Maximilien Bernard
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L'AELF ignore la forme extraordinaire
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L’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF) est constituée de 7 évêques, d’un secrétaire exécutif, et des secrétaires nationaux des différents pays francophones. L’AELF a pour buts :

 

– d’élaborer, coordonner et promouvoir toutes études et activités intéressant la liturgie de l’Eglise catholique, et plus particulièrement l’élaboration de textes liturgiques destinés aux
pays francophones ;

– de rassembler et d’exploiter une documentation sur la vie liturgique en France et à l’étranger;

– de diffuser activement les conclusions et les solutions élaborées, et à cet effet: créer, réaliser, faire réaliser ou collaborer à la réalisation de toutes œuvres, littéraires, musicales,
architecturales, plastiques, ou autres en rapport avec sa mission, assurer ou faire assurer leur publication, leur divulgation et leur édition par tous moyens appropriés, administrer et
subventionner des recherches, des cours et publications, organiser des congrès et des sessions liturgiques, susciter toutes autres actions et manifestations jugées nécessaires, soutenir tout
autre organisme poursuivant le même but ou un but similaire.

 

Sont membres de l’AELF les 7 évêques membres de la Commission Épiscopale Francophone pour les Traductions Liturgiques (CEFTL), dont 2 Français :

Mgr Robert Le Gall
, Archevêque de Toulouse, France (dont on connaît l’étrange
conception de la liturgie
)
Mgr Philippe Gueneley
, Évêque de Langres, France (de triste mémoire)
Mgr Alphonse Georger, Évêque de Oran, Afrique du Nord
Mgr Josef de Kesel, Évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, Belgique
Mgr Dorylas Moreau, Évêque de Rouyn-Noranda, Canada
Mgr Fernand Franck, Archevêque de Luxembourg, Luxembourg
Mgr Joseph Roduit, Abbé de Saint-Maurice, Suisse

Doit-on s’étonner de ne trouver strictement rien sur la forme extraordinaire du rite romain sur le site de l’AELF ?

Les rapports entre les fidèles et leurs évêques à la lumière du droit canonique
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Voici ce qu’écrit Denis Crouan :

  • c.jpg
    “il s’agit du droit des fidèles à demander à un évêque qu’il assume
    véritablement et totalement sa fonction épiscopale
    , comme l’Eglise le lui demande. Que dit le Droit canonique ? […] 

  • les fidèles ont la liberté de faire connaître aux évêques (et à leurs représentants) leurs besoins – surtout spirituels – et leurs souhaits (Can. 212 §2). Et si un fidèle – clerc ou
    laïc – est officiellement reconnu compétent en tel ou tel domaine, il a non seulement le droit mais aussi le devoir de donner à l’évêque son opinion sur ce qui touche le bien de
    l’Eglise, et de la faire connaître aux autres fidèles (Can. 212 §3). Les droits des fidèles ne s’arrêtent pas là.
  • Les fidèles ont le droit de recevoir de leurs Pasteurs l’aide provenant de la Parole de Dieu et des sacrements (Can. 213); ils ont aussi le droit de rendre le culte à Dieu selon les
    dispositions de leur rite liturgique
    dès lors qu’il est approuvé par les Pasteurs légitimes de l’Eglise (i. e. le Souverain Pontife).
  • Les fidèles ont la liberté de revendiquer les droits dont ils jouissent dans l’Eglise (exemples: droit à un catéchisme véritablement catholique, droit à une liturgie
    incontestablement catholique, droit à des funérailles catholiques… etc.) et de défendre ces mêmes droits devant la juridiction de l’Eglise compétente (exemple: la Congrégation pour
    le Culte divin pour ce qui touche à la liturgie) (Can. 221).
  • Quant aux clercs, ils sont tenus à témoigner respect et obéissance au Souverain Pontife (Can. 273), ce qui revient à dire qu’ils ont le devoir d’appliquer les décisions magistérielles et
    non de les discuter sur la place publique ou de les adapter selon la fantaisie du moment
    .”
L’AELF ignore la forme extraordinaire
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L’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF) est constituée de 7 évêques, d’un secrétaire exécutif, et des secrétaires nationaux des différents pays francophones. L’AELF a pour buts :

 

– d’élaborer, coordonner et promouvoir toutes études et activités intéressant la liturgie de l’Eglise catholique, et plus particulièrement l’élaboration de textes liturgiques destinés aux
pays francophones ;

– de rassembler et d’exploiter une documentation sur la vie liturgique en France et à l’étranger;

– de diffuser activement les conclusions et les solutions élaborées, et à cet effet: créer, réaliser, faire réaliser ou collaborer à la réalisation de toutes œuvres, littéraires, musicales,
architecturales, plastiques, ou autres en rapport avec sa mission, assurer ou faire assurer leur publication, leur divulgation et leur édition par tous moyens appropriés, administrer et
subventionner des recherches, des cours et publications, organiser des congrès et des sessions liturgiques, susciter toutes autres actions et manifestations jugées nécessaires, soutenir tout
autre organisme poursuivant le même but ou un but similaire.

