Maximilien Bernard
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Mgr Rouet veut remplacer les prêtres par des laïcs
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Mgr Albert Rouet
, archevêque de Poitiers, était l’invité de la librairie La Procure, le 28 octobre, pour présenter
son dernier livre J’aimerais vous dire. L’entretien a été filmé. Au début, il compare le manque de prêtres au manque de locomotives à vapeur ou de boeufs de
labour… “Il y a 10.000 laïcs engagés. Où est le manque ? Quel est le manque ? C’est original. Puis il déclare (vers 18mn30) :


Quand on ne sait pas répondre, on fait de la piété. C’est-à-dire que la spiritualité a pour effet de boucher les trous et par conséquent, ça ne tient pas ce genre de truc. Si je
dis ça, c’est parce que depuis très longtemps j’ai été frappé d’une chose : nous avons infantilisé le christianisme
“.

Vingt siècles de christianisme ont fabriqué un peuple d’impuissants. C’est tragique. Mais, c’est tragique ! Un homme ou une femme peut diriger une ferme, présider une
association, être maire d’une commune, être responsable d’une entreprise. Et dans l’Eglise, c’est un mineur !”

Pour connaître la conception du sacerdoce de Mgr Rouet, on peut se reporter à la revue diocésaine de Poitiers n°20 du 9 janvier 2004, dans laquelle on pouvait lire cet article écrit par un
anglican :

“Nous avons beaucoup apprécié le prompt accueil que Caroline Gordon-Walker a reçu en tant que femme-prêtre, de la part de Mgr Albert Rouet. Le soutien pour son ordination a été frappant
: tout d’abord le prêt d’une église catholique, si l’ordination devait se dérouler en France, et la volonté de l’Archevêque d’y assister. Puis, lorsque la décision fut prise de célébrer
l’ordination en Angleterre, Mlle X se rendit à Canterbury pour représenter Mgr Rouet, apportant de sa part une lettre de voeux.
Lorsque Caroline célébra sa première eucharistie à
Saint-Léger de la Martinière, il y avait une carte de bons voeux de la part des Pères J. Lefebvre et A. Boissinot, de la communauté catholique du secteur paroissial, avec des souhaits pour un
heureux et fructueux ministère dans la région.”

L'exorciste du diocèse d'Arras croit-il au diable ?
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Depuis 17 ans, l’abbé Henri Caffart est l’exorciste du diocèse d’Arras, dirigé par Mgr Jaeger. Il ne porte pas de croix, «pour tromper l’ennemi» s’amuse-t-il. Il est
aussi ouvrier militant syndicaliste… Casquette de marin vissée sur le crâne, le père Caffart a 78 ans et plaisante :

Vous vous attendiez à quoi ? À la soutane noire, au col romain et au crucifix ?”

Officiellement, il n’est même plus “exorciste”. Il convient de parler du service diocésain Saint-Irénée, «du nom de l’évêque de Lyon au IIe siècle, réputé pour son
esprit conciliateur et d’apaisement dans les discordes
». Écouter, rassurer, faire découvrir à chacun ses richesses intérieures, voilà la mission confiée au père Caffart par Mgr Derouet, en
1992. Rompant avec la tradition, il s’est entouré d’une équipe d’une vingtaine de personnes, dont deux diacres permanents.

Il reçoit les personnes dans son bureau, puis à la fin de l’entretien, “leurs démons ont disparu. Pas avec moi, non. C’est eux qui font disparaître cette fausse logique du mauvais
sort
. “

En 17 ans, il a entendu beaucoup de choses farfelues et 6 ou 7 cas sérieux de phénomènes paranormaux, inexpliqués, dont il n’a pas été témoin, comme ces bruits de vaisselle cassée. «Cela
existe dans des lieux où il y a eu un suicide, un meurtre, un viol ou des tortures, comme si la maison en question ressentait encore ces éclaboussures de violence
», note-t-il. Étonné
que ces phénomènes existent
. Et encore plus surpris qu’ils aient disparu après sa venue, sa prière et sa bénédiction.

