Maximilien Bernard
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Mgr Emmanuel Delmas est à l'hôpital
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Voici un communiqué du diocèse d’Angers :

“Ce mardi 19 janvier après-midi, Mgr Delmas a dû subir une intervention chirurgicale d’urgence. Son état n’inspire plus d’inquiétude. L’opération s’est bien passée. Pour
finaliser l’intervention, une reprise chirurgicale sera toutefois nécessaire dans quelques mois.

Pour l’heure, son hospitalisation devrait durer une quinzaine de jours et sera suivie d’un mois de convalescence. Les dispositions sont prises pour que notre évêque poursuive au
mieux sa mission durant cette période et nous lui souhaitons un bon rétablissement.”

Agé de 55 ans, Mgr Delmas avait vigoureusement
critiqué
 un spectacle blasphématoire l’été dernier. Prions pour son rétablissement.
d

La forme extraordinaire dans le diocèse d’Evreux
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A propos de l’affaire de Thiberville, il est nécessaire de se pencher sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum dans le diocèse d’Evreux. Or, que constate-t-on ? Qu’il
existe, malgré quelques apparences, une hostilité de Mgr Nourrichard à l’égard de la forme extraordinaire du rite romain. En effet, alors qu’il n’existait pas de messe célébrée selon le
missel de 1962, une messe a été instaurée à Evreux (sur 4 demandes). Bonne nouvelle pourrait-on dire.

En fait, l’impopulaire curé de la cathédrale d’Evreux, l’abbé Pascal Le Roux n’a célébré à Saint-Taurin la messe de 1962
que 9 fois l’an dernier, la messe n’étant célébrée qu’une fois par mois sauf durant les vacances ! 9 messes sur 52 dimanches, 9 messes
sur 365 jours ! Et en outre, elle est célébrée  à 17 h (pour concurrencer  celle de Thiberville ?). Prendrait-on les fidèles pour des imbéciles dans ce diocèse ?
Suivant l’opposition de Mgr Nourrichard,
l’abbé Le Roux a même refusé de donner la communion à ceux qui ouvraient la bouche, et obligea ceux des 17 fidèles qui vinrent communier à tendre la main ! A la 1ère Messe, on comptait 80
fidèles… Facile ensuite de dire qu’il n’y a pas de demande, quand on fait tout pour énerver les fidèles.

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Mais ce n’est hélas pas tout. L’abbé Goupil, prêtre fraichement ordonné de l’Institut du Christ-Roi, s’est vu interdire par ce même curé, de célébrer une 1ère Messe à Evreux, d’où il est
originaire. On lui a proposé… une église de campagne. Il ne fallait pas que les habitants d’Evreux aient la tentation de se rendre à sa messe…

Ce même jeune prêtre s’était vu interdire par l’évêque, aux dernières vacances d’été, de célébrer la messe publiquement, sauf pour ses seuls parents, et avait été relégué dans une seule
église de campagne.

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, il serait temps que Mgr Nourrichard cesse de considérer les fidèles attachés
à la forme extraordinaire du rite romain comme des parias !

La gestion technocratique des diocèses : un mal français
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De Rémi Fontaine dans Présent du mercredi 20 janvier (extraits) :

i«Ite missa est» : Allez, la messe est finie ! C’est le titre symbolique de la première pièce de théâtre de
Michel De Jaeghere […]. Le personnage (générique) de Mgr Gallorme qu’il y met en scène n’est pas étranger, hélas, à toute ressemblance avec nos évêques d’hier et d’aujourd’hui.
Notamment par son attitude disciplinaire qui consiste à vouloir révoquer un prêtre de tradition (l’abbé Dubost) dont la paroisse vivante est «pour le diocèse un
contre-témoignage»
à l’heure postconciliaire des synodes diocésains.


Des abbés Dubost, nous en avons connu en quarante ans ! Depuis ce pieux curé du Val-de-Marne, à qui nous devons d’avoir toujours gardé la forme extraordinaire du rite romain
dans ce diocèse réputé «gaillotin», parce que – connaissant son bon droit – il avait précisément menacé le Gallorme d’alors de faire appel à Rome. Jusqu’à ce bon abbé Francis
Michel, curé de Thiberville, prétendument révoqué par Mgr Christian Nourrichard
pour raison d’adaptation aux besoins planifiés du diocèse emblématique d’Evreux
[…].


Mais on se souvient aussi des chroniques pas si lointaines de Jacques Trémolet de Villers (27 août et 3 septembre 2008), nous contant «la
dernière messe»
de ce prêtre polonais de l’île de Beauté, révoqué par Mgr Brunin […] Sans parler des tribulations de l’abbé Jean-Claude Cheval, curé de
Courseulles-sur-Mer dans le Calvados, que son évêque (Mgr Pierre Pican)
voulait de son côté remplacer par un prêtre africain, au motif qu’il célébrait une fois par mois une messe en
latin : «On ne voudrait pas que les choses se durcissent. La tentation est forte d’avoir des replis identitaires» […] !


Dans ces trois derniers cas de figure (parmi bien d’autres), il s’agit de paroisses territoriales qui ne sont même pas du «rite romain de forme extraordinaire» mais qui appliqu(ai)ent
dignement (et avec fruits) la forme ordinaire, plus ou moins en latin – selon ce qui devrait être la règle depuis Vatican II et sa Constitution sur la sainte liturgie. Pour les casser, on
invoque des ZEP et des plans pour répondre technocratiquement à la désertification spirituelle, ou bien carrément de nouvelles «pastorales» de
substitution
 : «Les prêtres africains (…) c’est une autre façon de fonctionner.» Bref, on prétend «faire Eglise» en dehors de ses prescriptions les plus sûres, se
repliant pour le coup hors de son identité universelle, avec abus de pouvoir.


Il se trouve justement que l’identité catholique était le thème du nouveau rapport Dagens pour la dernière assemblée plénière des évêques de France à Lourdes en novembre dernier. De manière récurrente, ce nouveau document de travail (rédigé par
l’évêque d’Angoulême, académicien) demande précisément de ne pas se focaliser sur des «stratégies» pastorales pour se recentrer sur le Christ ressuscité.”