 

Sont membres de l’AELF les 7 évêques membres de la Commission Épiscopale Francophone pour les Traductions Liturgiques (CEFTL), dont 2 Français :

Mgr Robert Le Gall
, Archevêque de Toulouse, France (dont on connaît l’étrange
conception de la liturgie
)
Mgr Philippe Gueneley
, Évêque de Langres, France (de triste mémoire)
Mgr Alphonse Georger, Évêque de Oran, Afrique du Nord
Mgr Josef de Kesel, Évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, Belgique
Mgr Dorylas Moreau, Évêque de Rouyn-Noranda, Canada
Mgr Fernand Franck, Archevêque de Luxembourg, Luxembourg
Mgr Joseph Roduit, Abbé de Saint-Maurice, Suisse

Doit-on s’étonner de ne trouver strictement rien sur la forme extraordinaire du rite romain sur le site de l’AELF ?

Les Verts s'en prennent à Mgr Delmas
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Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers, a eu le courage de soutenir la marche pour la vie du 17 janvier. Dans un communiqué,  Matthieu Orphelin, tête de liste Europe
Ecologie Maine et Loire et Vincent Dulong, secrétaire départemental des Verts de Maine et Loire, écrivent :

Nous regrettons que Mgr Delmas, évêque d’Angers, tombe dans des travers réactionnaires remettant en cause le droit fondamental à l’avortement. La solidarité est une valeur que
nous défendons et qui ne doit pas être galvaudée par un ordre moral archaïque. Nous condamnons l’appel de Mgr Delmas en faveur de l’abolition du droit à
l’avortement !”

C’est ainsi que les écologistes respectent la nature : en méprisant la vie humaine ! Ce communiqué est d’autant plus scandaleux, qu’il est publié alors que l’évêque d’Angers est hospitalisé.

Pour soutenir Mgr Delmas, c’est ici.

Une initiative pro-vie dans le diocèse de Nanterre
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Dans le diocèse de Nanterre (Mgr Gérard Daucourt) s’est mis en
place
 un foyer d’aide aux femmes enceintes en difficulté. Depuis plus de 100 ans, la Congrégation des Filles de la Charité présente à Neuilly se consacre au service des pauvres. Depuis 2
ans, de jeunes femmes enceintes cherchent refuge auprès de la communauté afin d’être soutenues dans ce moment difficile de leur vie (abandon, sans domicile, inquiétudes face
à leur grossesse).

eLe foyer El Paso, «le passage» en espagnol, est né comme une réponse
à cet appel impérieux de servir les plus fragiles : la mère et l’enfant. «Passage» car c’est un lieu de maturation et de croissance : la femme qui apprend à être mère,
l’enfant qui vient au monde ; passage aussi de l’isolement à la relation
. El Paso est un lieu où l’on apprend à aller plus loin. Ce foyer a plusieurs objectifs :
• Offrir à la jeune femme un lieu de stabilité avec un entourage chaleureux.
• Être un lieu d’écoute et de discernement de ses difficultés permettant une reconstruction personnelle tournée vers la maternité et l’accueil de l’enfant.
• Veiller au suivi médical de la grossesse.
• Proposer une aide à la réinsertion sociale avec l’élaboration d’un projet professionnel.
• Rendre les jeunes femmes autonomes par une participation à la vie de la maison et par l’acquisition de savoirfaire (cuisine, couture…), en vue de leur future indépendance.
• Proposer, dans le respect des convictions de chacune, un soutien spirituel.

Une équipe de laïcs bénévoles est en place pour épauler les soeurs dans tous ces domaines. Vous pouvez soutenir cette oeuvre diocésaine pro-vie en envoyant vos dons à l’Association San Fernando,
Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, 121 bd Bineau 92200 Neuilly-sur-Seine (Chèque à l’ordre de l’Association San Fernando. Un reçu fiscal sera envoyé).

Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire, présentera cette initiative jeudi 28 janvier à 11h00
sur Radio Notre-Dame
.

Pour Mgr Ghirard, la messe ne semble pas être essentielle
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On apprend sur un commentaire du Salon Beige (suite à ce post, voir le commentaire de “moms”, que Mgr Bellino Ghirard, évêque de Rodez (il aura 75 ans en mai prochain) interdit à ses prêtres de célébrer plus d’une messe le
dimanche
. Il interdit également de célébrer la messe pour des funérailles, sous prétexte qu’il n’y a plus de prêtre.

Les finances du diocèse de La Rochelle-Saintes
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La crise de l’Eglise ne se mesure pas seulement en terme de nombre de baptêmes ou de vocations, mais aussi en termes de ressources financières. Si l’essentiel c’est le salut des âmes
(normalement), l’argent est significatif des moyens qui peuvent être mis en oeuvre par les diocèses au service de l’essentiel. Et ces moyens se font rares. Tel est le constat d’un article de Ouest-France sur le diocèse de La Rochelle et Saintes dirigé par Mgr Bernard
Housset
.


Le diocèse a connu une perte globale de 400 000 euros en 2008. En 2009, le denier représente 1,6 million d’euros (contre 1,4 million en 2008) . Mais la moyenne d’âge des 15
000 donateurs
est de 60 ans et la relève n’est pas assurée. Avec 1,1 million d’euros de recettes en 2008, la quête connaît une baisse de 5%, la quête ne se porte pas mieux. Le
produit des offrandes faites à l’occasion des baptêmes, mariages ou obsèques est, lui aussi, en perte de vitesse. Quant à la crise financière mondiale, elle n’a pas épargné le diocèse et ses
placements en bourse. Le traitement moyen d’un curé s’élève à 535 euros, auxquels il faut ajouter 400 euros tirés du produit des offrandes. L’évêque est au même régime. En 2008, le
résultat net était de 397 000 € (dons au denier de l’Église : 1 474 000 €, quêtes : 1 108 000 €, legs et successions : 635 700 €). Alors le diocèse doit aller à la pêche au
financement : meilleure gestion des ressources et nouveaux outils de communication.