La douloureuse question de l'immigration
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S’il y a bien un sujet temporel que nos évêques aiment aborder, c’est celui de l’immigration. Dernier en date, Mgr Claude Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard et responsable
de la pastorale des migrants. Malheureusement, la langue de buis est souvent
employée
 et ne permet pas toujours aux catholiques français de comprendre leur rôle. D’un côté,  ils sentent bien qu’ils ne peuvent pas forcément approuver la désastreuse politique
migratoire qui fait s’installer n’importe comment des millions d’immigrés dans notre pays au péril du bien commun, et de l’autre, ils savent qu’ils ne doivent pas pour autant mépriser
l’immigré.

L’entretien donné par
Mgr Schockert date d’il y a une semaine et j’ai préféré, avant de vous en faire part et pour éviter tout strabisme, attendre la publication du message de Benoît XVI pour la 96e journée
mondiale du migrant et du réfugié, publié aujourd’hui.
Sur ces deux textes, il y a quand même une continuité, qu’il convient de souligner. Mgr Schockert dit en effet :

“L’Eglise n’est pas pour tâche d’organiser à la place des autres. L’Eglise n’a donc pas la maîtrise des politiques qui traitent des migrations et de la sécurité. Elle intervient
de manière spécifique. A la base de son action, il y a l’amour de Dieu qui consiste à aimer l’autre comme un frère. L’Eglise prête sa voix à ce titre là pour que nos frères en humanité puissent
être entendus et respectés eu égard à leur dignité humaine.”

Ce qui signifie que, distinguant le politique (dont les décisions temporelles appartiennent aux laïcs) et le pastoral (dont les décisions spirituelles appartiennent à l’Eglise),
l’approche qu’a l’Eglise de l’immigration est essentiellement pastoral. Conformément au catéchisme de l’Eglise catholique et à la doctrine sociale, l’Eglise laisse aux
gouvenrants le choix d’ouvrir, de contrôler voire de fermer les portes de leur pays à l’immigration, leur décision devant être jugées en regard du bien commun
national.

Dans son message, Benoît XVI rappelle cette dimension pastorale :

“Je m’adresse à présent en particulier aux paroisses et aux nombreuses associations catholiques qui, animées par un esprit de foi et de charité, accomplissent de grands efforts pour répondre aux
nécessités de nos frères et sœurs. Tandis que j’exprime ma gratitude pour ce qui est accompli avec une grande générosité, je voudrais inviter tous les chrétiens à prendre conscience du
défi social et pastoral que représente la condition des mineurs migrants et réfugiés. Dans notre cœur retentissent à nouveau les paroles de Jésus: «J’étais un étranger et
vous m’avez accueilli
» (Mt 25, 35)”.

Le politique est responsable de la politique d’immigration. Ses décisions peuvent être contestables et contestées au regard du bien commun. Mais cette contestation ne peut se retourner contre
l’immigré.

Un dernier mot : le pape distingue le social et le pastoral. Cela signifie, me semble-t-il, que l’aide apportée à l’immigré ne peut se limiter à un caractère social. L’Eglise a aussi -et
surtout- le devoir d’évangéliser ces immigrés et de leur ouvrir l’accès aux sacrements
.

Mgr Chauvet défend les fondamentaux de l'éducation
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Osservatore vaticano rapporte les propos que Mgr Chauvet, vicaire général de Paris et curé de la paroisse Saint
François-Xavier, a tenu devant l’UNESCO, sur l’éducation. Il a notamment rappelé des points fondamentaux :

Si l’enfance est l’étape de la discipline, c’est-à-dire pour devenir disciple, où il y a l’apprentissage des règles qui protègent le trésor d’amour que tout enfant porte, l’adolescence,
elle, suppose le temps du progrès, à partir notamment des vertus cardinales avec la découverte de la loi nouvelle, celle de la liberté
.”

“Le modèle de l’éthique du code, ce que l’on nomme “la morale de l’interdit et de l’obligation”, est en train de perdre son hégémonie”.

Or, la loi «est indispensable dans la construction de la personne à l’âge de l’enfance».