Un Pasteur pour prêcher l'Avent
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Dans le diocèse de Limoges (Mgr François Kalist), on a invité Madame Florence Taubmann, pasteur de “l’Eglise”
réformée, dans l’église St Michel des Lions, l’une des principales églises de Limoges, le 4 décembre dernier.

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Une ordination dans le diocèse d'Annecy
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Hier, Raphaël Mercier, religieux missionnaire de saint François de Sales (il a prononcé ses voeux perpétuels en 2007) a été ordonné prêtre à l’église Saint-Maurice de Thorens-Glières dans le diocèse d’Annecy. C’est dans le
contexte particulier de l’année sacerdotale que ce diocèse, dirigé par Mgr Yves Boivineau, a vu la conjonction, qu’il juge “exceptionnelle”, de nombreuses ordinations : 2 ordinations de
prêtres, 2 ordinations de diacres en vue du ministère de prêtre, et 5 ordinations de diacres permanents. Voici comment ce nouveau prêtre voit son rôle :
  • “Dans notre congrégation, nous avons trois orientations de mission qui sont : l’éducation de la jeunesse, les missions de proximité… l’’aide au diocèse, là ou nous
    sommes… et les missions lointaines. J’aimerais donner une petite citation de Vatican. II que je trouve vraiment admirable, où la mission du prêtre rejoint pleinement la mission de
    l’Église : «Par leur ministère qui consiste principalement dans l’Eucharistie, laquelle donne à l’Église sa perfection, ils sont en communion avec le Christ et amènent d’autres êtres à
    cette communion.
    » Voilà comment je conçois le ministère du prêtre aujourd’hui : la mission du prêtre est une mission de communion.”
Qui sera le "Ratzinger français" ?
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1. Nous connaissions le “petit Ratzinger” en la personne du Cardinal espagnol Antonio Cañizares Llovera, aujourd’hui préfet de la Congrégation pour le culte
divin et la discipline des sacrements, un poste très adapté pour la “réforme de la réforme” souhaitée par Benoît XVI et sur laquelle travaille déjà ce proche du Souverain Pontife. Il déclarait en
juillet dernier :

Vous êtes connu dans les media comme “le petit Ratzinger”. Quel effet est-ce que cela vous fait-il?

Eh bien [il sourit, ndr], c’est peut-être parce que nous avons tous les deux les cheveux blancs… Peut-être ce surnom est-il né quand, entre 1985 et 1992, j’ai été secrétaire de
la Commission épiscopale pour la Doctrine de la Foi. Pour moi, évidemment, cela a toujours été un grand honneur d’être comparé au cardinal Ratzinger, à plus forte raison aujourd’hui.”

l-copie-42. Nous avons le “Ratzinger belge“, en la personne de Mgr
André-Mutien Léonard
, l’évêque de Namur nommé aujourd’hui archevêque de Malines-Bruxelles – donc nouveau primat de Belgique – et devant par conséquent devenir prochainement Cardinal
(en photo, lors des ordinations à la Fraternité Saint Pierre). Osservatore vaticano en dresse ce portrait :

“On pensait l’an passé qu’il n’avait plus de chances d’accéder au siège de Malines, notamment en raison du désagrément que cela aurait causé au gouvernement, qui ne lui pardonne pas ses
interventions en faveur de la famille naturelle
. Mais cela est devenu sa chance depuis l’incroyable vote de protestation de la Chambre des Représentants, le 2 avril 2009, contre les
propos tenu par le Pape au sujet du préservatif dans l’avion qui le menait en Afrique. Bref, on dit que le Saint-Siège ne serait vraiment pas fâché de fâcher les élites du Royaume. […]

Né à Namur en 1940, André Mutien Léonard fut ordonné prêtre en 1964. Maître-agrégé en philosophie (thèse : Commentaire littéral de la Logique de Hegel), il enseigna à Louvain-la-Neuve, devint
recteur du Séminaire Saint-Paul et membre de la Commission théologique internationale. Et, en février 1991, cet ami du cardinal Lustiger fut nommé évêque de Namur. Ses prises de position en
matière d’homosexualité sont les suivantes : dans un livre d’entretiens que lui a consacré Louis Mathoux en 2006, il a déclaré: «Je comprends que, dans certains milieux, on se montre prudent
quant à l’engagement de personnes homosexuelles pour des missions éducatives concernant des jeunes
» ; et en avril 2007, comme je l’ai dit, dans un entretien à l’hebdomadaire Télémoustique,
il évoquait «l’anormalité» de l’homosexualité. Cloué au pilori et voyant ses propos déformés par la presse, il précisa que «que ce jugement négatif visait le comportement et
non les personnes
». […]

Au vrai, sa christologie est nettement plus catholique que celle de la plupart de ses confrères.[…] Il en résulte que les séminaires de son diocèse sont les seuls de
Belgique à accueillir de nouvelles vocations
. Comme je l’ai dit, lors de la rentrée de 2009, les deux séminaires de Namur comptaient 32 séminaristes (37 l’an passé), alors qu’il n’y
avait que 6 séminaristes à Malines-Bruxelles l’an passé et 9 à Liège. Mgr Léonard aura 75 ans dans 5 ans et demi. Bref, même quant à son âge, il est entre chair et poisson : un possible de primat
« de transition » ? “

Et en France ? Qui sera notre “Ratzinger” ?

Aperçu du diocèse de Nanterre
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n.gifCe diocèse a été fondé le 9 octobre 1966 par le Pape Paul Vl, le cardinal Feltin étant archevêque de
Paris. La fondation du diocèse intervient deux ans après la création du département des Hauts-de-Seine, le 10 juillet 1964. Ce nouveau département se compose désormais de 27 communes de
l’ancienne Seine (Neuilly, Clichy, par exemple) et de 9 de l’ancienne Seine et Oise (Chaville, Vaucresson…). C’est le plus petit diocèse de France en surface (176km², comme l’île d’Oléron) mais
l’un des plus peuplés avec plus de 1,5 millions d’habitants. Dans La lettre de l’Eglise catholique
dans les Hauts-de-Seine
, nouvel outil de communication du diocèse, Mgr Gégard Daucourt (né en 1941) avoue qu’il n’y a que 80 000 fidèles à participer à la messe dominicale.

