Revue Presse
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Appel à une politique de prévention de l’avortement
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L’avortement est un problème de santé publique qui requiert une politique active de prévention. Cet Appel est adressé aux candidats et responsables politiques, en particulier MM. Fillon et Juppé.

Le recours massif à l’avortement est un problème social et de santé publique auquel la société doit répondre par une politique de prévention.

Signer l’appel de l’ECLJ avec Gregor Puppinck

 

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Nouvelle vidéo de la Fondation Lejeune pour la journée mondiale de la trisomie 21
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Pour l’édition 2016 de la Journée mondiale de la trisomie 21 (21 mars), la Fondation Jérôme Lejeune lance une nouvelle campagne de communication How do you see me : cette vidéo est le fruit d’une collaboration entre plusieurs associations réunies autour de la Fédération italienne CoorDown et de l’agence de communication Saatchi & Saatchi.

La célèbre actrice Olivia Wilde (qui a notamment joué dans Docteur House), apporte une touche magique qui contribue à rendre le message plus fort.

Le personnage principal de la vidéo est Anna Rose, une jeune femme atteinte de trisomie 21 qui raconte sa vie telle qu’elle la voit et la souhaite : pleine de sens et de possibilités, pleine d’amitiés et d’amour, mais aussi de défis et de difficultés. A l’écran, sa vie est jouée par l’actrice Olivia Wilde. La métaphore entend inspirer la réflexion sur la manière dont les personnes atteintes de trisomie 21 se voient elles-mêmes, tout en suggérant les préjugés et la discrimination auxquels elles font face, basés sur les idées préconçues de la société et des attentes stéréotypées.

Un regard peut être amical, encourageant, respectueux ou froid, dévalorisant et même discriminatoire. Un regard peut soit offrir une opportunité et favoriser l’insertion des personnes trisomiques, soit enfermer la personne et renforcer les préjugés. Ce regard, bienveillant ou dévalorisant, est le thème de la 11ème édition de la Journée mondiale de la trisomie 21.

La vidéo en ligne

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La Journée mondiale de la trisomie 21 est un événement international – officiellement reconnu par une résolution de l’ONU – créé dans le but de faire mieux connaître la trisomie 21 et de promouvoir une nouvelle culture de la diversité, du respect et de l’inclusion sociale des personnes atteintes de trisomie 21.

Forum UN DE NOUS : un immense succès pour l’événement de lancement de la Fédération
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Ce samedi 12 Mars, la Fédération UN DE NOUS a organisé son 1er Forum pour la vie à Paris (salle Gaveau). 1 200 participants de 28 pays européens, 31 organisations nationales, 150 bénévoles, 20 intervenants, de hauts responsables politiques, de la santé et des experts juridiques : cette journée fut une véritable réussite.

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Eugénisme, recherche sur l’embryon, gestation pour autrui, euthanasie, transhumanisme : les défis sont nombreux à relever par cette nouvelle force pour la vie en Europe.

Pour Jaime Mayor Oreja, Président de la Fédération UN DE NOUS et Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune (membre de la Fédération et organisatrice du Forum),

« la Fédération s’appuie sur l’élan généré par le grand succès populaire de l’Initiative citoyenne européenne UN DE NOUS pour protéger l’embryon, soutenue par 2 millions de citoyens européens. Trop de pressions partisanes et mercantiles pèsent sur les législateurs pour encourager les fan­tasmes de l’homme augmenté, de la maternité sous-traitée, de l’enfant parfait et de la mort de la mort, qui petit à petit tuent notre civilisation judéo chrétienne. Ce Forum est l’acte fondateur d’une nouvelle Europe pour la vie».

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Le premier Prix UN DE NOUS a été donné à un « héros ordinaire de la vie » : la lauréate est une jeune femme thaïlandaise, Pattaramon Chabua, ma­man d’un bébé atteint de trisomie 21, qui a bouleversé l’opinion pendant l’été 2014 une émotion internationale suite à la révélation de son histoire : conçu dans le cadre d’un contrat de GPA, il aurait pu être avorté, car le couple commanditaire ne souhaitait garder que sa jumelle.

La cérémonie remise du prix de la vie fut d’une intensité émotionnelle inouïe ; une émotion qui s’est prolongée avec la présentation de la première Symphonie de la vie, dédiée à Jérôme Lejeune, qui sera jouée aux prochains JMJ en Pologne.

Pour vous approprier pleinement l’événement : les vidéos, les compte-rendus et les photos de l’événement seront mis en ligne sur les comptes Twitter, Facebook et la lettre d’information de la Fédération.

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La Fondation Jérôme Lejeune, qui a porté l’organisation de ce Forum européen, a engagé un lourd budget. Compte tenu de son ampleur, de l’importance des délégations étrangères et de la présence de nombreux responsables politiques, mais aussi pour tous les projets futurs, elle fait appel à votre générosité.
>> https://www.helloasso.com/associations/fondation-jerome-lejeune/collectes/un-de-nous-2

Hausse des violences contre les chrétiens, les homosexuels et les femmes dans les centres d’asile pour migrants en Allemagne
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Selon le journal Die Welt, la violence à l’égard des minorités ethniques et religieuses, mais aussi des femmes continue d’exploser dans les centres d’hébergement pour migrants en Allemagne. Les hommes musulmans déchirent les Bibles, agressent les chrétiens, harcèlent sexuellement les femmes et les enfants et rouent de coups les homosexuels. Les militants des droits de l’homme appellent les autorités à faire cesser cette situation, bien obligés de constater la multiplication des méfaits.

Les chrétiens en proie à la violence des musulmans dans les centres d’asile pour migrants en Allemagne

Une association de chrétiens orientaux a lancé une pétition qui a recueilli quelques 17.000 signataires à la suite de l’agression d’un chrétien assyrien par un musulman dans un centre d’accueil de Stuttgart. Adressée à la mairie, elle demandait le déplacement des chrétiens vers Stuggart-Neugereut de manière à les protéger d’une persécution dont rien ne permet de penser qu’elle cessera. Le conseil municipal a approuvé l’ouverture d’un centre d’accueil séparé qui pourra accueillir 30 chrétiens dès la fin du mois d’avril. Pour Martin Lessenthin, président de la Société internationale des Droits de l’homme, la persécution systématique des chrétiens et des Yézidis dans tous les centres d’accueil aboutit inévitablement à la séparation des migrants par communautés.

Multiplication de l’hébergement séparé pour les femmes, les homosexuels et les chrétiens

C’est même déjà obligatoire dans le cas de minorités très vulnérables, telles les femmes Yézidis, utilisées comme esclaves sexuelles par l’Etat islamique. Au nombre d’environ 1.100, elles sont secrètement hébergées un peu partout en Allemagne afin d’échapper à la prédation de « réfugiés » musulmans sympathisants de l’Etat islamique. Deux cents d’entre elles vivent cachées à Fribourg. Mais elles ne sont pas encore totalement à l’abri de représailles de la part de militants de l’Etat islamique, ainsi que le fait remarquer Klaus Peter Murawski, secrétaire d’Etat et chef de la chancellerie de Bade-Wurtemberg. Ainsi en début de semaine, un chef de l’Etat islamique a été repéré dans une maison d’accueil pour immigrants.