Corse : les méthodes staliniennes de Mgr Brunin
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Nous avons déjà évoqué les étranges manières de gouverner de Mgr
Brunin, évêque d’Ajaccio. Dans Présent, Maître Trémolet, qui est par ailleurs corse, nous rapporte le récit d’un de ses amis sur
la révocation du curé de Corte, le Père Régis-Dominique Polge, qui provoque l’émoi des catholiques. Extraits :


“La Corse n’a pas de chance. Voilà cinq ans qu’elle vit, dans son Eglise, sous le
gouvernement – si l’on peut dire – d’un de ces derniers adeptes de méthodes de pensée et d’action qu’on croyait définitivement révolues. Le texte que Monseigneur Brunin a donné à
Corse-Matin,
le 13 novembre 2009, est un modèle de cette littérature soviétique […]. L’évêque s’explique sur la révocation de l’abbé Polge, curé de Corte. On sait l’émotion que cette
décision a provoquée, les colères, les peines, le sentiment d’abandon des paroissiens, bref, pour parler un langage évangélique et non stalinien, le désarroi du troupeau à qui a été enlevé son
pasteur. On sait aussi que, dans l’Eglise, le pasteur du diocèse, c’est l’évêque, et que les prêtres sont ses collaborateurs. Le troupeau dont l’évêque est le pasteur, c’est l’ensemble des
fidèles, et si, parmi ces fidèles, certains se perdent, comme, dans l’Evangile, encore, il part, laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis bien dociles pour aller chercher celle qui était
perdue.

Ici, rien de tel, ni dans le langage, ni dans l’attitude du cœur. L’abbé Polge, dit-il, “a été interpellé sur sa façon de vivre le ministère pastoral des communautés du cortenais”.
Qu’est-ce que cela veut dire ? L’abbé Polge remplit son église les dimanches et jours de fête. Il remplit sa chapelle Sainte-Croix en semaine. Il compte plus de quatre cents enfants
au catéchisme. Il confesse. Il marie. Il baptise et il envoie des jeunes gens au séminaire. Il est toujours disponible pour ses paroissiens
. Quelles sont donc ces “nouvelles manières
de vivre le ministère du prêtre”
auxquelles l’évêque lui reproche de ne pas adhérer ? On ne le sait pas et on ne le saura pas, puisque, précisément, l’évêque ajoute que “ces
nouvelles manières de vivre le ministère”
auxquelles le Père Polge se refuserait d’adhérer, sont “à chercher”

Toujours selon l’évêque, le Père Polge s’isolerait jusqu’à «s’enfermer dans une sorte de séparatisme ecclésiastique”. Où l’on voit ressurgir le péché capital dans l’idéologie
marxiste qui est le “fractionnisme” n’être plus en accord avec les orientations du secrétaire général, sans que l’on puisse savoir ce qu’étaient ces orientations
. […] Ainsi
fut révoqué sur le champ, un samedi saint, le Père Hélie, qui, à Ajaccio, avait trop de succès auprès des jeunes. Ainsi est révoqué, aujourd’hui, le Père Polge, pour la seule raison que son
ministère vécu est beaucoup plus fécond, joyeux et chrétien que les prétendues recherches d’un idéologue déguisé en évêque. 


Ensuite, vient la justification de la purge. Elle est dans la preuve du “séparatisme”.
Dès la révocation connue, le peuple, le troupeau des fidèles s’émeut, dit sa solidarité, prie et supplie. Aucun mot de miséricorde pour les brebis perdues. Aucun geste du cœur. Aucune
pensée
. Non ! Leur attitude est “symbolique d’une perte du sens de l’Eglise” et ce “spectacle témoigne que le danger est bien réel”. Non seulement le pasteur qu’on
enlève était un mauvais pasteur. La preuve c’est qu’on le révoque ! Mais cette protestation corrobore le fait qu’il était un mauvais pasteur ! Ben voyons ! Je vous condamne
injustement et la révolte que provoque cette injustice est la preuve que j’avais raison de vous condamner ! Où est l’esprit de l’Evangile dans ce charabia ? Où est la tendresse
du cœur de l’Evêque, pasteur de son troupeau ?