Mais revenons à l’essentiel : pour sécuriser les ressources, il faudrait aussi augmenter le nombre de catholiques donateurs et donc le nombre de catholiques. Il reste dans ce diocèse 70
prêtres en activité pour 55 paroisses
. Pourquoi ne pas appeler d’autres prêtres ? Un institut Ecclesia Dei par exemple, auquel l’évêque pourrait confier une paroisse personnelle (une
messe par mois sous la forme extraordinaire est autorisée, célébrée en alternance entre La Rochelle et Saintes – Il y a donc une messe tous les deux mois à Saintes et une messe tous les deux
mois à La Jarne, petite commune proche de La Rochelle), des membres des Ctés St Martin ou St Jean…

La messe sacrifiée sur l'autel d'un pseudo-oecuménisme
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Je l’avais déjà évoqué à propos du diocèse de Strasbourg (Mgr Grallet)
: au nom de l’unité, on organise des rencontres oecuméniques et on supprime la messe.

On m’informe que c’est le cas aussi en Ardèche. A Privas (diocèse de Viviers – Mgr Blondel), qui compte avec les villages environnants plus de 15 000 habitants, une messe anticipée
a eu lieu hier et aucune messe dominicale aujourd’hui ! En revanche, il a été organisé une rencontre avec la communauté calviniste ce dimanche après midi.

De même à Montélimar (diocèse de Valence – Mgr Lagleize) où habitent environ 36 000 habitants servis par 6 prêtres en activité pour la ville et les villages environnants – le tout
composant la paroisse ND du Rhône. Il n’y a eu aujourd’hui aucune messe dominicale (sauf celle selon la forme extraordinaire célébrée par un prêtre de la FSSP de Lyon dans une chapelle
périphérique). Mais il y a bien eu une “célébration” commune avec les protestants.

Ordination diaconale dans le diocèse de Rennes
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Dimanche 24 janvier à Fougères, en l’église Saint-Léonard, à 10h30, Philippe Hebert sera ordonné diacre en vue du sacerdoce par Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire du diocèse
de Rennes.

Agé de 33 ans, l’abbé Philippe Hebert a été Scout Unitaire de France, a effectué des études de commerce à Paris, puis est parti 2 ans
en coopération au Burkina Faso. Ensuite, il a passé 2 autres années au sein de la Communauté des Béatitudes. Découvrant l’appel de Dieu, il a
débuté et poursuivi son séminaire à Paris avant de rejoindre le diocèse de Rennes, Dol et Saint Malo l’an passé. Cette année, il navigue entre le séminaire
Saint-Yves à Rennes
et la paroisse de la Visitation de Fougères où il s’occupe notamment de la pastorale des jeunes. Il déclare à propos du sacerdoce :

“j’étais de plus en plus saisi par la grandeur de la vocation des prêtres : ils sont ceux qui permettent à Dieu d’agir dans son Église. Sans prêtre, impossible d’être baptisé, de
recevoir le Corps et le Sang du Christ, d’être pardonné de ses fautes
… La parole du Christ en croix : « J’ai soif » me revenait souvent en mémoire et je saisissais
intérieurement que le prêtre avait cette mission extraordinaire d’étancher la soif des hommes en leur donnant Dieu et d’étancher celle de Dieu en lui donnant et en intercédant pour les
âmes qui viennent se confier à lui par l’intermédiaire des prêtres
.”
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Autre pays, autres moeurs
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Voici ce qu’on lit sur
le blog de Daniel Hamiche
:

  • 7 cardinaux, 40 évêques, 350 prêtres, 550 séminaristes et 8 000 fidèles à la Messe de vigile pour la Vie à Washington”

A la veillée de prière en l’église Saint François-Xavier à Paris le 16 janvier, veille de la Marche, il y avait zéro évêque.

Mgr Michel Mouïsse bégaye
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Réagissant à la fermeture de l’usine Marbot de Neuvic, l’évêque de Périgueux et Sarlat publie un message intitulé “Je ne peux pas me
taire
“, prenant la défense des malheureux salariés mis à la porte. Sa légitime indignation, dans cette affaire de délocalisation, semble montrer que Mgr Mouïsse est un évêque qui ne
supporte pas l’injustice.

Et pourtant.

Mgr Michel Mouïsse reste bien silencieux face au massacre des enfants à naître. Il n’a pas apporté
son soutien à la Marche pour la vie
.