Pour l’éditorialiste anglais Owen Jones du Guardian, l’« extrême droite » est responsable de l’instabilité en Europe : elle serait coupables d’assimiler les migrants islamiques d’aujourd’hui aux Juifs décriés au temps du nazisme. Elle en profite en même temps, se nourrissant déjà du désespoir engendré par la crise économique et de la réaction négative à l’égard des réfugiés fuyant la violence du Moyen-Orient.

Serait-ce donc cette « extrême droite » qui fomenterait les persécutions dans les centres d’accueil ? Pour une fois, même la presse aura du mal à le faire croire.

Nicklas Pélès de Saint Phalle

 

Source RéinformationTV

Le Grand Imam de al-Azhar invité au Vatican
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Pour commenter ce post nous ne pouvons que renvoyer à la lettre de Mgr Roland

 

Le Grand Imam de al-Azhar (Le Caire) est invité officiellement au Vatican pour rencontrer le pape François.

Mgr Miguel Angel Ayuso Guixot, secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et le nonce apostolique en Égypte, Mgr Bruno Musarò, se sont rendus à al-Azhar, à la prestigieuse institution musulmane sunnite du Caire.

La délégation a été reçue mardi 16 février par le Abbas Shuman, adjoint du Grand Imam, le cheikh Ahmed Mohamed el-Tayeb, annonce le Saint-Siège.

Mgr Ayuso a remis une lettre du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans laquelle il invite le Grand Imam à venir à Rome pour rencontrer officiellement le pape François.

La rencontre s’est passée « dans une atmosphère de grande cordialité », la nécessité d’une « reprise du dialogue entre les deux institutions, comme le souhaitent le pape François et plusieurs personnes de bonne volonté », a été discutée.

Les deux parties se sont mises d’accord sur « l’importance de poursuivre et de renforcer ce dialogue pour le bien de l’humanité ».

Le pape s’énerve !
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En fait, il semble surtout qu’il a eu peur pour un petit qu’il écrasait. Mais les médias aiment vendre ! Cela dit, la starisation a ses limites

pape s'énerve

Qui bombarde Alep ?
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Dans la guerre de propagande entre la Russie, la Turquie et les Etats-Unis, il n’est pas facile de démêler le vrai du faux. Voici le message du 14 février de Mgr Georges Abou Khazen, Vicaire apostolique d’Alep :

“Je vous écris d’Alep où nous sommes depuis quelques jours sous les bombardements continus sur les civils, causant des morts, des blessés et des destructions, rien que la nuit dernière nous avons eu dans nos quartiers quatre morts et quinze blessés, sans compter les maisons et les appartements endommagés!

Ces bombardements sont effectuées par des groupes appelés «opposition modérée» et en tant que tels défendus, protégés et armés, mais en réalité, ils ne diffèrent pas des autres djihadistes sauf par le nom. 

Ils semblent avoir eu le feu vert pour intensifier leurs bombardements sur les civils. Peut-être veulent-ils faire échouer les négociations de paix?! Ou faire intervenir des forces régionales et empêcher l’armée régulière de progresser et de libérer la région contre le terrorisme et les djihadistes?! Nous lançons un appel pour mettre fin à ces bombardements et encourager les parties à s’asseoir à la table de négociation, et pour que les Syriens résolvent avec le dialogue leurs problèmes entre eux.

Que le Seigneur nous donne la paix. Grâces et salutations.”

Source Le salon Beige

L’avortement, le débat n’est pas clos pour Mgr Castet
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Mgr Castet a rappelé que le débat sur l’avortement n’est pas clos :

“Chers amis, chers auditeurs de RCF, chaque société, chaque civilisation, chaque culture délimitent un champ de l’obscène. C’est-à-dire le champ des réalités que l’on ne peut ni désigner, ni évoquer au risque de se trouver ridiculisé, marginalisé ou même incriminé. Pour notre société, il en est ainsi de l’avortement.

Qu’on se le dise : le débat est clos et le reprendre serait vouloir mettre à bas un avantage acquis ou encore nier la liberté de celles qui ont fait ce choix. Plus encore, susurre la conscience culpabilisatrice, ce serait manquer de compassion. Le débat est clos, claironnent les beaux penseurs. Point.

Et pourtant, comme disciples du Christ, pouvons-nous nous taire et nier le caractère sacré et inviolable de la vie, don de Dieu ? Pouvons-nous tourner le dos à l’enseignement évangélique et à la tradition constante de l’Eglise ? Ne confondons pas la compassion nécessaire, les accompagnements que l’Eglise a toujours vécus et la nécessité de dire la vérité quoiqu’il en coûte.”

Les poissons roses, ces nouveaux cathos de gauche
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Issus, comme nombre d’autres initiatives des grandes manifs de 2013, les Poissons roses sont l’aile gauche de la défense anthropologique chrétienne. Revendiqués et assumés comme tels, anti-libéraux, dirigistes pour faire le bonheur des gens malgré eux, oui ils sont bien de gauches, idéalistes, mais cependant sincèrement empreints des valeurs traditionnelles de la famille. Enfin de certaines valeurs, car en grattant un peu, nous nous apercevons assez vite que la dignité humaine trouve ses limites dans un dirigisme déresponsabilisant.

Alliés au libéral Denis Payre de “Nous citoyens” pour les dernières européennes, nous peinons à trouver entre les deux l’unité et le fil directeur d’une pensée si assumée.

France Catholique nous propose une recension de leur ouvrage programmatique. Il vaut mieux savoir que cela existe, mais nous serions intéressés de voir un débat entre ces poissons qui nous semblent plus roses que poissons et des spécialistes de doctrine sociale de l’Église.

 

Que proposent les Poissons roses ?

Le mouvement chrétien proche du PS récapitule ses idées pour changer la politique.

Les poissons roses se sont fait connaitre quand la Manif pour tous déferlait dans les rues. Ces jeunes socialistes ébréchaient la bien pensance bétonnée de la gauche. Opposés à la GPA, ils veulent réveiller l’idéologie généreuse des grandes figures tutélaires du progressisme français. Leurs références sont Emmanuel Mounier, Albert Camus et le pape François. Ils publient leur petit livre rose, A contre-courant – pour guérir la gauche et sauver la France. Ils se trouvent des airs de famille avec les altermondialistes adeptes de la décroissance, avec leurs alter ego de droite réunis dans Sens commun, avec la revue Boussole, tribune des jeunes cathos anticapitalistes. Ils proposent de remettre la personne au centre de la préoccupation sociale et politique. Leur symbole est sympathique, poissons comme les premiers chrétiens et roses comme leur parti tutélaire. « Nous avançons en bancs, frétillant de toutes nos nageoires, et revendiquons nos différences et notre identité afin d’éclairer l’avenir. La gauche institutionnelle est épuisée. Sa posture de « camp du bien » a fait long feu. Tels les garra-ruffa, ces petits poissons médecins que l’on trouve dans les rivières du Moyen-Orient, nous lui proposons d’ôter ses vieilles peaux mortes, de la guérir de sa tentation libertaire et de la faire gagner en 2017. » Ils veulent changer la vie, comme Saint-Just et le Mitterrand de 1981.

La réforme phare, c’est l’instauration d’un revenu de libre activité. On supprime toutes les aides de l’Etat et on les remplace par une allocation universelle. On alloue à toute personne un revenu forfaitaire à vie pour casser la spirale de l’assistanat et pour donner sa pleine valeur aux activités non marchandes. Je me souviens que Christine Boutin nous entretenait déjà de ce projet en 2007… Pour redonner sa vitalité à l’engagement politique, les frétillants poissons roses proposent de supprimer l’élection du président de la République au suffrage universel direct, de revenir à la proportionnelle pour les législatives, d’imposer l’adhésion à un syndicat. A l’échelon des institutions européennes, ils plaident pour la mise en œuvre de la subsidiarité, empruntée à la doctrine sociale de l’Eglise.