Le diocèse de Nanterre compte 271 prêtres, dont 200 en activité. 53 curés ont en charge 110 lieux de culte. Il faut ajouter 21 prêtres
étudiants étrangers insérés dans les paroisses. Le diocèse compte 12 séminaristes en formation, principalement à Rome et Issy-les-Moulineaux, et 47 diacres permanents.

Ce diocèse a été marqué, ces dernières années, par les revendications de Paix Liturgique, puisque avant 2005, l’évêque
refusait d’autoriser la célébration d’une messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Pire, il refusait tout
dialogue
. L’action entreprise par l’association pour la Paix Liturgique a pu choquer bon nombre de chrétiens (tractages, lettres dénonçant l’exclusion des traditionalistes…), force est de
constater aujourd’hui que cette action a eu un franc succès, puisque ce sont pas moins de 3 messes dominicales qui sont autorisées (St Cloud, La Garenne Colombes, Le Plessis Robinson) par des
prêtres diocésains. La Fraternité Saint Pie X, en charge d’une école à Courbevoie, y célèbre également la messe tous les dimanches.

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Membre du Conseil pontifical pour l’Unité des Chrétiens, membre de
la Commission internationale de dialogue entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes dans leur ensemble et membre du Comité de coordination de cette même Commission, l’activité de Mgr
Gérard Daucourt est très axé sur l’oecuménisme. A ce sujet, il faut savoir que  2 communautés orthodoxes roumaines, une communauté orthodoxe serbe sont accueillies chaque dimanche pour leur
liturgie dans une des églises paroissiales. Une chapelle et la crypte d’une église sont actuellement utilisées de façon permanente par une communauté orthodoxe et une autre chapelle par une
communauté luthérienne
. L’évêque vient aussi d’accepter de mettre à disposition des orthodoxes du Patriarcat d’Antioche l’église Sainte-Hélène de Vaucresson qui ne servait plus au culte
catholique depuis près de vingt ans.  Côté catholique, les fidèles de la forme extraordinaire espèrent bénéficier d’une paroisse personnelle, comme le motu proprio Summorum
Pontificum
l’encourage, mais Mgr Daucourt n’a rien entrepris sur ce sujet. Quant à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dont le siège du district de France est situé à Suresnes, dans le
diocèse de Nanterre, il n’entretient aucun contact avec Mgr Daucourt et ce dernier n’a prêté aucune église, même non utilisée.

bPour terminer avec une note positive, ajoutons que depuis avril 2008, le diocèse de
Nanterre compte un évêque auxiliaire, Mgr Nicolas Brouwet. Ce dernier participe volontiers au pèlerinage de Chartres avec l’association Notre-Dame de Chrétienté (il y avait célébré la
messe quand il était encore prêtre, en 2007) et il a accompagné la Fraternité Saint-Pierre à Ars en septembre dernier. Si Mgr Daucourt refuse de faire appel aux instituts Ecclesia Dei, Mgr
Brouwet sait que, tôt ou tard, ce recours sera inévitable.

Honneur à Monseigneur Dominique Lebrun
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Son nom ne figurait même pas dans le comité de soutien de la 6e Marche pour la vie. C’est donc le 27e évêque à soutenir la Marche. L’évêque de Saint-Etienne a vu ce matin partir le
car de Saint-Etienne et a dit à ses fidèles qu’il les rejoindrai après la messe de 10h30. Il a en effet sauté dans le TGV pour être à 15h dans le cortège de la manifestation pour retrouver ses
fidèles.

D’après nos informations, Mgr Dominique Lebrun ne savait pas qu’aucun évêque n’était venu à la Marche, ni cette année, ni les années précédentes. Sans complexe, sans se soucier du “qu’en
dira-t-on ?
“, ni de la récupération politique, sans avoir pesé les conséquences diplomatiques avec l’archevêque du diocèse, Mgr Lebrun est simplement venu accompagner ses fidèles, comme un
berger accompagne son troupeau. Il est venu pour défendre la vie.

Mgr Lebrun sera-t-il l’évêque qui aura réussi à briser l’omerta épiscopale sur la Marche pour la vie ? Grâce à lui, verra-t-on l’année prochaine plusieurs dizaines d’évêques ? Ce qui est certain,
c’est que, aujourd’hui, il a désormais besoin de notre soutien (on peut lui écrire au 1 rue Hector Berlioz 42030 SAINT ETIENNE CEDEX 2 ou par courriel).

Mais en tout état de cause, honneur à Mgr Dominique Lebrun !

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L'évêque du Mans soutient la Marche pour la vie
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Mgr Yves Le Saux est le 26e évêque. Et toujours aucun évêque
de la région parisienne.

25 évêques soutiennent la Marche pour la vie
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Mgr Hubert Coppenrath, archevêque du Diocèse de Papeete, a rejoint le comité de soutien de la 6e Marche pour la vie.

Disons que, le concernant, il a l’excuse valable de la distance pour ne pas être physiquement présent. Car demain, combien d’évêques français accompagneront leurs fidèles à Paris pour marcher
pour la vie, contre le crime de l’enfant à naître ?
Thiberville : des nouvelles du recours de l'abbé Michel
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Dans Le Figaro Magazine, Raphaël Stainville revient sur l’affaire
qui secoue le diocèse d’Evreux. Il écrit notamment :

“Si la Congrégation pour le clergé n’est pas encore officiellement saisie de ce dossier, il n’en demeure pas moins que les canonistes (les juristes spécialistes du droit canon) suivent de près
les événements. Pour l’un des prélats que nous avons pu interroger, «la décision de l’évêque d’Evreux est symptomatique d’une certaine idéologie du changement, propre à
l’Eglise de France, mais contraire aux résolutions du concile Vatican II
». Et d’ajouter qu’«un curé n’est pas un fonctionnaire comme les autres que
l’on peut trimbaler de lieu en lieu. C’est d’abord un
père et un pasteur qui a charge d’âmes, ce qui sup
pose une certaine stabilité.»