Pour Mgr Thierry Scherrer, jamais les laïcs ne remplaceront les prêtres
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Dans ses voeux au diocèse, l’évêque de Laval insiste sur la nécessité d’avoir des prêtres :

  • “Les dernières décennies ont vu le nombre de laïcs investis dans la pastorale s’accroître considérablement, et ce fait est des plus heureux. Mais il serait tragique qu’on en arrive à
    penser qu’un jour ces laïcs remplaceront les prêtres et qu’ainsi, le moment est déjà venu d’envisager concrètement l’avenir des paroisses sans prêtres
    . S’il est évident que le nombre de
    prêtres diminue chez nous – et cette diminution va s’accélérer dans les années qui viennent –, jamais les laïcs ne pourront remplacer les prêtres, car le ministère ordonné est un élément
    structurant de la vie de l’Église. Il nous importe ainsi plus que jamais de rendre visible le ministère des prêtres et de relayer au maximum auprès des jeunes l’appel à la vie
    sacerdotale
    . […] J’ai pensé que nous pourrions accueillir ce matin deux signes de la visibilité du ministère des prêtres en cette année sacerdotale :
  • le premier nous est donné à travers l’inauguration le 1er décembre dernier de la Maison Charles de Foucauld […] voulue par les évêques de la Province de Rennes pour accueillir
    des jeunes gens en discernement pour un projet de vie sacerdotale
    . L’objectif est de permettre à des jeunes hommes qui souhaitent être prêtre de vivre une véritable expérience spirituelle
    pour mieux connaître le Christ et l’aimer. 19 jeunes ont ainsi commencé en septembre cette année de fondation spirituelle au coeur de la Maison Mère des petites Soeurs des Pauvres en
    Ille-et- Vilaine. C’est donc un signe fort que les évêques ont posé tous ensemble pour rappeler que le Maître de la moisson continue aujourd’hui encore à appeler des ouvriers pour sa moisson et
    que jamais nous ne pourrons nous résoudre à voir s’accroître l’inexorable diminution des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.
  • le second signe nous est donné dans ce projet de vie fraternelle que deux frères prêtres ont commencé à mettre en place sur le doyenné du pays de Mayenne. […] L’expérience qu’ils
    vivent s’inscrit dans l’esprit des récents travaux du Conseil presbytéral qui s’est tenu fin octobre et dont l’objectif était de poser les jalons d’une réflexion autour de pôles de vie
    sacerdotale dans notre diocèse
    . De quoi s’agit-il ? Il ne s’agit pas de faire des prêtres diocésains des religieux et des moines. Il s’agit de leur donner la chance et les moyens de vivre
    une vie de fraternité au service de la mission. Cette fraternité pourrait prendre forme autour du partage des repas, de la prière ensemble (l’oraison commune, certaines heures de l’office, des
    temps d’adoration), du partage de la Parole de Dieu en lien avec le ministère de chacun. S’ajouteraient l’approfondissement doctrinal et la préparation des homélies. Ainsi vécue, la prière
    deviendrait la source de l’évangélisation et le fondement de la fraternité.”
L'argument de Mgr Nourrichard ne tient pas
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Le blog de soutien à l’abbé Michel de Thiberville publie un
document qui démonte l’argument fallacieux de Mgr Nourrichard :

“Mgr Nourrichard, et les médias, claironnent qu’on ne peut décemment laisser un prêtre pour 5000 habitants aujourd’hui. Les chiffres officiels de population et de “44 prêtres en
activité” sembleraient lui donner raison avec une moyenne d’un prêtre pour 13000 habitants.

[…] Mais “l’argument choc” contre la paroisse THIBERVILLE ne tient pas la route ! Si elle est bien dans les paroisses les plus avantagées, la différence est loin d’être fondamentale au point de
réduire en miettes le magnifique travail de l’abbé durant ces 23 années. A 1000 habitants près, il suffirait de déplacer 2 villages d’un secteur à l’autre ! On peut donc
compter une quinzaine de secteurs paroissiaux où globalement le rapport clergé/habitants est semblable à Thiberville, voire inférieur
. La palme d’or revenant à la paroisse d’Ecouis :
2000 habitants et un curé en place depuis plus de 30 ans, ordonné deux ans avant l’abbé Michel !!! […]

Il est encore plus odieux d’utiliser contre l’abbé Michel le manque de prêtres, lui qui a envoyé plusieurs jeunes dans des séminaires, mais n’a jamais reçu le moindre séminariste en stage dans sa
paroisse”.

Un évêque néo-gallican, modèle de certains évêques
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Sur le Forum catholique, Luc Perrin relève cette phrase parue dans La Croix, suite à la visite des responsables de la CEF au Pape :

“Au fond, note un évêque, «l’attitude de ces groupes relève d’un relativisme moderne : ils choisissent l’autorité à laquelle ils se soumettent, se réclamant du pape, qui est
loin, au détriment des évêques, qui sont proches
».”

Et Luc Perrin fait remarquer :

“Il s’agit d’une citation de … Mgr Darboy, archevêque de Paris et fameux néo-gallican, ardent opposant au Bienheureux Pie IX, qui s’est constamment heurté aux orientations
romaines
et par conséquent à ceux qui, en France, laïcs surtout mais aussi à l’époque une majorité de prêtres, qui adhéraient avec ardeur et combattivité à l’ultramontanisme.
Qu’on compare L’Univers de Louis Veuillot au bulletin de Paix liturgique, ce dernier aura évidemment moins de style, celui de Veuillot véritable écrivain était étincelant, mais
paraîtra très respectueux des évêques
.

Mgr Darboy dénonçait “ces étranges catholiques dont la piété consiste principalement à saluer le pape de loin pour insulter les évêques de près“.

