.-P. M. : Que l’Église ait besoin d’une réforme, personne n’en disconvient. Encore faut-il savoir quels sont les principes qui présideraient à cette réforme. En effet, inéluctablement, les principes déploient leurs conséquences logiques. Or il ne semble pas que les organisateurs du prochain Synode [la réunion des présidents des conférences épiscopales] aient l’intention de revenir sur les principes qui ont mené la sainte Église de Dieu à la situation tragique qu’elle vit aujourd’hui.

Il est à craindre que ne soit toujours d’actualité la réflexion pleine de bon sens de Jacques-Bénigne Bossuet, alors évêque de Meaux, à la fin du XVIIe siècle : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Quelles sont donc les causes des effets que nous déplorons ?

Alors que 80 % des actes de pédophilie récemment dénoncés sont de nature homosexuelle, un silence assourdissant accompagne l’observation de cette réalité. Or seule la vérité libère (Jn VIII, 32). Cette vérité est que « Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés. Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas. » (CEC §2357). Il y a cinquante ans, dans un ouvrage récemment réédité, Jean Madiran avait dénoncé l’Hérésie du XXe siècle qui était, d’abord selon lui, celle des évêques qui avaient renoncé à enseigner la loi naturelle, qui est l’autre nom de la loi de Dieu.

À celui qui vient lui demander : « Que dois-je faire pour entrer dans la vie éternelle ? » le Seigneur répond d’abord : « Si tu veux entrer dans la vie éternelle observe les commandements » et Il lui rappelle les commandements du Décalogue (cf. Matt XIX, 16-19). Or comme l’affirme la sagesse populaire : « Qui ne dit mot, consent. » L’Église semble s’être ralliée, par un silence complice, à une banalisation de l’homosexualité.

Il n’y a là rien de nouveau. Depuis deux mille ans, l’Église est confrontée à la tentation de se conformer à l’esprit du Monde nonobstant l’admonestation de saint Paul : Nolite conformari huic saeculo (« Ne vous modelez-pas sur ce monde-ci », Rom XII, 2). L’esprit de conciliation avec le monde a vidé les dogmes de leur substance, ravagé la liturgie, réduit la morale à un vague sentimentalisme, annihilé tout esprit missionnaire, enfin réduit l’Église à ne plus aspirer à être qu’un vague Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle (MASDU).

Toute prétendue réforme de l’Église serait vouée à l’échec si elle n’était pas d’abord une réforme non seulement théocentrée mais plus essentiellement Christo centrée. À cet égard, le rétablissement du sacerdoce catholique dans sa réalité sacrificielle et oblative est l’urgence de l’heure. Simples laïcs du bout du banc, nous sommes les témoins atterrés et meurtris de la désacralisation du sacerdoce catholique. Au jeune garçon à qui il demandait son chemin, le curé d’Ars lui promit de lui montrer le chemin du Ciel. C’est la seule réforme de l’Église à laquelle nous aspirions : celle qui, enfin, indiquera clairement les chemins du Ciel et donnera au peuple chrétien les moyens de surmonter ce chemin semé d’embûches.

Burke, Brandmüller : « Où va l’Église » ?
Download PDF

Notre confère L’Homme nouveau vient de publier une lettre ouverte que les cardinaux Burke et Brandmüller adressent à leurs confrères présidents des conférences épiscopales du monde, à la veille de leur réunion à Rome, autour du Pape, le 20 février. Le ton est dramatique : « Où va l’Église ? ». Les cardinaux préconisent, au-delà des horribles péchés de pédophilie, d’éradiquer la plaie de l’homosexualité. Quant au fondement de la crise, il est doctrinal : on s’est éloigné dans l’Église de la vérité de l’Évangile.

*

Lettre ouverte aux Présidents des conférences épiscopales

Chers Confrères, Présidents des conférences épiscopales,

Nous nous adressons à vous avec une grande tristesse.

Le monde catholique est désorienté et se demande avec angoisse : où va l’Église ?