Un autre canoniste remarque à son tour que si l’évêque d’Evreux est dans son plein droit de révoquer un curé, il ne peut en revanche nommer un successeur si un recours est
engagé
. Or l’abbé Michel, d’après nos informations, a déposé un recours en illicéité. Mgr Nourrichard est-il allé trop vite en besogne en nommant un nouveau curé et non un simple
administrateur ?
Reste que c’est désormais à lui de répondre à ce recours, dans un délai d’un mois, avant de voir les tribunaux de Rome officiellement saisis de cette
affaire
.”

D’après mes informations, l’abbé Michel est défendu par le même prêtre canoniste qui avait défendu avec succès l’abbé Cheval, curé de Courseulles-sur-mer, dans le diocèse voisin
de Bayeux, qui avait été victime d’une révocation par Mgr Pierre Pican, laquelle révocation avait été cassée par la Congrégation pour le Clergé en avril 2009.

Face à l'immigration, le rôle de l'Eglise est pastoral
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À l’occasion de la journée mondiale du migrant et du réfugié, dimanche 17 janvier, Monseigneur Claude Shockert, évêque de Belfort-Montbéliart et responsable de
la pastorale des migrants au sein de l’épiscopat français, rappelle certaines réalités :

“je me suis rendu à Abidjan en Côte d’Ivoire en avril 2007 pour participer à un colloque sur l’immigration. J’étais le seul européen, avec Mgr Vincent Landel, évêque de Rabat-Casablanca. Nous
n’avons pas seulement mis l’accent sur l’immigration sud-nord, j’ai découvert qu’il y avait beaucoup de migrants à l’intérieur des pays d’Afrique, des migrations inter-nationales. Il était
intéressant d’entendre le témoignage de l’évêque du Maroc. En contact avec des étudiants sub-sahariens qui viennent au Maroc pour leurs études, un certain nombre d’entre eux cultive le désir de
passer en Europe. Le dialogue pastoral les amène à réfléchir pour que leur choix puisse se faire plutôt au bénéfice de leurs pays en y retournant. Cette attitude pastorale tend à
se réaliser également dans les diocèses de la région de l’Afrique de l’Ouest. […] L’Église n’est pas pour tâche d’organiser à la place des autres. L’Église n’a donc pas
la maîtrise des politiques qui traitent des migrations et de la sécurité
. Elle intervient de manière spécifique. À la base de son action, il y a l’amour de Dieu qui consiste à aimer
l’autre comme un frère.”

Le rôle de l’Eglise n’est donc pas d’encourager l’immigration ou l‘illégalité, mais, face aux réalités, de faire respecter la dignité de la
personne humaine. Et cette attitude pastorale, comme le rappelle Mgr Schockert, doit faire comprendre aux migrants que leur pays d’origine a besoin d’eux et de leurs compétences.

Pour approfondir ce sujet, on peut se reporter à l’instruction du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, Erga migrantes caritas Christi, publiée en 2004.
On y lit notamment, à propos des occupations d’églises par des immigrés clandestins, de l’école catholique et de la nécessaire
réciprocité
 :

nous jugeons qu’il n’est pas opportun, pour le respect de nos lieux sacrés et de la religion d’autrui, que les lieux catholiques – églises, chapelles, lieux de culte, locaux
réservés aux activités spécifiques d’évangélisation et de pastorale – soient mis à la disposition de croyants de religions non-chrétiennes, et moins encore qu’ils ne soient utilisés pour
faire valoir des revendications vis-à-vis de l’Autorité publique
.” [n°61]

Les écoles catholiques, même lorsqu’elles accueillent des enfants d’immigrés d’autres religions, ne doivent pas renoncer à leurs caractéristiques particulières et à leur propre projet
éducatif, orienté selon les valeurs chrétiennes.

“Enfin, dans les relations entre chrétiens et pratiquants d’autres religions, le principe de réciprocité revêt une grande importance. Il s’agit non pas d’une attitude purement
revendicatrice, mais d’une relation fondée sur le respect mutuel et sur la justice dans les traitements juridiques et religieux. La réciprocité est aussi une attitude du cœur et de l’esprit qui
permet de vivre ensemble et en étant partout à parité de droits et de devoirs. Une saine réciprocité stimule chacun à devenir «l’avocat» des droits des minorités là où sa propre communauté
religieuse est majoritaire. On pense notamment aux nombreux migrants chrétiens vivant dans des pays à la population majoritairement non chrétienne, où le droit à la liberté religieuse est
fortement restreint ou violé
.”

Marche pour la vie : réponse mesquine de Mgr Dubost
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A un fidèle qui lui demandait s’il pouvait soutenir la Marche pour la vie de dimanche prochain, Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, a répliqué :

Les évêques de l’île de France ont depuis longtemps fixé une date annuelle pour prier pour défendre la vie. J’aurai apprécié que vous souteniez cette veillée de Notre Dame (cette année
le 27 mai)
.”

Pourquoi opposer la Marche pour la vie et la veillée de prière à Notre-Dame ? Mgr Dubost ne sait-il pas que les catholiques peuvent faire -et font- les deux ? Mgr Dubost ne sait-il pas qu’une
veillée de prière très officielle est organisée à la paroisse Saint François Xavier, dans le 7e arrondissement de Paris, demain soir de
20h30 à 22h30, en présence du curé, Mgr Chauvet ?
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Ils ne regrettent pas leur vision déconnectée de la réalité
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A l’occasion des 100 ans de Mgr Géry Leuliet, évêque émérite d’Amiens, Mgr Jacques Noyer (photo), également évêque émérite d’Amiens, qui a succédé à Mgr Leuliet en 1987 [avec
entre les deux Mgr François Bussini évêque d’Amiens  du 28/12/1985 au 06/03/1987], nous livre une version complètement idyllique de l’après-Concile :