La référence, même insconsciente, a un champion du néo-gallicanisme, par ailleurs très inféodé à l’État autoritaire de Napoléon III, ne manque pas de piquant. Elle montre que
derrière les expressions qui changent avec les époques, de vieilles idées perdurent, s’affaiblissent ou resurgissent après une phase de latence.”

d-copie-2Mgr
Georges Darboy
, né en 1813, fut évêque de Nancy puis archevêque de Paris jusqu’à sa mort en 1871. Il soutient avec fermeté la politique romaine de Napoléon III contre l’hostilité d’une grande
partie de l’opinion catholique et du clergé. Il fut nommé sénateur en 1864. Alors que, de plus en plus, le clergé français passait à l’ultramontanisme, Mgr Darboy restait un des derniers
gallicans, ce qui lui valut de ne jamais recevoir le chapeau de cardinal
et de se voir réprimander par le pape dans une lettre privée qu’une erreur fit publier. Pendant
le Concile Vatican I (1869/1870), il se rangea avec la minorité qui considérait que la définition de l’infaillibilité pontificale était inopportune.

Le Cardinal Barbarin répond à Guy Aurenche
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bGuy Aurenche est le président du CCFD, un organisme qui a pignon sur rue dans
l’Eglise, en France, mais dont le second “C” est inapproprié quand on connaît les positions peu catholiques de Guy Aurenche et de cet organisme (lire notamment Le terrorisme pastoral de Jean-Pierre Moreau). Le 22 septembre, un
débat était organisé à la Catho à Lyon entre le cardinal Philippe Barbarin et lui. La Vie vient
d’en rapporter l’essentiel. Extrait :

“Guy Aurenche : J’avoue être effrayé par certains jeunes prêtres, qui s’enferment dans une fonction d’autorité, dans leur rôle de clercs !. Il regardent les laïcs comme des
concurrents, des inférieurs. Ils refusent de voir en eux des co-responsables de la communauté. Parfois, le travail en commun devient même impossible. D’où cela vient-il ? De leur formation ?
D’une difficulté à entrer en relation ? Peut-être de leur isolement. Je suis sidéré de la solitude dans laquelle ils vivent.

Mgr Barbarin : Il y a quarante ans, nous avons vécu exactement le contraire. On parlait alors des «nouveaux prêtres». Ils portaient des pull-overs rouges, roulaient en
moto et fumaient avec les jeunes au pied des immeubles des cités
. Certains s’en scandalisaient. Aujourd’hui, de jeunes prêtres souhaitent remettre la soutane et le
surplis
. Est-ce si important ? Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Les plus anciens ont du mal à voir arriver des plus jeunes en rébellion contre ce qu’ils ont été…
Sur le fond, il nous faut retrouver le sens du sacerdoce, sous peine de lendemains douloureux.”

Le "citoyen" Vingt-Trois contre une loi sur le voile intégral
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vLes responsables religieux ont présenté hier leurs voeux au président de la République à l’Elysée.
Ils en ont profité pour évoquer le cas du voile intégral. Si le représentant des musulmans, le président du CFCM Mohammed Moussaoui, a logiquement réaffirmé son opposition à une
loi d’interdiction, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Paris, a d’abord dit que comme responsable catholique, il n’avait
pas à se prononcer sur le sujet du voile
.

Mais, “en tant que citoyen” [sic], il s’est déclaré “réticent à l’idée que les pouvoirs publics s’occupent de la façon dont on s’habille, ou alors ils doivent s’occuper aussi
de la façon dont on se déshabille
“. S’ils s’occupent du voile intégral, “que disent-ils des publicités de femmes nues sur les 4×4 ?”, s’est-il interrogé.

Par ailleurs, le cardinal Vingt-Trois a dit avoir exprimé sa préoccupation sur le sort des chrétiens au Proche-Orient.

Ite missa est : lorsque la réalité rejoint la fiction.
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Fin de messe à Thiberville ?

ABBE DUBOST – Serait-ce pour cela que vous m’avez fait venir ? Pour m’annoncer que vous souhaitez me voir quitter Saint-Symphorien ?

MGR GALLORME – J’étais heureux de vous revoir, mais je ne veux pas biaiser avec vous : oui, c’était également pour cela.


ABBE DUBOST – Je croyais que l’Église manquait de prêtres.


MGR GALLORME – Cela, c’est le discours que véhiculent les médias. L’Église a des besoins nouveaux, qui échappent à la logique des statistiques.


ABBE DUBOST – Auriez-vous déjà choisi mon successeur ?


MGR GALLORME – Non, parce qu’en vérité, je n’ai pas l’intention d’en nommer.


ABBE DUBOST – Je ne comprends pas.


MGR GALLORME – Ce n’est pas parce qu’il y a un presbytère à Saint-Symphorien que je vais nommer un curé. Ce que je souhaite, c’est que les chrétiens apprennent à se prendre en charge.
Pardonnez-moi, mon Père, mais je crois que vous avez un peu trop couvé vos paroissiens. Depuis que l’on m’a confié ce diocèse, onze prêtres sont morts ou sont partis à la retraite. Je ne les ai
pas remplacés.


ABBE DUBOST – Je pensais que c’était faute de vocations.