Face à la dérive en cours, il semble que le problème se réduise à celui des abus sur les mineurs – un crime horrible, tout particulièrement quand il est commis par un prêtre – mais qui n’est qu’un élément d’une crise bien plus vaste. Telle une plaie, la cause homosexuelle se répand dans l’Église, promue par des réseaux organisés et protégée par un climat de complicité et d’omertà. Les racines de ce phénomène se trouvent évidemment dans ce mélange de matérialisme, de relativisme et d’hédonisme qui refuse absolument l’existence d’une loi morale absolue, c’est-à-dire qui ne souffre pas d’exceptions.

On accuse le cléricalisme d’être responsable des abus sexuels, mais la première et principale responsabilité du clergé n’est pas dans l’abus de pouvoir, mais dans le fait de s’être éloigné de la vérité de l’Évangile. La négation, y compris publique, dans les paroles comme dans les actes, de la loi divine et naturelle, est à la racine du mal qui corrompt certains secteurs de l’Église.

Face à cette situation, cardinaux et évêques se taisent. Vous tairez-vous également lors de la réunion convoquée ce 21 février au Vatican ?

Nous sommes de ceux qui ont interpellé le Saint-Père en 2016 sur les dubia qui divisaient l’Église à l’issue des conclusions du Synode sur la famille. Aujourd’hui, ces dubia non seulement n’ont pas reçu de réponse mais s’inscrivent dans une crise de la foi bien plus générale. Nous voulons par conséquent vous encourager à faire entendre votre voix et à proclamer l’intégrité de la doctrine de l’Église.

Nous invoquons le Saint-Esprit pour qu’il assiste l’Église et éclaire les pasteurs qui la guident. Un acte décisif est aujourd’hui urgent et nécessaire. Nous mettons notre confiance dans le Seigneur qui a promis : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).

+ Walter Card. Brandmüller, + Raymond Leo Card. Burke

Sur TV Libertés : christianophobie, l’Église dans la tempête, spiritualité du Carmel
Download PDF

Pour le 114ème épisode de l’émission Terres de Mission sur TV Libertés, Guillaume de Thieulloy a reçu Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l’Observatoire de la christianophobie pour des commentaires sur les actes antichrétiens commis en France au début du mois de février 2019 et un bilan de la christianophobie en 2018. Puis Constance Prazel, déléguée générale de la Fondation de Service Politique, présente le dernier numéro de la revue Liberté politique sur l’Église dans la tempête. Enfin, Frère Baptiste de l’Assomption, jeune carme de la province de Toulouse, évoque la vie des religieux carmes et la spiritualité du Carmel.

Club des hommes en noir : cinquième épisode…
Download PDF

Pour ce cinquième épisode du Club des hommes en noir, enregistré le mercredi 16 janvier 2019 et réalisée par Odon de Cacqueray, Philippe Maxence, directeur de L’Homme Nouveau, reçoit ses invités habituels, les abbés Claude Barthe, Grégoire Celier, Guillaume de Tanoüarn et le journaliste Daniel Hamiche, pour un libre échange sur trois thèmes d’actualité : les changements dans l’équipe de communication du Saint-Siège, la succession du pape François et la personnalité du cardinal philippin Luis Antonio Tagle, et une question doctrinale complexe et délicate à propos d’un réponse de la congrégation de la doctrine de la foi sur une question qui lui a été posée sur la stérilisation…

 

Club des Hommes en Noir : « La pastorale, c’est quoi ? »
Download PDF

Pour ce quatrième épisode du Club des Hommes en Noir, avec les abbés Claude Barthe, Grégoire Celier et Guillaume de Tanouärn, ainsi que Daniel Hamiche, et sous la baguette de Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, voici la troisième partie, enregistrée le 5 décembre, qui répond à la question : « La pastorale, c’est quoi ? »

Pour aider au financement et à la réalisation de telles vidéos, on peut offrir des étrennes – c’est permis jusqu’au 31 janvier, et même après… : c’est ici !