  • “il imaginait déjà l’Eglise autrement, comme beaucoup de prêtres mais surtout ceux qui appartenaient à ce courant né autour du chanoine Boular et qui prônait le concept de « pastorale d’ensemble ». Le Concile a été l’un des lieux inattendus où pouvait se
    mettre en place ce grand rêve. […] Un développement considérable s’est opéré : au lieu de se penser comme responsable de ses fidèles, l’Eglise s’est pensée comme responsable d’une
    parole adressée à tous les hommes. Les paroisses elles-mêmes, qui étaient souvent très centrées sur leurs petites habitudes et leurs petites hiérarchies, ont
    été assumées dans des secteurs apostoliques, animés par un comité d’évangélisation où les mouvements d’Eglise tenaient une place tout à fait moteur
    . Ca a mis en route beaucoup de gens. Bien
    sûr, il y avait des inerties, des incompréhensions ou des réticences. Les mécontents les plus nombreux, qui étaient simplement des gens qu’on dérangeait dans leurs habitudes ou qui réclamaient
    davantage de temps pour comprendre où on voulait les emmener, ont été convaincus par le temps. Par contre, un certain nombre de mécontents se sont regroupés autour de Mgr Lefevbre et de la
    Fraternité Saint Pie-X. A son retour du Concile, le Père Leuliet a non seulement multiplié les initiatives pastorales mais, il a eu conscience qu’il fallait que
    l’Eglise devienne « servante et pauvre », selon la formule du Père Yves Congar (1904-1995). Il a revendu les propriétés du diocèse qui, en centre ville
    d’Amiens, donnaient l’impression d’un pouvoir, d’une Eglise triomphante. Il a logé ses prêtres et lui-même dans un programme d’urbanisme commun à celui des
    hommes et des femmes de son temps. Il avait la volonté de changer totalement le style de l’Eglise
    . Quitter la maison bourgeoise qui lui servait d’évêché pour s’installer dans une tour
    d’immeuble lui a valu d’être un peu malmené par la bonne bourgeoisie d’Amiens ! […]
  • Bien sûr certains rêvent de revenir en arrière et comme quelque fois l’élan de l’Eglise s’essouffle un peu ou se fatigue. La nostalgie d’une Eglise puissante, enfermée dans ses
    rites, risque toujours de revenir.
    Ce ne sont pas des définitions dogmatiques qui font la richesse de Vatican II, c’est
    vraiment l’élan spirituel et missionnaire qui a fait d’une Eglise centrée sur elle-même une Eglise soucieuse de tous les hommes
    .”

Le diocèse d’Amiens (dirigé aujourd’hui par Mgr Bouilleret) est aujourd’hui sinistré. Combien de baptême, de vocations, de prêtres en activité ? Ce sera l’objet d’un prochain post.
Mais c’est en complet décalage avec cette vision idéologique. L’élan spirituel et missionnaire animé par des comités, j’ai beau me frotter les yeux, je ne le vois pas.

La photo du jour
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Elle a été prise en Guadeloupe :

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Non, il ne s’agit pas des membres d’une maison de retraite. Mais de la photo prise lors de la
retraite des prêtres du diocèse, qui a eu lieu à Baillif, du 04 au 08 Janvier 2010. Elle a été animée par le Père Robert Daviaud, Responsable des prêtres du Prado. Au cours de cette
retraite centrée sur le thème «Dieu nous attend», le prédicateur s’est basé sur le projet pastoral du diocèse et l’année Sacerdotale pour aboutir à la question : «Qui sommes-nous
?
».

Effectivement, il y a du travail…

Un rabbin va prêcher à Notre-Dame de Paris
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Comme chaque année, des conférences de carême sont organisées à Notre Dame de Paris. Ces 6 conférences se dérouleront du dimanche 21 février au 28 mars sur le thème «Vatican II, une
boussole pour notre temps – Plus de quarante ans après qu’est devenu le Concile ?
». Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris – et président de la
conférence des évêques de France -, a choisi pour thème le Concile Vatican II, de façon à mettre en évidence «la perspective historique dans laquelle il s’inscrit, l’actualité et la force de
ses principaux documents, le sens de la réforme liturgique qui lui est lié et le renouvellement qu’il permet dans l’œcuménisme et dans les rapports de l’Eglise au peuple d’Israël et aux autres
religions
».

Parmi les 6 conférenciers, on remarque le Rabbin Rivon Krygier. Selon la présentation qu’en fait Zenit,
les Déclarations de Vatican II sur la permanence d’Israël, sur l’œcuménisme, sur le dialogue interreligieux, sur la liberté civile de religion sont le fruit d’un nouvel
enracinement et d’une ouverture. La reconnaissance d’Israël comme partie intégrante du dessein de salut a permis de renouer les liens spirituels de l’Église catholique avec le
peuple juif après la Shoah. Ce renouveau est inséparable de l’ouverture à l’œcuménisme, des rencontres interreligieuses comme celle d’Assise et du dialogue avec les humanismes
séculiers
.”

Il y a là une ambigüité entretenue sur le non-besoin des Juifs de se convertir. Pourtant, on lit dans la déclaration conciliaire Nostra Aetate :

“Au témoignage de l’Ecriture sainte, Jérusalem n’a pas reconnu le temps où elle fut visitée ; les Juifs, en grande partie, n’acceptèrent pas l’Evangile, et même nombreux
furent ceux qui s’opposèrent à sa diffusion
. Néanmoins, selon l’Apôtre, les Juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans
repentance. Avec les prophètes et le même Apôtre, l’Eglise attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d’une
seule voix et “le serviront sous un même joug
” (Sophonie, 3, 9). […] S’il est vrai que l’Eglise est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne
doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture.”

Et le Cardinal Kasper indiquait, à propos de la prière du Vendredi Saint :
“La vraie question qui pose problème est : les chrétiens doivent-ils prier pour la conversion des juifs ? Peut-il y avoir une mission envers les juifs ? Le mot conversion ne figure pas dans la
nouvelle formule de la prière, mais il est présent indirectement quand on prie Dieu pour qu’il éclaire les juifs afin qu’ils reconnaissent Jésus-Christ. De plus, dans le Missel
de 1962, chacune des prières a son propre titre. Celui de la prière pour les juifs n’a pas été modifié: “Pro conversione Judæorum“, pour la conversion des juifs.”

Au-delà de cela, est-il normal qu’un non-catholique vienne prêcher une conférence de Carême dans une cathédrale ? Non.