On voit donc se mitonner un mélange de sincères générosités, de dirigisme musclé, de convictions anthropologiques rassurantes et d’utopies charmantes. On distingue vite les faiblesses du programme. A part la réaffirmation de convictions européanistes, la politique étrangère n’est pas abordée. Robert Schuman avait pourtant placé la solidarité avec l’Afrique parmi les objectifs prioritaires du projet européen. Pas un mot sur l’immigration. Les réformes de l’Education nationale sont timides : c’est la maladie de la gauche, frileuse quand il s’agit de remettre en cause le ministère des militants. Le chantier social est abordé avec plus d’audace, mais il évoque la hausse d’impôts nécessaire. Or on sait d’expérience que les lourdes taxations anesthésient l’initiative individuelle. Cette obsession mitterrandienne de supprimer le suffrage universel direct remet en cause le génie de la Constitution gaulliste. Faire le bonheur des gens contre leur gré incite ingénument les Poissons roses à la contraindre de la vie syndicale pour tous.

Ces battements de nageoires qui pourraient « bouger les lignes » ne sont qu’une onde dans le marigot de la gauche française. Philippe Verdin

Les Poissons roses, A contre-courant, Cerf, 136 p.,10 €

Obligation des évêques pour les cas de pédophilie, une nouvelle controverse
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Un article du Figaro, rapide, se contentant d’informations de seconde main. Assez peu professionnel qui cherche sans doute à “coller à l’actualité”. Un bonne exemple de désinformation et de décrédibilisation.

Une occasion de tacler la “supposée théorie du genre”. On croirait un article de Libé !

 

Les règles en vigueur du Vatican concernant les actes de pédophilie au sein de l’Église sont claires : ses évêques n’ont « pas nécessairement » l’obligation de prévenir les autorités judiciaires. Ils peuvent simplement régler cela en interne. Ces indications sont mentionnées dans un document destiné aux nouvelles recrues, et récemment publié par le Vatican, a repéré mercredi The Guardian.

D’après ce texte, le seul devoir des évêques est, outre de de se tenir au courant des lois locales, d’informer leur hiérarchie et l’Eglise des accusations portées. Pour le Vatican, seules les victimes et leurs familles peuvent prendre la décision de signaler les abus aux forces de l’ordre. Ainsi peut-on lire dans ce texte : « Il n’incombe pas forcément à un évêque de signaler les suspects aux autorités, à la police ou à un procureur s’ils sont informés d’un crime ou d’un acte immoral ».

Ces directives ont été formulées par un prêtre français controversé, Tony Anatrella. Consultant pour le Conseil pontifical pour la famille, il divise notamment en raison de ses prises de positions sur la supposée « théorie du genre ». Ce document fait partie d’un programme de formation destiné aux nouveaux évêques. Ces indications vont complètement à l’encontre de la politique du pape François en matière de pédophilie, qui appelait notamment à une « tolérance zéro ».

Une commission sur les mineurs peu influente

En janvier 2014, le souverain pontife avait qualifié les scandales qui secouent l’Eglise depuis des années de « honte de l’Eglise ». Quelques mois plus tard, le Vatican avait mis en place la commission pontificale pour la protection des mineurs. Elle est composée d’experts chargés de la protection des mineurs dans l’Eglise.

Mais cette dernière ne semble avoir joué aucun rôle dans ce programme de formation, rappelle le quotidien britannique, alors qu’elle est censé être au centre de ces questions en développant de « meilleurs pratiques » dans l’Église afin de prévenir les abus.

 

Pédophilie, réponse de Mgr Anatrella
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Mgr Anatrella assure n’avoir rien expliqué de nouveau sur la dénonciation des abus sexuels

Nicolas Senèze avec I.Media, le 12/02/2016 à 17h37

Accusé par la presse britannique d’avoir expliqué aux nouveaux évêques que la dénonciation des abus sexuels aux autorités ne serait pas obligatoire, le prélat français dénonce un « mauvais procès ».

Dans un entretien à l’agence romaine I.Media, Mgr Tony Anatrella a assuré qu’il n’a « jamais été question de ne pas signaler à la police les délits sexuels sur mineurs », contrairement à des titres de la presse britanniques affirmant que, dans un cours donné aux nouveaux évêques, à Rome, il aurait dévoilé de « nouvelles règles » du Vatican en la matière.

« Il faut prendre le temps de lire l’ensemble de mon texte », explique le prélat français, également consulteur et collaborateur auprès de divers dicastères romains qui dénonce un « mauvais procès » à son égard.

De son cours de 40 pages donné en septembre aux évêques récemment ordonnés, la presse britannique a en effet extrait un paragraphe intitulé « En cas de délit ou de crime sexuel que doit faire l’évêque ? » où Mgr Anatrella décrit les procédures canoniques à suivre, prévues par le Code de droit canonique et réactualisées par les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François.

« Il doit exister une coopération entre les tribunaux ecclésiastiques et les autorités policières »

Il y rappelle en outre l’obligation donnée par Benoît XVI aux évêques de signaler à la justice locale les cas d’actes de pédophilie, et salue les récentes décisions du pape François de créer la Commission de protection des mineurs dans l’Église et un tribunal pour juger les évêques qui auraient couvert des prêtres coupables d’actes pédophiles, sans les signaler à la justice civile, ni à la justice ecclésiale.

« Pour l’Église, il est évident qu’il doit exister une coopération entre les tribunaux ecclésiastiques et les autorités policières et judiciaires concernant ces délits et ces crimes, » assure Mgr Anatrella. « Dans tous les cas et en respectant la présomption d’innocence, insiste-t-il, l’autorité ecclésiale se doit de procéder à un signalement auprès des services compétents selon les procédures en vigueur. » Il ajoute : « Nous sommes dans des sociétés de droit qui nous obligent à agir selon leurs règles en la matière. »

« Rien de nouveau par rapport à ce qui a été dit auparavant »

« On m’accuse à tort, alors que j’explique la procédure à suivre selon les lois civiles de chaque pays et les lois canoniques de l’Église », s’étonne le prélat français qui précise son propos dans le fameux paragraphe extrait par la presse.

« Je disais dans ce paragraphe que l’évêque ou son représentant va d’abord inciter le mineur victime et sa famille à porter plainte auprès de la police. S’ils ne le font pas, alors il revient à l’autorité ecclésiastique de faire un signalement. »

Dans ce séminaire de formation, Mgr Anatrella ne dit donc « rien de nouveau ou de différent par rapport à ce qui a été dit auparavant par les institutions ecclésiastiques compétentes », a réagi pour sa part, vendredi 12 février, le P. Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Source I. Media

Le Mexique condensé des problématiques qui préoccupent le pape
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C’est l’AFP qui le rapporte !

 

Le pape François débutait samedi une visite de cinq jours au Mexique, deuxième pays le plus catholique au monde victime d’une violence endémique, lors d’un voyage déjà marqué par sa rencontre historique avec le patriarche orthodoxe russe Kirill.