Diocèse de Cahors : novation canonique surprenante
Download PDF

Nous avions signalé comment, dans les diocèses de France, qui deviennent des diocèses sans prêtres, étaient de plus en plus souvent crées des ÉAP (Équipes d’Animation Pastorales), constituée de laïcs. Un étrange canon du Code de 1983, qui a toujours beaucoup ému les canonistes sérieux, le canon 517 § 2, prévoit qu’en raison de la pénurie de prêtres, l’évêque peut confier « une participation à l’exercice de la charge pastorale d’une paroisse », participationem in exercitio curæ pastoralis, à un diacre, à une autre personne non prêtre, ou à une communauté de personnes, cependant qu’un prêtre – résidant généralement non loin de la paroisse – est nommé modérateur de la paroisse avec pouvoirs et facultés de curé. Une communauté de laïcs peut donc ainsi avoir une participation à l’exercice de la charge pastorale d’une paroisse, communauté qu’on a pris l’habitude de qualifier d’Équipe d’Animation Pastorale. Mais dans certains diocèses (c’est le cas du diocèse de Cahors, dirigé pourtant par un évêque à réputation de “classique”), le champ de ce canon est élargi : les ÉAP, peuvent être instituées dans toutes les paroisses, y compris celles ayant encore à leur tête un curé en titre.

Un autre phénomène de flou canonique, toujours expliqué par la pénurie de prêtres, se manifeste dans certains diocèses, au niveau de l’organigramme du diocèse. Il faut savoir qu’outre les conseils qui entourent l’évêque, c’est-à-dire le conseil presbytéral, qui représente les prêtres du diocèse, le conseil pour les affaires économiques, et éventuellement le conseil pastoral composé surtout de laïcs, le Code de droit canonique (canon 473 § 4) permet, si l’évêque le juge bon, de constituer un « conseil épiscopal composé des vicaires généraux et des vicaires épiscopaux », qui est, comme les autres conseils, une simple instance de consultation, lorsque cette instance existe. Dans certains diocèses (Arras, Angoulême, Orléans, Meaux), les évêques ont pris l’habitude extra canonique de nommer des laïcs, assurément pour être informés par eux de la vie du diocèse, mais qui, par le fait, connaissent des grandes décisions épiscopales sur lesquelles ils donnent leur avis. Il reste que ces conseils épiscopaux sont de simples organes de consultation.

Dans le diocèse de Cahors, existait jusqu’à présent un conseil épiscopal très classique, répondant aux indications du Code de Droit canonique (sauf que les vicaires épiscopaux n’existant pas dans le diocèse, ils y étaient remplacés par des curés d’une certaine importance). Le site du diocèse en donnait cette définition irréprochable : « Composé des plus proches collaborateurs de l’évêque, sa mission est fixée par le canon 473, § 4. Il se réunit autour de l’évêque pour donner les impulsions pastorales au diocèse, régler les problèmes, prévoir les nominations de prêtres, les embauches de laïcs, prendre les décisions qui s’imposent pour la bonne gestion financière des affaires du diocèse. Après l’écoute et la consultation de ses différents conseils (épiscopal, presbytéral, économique.), l’évêque reste seul et unique décideur dans la gestion du diocèse ». À l’heure actuelle, cette définition est toujours consultable.

Mais voici que par une nouvelle décision, du 8 décembre 2018, Mgr Laurent Camiade change la donne. À l’occasion du renouvellement des conseillers, il est donné une nouvelle définition, qui évite – et pour cause – de citer le canon 473, § 4, dans laquelle le conseil épiscopal devient une « structure de gouvernement », un peu semblable au conseil des ministres dans la République : « Le conseil épiscopal est une structure de gouvernement du diocèse. Il est composé des plus proches collaborateurs de l’évêque. L’évêque réunit son conseil épiscopal pour donner les impulsions pastorales au diocèse, régler les problèmes, prévoir les nominations de prêtres ou de laïcs, prendre les décisions qui s’imposent en vue du bien de tous. Il se réunit au moins deux fois par mois ».