MGR GALLORME – Savez-vous ce qui s’est passé dans ces onze paroisses ? Eh bien, je ne crains pas de le dire, une nouvelle Pentecôte. Partout, les chrétiens ont accepté de devenir eux-mêmes
les artisans de leur avenir. Ils ont pris en charge la vie de l’Église. Ils sont devenus responsables. Quel signe éclatant de vitalité spirituelle ! C’est ainsi que se refait la catholicité.
Non pas dans l’arrogance et le triomphalisme, comme au temps de nos pères, mais au travers des responsabilités que prennent en mains les baptisés. Ce renversement de perspectives est plein de
promesses. Il donnera à l’Église une moisson nouvelle.


iLes deux protagonistes de cet échange ne sont pas Mgr Nourrichard, évêque d’Evreux, et M. l’abbé Michel, curé de Thiberville, tout récemment révoqué de sa charge. Ce sont les personnages principaux d’une pièce écrite
par Michel De Jaeghere,
Ite Missa Est, bouleversant huis clos mettant aux prises l’abbé Dubost, modeste curé de campagne attaché à sa soutane et à la messe de son ordination et
son évêque Mgr Gallorme, qui lui annonce qu’il souhaite le voir quitter sa paroisse. Les dialogues sont plus vrais que nature et ont un accent d’authenticité
époustouflant pour qui a suivi l’affaire de Thiberville. Michel De Jaeghere avait même imaginé une visite à la nonciature.


source : Renaissance catholique

Monseigneur de Dinechin célèbre la forme ordinaire en latin
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r-copie-1En l’anniversaire de l’assassinat de Louis XVI, l’évêque
auxilliaire de Paris, Monseigneur Renauld de Dinechin, a célébré selon la forme ordinaire du rite romain, en latin et orienté face à Dieu, la messe de
Requiem pour le roi Louis XVI, la France et la famille royale en l’église Saint-Germain l’Auxerrois, paroisse des rois de France, en présence du Comte de Paris et de son neveu, le Prince
Charles-Philippe d’Orléans. L’assistance était d’environ 500 personnes.

Le Cardinal Ricard au Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens
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rEn cette semaine de l’unité, le Saint-Père a nommé membre du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, le Cardinal Jean-Pierre Ricard,
Archevêque de Bordeaux.

L’ancien président de la Conférence épiscopale est déjà membre de la commission pontificale Ecclesia Dei et de la congrégation pour la doctrine de la foi
(la première dépendant aujourd’hui de la seconde).

Vendredi dernier, en s’adressant à la Congrégation pour la doctrine de la foi, Benoît XVI a rappelé que
l’unité des chrétiens se fait autour de la foi :

“L’unité est en fait principalement unité de foi, soutenue par le dépôt sacré dont le Successeur de Pierre est le premier dépositaire et défenseur.”

Par cette nomination qui lie l’unité des chrétiens à la foi, le Pape fait ce qu’il dit.

Le diocèse du Mans encourage les mariages mixtes
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Sur le site du diocèse du Mans (Mgr Yves Le Saux), on trouve un texte d’un goût plutôt moyen (il s’agit d’une imitation de l’Evangile des Béatitudes, sur le
thème de l’immigration), dans lequel on lit ceci :

Heureux, vous, les couples mixtes ! Vous vivez déjà l’amour entre les nations.”

Il faut quand même rappeler ce que demande
Rome
à propos du mariage entre 2 personnes n’ayant pas la même foi :
  • “À l’exception de cas particuliers, le mariage entre catholiques et migrants non-chrétiens devra être déconseillé, avec toutefois plus ou moins de force, selon la religion de
    chacun et selon les normes du CIC et du CCEO.”

Voici ce que dit le Code de droit canonique (CIC) à propos des mariages mixtes :

  • “Le mariage entre deux personnes baptisées, dont l’une a été baptisée dans l’Église catholique ou y a été reçue après le baptême, et l’autre inscrite à une Église ou à une communauté
    ecclésiale n’ayant pas la pleine communion avec l’Église catholique, est interdit sans la permission expresse de l’autorité compétente.”

22h00 : Précisions suite aux réactions parues sur Le Forum catholique.

Je n’attaque pas les évêques de France, même si de temps en temps, je me scandalise de certains de leurs actes. J’observe. Et dans ce cas précis, je constate que, sur le site du diocèse du
Mans, il y a une ambiguïté assez grave (quand on connait le droit de l’Eglise et le taux de séparations dans les couples mixtes).

J’ajoute que, contrairement à ce que dit ce lecteur, on ne peut pas classer les évêques en “bons” ou “mauvais”. La nature humaine est bien plus complexe. C’est pourquoi il faut regarder les
actes. Certains sont bons, d’autres mauvais. Et parfois chez la même personne.

 

Maintenant, fallait-il que je nomme Mgr Le Saux, évêque du Mans depuis  seulement 1 an ? Je comprends qu’on me le reproche. Mais on ne peut pas non plus déresponsabiliser les
évêques
et parler d’un chef isolé au milieu de collaborateurs hostiles ou sournois. Il y a des exemples d’évêques français, nommés récemment, qui ont, dès le début, choisi avec
attention leur entourage, dont leur chargé de communication. Le premier acte d’un chef, c’est de s’entourer en nommant des personnes de confiance.