Au lendemain d’un accueil enthousiaste à Mexico par des milliers de fidèles, et un orchestre mariachi, le pape François devait entamer un programme très dense par une réunion au Palais national avec le président Enrique Pena Nieto.

“Qu’il vienne mettre de l’ordre. Le Mexique est l’un des pays les plus catholiques du monde, non? Alors que le pape leur dise aux gouvernants qu’ils trouvent une solution une fois pour toute à la pauvreté, aux problèmes de migration, aux abus de pouvoir”, déclarait vendredi Rogelio Cantu, un avocat de 57 ans sorti dans la rue pour apercevoir le souverain pontife.

Le pape s’était auparavant arrêté à Cuba pour un face-à-face sans précédent avec le patriarche orthodoxe russe, près de mille ans après le schisme entre chrétiens d’Orient et d’Occident.

Samedi, ce sera la première fois qu’un président mexicain recevra dans le palais national le chef de l’église catholique, un geste symbolique dans un pays fervent qui n’a cependant rétabli des relations diplomatiques avec le Vatican qu’en 1992, et possède une longue tradition laïque.

 

La présence de François dans ce lieu vient refermer un chapitre. “Durant très longtemps, au XIXe siècle et une bonne partie du XXe, les relations avec le Vatican ont été tendues, voire conflictuelles” avec des lois anticléricales promulguées par le gouvernement né de la révolution, a reconnu l’ambassadeur du Mexique au Vatican, Mariano Palacios Alcocer.

De fait, la visite du pape au Mexique a été demandée avec insistance par le gouvernement de Pena Nieto, fortement critiqué ces dernières années pour la situation des droits de l’Homme et la disparition emblématique des 43 étudiants d’Ayotzinapa.

Après la rencontre avec le président, le souverain pontife visitera la cathédrale située sur la place centrale du Zocalo, avant de diriger dans l’après-midi une messe à la Basilique de Guadalupe.

“La rencontre du pape avec la Vierge de Guadalupe sera monumentale. C’est un grand dévot de la vierge et Guadalupe est non seulement une reine au Mexique mais aussi une impératrice en Amérique” estime Andrew Chesnut, professeur d’études religieuses à l’Université de Virginia Commonwealth, aux Etats-Unis.

– Pauvreté, migration et violence –

Encore sous le choc après la mort de 49 détenus lors d’une mutinerie dans la prison de Monterrey, au nord-est du pays, le Mexique condense actuellement des problématiques qui préoccupent le souverain pontife : une société inégale où la moitié de la population est pauvre, un pays livré à la violence du narcotrafic et dans lequel des milliers de migrants vivent un calvaire en tentant de rejoindre clandestinement l’Eldorado américain.

 

“Le Mexique de la violence, de la corruption, du trafic de drogues, des cartels, ce n’est pas le Mexique que veut notre Mère et, bien sûr, je ne veux rien cacher de cela”, a affirmé le pape quelques jours avant sa visite.

“J’essaierai d’être clair, de parler clairement” a promis le pape François vendredi dans l’avion qui le conduisait au Mexique où beaucoup attendent de lui des paroles réconfortantes face à la situation dramatique que traverse le pays.

Les choix des étapes du pape semblent à ce titre très symboliques.

Dimanche, le souverain argentin visitera Ecatepec, une ville surpeuplée à la périphérie de la capitale où les violences ont augmenté dramatiquement, avec notamment de nombreux féminicides.

Puis François se rendra ensuite au Chiapas (sud), l’Etat le plus pauvre, où vit la plus grand population indigène du pays. Le pape devrait y donner une messe en utilisant trois langues indigènes (tzotzil, tzeltal et chol) et approuver un décret pour l’emploi de ces langues traditionnelles durant les messes.

Le pape a réservé la dernière étape de son voyage à la ville frontalière de Ciudad Juarez, qui durant des années a été considérée comme la plus dangereuse au monde. Il y visitera une prison et terminera son séjour au Mexique par une très symbolique messe à la frontière qui sépare la ville d’El Paso, au Texas, frontière que des milliers de migrants tentent chaque année de franchir clandestinement

François au Mexique, l’accueil d’une star
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Arrivée de star pour le Pape sur le tarmac de l’aéroport international Benito Juarez de Mexico ce vendredi 12 février 2016 à 19h25 heure locale (2h25 heure de Rome). Son avion, un Airbus A330, est arrivé en provenance de la Havane, où le Pape s’est arrêté pendant trois heures et demi pour rencontrer pour la première fois le patriarche orthodoxe russe Cyrille. Dans un tweet, le Pape rappelle le but premier de sa venue : « Au Mexique je vais regarder Marie dans les yeux, la supplier de toujours nous regarder avec miséricorde. A Notre Mère je confie mon voyage. »

Le tarmac a été transformé en véritable scène de spectacle. Des tribunes ont été montées permettant à des milliers de Mexicains d’accueillir le Pape, au son des mariachis et des chansons populaires mexicaines. Agitant des foulards blancs et jaunes aux couleurs du Vatican, ils ont acclamé le Pape à sa sortie de la carlingue. Des danseuses en costumes traditionnels ont dansé sur la musique des mariachis. Derrière l’avion, le long d’un hangar, un mur de toile avait été dressé et supportait des photos du Mexique.

A son arrivée à Mexico, le Pape François a été accueilli par le nonce apostolique, Mgr Christophe Pierre qui est monté à bord de l’appareil pour le saluer. Après avoir descendu la passerelle, il a ensuite été  reçu par le président de la République Enrique Peña Nieto qui l’attendait en compagnie de son épouse. Quatre enfants ont alors offert un bouquet de fleurs à François qui les a bénis. Sur une petite scène, un groupe tout de blanc vêtu a alors entonné une chanson, le public allumant les briquets. Les mariachis ont pris le relais avec les danseurs. Puis, avant de quitter le tarmac, pressé par la foule pendant de nombreuses minutes, le Pape François a donné sa bénédiction à tous. Deux enfants lui ont été présentés pour recevoir une bénédiction. François a ensuite été coiffé d’un sombrero par le chef du groupe de mariachis.

Le Pape a ensuite salué les autorités présentes ainsi que le conseil permanent des évêques mexicains. Aucun discours n’était prévu lors de cet accueil officiel mais non formel. Le Pape et le président mexicain se sont toutefois entretenus pendant quelques minutes dans la salle présidentielle de l’aéroport. Le Pape passe la nuit à la nonciature apostolique, où il dîne en privé.

Autorités, évêques et Guadalupe

Le début effectif de son voyage au Mexique commence ce samedi 13 février par une visite au Palais national, situé au cœur de la capitale fédérale. Après un entretien en privé avec le chef de l’État, l’échange de cadeaux, le Pape rencontrera les autorités politiques, des représentants de la société civile et le corps diplomatique à qui il adressera un discours.

Le Pape se rendra ensuite en fin de matinée à la cathédrale, de l’autre côté de la place centrale de Mexico, où il rencontrera les évêques. En fin d’après-midi, François visitera le sanctuaire de Guadalupe, priera devant l’image de la Vierge et célébrera la messe. (XS)

 

Source Osservatore romano

L’intolérance religieuse en Europe inquiète le saint Siège
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Lors de la session de l’OSCE, Mgr Urbanczyck, représentant permanent du Saint-Siège, à la 1 089e Réunion du Conseil permanent de l’OSCE, est intervenu rapidement sur les axes des travaux du comité, soulignant les points importants pour le Vatican.