Et en outre, dans cette structure nouvelle, il intègre deux dames, l’une animatrice pastorale, et l’autre de la commission diocésaine d’art sacré, personnes très recommandables, mais auxquelles il est ainsi donné de participer à une « structure de gouvernement du diocèse ». On imagine que l’évêque se réservera malgré tout de prendre in fine, par lui-même, les décisions et notamment de faire les nominations en règle. Tout de même…

Rumeurs sur la FSSPX et la suppression d’Ecclesia Dei…
Download PDF

La rumeur de la suppression prochaine de la Commission Ecclesia court à Rome. Et cela sous les yeux même de Benoît XVI encore vivant. Nos amis de Messa in Latino viennent de la relayer et, avec des précisions, le vaticaniste Marco Tosatti aussi…

On se perd en conjectures sur les raisons qui pourrait justifier une telle suppression. Diverses hypothèses convergentes pourraient l’expliquer, elles ne s’excluent d’ailleurs pas les unes des autres :

. Autour du Pape, s’agite une tendance favorable à la réduction de Summorum Pontificum au monde lefebvriste.

. Plus directement, la Commission Ecclesia Dei est aujourd’hui considérée comme ayant échoué dans ce qui était son objet principal pour Jean-Paul II comme pour Benoît XVI : la négociation d’une solution canonique avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). L’élection de Don Pagliarani à la tête de la FSSPX et sa récente visite à Rome, se concluant par un renvoi aux calendes grecques de cette reconnaissance canonique, ont été perçues comme actant l’échec des longues négociations menées par Mgr Pozzo.

. Hypothèse que renforce Messa in Latino dans un paragraphe en rouge : la FSSPX a toujours considéré, bien légèrement, la Commission Ecclesia Dei comme un ennemi à abattre. Dans le même sens, le blogue de L’Homme nouveau souligne l’intérêt que croit avoir la FSSPX à cette suppression : « La Fraternité Saint-Pie-X voudrait la suppression de la Commission Ecclesia Dei ». Il est vrai que la Commission a été créée il y a 30 ans par le motu proprio Ecclesia Dei adflicta, pour contrer l’effet des sacres de quatre évêques accomplis par Mgr Lefebvre, mais elle a, au fil des années, grandement servi aux autres communautés attachées à la liturgie et à la discipline traditionnelles.

Il est toujours apparu à la FSSPX comme humiliant de traiter avec la Commission Pozzo, instrument du “ralliement” de nombreux prêtres et communautés. La FSSPX entend discuter, de puissance à puissance, avec la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Mais fait de mettre la FSSPX entre les mains de la Congrégation pour la doctrine de la Foi serait l’enterrement de la « solution François », pape qui n’a pas de souci doctrinal, mais seulement de realpolitik.

Messe de Minuit à Somain pour les Gilets Jaunes (vidéo)
Download PDF

La Messe a été célébrée  sur un Rond-Point à Somain, département du Nord, en présence d’environ 250 Gilets Jaunes…

Club des Hommes en Noir : « Abus sexuels : que fait l’Église ? »
Download PDF

Pour ce quatrième épisode du Club des Hommes en Noir, avec les abbés Claude Barthe, Grégoire Celier et Guillaume de Tanouärn, ainsi que Daniel Hamiche, et sous la baguette de Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, voici la deuxième partie, enregistrée le 5 décembre, qui répond à la question : « Abus sexuels : que fait l’Église ? »

Pour aider au financement et à la réalisation de telles vidéos, on peut donner une “offrande de Noël” ou des “étrennes”… : c’est ici !

 

Le Conseil des cardinaux réduit à six
Download PDF

Après cinq années de présence, trois membres du conseil des neuf cardinaux désignés par le pape pour travailler à la réforme de la  Curie, ont été remerciés – au sens propre et peut-être au sens figuré – par le Souverain pontife apprend-t-on au détour d’un point de presse de Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Vatican, sur la 27ème réunion de ce conseil qui s’est tenue le 10 décembre. Les sortants sont les cardinaux George Pell – dont les affaires se présenteraient mal en Australie selon le Washington Post –, Francisco Javier Errázuriz Ossa – accusé d’avoir couvert des affaires d’abus sexuels sur des mineurs au Chili – et de Laurent Monsengwo Pasinya devenu archevêque émérite de Kinshasa le 1er novembre dernier. « Pour le moment, aucune nomination de nouveaux cardinaux membres n’est envisagée », précise Vatican News du 12 décembre.