Quant à la seconde critique parue sur le FC : l’Eglise n’appelle pas couple mixte un couple formé de
deux personnes de nationalité différente. Par couple mixte, elle évoque les couples formés d’un catholique et d’un baptisé non-catholique (et “couple dispar” quand il s’agit d’un catholique
avec un non-chrétien). Evidemment, si les gens du diocèse du Mans donnent un sens différents aux mots, nous ne sommes pas sortis de l’auberge…

Islam : le Père Daniel-Ange secoue le tabou épiscopal
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Dans un remarquable article de France Catholiqe, le père Daniel-Ange brise le tabou
qui règne autour de l’islam, n’hésitant pas au passage à remuer les évêques français. En voici des extraits :

d-copie-1“Du Nigéria et de l’Algérie à l’Indonésie, via Pakistan,
Iran, Irak, Arabie Saoudite, Égypte, et jusqu’en Érythrée, Kirghizistan, Maldives, sur 54 pays recensés comme ne respectant pas les droits de l’homme quant à la liberté religieuse, 37
sont islamiques
, soit plus de 2/3 !  Ce ne sont plus des faits isolés. […] Ne peut-on leur appliquer le mot de Soljénitsyne du temps où l’empire soviétique
couvrait 1/3 du globe terrestre, et où l’on parlait du «communisme à visage humain» : «Je vous mets au défi de trouver un seul pays où le communisme est au pouvoir et
qui respecte les droits de l’homme
.» C’est trop facile de dire qu’il ne s’agit que de faits divers ponctuels, dus à des groupuscules fondamentalistes. […] Sans parler de
l’hémorragie massive des chrétiens de tous les pays du proche et du moyen Orient […]

Finalement, quoi qu’on en dise, cette christianophobie violente, agressive, déchaînée parfois, serait-elle quelque part inscrite dans les gènes de l’Islam ? Voici plus de 25
ans en 1983, dans mon ouvrage analysant la situation des différents terrains d’évangélisation (Monde d’orphelins,
peuple de témoins
), j’avais diagnostiqué que le monde de l’Islam prenait la relève de la persécution communiste. Hélas, je ne croyais pas si bien dire. […]
Nous ne pouvons plus jouer à la politique de l’autruche. Nous ne pourrons pas dire plus tard, sans mentir  : «Nous ne savions pas. Personne ne nous en a
parlé  !»
[…] Combien de pasteurs en parlent  ? […] Delpart lâche  : «En France, les évêques sont muets. Leur silence renvoie à un autre silence,
fort, sombre, de notre Histoire…
» (p.17), faisant allusion à la seconde guerre mondiale. Mais il aurait pu évoquer le black-out total de l’épiscopat français sur la persécution
communiste, pendant des années
. Devant celle des nazis, quelques grandes voix de l’épiscopat français ont crié, au risque de leur vie, sauvant ainsi l’honneur de l’Église de France. Face
à la persécution communiste, combien furent-ils à en avoir le courage, disons simplement le fair-play ?

Voici dix ans, j’ai réalisé une étude documentée sur cette «conspiration du silence» dans l’Église catholique en France, en ses instances officielles, face à la persécution communiste
dans les pays d’Europe de l’Est (à notre porte !), comme en Asie. Les conclusions sont accablantes, et honteuses pour nous. C’était un sujet tabou, car il ne
fallait pas porter ombrage à la politique de la «main tendue» ou de l’Ostpolitik
. Il a fallu Jean-Paul II pour nous arracher, avec grand peine, à ce silence assourdissant […]
Que je sache, pas une parole publique d’un évêque français pendant ces décennies, où s’écrivait le plus terrible des martyrologes de l’histoire de l’Église. Même après les
insurrections de Budapest et de Prague. Tant de prêtres et d’évêques là-bas m’ont avoué leur douloureuse déception devant cette cruelle (apparente) indifférence, et leur stupeur scandalisée
devant nos flirts avec le parti même qui les torturait en prison, ou les expédiait au goulag. Pas un évêque de chez nous n’a encore eu le courage de leur demander un pardon
public
. […]


Eh bien ! j’ose poser la question politiquement, ecclésialement très incorrecte : ne recommençons–nous pas, avec la persécution islamique ? Voici quatre ans, un
document de la Conférence épiscopale, remarquable par ailleurs, validé par l’Assemblée plénière à Lourdes, abordait tous les aspects du dialogue. Je n’y ai pas trouvé une allusion à cette
violence islamique anti-chrétienne.
Sans même parler de la question de la réciprocité par rapport aux lieux de culte […]. Il ne faudrait pas que dans 10 ans, lorsque les faits
éclateront au grand jour, ces frères qui donnent leur vie plutôt que de renier leur foi, nous reprochent à leur tour notre indifférence coupable, notre lâcheté, osons le mot  : notre
couardise. Je voudrais éviter à l’Église de France, cette tache sur son Visage d’épouse du Christ.


Que peut donner un dialogue d’intellectuels – ne représentant souvent qu’eux-mêmes, du côté musulman – sans ce minimum de clarté, d’honnêteté, de vérité  ? Cette vérité dont Benoît XVI ne
cesse de nous dire qu’elle est inséparable de la Charité  : caritas con-gaudet veritati. Occulter la vérité, c’est renier la charité.”

Ste Geneviève et l'unité de la France
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Evoquant Sainte Geneviève dans une homélie, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, a déclaré :

b“En des heures particulièrement difficiles voire tragiques, Geneviève fédéra les énergies, ranima les
courages et forgea l’unité d’un peuple. Ce qu’elle a accompli m’inspire la réflexion suivante : tout peuple a besoin d’unité pour remplir une mission au service de tous. C’est à
partir de cette unité que ces fameuses différences – dont on parle tant aujourd’hui – deviennent enfin l’occasion d’échanges fructueux
.