Si Zenith titre “le Saint-Siège fustige la discrimination contre les femmes”, nous peinons à voir dans le texte ci-dessous, plus qu’une préoccupation soulignée du prélat.

En revanche, il insiste nettement sur un point passé inaperçu, mais qui pourrait inspirer les gouvernements européens et particulièrement français :

En ce qui concerne plus particulièrement l’intolérance religieuse, ma délégation considère que toute forme d’intolérance et de discrimination religieuses doit être soigneusement identifiée et traitée, évitant toute sélectivité inappropriée ou partialité hiérarchique

 

Intervention de Mgr Urbanczyk

Monsieur le Président,

Le Saint-Siège félicite les ambassadeurs Cristian Istrate, Andreas Papadakis et Katja Pehrman pour leur nomination en tant que Présidents des trois Comités du Conseil permanent. Il les remercie d’avoir exposé les grandes lignes de notre travail de cette année. Je tiens à assurer mes collègues du soutien de la délégation du Saint-Siège qui, conformément à sa nature spécifique, cherche à contribuer de manière constructive au travail des trois Comités.

En ce qui concerne les aspects non militaires de la sécurité traités par le Comité de la sécurité, le Saint-Siège apprécie les efforts de l’OSCE, d’une part, pour renforcer la coordination et la cohérence dans la lutte contre les menaces transnationales, y compris la lutte contre le terrorisme, la radicalisation de la jeunesse et le trafic de drogue transfrontalier et, d’autre part, pour promouvoir des mesures dans le domaine de la sécurité informatique, notamment à travers le développement de mesures de confiance. De même, nous appuyons les efforts pour lutter contre le fléau de la traite des êtres humains et ses liens avec la migration, ainsi que pour faire face aux grands défis liés à la sécurité. Toutes ces questions ont une valeur intrinsèque en tant que contribution à la protection des droits des êtres humains.

Le Saint-Siège apprécie également le choix des préoccupations environnementales, le climat, les migrations de travail, la gouvernance de l’eau et la réduction des risques de catastrophes comme principaux sujets du Comité économique et environnemental, en particulier parce que ces questions sont étroitement liées et interdépendantes. Par conséquent, nous sommes heureux de voir que le thème du Forum économique et de l’environnement de l’OSCE de cette année est « Le renforcement de la stabilité et de la sécurité par une coopération sur la bonne gouvernance ». Tous ces sujets sont d’une importance fondamentale pour le développement durable, la sécurité et les droits de l’homme dans la zone de l’OSCE.

En outre, ma délégation souhaiterait voir une plus grande attention accordée à la question de l’utilisation responsable des ressources et de leur distribution, et à la lutte contre leur utilisation non contrôlée dans une course effrénée pour le profit. Nous espérons que ce travail contribuera à mettre un terme, le plus rapidement possible, aux exclusions sociales et économiques dans la région de l’OSCE.

En ce qui concerne le Comité de la dimension humaine, ma délégation se déclare prête à apporter sa contribution à la poursuite des objectifs communs et au respect des engagements, convenus par consensus, de l’Organisation. Il ne faudrait pas que nous cherchions à tout régler car une telle approche aboutirait très probablement à n’accomplir que très peu, ou même rien du tout.

En outre, ma délégation est convaincue que le Comité de la dimension humaine restera le principal forum où sont préparées les réunions sur la dimension humaine, et qu’il veillera à ce que leur ordre du jour reflète les points de convergence de tous les États participants.

Dans ce contexte, ma délégation se félicite des initiatives prévues dans le domaine de la liberté d’expression et des médias, et dans la réflexion sur la façon d’assurer l’accès à une information indépendante en temps de crise. Comme tous les droits de l’homme, la liberté d’expression est un droit avec des responsabilités et des devoirs correspondants. À cet égard, il est important de souligner que chaque personne, surtout s’il ou elle est un professionnel des médias, doit exercer de manière responsable sa liberté d’expression.

L’accent mis sur le droit à l’éducation des minorités nationales et sur la participation des Roms et des Sinté à la vie publique est également bien accueilli par ma délégation. Cette insistance, nous l’espérons, facilitera la pleine intégration de ces groupes dans la vie des sociétés et sera la suite logique d’un événement et d’engagements précédents.

Nous sommes très heureux que la tolérance et la non-discrimination soient parmi les priorités de la troisième dimension. Dans cette perspective, nous sommes d’accord pour dire qu’il y a une nécessité de renforcer la discussion sur les moyens de lutter contre la discrimination, le racisme, la xénophobie et l’intolérance – en particulier à la lumière de la crise migratoire actuelle. Il est nécessaire de s’occuper de politiques et de stratégies en vue de traiter les causes profondes de l’intolérance et de la discrimination, conformément aux engagements des États participants.

En ce qui concerne plus particulièrement l’intolérance religieuse, ma délégation considère que toute forme d’intolérance et de discrimination religieuses doit être soigneusement identifiée et traitée, évitant toute sélectivité inappropriée ou partialité hiérarchique. Dans ce contexte, la promotion des engagements de l’OSCE, à travailler pour mettre fin à l’intolérance et à la discrimination basées sur des motifs religieux, demeure une priorité et le Saint-Siège attend avec impatience la nomination des deux derniers Représentants personnels du président en exercice sur Intolérance et Discrimination, et leur participation active à la fois au Conseil Permanent et au Comité de la dimension humaine.

Nous saluons l’accent mis par la présidence sur la fin de la discrimination contre les femmes. Le Saint-Siège est convaincu que toute idéologie ou politique sociale, toute culture qui domine les femmes, qui les relègue à un statut de seconde catégorie, ou comme « moins que des êtres humains », est totalement inacceptable. Par conséquent, ma délégation continue de soutenir les engagements basés sur, et visant à une véritable et authentique égalité entre les femmes et les hommes, qui doivent encore être soigneusement mis en œuvre.

Enfin, nous sommes convaincus que les résultats des réunions du Comité de la dimension humaine nous aideront à mieux comprendre les exigences et les défis de la mise en pratique des engagements sur la dimension humaine ainsi qu’à préparer correctement les décisions pertinentes pour le prochain Conseil ministériel.

En conclusion, Monsieur le Président, ma délégation renouvelle ses meilleurs vœux et réaffirme son soutien aux trois présidents de Comité ainsi que sa volonté de contribuer de manière constructive au travail des Comités cette année.

Je vous remercie, Monsieur le Président.