Les statistiques en berne de l'Eglise en France
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Issues du service national des vocations de la CEF, on y apprend que :

  • En 2008, on comptait 15 008 prêtres diocésains (contre 15 341 en 2007)
  • 4 632 prêtres religieux (contre 4 936 en 2007)
  • 89 prêtres diocésains ont été ordonnés en 2009 (contre 98 en 2008 et 101 en 2007)
  • 125 hommes sont entrés en 1ère année de séminaire diocésain (au 15 novembre 2009) contre 139 l’année passée
  • 756 séminaristes en formation en 2009 (non compris les propédeutiques)
"Echange de chaire" au nom de l'oecuménisme
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Dans le diocèse d’Evry (dirigé par Mgr Michel Dubost), on apprend que, à l’occasion de la semaine de l’unité des
chrétiens, “un échange de chaire aura lieu” le 24 janvier à 18h30 à l’église St Pierre de Boussy St Antoine : messe avec prédication par le Pasteur Antoine Nouïs.

Dans son Directoire pour l’application des principes et des
normes sur l’oecuménisme
, le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens écrit (n°134) :

  • Pour la liturgie eucharistique catholique, l’homélie, qui fait partie de la liturgie elle-même, est réservée au prêtre ou au diacre, car elle est la présentation des mystères de la foi
    et des normes de la vie chrétienne en accord avec l’enseignement et la tradition catholiques
    .”
Golias a vraiment perdu toute crédibilité
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En attendant l’article de Golias sur Thiberville, qui ne vient toujours pas – alors que, comme le faisait remarquer le Metablog, cette affaire devrait l’intéresser puisque nous observons :
– une décision imposée d’en haut, sans tenir compte de la réalité locale
– un évêque qui fédère contre lui toute une communauté
– un prêtre sanctionné pour insubordination à son supérieur
– et in fine, l’emploi par la hiérarchie de l’argument d’autorité … la loi du plus fort étant comme chacun sait la plus faible des lois.), donc en attendant cet article improbable, j’ai
lu celui que Golias a consacré à la marche pour la vie. Et j’y trouve cette curieuse affirmation :

“A présent, les organisateurs de cette marche attendent la présence physique d’un évêque, ou mieux de plusieurs – ils n’osent espérer un cardinal – ce qui donnerait un poids beaucoup plus fort
encore à l’initiative. Ce qui ne tardera certainement pas à venir. On parle de Mgr Guy de Kérimel, l’évêque de Grenoble.”

Affirmation d’autant plus étonnante que Mgr de Kérimel ne fait pas partie des 25 évêques français soutenant la Marche pour la vie. En cherchant
attentivement d’où pouvait provenir cette information, je suis arrivé à cette double conclusion :
1. Golias lit Perepiscopus
2. Golias ne sait pas lire

En effet, c’est moi qui, par ironie, avait demandé si nous verrions Mgr
de Kérimel à la Marche pour la vie, suite à son excellent message pro-vie de Noël. Lisant ce post, Golias l’a pris pour argent comptant. Ce qui signifie que Golias reprend sans les
comprendre les informations de Perepiscopus.

 

En lisant le reste de l’article, on peut ajouter que Golias n’est pas suivi par ses propres lecteurs dans son combat pro-mort, au vu des commentaires édifiants, ce qui est normal puisqu’on
ne peut être catholique et justifier le crime de l’enfant à naître.

Enfin, je suis extrêmement surpris qu’on puisse parler ainsi du cardinal Vingt-Trois :

“Aujourd’hui encore le cardinal André Vingt-Trois, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a rien d’un progressiste, demeure indisposé par ce type de militantisme. Et y fait
barrage
.”

Il est insultant d’imaginer que l’archevêque de Paris soit favorable à la culture de mort et nous ne doutons pas qu’il démentira rapidement.

Mgr Aumônier ne veut pas que ses fidèles pratiquent le missel de 1962
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Dans sa lettre 212, où l’on trouve les résultats d’un sondage sur la forme extraordinaire dans le diocèse de Versailles, Paix Liturgique
écrit :
  • “dans le diocèse de Monseigneur Éric Aumônier, en dépit de l’existence de plusieurs lieux de culte où est célébrée la forme extraordinaire du rite romain, la demande est très
    largement insatisfaite et il existe en réalité pour l’instant une inertie (pour éviter de parler d’opposition) très difficile à comprendre en ce qui concerne l’application du Motu Proprio de
    Benoît XVI de la part de l’évêque
    et de la plupart de ses curés : pour l’essentiel, ce sont des lieux de culte accordés selon les conditions du Motu Proprio de 1988, par son prédécesseur (5
    lieux dominicaux, auxquels Mgr Aumonier a ajouté 2 nouveaux lieux) ; et en vertu du dernier Motu Proprio, une messe paroissiale mensuelle à Rambouillet. Autrement dit, l’apparente application
    du Motu Proprio de 2007 (2 lieux de messes dominicales seulement de plus, mais en vertu du Motu Proprio de 1988) n’est qu’une illusion, si l’on considère le très grand nombre de fidèles
    désireux de bénéficier de la forme extraordinaire du rite romain selon la volonté du Saint-Père, c’est-à-dire dans leurs paroisses, la situation dans le diocèse de Versailles est de fait plus
    chiche que celle existant dans la plupart des autres diocèses de France. Car il ne faut pas oublier que le diocèse de Versailles est un cas d’école s’agissant des demandes locales, ancrées et
    sérieuses d’application du Motu Proprio non reçues par les curés de paroisse sur instruction épiscopale. […]

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  • Il existe de nombreux autres indicateurs dans le diocèse de Versailles de l’attachement des fidèles à la forme extraordinaire du rite romain. A titre d’exemple, les rares expériences de
    début timide d’application du Motu Proprio ont été d’incroyables succès (voir par exemple le cas de Rambouillet). Par ailleurs, à la rentrée de 2009, il y eut plus de jeunes gens du diocèse
    de Versailles à entrer dans les séminaires pratiquant la forme extraordinaire du rite romain que dans le séminaire diocésain
    (qui n’accueille pas cette sensibilité liturgique). […] à la
    rentrée de 2009, une vocation sacerdotale sur quatre se destinait en France à la forme extraordinaire ; à Versailles, selon les indications qui nous ont été données, 8 sur 14. […]