Au long des siècles, l’unité d’un peuple est le fruit d’un héritage en constant accroissement, accroissement auquel chacun doit contribuer avec ses talents. C’est alors que
l’unité devient dynamique pourvu seulement qu’elle n’oublie jamais une question fondamentale : y-a-t-il une puissance capable de changer le cœur de l’homme ? Car enfin,
chers amis, d’où viennent les divisions qui mettent en péril l’avenir d’une nation ? D’où viennent les querelles stériles sinon d’une volonté de domination présente en chacun d’entre nous et
que éliminons au terme de rudes combats ? Ce n’est certes pas être pessimiste mais réaliste de reconnaître cette vérité : notre cœur est malade au point que les bonnes structures et
même les meilleures lois ne parviennent jamais à elles seules à donner à la société les moyens d’un progrès durable.


Tout ce qu’il y a de vrai et de grand dans la vie d’une nation est un bien reçu ne pouvant être gardé que s’il est partagé. Cette certitude est le meilleur rempart contre le
sectarisme et contre une suffisance orgueilleuse faisant croire à l’homme qu’il n’a rien à recevoir d’autrui et que donner gratuitement est une faiblesse. Ici le mot « gratuit » ne doit
pas être compris comme l’acte sans motif mais comme l’acte ayant pour unique motif l’amour.”

Les responsables de la CEF à Rome
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Lundi, on apprenait que le Saint-Père avait reçu le matin en audience le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque
de Paris et Président de la Conférence épiscopale française, accompagné du Vice-président Mgr Hippolyte Simon, Archevêque de Clermont, et du Secrétaire général Mgr Antoine Hérouard
(l’auteur de la note interdisant la communion sur la
langue
). Un article de La Croix précise que
l’autre vice-président, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, était retenu en France (il a une fracture du col du fémur).

Ce même article indique que ce rendez-vous traditionnel (après chaque assemblée plénière de la CEF) a été consacré principalement à ce qui préoccupe les évêques de France, à savoir  la
levée des excommunications de la Fraternité Saint-Pie X
(les évêques français n’ont toujours pas digéré le fait de n’avoir pas été prévenus) et l’application du motu proprio Summorum
Pontificum
.

Sur ce second point, on peut même dire, à en juger l’article de La Croix, que le principal sujet a été le cas de l’association Paix Liturgique. Car, si, selon ces évêques, les demandes n’ont pas explosé, des groupes pratiqueraient la surenchère agressive, notamment dans les diocèses de Strasbourg et
Versailles. Leur autre défaut serait d’être proches du maurassisme. A croire que nos évêques n’ont toujours pas digéré la levée de l’excommunication de l’Action Française par Pie XII en
1939… (les évêques de la Fraternité Saint-Pie X ont donc intérêt à être patients !). Malheureusement pour nos épiscopes, les lettres électroniques de Paix Liturgique sont lues assidument par un
certain nombre de prélats de la Curie, qui ne manquent pas d’informer Benoît XVI sur la situation réelle de la France. Et comme le fait remarquer Pro Liturgia, les fidèles sont davantage écoutés à Rome que dans les bureaux diocésains.

Enfin, comme le relève notre confrère Summorum Pontificum
Observatus
:

  • “Avec cette cerise néo-gallicane sur le gâteau épiscopale : les évêques «rappellent que le pape célèbre lui-même tous les jours, en communion avec les évêques du monde entier, selon le
    rite de Paul VI
    C’est désormais le pape qui est en communion avec les évêques…”
La forme extraordinaire dans le diocèse d'Evreux
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A propos de l’affaire de Thiberville, il est nécessaire de se pencher sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum dans le diocèse d’Evreux. Or, que constate-t-on ? Qu’il
existe, malgré quelques apparences, une hostilité de Mgr Nourrichard à l’égard de la forme extraordinaire du rite romain. En effet, alors qu’il n’existait pas de messe célébrée selon le
missel de 1962, une messe a été instaurée à Evreux (sur 4 demandes). Bonne nouvelle pourrait-on dire.

En fait, l’impopulaire curé de la cathédrale d’Evreux, l’abbé Pascal Le Roux n’a célébré à Saint-Taurin la messe de 1962
que 9 fois l’an dernier, la messe n’étant célébrée qu’une fois par mois sauf durant les vacances ! 9 messes sur 52 dimanches, 9 messes
sur 365 jours ! Et en outre, elle est célébrée  à 17 h (pour concurrencer  celle de Thiberville ?). Prendrait-on les fidèles pour des imbéciles dans ce diocèse ?
Suivant l’opposition de Mgr Nourrichard,
l’abbé Le Roux a même refusé de donner la communion à ceux qui ouvraient la bouche, et obligea ceux des 17 fidèles qui vinrent communier à tendre la main ! A la 1ère Messe, on comptait 80
fidèles… Facile ensuite de dire qu’il n’y a pas de demande, quand on fait tout pour énerver les fidèles.

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Mais ce n’est hélas pas tout. L’abbé Goupil, prêtre fraichement ordonné de l’Institut du Christ-Roi, s’est vu interdire par ce même curé, de célébrer une 1ère Messe à Evreux, d’où il est
originaire. On lui a proposé… une église de campagne. Il ne fallait pas que les habitants d’Evreux aient la tentation de se rendre à sa messe…

Ce même jeune prêtre s’était vu interdire par l’évêque, aux dernières vacances d’été, de célébrer la messe publiquement, sauf pour ses seuls parents, et avait été relégué dans une seule
église de campagne.

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, il serait temps que Mgr Nourrichard cesse de considérer les fidèles attachés
à la forme extraordinaire du rite romain comme des parias !

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