Club des Hommes en Noir : « Gilets Jaunes, silence de l’Église ? »
Download PDF

Pour ce quatrième épisode du Club des Hommes en Noir, avec les abbés Claude Barthe, Grégoire Celier et Guillaume de Tanouärn, ainsi que Daniel Hamiche, sous la direction de Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, voici la première partie, enregistrée le 5 décembre, est consacrée aux Gilets Jaunes et à l’étrange silence de l’épiscopat français…

Pour aider au financement et à la réalisation de telles vidéos, on peut donner une “offrande de Noël” : c’est ici !

 

Quel est le pays ou 90 % des catholiques vont à la Messe ?
Download PDF

Et non, ce n’est pas la Pologne, c’est… le Pakistan ! Il est vrai que le nombre de chrétiens dans ce pays est très faible : environ 1,7 % d’une population massivement musulmane. Toutefois, la présence de chrétiens sur ce territoire est attestée entre le Ier et le IIIe siècle : une croix datée de cette période a été découverte en 1935 sur le site archéologique de Taxila, à 32 km au nord-ouest d’Islamabad. C’est dire qu’il y avait des chrétiens dans ce qui est aujourd’hui le Pakistan, bien avant l’arrivée des musulmans. Ces chrétiens se composent de 1,5 million catholiques et de 4,5 millions de protestants. C’est Mgr Joseph Arshad, archevêque d’Islamabad-Rawalpindi et président de la  Conférence des évêques du Pakistan qui, dans un entretien accordé à Ayuda a la Iglesia Necisitada (Aide à l’Église en détresse), a signalé que 90 % des catholiques vont à la Messe tous les dimanches, alors qu’il manque d’églises et de prêtres !

« Le Club des hommes en noir » : L’Église a-t-elle inventé le Purgatoire ?
Download PDF

Pour ce troisième épisode, enregistré le 7 novembre, et sous la houlette de Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, un troisième et dernier thème est abordé : L’Église a-t-elle inventé le Purgatoire ? Avec : l’abbé Grégoire Celier, Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, l’abbé Claude Barthe, vaticaniste, le R.P. Jean-François Thomas, S.J., l’abbé Hervé Benoît, prêtre diocésain, et Daniel Hamiche, administrateur de Riposte Catholique.

Le cardinal Newman canonisé en 2019 ?
Download PDF

La Congrégation pour la cause des saints vient de reconnaître un deuxième miracle attribué à l’intercession du cardinal John Henry Newman (+ en 1890). Béatifié en 2010 par le pape Benoît XVI, Newman pourrait donc être canonisé dans le cours de l’année prochaine.

« Le Club des hommes en noir » : Les évangéliques, qui sont-ils ?
Download PDF

Pour ce troisième épisode, enregistré le 7 novembre, et sous la houlette de Philippe Maxence, rédacteur en chef de L’Homme Nouveau, un deuxième thèse est abordé : Qui sont les évangéliques ? Quel rôle jouent-ils ? Avec : l’abbé Grégoire Celier, Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, l’abbé Claude Barthe, vaticaniste, le R.P. Jean-François Thomas, S.J., l’abbé Hervé Benoît, prêtre diocésain, et Daniel Hamiche, administrateur de Riposte Catholique.

 

Rencontre entre le cardinal Ladaria Ferrer et l’abbé Pagliarani
Download PDF

Comme on peut l’imaginer, nos informateurs romains sont sur le qui-vive. Après la réunion de ce matin avec Mgr Guido Pozzo, l’abbé Davide Pagliarani, supérieur général de la FSSPX, sera reçu ce soir, dans quelques heures, par le cardinal Luis Ladaria Ferrer, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, et à ce titre président de la Commission Ecclesia Dei…

Traduire le site »