Déjà l’année dernière, à Vivario, quand l’évêque est venu annoncer à la municipalité et aux paroissiens sa réforme qui leur enlevait leur prêtre et qu’une jeune maman lui a dit : “Mais
nous sommes un troupeau sans pasteur !”
, il a détourné la tête et levé la séance. Ce sont des mots qu’il ne comprend pas ou ne veut pas comprendre. Il a son plan pour l’Eglise
du troisième millénaire en Corse, église sans paroissiens, sans prêtres, sans curés, église tout entière dépendante au travers des commissions, des groupes et des conseils de laïcs, du
commissariat central qui est l’évêque et dont les prêtres, satellites interchangeables, n’ont plus d’autre ministère que la mission ponctuelle que l’évêque leur confie
. Délire de volonté
de puissance qui allie l’odieux au dérisoire. Car, de quoi parle-t-on ? “Du gouvernement” de moins de cinquante prêtres, et d’un nombre de fidèles qui va diminuant, sauf… sauf, dans
les lieux où des prêtres, comme l’Abbé Polge, font leur travail de prêtre, à l’image plus ou moins proche, de celui qui reste le modèle des prêtres et que le Pape leur donne en exemple pour cette
année, qui est l’année sacerdotale, le saint Curé d’Ars. […]

J.L. Brunin est fermé. Il ne veut pas savoir. Entre les Corses et lui, ça passe ou ça casse ! selon une des ses formules favorites. Avant que ça casse vraiment, il vaut mieux
qu’il s’en aille
. C’est la supplique des fidèles. Elle est déjà sur les murs. Vox populi, Vox Dei. On y lit, en grosses, lettres noires ou rouges : “Brunin
fora !”
.”

Mgr Luc Ravel, nouvel évêque aux Armées
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Le 7 octobre, Benoît XVI a nommé Mgr Le Gal, évêque aux Armées, auxiliaire à Lyon. A sa
place, il a nommé le père Luc Ravel, de la congrégation des chanoines réguliers de Saint-Victor (profession en 1985 et ordonné prêtre en 1988). Né en 1957, diplômé de l’Ecole
polytechnique, de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs et titulaire d’une maîtrise de philosophie, Mgr Ravel a été Prieur au collège Saint-Charles de Porrentruy (Jura suisse) (1988-1991),
prieur et curé du prieuré Marie Médiatrice à Montbron (diocèse d’Angoulême) (1991-1996), et successivement Sous-prieur, Maître des novices et Responsable de la formation de l’abbaye Saint-Pierre
de Champagne (diocèse de Viviers). Il s’est intéressé de près au célibat, en croissance, et a créé un pèlerinage.

 

La consécration épiscopale du nouvel évêque aux Armées françaises aura lieu le 29 novembre 2009 à 15h à Notre-Dame de Paris. Elle sera célébrée par le cardinal André Vingt-Trois.
Puis Mgr Luc Ravel prendra possession à 18h de son siège épiscopal — en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

 

Son père (général) et son grand-père paternel ont
servi
dans l’infanterie de marine alors que son grand-père maternel était officier de marine. Mgr Ravel a effectué son service militaire au 1er régiment de chasseurs parachutistes. Interrogé à l’occasion de la dernière assemblée plénière, le nouveau prélat a expliqué le
choix de sa devise épiscopale :

 “Ma devise sera deux mots latins. En fait, ce n’en est qu’un répété, la traduction littérale de deux mots grecs que Jésus emploie  et qui donne en latin : « Est, Est ». Ce qui
se traduit par « Oui, oui ». C’est un passage du « Sermon sur la montagne » de Jésus qui dit : «Que votre “oui” soit “oui”, que votre “non” soit “non”, tout le reste vient du
démon
» (Mt 5,37).

Donc une espèce de consistance, de fermeté intérieure. C’est quelque chose que je vis depuis longtemps. Il vaut mieux retenir son « oui » ou son « non », sa réponse, mais une fois
donnée, qu’on s’y engage de tout son poids d’humanité et de christianisme.”

Une devise qui devrait plaire aux militaires.

Un quotidien italien dresse le bilan des diocèses de France
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Extraits d’un article de Paolo Rodari, paru dans le quotidien italien Il Foglio, le vendredi 13 novembre 2009 et intitulé “L’Église de France perd de son influence au Vatican et des séminaristes dans ses diocèses” :

“Les statistiques 2008 sont éloquentes (celles de 2009 sont attendus dans les prochaines semaines) : les prêtres diocésains ne sont plus que 15 000 et leur âge moyen dépasse 75 ans.
Contre une centaine de prêtres qui sont ordonnés chaque année, 900 meurent ou quittent les ordres. Dans certains diocèses, les paroisses sont regroupées en “ensembles pastoraux”, où il
arrive qu’un seul prêtre desserve dix, vingt, voire quarante églises. Il y a des diocèses qui d’ici dix ans, n’auront pas plus de dix prêtres en activité.