  • Monseigneur Aumônier, le dimanche 7 juin dernier, à Jambville, avait invité le diocèse à se réunir en Église pour fêter la Trinité. Au cours de la messe, il a déclaré «Je demande à tous
    les baptisés qu’ils me disent ce qui leur paraît important pour le présent et l’avenir de notre église diocésaine, de nos communautés paroissiales, de nos mouvements et groupes divers en
    Yvelines, pour que nous soyons davantage fidèles témoins du Christ, vraiment chrétiens, vraiment catholiques.
    » Les baptisés de son diocèse lui ont donc répondu tout bonnement par ce
    sondage : «Ce qui nous paraît important pour l’avenir de notre église diocésaine, c’est notamment que vous appliquiez le Motu Proprio de Benoît XVI». Au fond, ce ne doit pas
    être si compliqué que cela, même s’il faut bousculer les idées reçues et les habitudes, de répondre aux indications du pape et au vœu concordant des fidèles. Si chacun y met de la bonne
    volonté, on peut y arriver.”
Mgr Grua confond l'offensive et la défensive
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Dans un commentaire du Salon
Beige
, on trouve ce courrier de Mgr Bruno Grua, évêque de St Flour, indiquant pourquoi il ne soutient pas la Marche pour la Vie du 17 janvier (tandis que 25 évêques français la
soutienne) :
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    “La défense de la personne humaine de la naissance à la mort est une cause primordiale à défendre. Les
    évêques de France font beaucoup sur ce point, ne serait-ce que par le très profond travail de réflexion qu’ils ont mené en vue des révisions des lois de bioéthique. Mon chemin,
    personnellement, serait plutôt celui là que celui d’une manifestation publique mais je comprends parfaitement que d’autres préfèrent ce moyen d’expression
    . Et puis, je vous signale que
    j’ai quelques obligations pastorales et que dimanche prochain je serai à Mauriac. Je vous souhaite un bon dimanche et souhaite que votre démarche contribue, avec d’autres, à alerter
    l’opinion.”

Au moins, ce courrier n’est pas franchement négatif, car il n’est pas hostile à la Marche. Mais Mgr Grua fait cette erreur de mélanger l’action défensive, contre un projet en cours (comme la
révision des lois sur la bioéthique) et l’action offensive, qui consiste à ne pas se satisfaire du mal qui s’ancre dans la société. Henri Védas a expliqué comment ces deux tactiques sont complémentaires :

  • Opposer défensive et offensive est absurde – demander à n’importe quel général, ou à n’importe quel entraîneur de foot. Et ce qui est vrai pour le sport est vrai pour le mouvement
    pro-vie. Les partisans du respect de la vie se voient d’ailleurs souvent obligés de mener des actions défensives s’opposant à la propagation sans frein de la culture de mort. En ce
    moment même par exemple, les évêques catholiques conduisent une action en profondeur pour éviter le pire lors de la révision des lois de bioéthique Sur le front de l’euthanasie également,
    plusieurs associations combattent pied à pied les pressions pour la légalisation. Mais de même qu’une équipe qui ne joue qu’en défensive ne
    marquera jamais de but, le mouvement pro-vie ne peut pas se contenter de défendre un statu quo profondément contraire à la justice élémentaire. Il ne doit pas se contenter de ne
    pas perdre du terrain, mais combattre offensivement l’avortement légal et son cortège de malheurs.
  • Mais voilà : les méthodes qui fonctionnent en défense ne marchent pas nécessairement en attaque, et vice-versa. Dans un
    entretien début novembre [2008], Mgr Vingt-Trois, interrogé sur la tactique « discrète » adoptée par l’épiscopat dans le cadre du débat sur la bioéthique, disait son
    scepticisme quant à l’efficacité des manifestations de rue, telles que celles pour la défense de la famille ces dernières années en Espagne : «Je n’ai pas remarqué que les défilés
    qui ont eu lieu à Madrid aient empêché grand-chose ! Je peux me permettre de penser que, au moins sur le plan tactique, ce n’est pas la meilleure solution
    ».

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    Cette remarque vaut-elle pour le grand rendez-vous
    pro-vie annuel : la Marche pour la Vie, co-organisée par Choisir la vie ?
    Non, justement du fait de la distinction entre actions offensives et défensives.

    Comme les manifestations espagnoles, le combat que mène actuellement l’épiscopat sur la bioéthique est essentiellement défensif :
    empêcher la révision de la loi de 2009 de donner lieu à un glissement plus avant dans la culture de mort.  Dans ce contexte, même si des contre-exemples existent, une action
    discrète est parfois la plus fructueuse.
    Mais notre lutte contre l’avortement légal est, elle, offensive – elle vise à reconquérir
    un terrain que l’adversaire considère comme définitivement acquis
    . Et ce n’est pas les coulisses du pouvoir que l’on fera bouger
    les lignes : c’est en agissant sur l’opinion avec, malheureusement les armes du pauvre. Les médias ne nous feront pas de faveurs. Ils savent que notre première victoire serait que
    l’opinion sache que l’avortement légal est contesté, et non pas  entré dans les mœurs.
    Ils ne se résoudront à le faire que si ils n’en ont pas le choix – si nous sommes
    des dizaines de milliers dans la rue.
    La Marche pour la Vie est
    donc la meilleure chance du mouvement pro-vie de vraiment reprendre l’offensive.
    Certains fruits en sont déjà perceptibles :
    invitations dans les médias, dynamisation des réseaux, mobilisation d’une nouvelle génération de militants du respect de la vie…”
Le Cal Vingt-Trois oublie que Philippe Séguin fut partisan de l'avortement
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Lors des obsèques de Philippe Séguin, le Cardinal André Vingt-Trois a longuement
évoqué la mort
. Il a terminé ainsi :
  • “Philippe Seguin a assumé dans sa personnalité si riche cet appel à servir les autres. Il l’a fait dans son parcours politique, comme dans son parcours de grand commis de l’Etat.
    Il nous a montré que tout un chacun peut être toujours ouvert aux besoins de ses semblables.
    Aujourd’hui, avec confiance, nous le remettons à la miséricorde de Dieu. Et nous prions le
    Seigneur pour qu’il éclaire nos cœurs et nos libertés pour que nous aussi, chacun dans le chemin qui est le nôtre, nous soyons capables d’entendre les appels qui nous sont adressés et d’y
    répondre en nous mettant au service de nos semblables.”

Certes, prions pour l’âme de Philippe Séguin.