 

source Zénith

Unions gays, Italie, les députés vont ils voter secrètement ?
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L’Église catholique italienne est revenue à la charge, en plein débat houleux sur les unions gays, en réclamant que les parlementaires puissent voter à bulletins secrets afin de préserver leur liberté de conscience.
Les sénateurs, qui examinent le texte depuis le 28 janvier, doivent se retrouver mardi pour commencer à voter sur les amendements, avec un réel suspense sur la mesure la plus litigieuse : la possibilité d’adopter les enfants du conjoint.
Les alliés centristes et une frange du Parti démocratique (PD) du chef du gouvernement Matteo Renzi la refusent violemment. L’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi y est favorable mais pas son parti Forza Italia (FI). La plupart des partis, même le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo ne donneront pas de consigne de vote sur ce point.
Jeudi, le président de la Conférence des évêques d’Italie (CEI), Mgr Angelo Bagnasco, fervent opposant à l’ensemble du texte, a souhaité que le Sénat laisse s’exprimer les objections et soutienne “la liberté de conscience avec un vote à bulletins secrets”.
Vendredi matin à la radio, M. Renzi, qui est resté très discret dans ce débat et ne s’est pas prononcé sur l’adoption restreinte, a sèchement répliqué que le texte sur l’union civile était “une loi sacrosainte” et que la question du secret du vote relevait “du Parlement, pas de la CEI”.
C’est le président du Sénat, Pietro Grasso, qui décidera. Mardi, il a déjà prévenu que dans la mesure où le texte traitait de droits des personnes, il relevait d’un article de la Constitution qui limitait fortement la possibilité des votes à bulletins secrets.
Il y a deux semaines, la militante et ancienne députée transsexuelle Vladimir Luxuria avait lancé sur les réseaux sociaux une campagne contre le vote secret avec le mot d’ordre #Mettetecilafaccia (“Mouillez-vous”, ou littéralement: “Montrez votre visage”).
En attendant, le débat au Sénat s’embourbe devant les centaines d’amendements déposés par la Ligue du Nord, proche du Front national français, dans un climat particulièrement électrique.
Jeudi, un sénateur centriste a dénoncé à grands cris un baiser — qu’il est le seul à avoir vu — entre deux hommes dans la tribune des spectateurs. Et un élu de FI a accusé un sénateur du PD d’avoir “acheté” l’enfant qu’il a eu avec son compagnon grâce à l’aide d’une mère porteuse à l’étranger.
Les négociations en coulisses devraient durer jusqu’à mardi, mais si elles n’aboutissent pas, M. Grasso pourrait recourir à un amendement spécial qui permet d’accéler la procédure avant le vote final… et une nouvelle manche, cette fois devant la chambre des députés.
Il y a trois ans, Benoît XVI renonçait à sa charge
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Pressions ? Fatigues de l’âge ? Intuition spirituelle ? Le mystère plane encore sur cet acte unique en son genre et dont certains contestent la canonicité. En hommage à ce pontife qui continue de porter par la prière le ministère pastoral de Pierre, nous publions cet article paru il y a 3 ans sur égards.

 

Nombre de commentaires plats ont accompagné la renonciation au ministère pétrinien de l’illustre Benoît XVI, dont celui, bête à souhait, du laïciste président François Hollande, agrémenté d’une blague de potache digne de sa promotion Voltaire de l’ENA. La plupart des journalistes ont surtout relevé les anecdotes insignifiantes, mais «sensationnelles», qui ont marqué son pontificat: sa remarque peu diplomatique au sujet de la violence islamique à Ratisbonne, son opposition au préservatif en Afrique, les prêtres pédophiles en Occident, la levée de l’excommunication qui frappait les évêques lefebvristes. On a souligné le contraste entre sa personnalité réservée et contemplative, et l’attitude conquérante et apostolique de son prédécesseur, Jean-Paul II le Grand.

Le journaliste Jean-Marie Guénois, responsable des questions religieuses au Figaro, a bien identifié le sens profond du ministère de Benoît XVI, très clair dès son discours à la Curie romaine du 22 décembre 2005 sur la lecture ecclésiale et théologique du Concile Vatican II. Il y prônait une «herméneutique de la continuité» par opposition à une «herméneutique de la rupture». Le pape a voulu réconcilier l’Église avec elle-même, avec sa mémoire, avec son être historique et ontologique, contre les imposteurs néomodernistes qui voudraient qu’elle soit née en 1965. Telle fut la grande œuvre de son pontificat, oeuvre hélas à peine esquissée. C’est là toute ma tristesse de fidèle catholique: le 19 avril 2005, j’avais accueilli avec une telle joie, une gaudium magnum, sur la place Saint-Pierre-de-Rome, l’annonce du camerlingue de la Sainte Église romaine: «Habemus papam! Eminentissimum ac reverendissimum Josephum cardinalem Ratzinger, qui sibi nomen imposuit Benedicti» .

Malgré mon optimisme du premier moment, soutenu par le prophétique sermon de l’entrée en conclave du doyen Ratzinger contre la «dictature du relativisme», je ne m’attendais pas à une telle piété, une telle justesse, un tel discernement de ce magnifique théologien allemand: le Saint-Esprit nous comble de grâces, au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Élu à soixante-dix-huit ans, à la suite d’un long pontificat qu’il a bien servi, certains parlaient d’un «pape de transition». Je n’y ai jamais cru et je n’y crois toujours pas. Tandis que Jean-Paul II a parcouru le monde et qu’il a voulu, d’une certaine façon, réinventer l’Évangile dans un esprit personnaliste avec sa production littéraire excessive et inassimilable, dont son encyclique fondatrice Redemptor hominis, Benoît XVI a tenté de se recentrer sur la réforme de l’Église ad intra et sur l’essence de la foi chrétienne par l’enseignement du catéchisme, de la Sainte Écriture et des Pères de l’Église. Le pape polonais était un poète et un philosophe personnaliste, alors que le pape allemand était un théologien imprégné des Pères de l’Église.

Sous Jean-Paul II, la première grande œuvre de Joseph Ratzinger fut le magistral Catéchisme de l’Église catholique, publié en 1992, qui restera un guide capital pour enseigner le contenu de la foi chrétienne au cours des prochaines décennies et même des prochains siècles, tel le Catéchisme romain du Concile de Trente. Entre le Concile Vatican II et 1992, on ne savait plus clairement quelle était la foi de l’Église. Le cardinal Ratzinger a sorti le peuple chrétien de cet épais brouillard, de cette confusion doctrinale qui régnait au coeur et au sommet de l’Église. Les 15 et 16 janvier 1983, peu de temps après son installation à Rome en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il avait fait deux conférences courageuses et controversées à Lyon et à Paris, plaidant en faveur d’un catéchisme doctrinal à l’exemple de celui du Concile de Trente et, indirectement, critiquant le parcours catéchétique moderniste de l’épiscopat français, axé sur le «vécu des jeunes». Il y a aujourd’hui en France et dans d’autres pays occidentaux un redressement du catéchisme dans les paroisses et les écoles, à Paris par exemple; mais un effort reste à faire et le trop court pontificat de Benoît XVI ne semble pas avoir été décisif, bien que les JMJ soient devenues beaucoup plus doctrinales, pieuses et sérieuses avec, notamment, la publication et la vaste diffusion du catéchisme adapté aux jeunes gens, Youcat. Benoît XVI ne voulait cependant pas revenir à un gouvernement centralisé comme saint Pie X en imposant un catéchisme unique pour l’enseignement de la jeunesse à l’épiscopat mondial. Son ecclésiologie de communion, issue de Vatican II et conforme à l’héritage patristique, lui commandait de respecter la mission épiscopale d’enseignement des fidèles diocésains. Il a ainsi nommé de solides évêques doctrinaux, comme Mgr Dolan à New York, Mgr Lépine à Montréal et Mgr Collins à Toronto, alors que Jean-Paul II avait placé sur ces sièges de falots et pusillanimes archevêques comme Egan, Turcotte et Ambrozic. Benoît XVI a fait preuve de beaucoup plus de discernement que son prédécesseur dans le choix des évêques: une génération convaincue de l’importance de la nouvelle évangélisation, qu’il appelait de tous ses vœux en 1998 lors de la célébration des dix ans du motu proprio Ecclesia Dei, a succédé à une bande d’apôtres démissionnaires et dépressifs.