Le chiffre le plus inquiétant est celui des séminaristes: de 4 536 en 1966, ils ne sont
guère plus de 500 aujourd’hui. Des diocèse comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan n’ont plus de vocations. Les ordinations sont très peu nombreuses : depuis Vatican II, le nombre a chuté
de façon alarmante : 825 prêtres ordonnés en 1956, environ 90 en 2008. Même Paris est à l’unisson des autres diocèses. Dans les années 80-90, Paris était considéré comme une exception dans
le paysage français : une Église prospère, un séminaire florissant, des finances en excédent. C’étaient les dernières heures de la grandeur, celles de l’axe-Wojtyla Lustiger qui voyait fleurir
les vocations. Le clergé parisien était nombreux et jeune. Aujourd’hui – selon les données 2008 -, Paris compte environ 50 séminaristes pour une dizaine d’ordinations chaque année (sept sont
prévues en 2010).

Du point de vue des fidèles, la situation n’est guère meilleure. Le déclin de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, se poursuit inexorablement. Les pratiquants sont une
infime minorité (4% si “pratiquer” c’est aller à l’église une fois par mois) d’âge relativement mûr. Résistent – et c’est là un fait qui donne matière
à réflexion – les mouvements comme l’Emmanuel, les Frères de Saint-Jean ou la Communauté Saint-Martin et, surtout, les groupes traditionalistes
. Aujourd’hui, environ un tiers du
total des séminaristes français est d’ores et déjà issu de ces communautés. Avec 388 lieux de culte dominical, soit plus de quatre par diocèse, la sensibilité tridentine fait sentir son
poids
. Elle a profité, paradoxalement, d’une certaine interprétation «laxiste» du Concile. Face à une Église trop ouverte aux sirènes du monde, s’en est créé de fait une autre qui n’a jamais
voulu accepter cette sécularisation. Et aujourd’hui, c’est précisément cette dernière Église – celle que l’on appelle traditionaliste – qui représente une espérance. Et il ne s’agit pas de
l’Église lefebvriste car elle n’a rien à voir avec le schisme d’Écône. Née dans l’Église catholique, elle tient à demeurer dans l’Église catholique nonobstant sa sensibilité propre. En 2008,
les séminaristes de ces communautés étaient 160, soit plus ou moins un tiers du nombre total de séminaristes diocésains. Et les effectifs sont en augmentation.

Ce sont des données qui font réfléchir, et peuvent parfois même inquiéter. De fait, les sentiments sont partagés au sein des évêques français réunis à Lourdes pour leur assemblée générale.
Eux, les évêques français, ont été (pour la plupart) parmi les opposants les plus résolus du Motu Proprio “Summorum Pontificum”. Elles, les communautés traditionalistes, l’ont accueilli
avec joie, parce qu’il les a renforcées dans ce qu’elles sont : une partie de l’Église catholique. Et, tôt ou tard, chiffres à l’appui, l’épiscopat devra leur en donner acte.”
2 nouveaux vicaires généraux pour le diocèse de Cambrai
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Le père Paul Lamotte était depuis 2001 vicaire général et chargé de la formation permanente et de l’enseignement catholique du diocèse
de Cambrai
. Il accompagnait également les communautés religieuses implantées dans le diocèse. En 2000, suite au décès de Mgr Delaporte, il avait été élu par le conseil des consulteurs de
Cambrai administrateur diocésain jusqu’à l’arrivée du nouvel évêque, Mgr
Garnier
.

Agé de 73 ans et sa santé déclinant, l’abbé Paul Lamotte a souhaité être déchargé de ses missions. Mercredi, Mgr Garnier a donc annoncé qu’il nommait deux vicaires généraux pour le
remplacer
, deux prêtres valenciennois. 


L’abbé  Xavier Bris (à droite sur la photo) : âgé de 65 ans, ce Douaisien est entré au séminaire de Cambrai en 1962. Il a été ordonné prêtre en 1969 après un temps
de coopération à Madagascar. Sept ans durant, il a été prêtre à Cuba. De retour en France en 1992, il a été nommé vicaire épiscopal en 1993 en charge des doyennés du diocèse. Pour garder le
contact avec les habitants des quartiers défavorisés, il a souhaité habiter au faubourg de Lille, à Valenciennes.