Mais rappelons aussi que cet homme politique fit partie des 8 députés du RPR (sur 138) à voter la loi Aubry du 4 juillet 2001 portant la dépénalisation de l’avortement de 10 à 12 semaines.
Je n’appelle pas cela de l’ouverture à ses semblables.

Mgr Leuliet a-t-il vraiment participé au Concile Vatican II ?
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Voici un exemple de l’herméneutique de la rupture condamnée par le Pape.
Mgr Géry Leuliet a cent ans aujourd’hui. Dans La Voix du Nord, cet enfant du Pas-de-Calais qui fut évêque
d’Amiens et reste l’un des derniers témoins vivants du Concile Vatican II, oppose Vatican II et la messe en latin :
  • “On a l’impression que cela a été un grand bouleversement, mais le renouveau qui est sorti de Vatican II était en germe dans la société depuis longtemps. Il y avait des signes de
    changements imperceptibles, à travers des événements qui semblaient banals… […] Je sais que certains sont restés nostalgiques du passé. De la messe en latin… Il faut se souvenir
    qu’au départ, la Bible était en hébreu. Elle a d’abord été traduite en grec. Puis en latin au fil des évolutions du monde. Or, plus personne ne parle latin, aujourd’hui… La parole de Dieu ne
    parvenait plus jusqu’aux hommes.”

On lit pourtant dans la première Constitution du
Concile Vatican II, à propos du rite latin auquel appartient Mgr Leuliet
:

  • L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins […] On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble en
    langue latine
    aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent. […] Selon la tradition séculaire du rite latin dans l’office divin, les clercs doivent garder la
    langue latine
    “.
La revue antipapiste et hérétique du diocèse d'Evreux
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La revue Église d’Évreux ressemble aux journaux qui pouvaient être diffusés dans les années 70. Entre quelques publicités des urgences de la
clinique d’Évreux, de la Société Générale ou des Pompes funèbres générales, on y parle de «pastorale» et de «cheminement», rarement de «foi» ou de
«conversion». Le vocabulaire ressemble davantage à celui de la déclaration des Droits de l’Homme qu’à celui des commandements de Dieu. Il n’y a guère d’exemplaire de la revue
Église d’Évreux qui ne fasse pas la promotion du CCFD (Comité catholique
contre la faim et pour le développement
), de l’ACO (Action catholique ouvrière) ou de la JOC (Jeunesse catholique ouvrière). Les sujets politiques apparaissent en filigrane (écologie
planétaire, accueil de l’immigré) dans chaque numéro tandis que les soucis spirituels, comme le salut des âmes, les méditations ou la communion des saints sont des réalités particulièrement
évacuées
. Les commémorations de l’abolition de l’esclavage font par exemple référence à l’abbé Grégoire ou à Victor Schoelcher sans même parler de Bartolome de Las Casas, homme d’Église qui
les a pourtant précédés de trois siècles.

Le pape ferait mieux de se taire

A propos du Sida en Afrique, le pape Benoît XVI est contesté voire réprimandé. Il est accusé de faire de la “polémique” et on lui oppose les personnalités, plus ouvertes, de l’abbé Pierre ou de
sœur Emmanuelle :

  • «Il avait répondu à une question d’un journaliste sur le sida. Il a bien dit l’action de l’Église en Afrique contre ce fléau. Mais pourquoi donc a-t-il ajouté cette phrase ambiguë :
    «On ne peut pas résoudre le fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème.» ? Cette phrase ne pouvait que créer une polémique. […] Pourquoi
    l’abbé Pierre ou sœur Emmanuelle étaient-ils écoutés, alors qu’ils prônaient eux aussi une éducation à la responsabilité sexuelle ? Parce qu’on les sentait proches des gens».

L’article du vicaire de la mission de France se conclut par une belle leçon de morale au pape :

Hérésie sur l’Eucharistie

Dans la revue officielle du diocèse d’Évreux, l’un de ses prêtres, le Père André Lalier (délégué épiscopal à la formation
permanente
), était autorisé il y a tout juste trois mois à faire profession d’hérésie sur le dogme de «la présence réelle». Tel est le thème de son article où il explique :

  • Quand on parle de la présence réelle, on veut parler de la présence réelle du Christ à son Eglise.”

 Vous croyez avoir mal lu ? Le prêtre normand précise :

  • «N’imaginons pas que nous mangeons la chair de l’homme Jésus … La chair dont il est question dans l’Evangile selon saint Jean «Ma chair pour la vie du monde» (Jn 6, 51-53)
    est la chair du ressuscité, le corps du Christ, un corps «spirituel». Quel est le mode de présence d’un corps «spirituel» ? Non une présence physiologique mais une présence
    sacramentelle ou symbolique. Le sacrement, le symbole, unissent l’humain et le divin, le plus matériel (le pain) et le plus «spirituel» (le corps du Christ). » Église d’Évreux N° 17 – 15 octobre 2009.

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On ne s’étonnera pas de voir le Père Lalier, dans le numéro 9,
justifier l’excommunication “des partisans de Mgr Lefebvre” (alors que le Pape venait de lever l’excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X) et dire que celle du médecin
qui a avorté la fillette de Recife au Brésil est purement et simplement injustifiée !
Il conclut sans autre précision :
«Notons, pour finir, que, contrairement, à une opinion répandue, les divorcés-remariés, ne sont pas excommuniés.»
Église d’Évreux N° 9 – 4 mai 2009
A croire qu’il leur donnerait le Bon Dieu sans confession (un Bon Dieu spirituel, quand on sait ce qu’il en croit…). Alors rappelons à sa place ce que dit l’exhortation apostolique Familiaris Consortio (n°84) :

  • “L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus
    eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et
    est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et
    comprendraient mal la doctrine de l’Eglise concernant l’indissolubilité du mariage.”

Addendum : Plusieurs lecteurs me signalent que les divorcés-remariés ne sont pas excommuniés. Je n’ai pas écrit l’inverse. Mais j’ai précisé, contrairement à l’abbé
Lalier qui se plaît à tout mélanger, qu’ils sont tout de même exclus de la Sainte Communion.

« bonne année, bonne santé… et le paradis ! »
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C’est ainsi que Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, a conclu ses voeux, présenté à Orthez, au cours
d’une réunion publique, ouverte à tous.

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