Benoît XVI a voulu manifester la continuité ecclésiale au plan liturgique par la pleine restauration des droits de l’ancienne liturgie latine avec le motu proprio Summorum pontificum en 2007. Il a heureusement agi rapidement sur ce plan, car il considérait que les interdictions de Paul VI et des évêques étaient injustes et menaçantes pour l’unité de l’Église, tant au plan de son histoire que de la communion. Comment croire en une Église qui condamne ce qu’elle a estimé de plus sacré durant de nombreux siècles? Comment condamner une messe qui a fait tant de saints? Au-delà de la question de l’ancien rite, qu’il a défini comme «la forme extraordinaire du rite romain», Benoît XVI souhaitait réformer la nouvelle liturgie de Paul VI, la réorienter vers Dieu et la resacraliser en soulignant sa continuité avec le rite romain traditionnel. En tant que pape, il a restauré la solennité liturgique et musicale lors des cérémonies pontificales et n’a lui-même distribué la communion aux fidèles qu’à genoux et sur les lèvres, alors que Jean-Paul II avait permis, même à Rome, la communion dans la main, et qu’il acceptait les extravagances liturgiques durant ses voyages chez les Mayas et les autres peuplades païennes. Benoît XVI a voulu donner l’exemple de la piété et de la sacralité, mais sa «réforme de la réforme» n’a jamais vu le jour: autre réforme inachevée, esquissée dans ses livres comme L’Esprit de la liturgie et Un chant nouveau pour le Seigneur.

Le pape ne s’est pas distingué par l’abondance de son enseignement magistériel, limité à trois encycliques assez faibles sur les vertus théologales et la doctrine sociale de l’Église; il n’a même pas eu le temps de publier son encyclique sur la foi (avancée dans sa rédaction), notion pourtant capitale de son pontificat: l’importance du retour du peuple baptisé à une foi solide et raisonnée et la transmission des éléments fondamentaux de la foi aux générations futures. Il a voulu avant tout donner un esprit et une orientation à l’Église quelque peu déboussolée dans la tempête du subjectivisme contemporain. Il fut un magnifique guide pour la nef du Seigneur. Il a essayé de rassembler les chrétiens autour de la barque de saint Pierre dans ce combat surnaturel en dialoguant avec les plus proches, comme la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, les anglicans conservateurs et les orthodoxes. L’achoppement des discussions avec Mgr Bernard Fellay et la FSSPX sera un des grands échecs de Benoît XVI. Il y avait une si bonne et si ferme volonté des deux dirigeants qu’un accord semblait inéluctable; cela aurait marqué la réconciliation de l’Église avec son histoire récente. La constitution Anglicanorum coetibus de 2009 est peut-être arrivée un peu tard et n’a permis de ramener à l’unité romaine qu’un nombre restreint d’évêques, de prêtres et de fidèles anglicans frustrés des dérives libérales de la Communion de Canterbury. Cependant, Benoît XVI a bien fait de chercher à réintégrer les anglicans traditionalistes en groupe séparé. Jean-Paul II, lui, a toujours cru au dialogue anglo-catholique avec le Primat de l’Église d’Angleterre. Bien que les relations avec les orthodoxes russes se fussent grandement améliorées sous Benoît XVI par son approche plus théologique et contemplative, il n’a pas eu le temps de rendre visite au Patriarche Cyrille à Moscou, ce qui eût marqué une étape importante pour une réconciliation.

Benoît XVI a donné une orientation à l’Église, il lui a même fait prendre un tournant, mais aucun théologien, aucun prélat ne peut guider la nécessaire réforme de l’Église d’aujourd’hui avec autant d’acuité intellectuelle et de jugement surnaturel que lui. Cet homme a si bien diagnostiqué cette «dictature du relativisme» qui menace l’Église, à moins qu’elle ne retrouve son identité, qui est sa Tradition, le depositum fidei que l’Église doit transmettre selon le mot de saint Paul: «Tradidi quod et accepi» (I Cor. 15,3). Prions pour que la Providence guide son Église, mais l’œuvre de redressement ecclésial si bien lancée par le sage et savant pontife allemand, déjà commencée à la fin du pontificat de Jean-Paul II, se termine brusquement et dans l’incertitude.

Luc Gagnon

Les premiers intervenants du Forum pro-vie UN DE NOUS
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Communiqué de la Fédération UN DE NOUS :

Le samedi 12 mars 2016, a lieu à Paris, salle Gaveau, le 1er FORUM européen pour la vie. Ce Forum est l’événement de lancement de la nouvelle Fédération UN DE NOUS (ONE OF US). Il rassemblera des citoyens européens qui veulent se mobiliser pour protéger la vie, en s’appuyant sur l’élan initié par la super pétition de 2014 (près de deux millions de signatures)*.

Euthanasie, GPA, marchandisation du vivant, eugénisme et transhumanisme sont devenus des réalités en Europe. Ces dérives sont d’une telle ampleur que des associations représentant 16 pays européens se sont rassemblées pour se faire entendre des institutions nationales et européennes.

Le Forum UN DE NOUS est l’événement de lancement de cette Fédération. Organisé par la Fondation Jérôme Lejeune et soutenu par les AFC (Associations Familiales Catholiques), il rassemblera 1 200 participants, dont des responsables politiques et associatifs, ainsi que des experts santé, venus de toute l’Europe.

De nombreuses personnalités européennes interviendront, notamment : Jaime Mayor Oreja, Président de la Fédération UN DE NOUS ; Alberto Ruiz Gallardon, le ministre de la justice du gouvernement Rajoy qui avait porté un projet de réforme sur l’IVG en Espagne ; Miroslav Mikolasik, député européen, responsable du groupe de travail du PPE sur la bioéthique et la dignité humaine (Slovaquie) ; Sophia Kuby, Directrice du plaidoyer d’ADF International ; Prof. Gian-Luigi Gigli, député et Président du Movimento per la Vita (Italie) ; Prof. Benoit Beuselinck, cancérologue à l’University Hospitals de Leuven (Belgique) ; Juan Manuel de Prada, écrivain (Espagne).

Et pour la France : Jean-Marie le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune ; Philippe de Villiers, ancien Ministre, écrivain ; Jean-Frédéric Poisson, député, candidat aux primaires « Les Républicains » pour l’élection présidentielle ; Ludovine de la Rochère, Présidente de la « Manif pour tous » ; Geneviève Verdet, AFC ; Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice.

* L’Initiative Citoyenne Européenne UN DE NOUS demandait l’arrêt des financements accordés par l’Union Européenne à des travaux de recherche sur l’embryon et aux programmes de développement de l’avortement dans les pays tiers

Aperçu du programme :

10h30 – 11h30 : Cérémonie d’ouverture, prises de parole officielles

11h30 – 12h30 : Table ronde sur le scandale du planning familial US

14h00 – 16h30 : Table ronde GPA, eugénisme, trafic de gamètes, transhumanisme.
Table ronde sur l’euthanasie

17h00 – 18h00 : Lancement de la Fédération UN DE NOUS.
Suivi de la remise du Prix UN DE NOUS à un « héros de la vie »

Valérie Boyer (LR) défend les racines chrétiennes à l’Assemblée
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Symbolique, mais c’est dit !

J’ai défendu tard dans la nuit, mon amendement visant à inscrire nos “racines chrétiennes” dans notre Constitution.

Notre Nation repose sur un socle culturel avec des traditions et des influences. Parmi ces influences n’oublions pas que christianisme a profondément marqué les sociétés européennes contemporaines et leurs Constitutions aux côtés de la philosophie grecque, le droit romain, la Renaissance ou le siècle des Lumières.

Le christianisme nous a permis d’envisager l’homme comme un individu à part entière. La protection de la dignité humaine repose sur des valeurs chrétiennes. La France est une république laïque d’influence et de valeurs chrétiennes.

Cet amendement n’impose pas un dieu, ni une pratique religieuse mais a pour objectif de rappeler dans notre Constitution pourquoi la France est la France.

Voir la vidéo

Le plus grand événement pro-vie d’Europe se tiendra à Paris
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UN DE NOUS, c’est d’abord cette super-pétition pro-vie de près de 2 millions de signatures qui a rassemblé l’Europe pour défendre les embryons humains. Depuis 2014, les associations européennes qui se sont mobilisées se sont regroupées en Fédération européenne pour la vie : UN DE NOUS (ONE OF US dans sa version anglaise).

On y retrouve notamment la Fondation Jérôme Lejeune pour la France, la Fundacion Citizengo pour l’Espagne, Jeden Z Nas pour la Pologne, pour un total d’une trentaine d’association à l’heure actuelle. La Fédération “vise un réveil collectif des consciences pour amplifier l’élan initié par la super pétition de 2012-2014“.

Le samedi 12 mars 2016 à Paris (à la Salle Gaveau), la Fédération organise, sous l’égide de la Fondation Lejeune, son 1er FORUM européen pour la Vie afin de “lancer une force d’action en Europe”.

La Fédération annonce que “cet  événement rassemblera plus de 1 200 participants et VIPs (hommes politiques européens, responsables associatifs,  éthique et scientifiques) venus de toute l’Europe.

Gageons que ce qui s’annonce d’ores et déjà comme le plus grand événement pro-vie d’Europe, vu l’ampleur des associations présentes, soit une réussite pour l’Europe libre .

Les inscriptions sont gratuites, en ligne, mais il semble qu’il ne reste que quelques places.

Le bilan catastrophique de la christianophobie en France
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rapport_christianophobie_2015

Le rapport 2015 sur la christianophobie en France est sorti depuis hier sur l’Observatoire de la Christianophobie. Le constat est accablant. L’Observatoire de la Christianophobie a décidé de compter les actes christianophobes par ses propres moyens : plutôt que de reprendre les chiffres du ministère de l’Intérieur, il s’est appuyé sur les remontées directes des victimes, les communiqués de presse ou les coupures de presse locale, qui sont vérifiés par des recoupements et des témoignages directs.

Travail ingrat, fastidieux et quelque peu démoralisant, auquel il a fallu s’astreindre pour tirer des plus de 2 000 articles parus sur L’Observatoire de la Christianophobie en 2014,  la matière au travail spécifique de ce rapport. L’équipe a recensé quelque 186 actes christianophobes en France pour l’année 2014, soit un acte tous les deux jours environ. Ils sont parfois très graves. C’est un nombre accablant mais, évidemment, sous-estimé. Les renseignements fournis aux autorités gouvernementales par les services de police et de gendarmerie sur les cas de vandalisme antichrétien, tardent à être signalés au public. En tout cas, ils ne sont jamais fournis spontanément

Tout les actes relevés sont des actes lourdement réprimandés par le code pénal. Pourtant, face à de tels actes, il faut surtout considérer l’intention de ses auteurs, ce qui alourdit normalement la réponse pénale : suivant l’article 225-18 du code précité, concernant les sépultures et monuments funéraires, « à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, des personnes décédées , à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Observatoire_de_la_christianophobie

Ce même mépris que l’on observe également dans les tribunaux, quand les actes ou les propos antisémites et islamophobes sont systématiquement et lourdement sanctionnés, alors que les actes ou propos antichrétiens ne sont que rarement reçus. Un laxisme dans la défense de la liberté de culte et dans le droit au respect qui, comme dans le cas de la relaxe des Femen et de la condamnation des surveillants pour leur profanation à Notre-Dame de Paris, est totalement incompris par les chrétiens. Gardons-nous de nous lamenter sur la situation : agissons et défendons notre patrimoine !

>> Pour télécharger ce rapport <<

Documentaire : cathos, nouvelle génération
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Vivien_hoch
Vivien Hoch, dans Cathos, nouvelle génération sur LCP

Diffusé le 2 décembre et réalisé par Aleksandar DZERDZ, le documentaire « cathos, nouvelle génération » met en scène, de manière plutôt efficace et sans manipulation (pour une fois !) le quotidien de trois jeunes catholiques engagés depuis les Manif Pour tous, dont Vivien Hoch, collaborateur de Riposte catholique.

Depuis les « Manif pour tous » contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, un vent de renouveau militant souffle chez les cathos. La France, pays de la laïcité, les a souvent malmenés. Et voilà qu’avec la loi Taubira sur le mariage pour tous, ils se sont réveillés. Révélés même. Décomplexés, bien loin de la pudeur de leurs parents, ils ont décidé d’affirmer leur foi et de le faire savoir. Dans leur vision de la société, Dieu s’inscrit en lettres capitales. Ce sont des catholiques « nouvelle génération ». Puisque les autres religions n’ont de cesse de s’exhiber… Pourquoi pas eux ? Mais alor s , qui sont-ils ? Quelle est cette nouvelle lignée d’adorateur s de Dieu ? Comment vivent-ils leur confession ? Incarnent-ils le renouveau de l’Eglise française ou au contraire, une radicalisation de la pratique catholique ?

 

[Pétition nationale] Non à l’euthanasie !
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Le débat sur l’euthanasie s’annonce totalement biaisé. La propagande bat son plein et on nous explique que 80 ou 90% des Français sont favorables à l’euthanasie.
 
Ce que l’on oublie de dire, c’est comment la question est posée : il est à peu près certain que la majorité des personnes en bonne santé à qui vous demanderez si elles préféreraient mourir ou subir des souffrances épouvantables choisiront la première option.
 
Mais cela n’a rien à voir avec la réalité sordide de l’euthanasie, où – comme on le voit dans les pays qui ont légalisé la pratique – on assassine des personnes qui n’avaient rien demandé, tout simplement parce que les soigner coûte cher. Sans parler des personnes que l’on condamne à mourir dans des conditions atroces, de faim et de soif… soi-disant pour leur éviter de souffrir.
 
Il est indispensable de rejeter ce débat mensonger. 
 
La réalité, c’est que les promoteurs du prétendu “suicide assisté” s’arrogent le droit insensé de dire qui est un “sous-homme” et qui “mérite” de vivre. Nous leur refusons catégoriquement ce pouvoir !
 
Vous savez peut-être que le principal lobby pro-mort, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (sic!), affirme que plus de 40 000 personnes lui ont envoyé une directive demandant l’euthanasie. On “oublie” juste de dire que ces 40 000 demandes (si elles existent) sont simplement un témoignage de la peur que nous avons tous de la souffrance.
 
Mais comment prétendre que l’assassinat soit la bonne réponse à la souffrance ?
Pour rétablir un débat équilibré, il faut absolument que nous soyons des milliers à dire que nous refusons à ces politiciens et à ces activistes le droit de décréter qu’un vieillard, un malade ou un handicapé seraient des sous-hommes qui ne mériteraient pas de vivre.
 

 

 

 
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