L’abbé Emmanuel Canart (à gauche) : plus jeune, il organise des pèlerinages dans le désert et s’occupe, tous les 4ans, des Journées mondiales de la jeunesse pour le
diocèse. Le Cambrésien Emmanuel Canart est prêtre depuis 1989. Dans le Douaisis et à Maubeuge, il s’est occupé de l’aumônerie des établissements scolaires catholiques. Depuis 2003, il est délégué
diocésain à la pastorale des jeunes. En 2005, Mgr Garnier l’a nommé vicaire épiscopal chargé tout logiquement de la pastorale des jeunes. Le jeune prêtre est associé à la paroisse Saint-Éloi de
la Rhonelle et vit à Marly.

Regarder le Pape plutôt que les évêques qui divisent
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Le Salon Beige rapporte,
via ce blog, les propos de Mgr Giovanni d’Ercole, nouvel évêque
auxiliaire de l’Aquila, chef de la section italienne de la secrétairie d’Etat :

Il faut regarder l’Eglise avec deux yeux. Il m’est arrivé de le dire sur un plateau de TV. Un oeil sur le Pape, l’autre sur l’évêque et le curé. Si l’évêque et le curé disent la
même chose que le Pape, c’est l’Unité. Or le manque d’unité fait un très grand mal à l’Eglise. Si l’évêque ne dit pas la même chose que le Pape, cela me donne un strabisme, alors je
regarde le Pape !

Des laïques pour les funérailles : une bonne idée ?
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Le diocèse d’Air-sur-l’Adour et de Dax, dont l’évêque est Mgr Philippe Breton, a formé 124 laïques pour célébrer des funérailles dans le département des Landes.
Le diocèse compte un peu plus de 120 prêtres en activité. Aujourd’hui, des Pastorales de funérailles composées de laïques accompagnent les familles en deuil et conduisent les funérailles à la place
des prêtres
. La formation de laïques a la conduite de funérailles a débuté dans les années 1970 dans le Nord de la France. Le cardinal Jean-Pierre Ricard a implanté des pastorales des
funérailles en Gironde en 2007 avant qu’elles ne soient initiées dans les Landes en 2008.

Le problème, c’est que cela ne permet pas à la famille et aux proches du défunt, pas forcément pratiquants, de savoir que les chrétiens peuvent intervenir en ce bas-monde pour les fidèles
défunts. L’un des fruits de la messe, c’est d’offrir le Sacrifice de Notre-Seigneur pour les défunts, qui, eux, ne peuvent plus rien pour eux-mêmes. Comme l’indiquait Benoît XVI à ce sujet :

“En union au Sacrifice eucharistique, nous pouvons intercéder pour leur salut éternel, et faire l’expérience de la communion la plus profonde, dans l’attente de nous retrouver
ensemble, pour jouir à jamais de l’Amour qui nous a créés et rachetés.”

Evidemment, on va me rétorquer que, sans prêtre, il faut bien se débrouiller. Mais le diocèse de Dax a-t-il fait appel à des prêtres non diocésains ? Que ce soit les instituts Ecclesia Dei, comme
les communautés nouvelles (Saint-Martin, Saint-Jean…) ?

Mgr Charrier soutient le comité de la jupe
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Le Comité de la Jupe est un groupuscule (15 personnes) qui veut dénoncer la
prétendue misogynie de l’Eglise. Encore des femmes qui n’ont pas entendu parler de la Sainte Vierge. Passons…

Elles ont eu le soutien du quotidien Le Monde (quoi de plus normal), puis une large tribune sur le site de l’hebdomadaire Famille chrétienne (ce qui est un déjà moins normal,
mais il faut bien parler de quelque chose puisque Famille chrétienne refuse de consacrer autant de place aux manifestations pro-vie qui rassemblent pourtant plus de monde), ce qui lui a
valu bon nombre de réactions outrées.


Mais voilà que Mgr Bernard Charrrier, évêque de Tulle, soutient cette mobilisation. Il y voit «un symptôme de la volonté de ne pas laisser le devant de la
scène aux intégristes qui parlent beaucoup
». Bref : pour ne parler ni de Summorum Pontificum (il n’y a même pas de messe hebdomadaire selon la forme extraordinaire dans ce
diocèse) ni de la Fraternité Saint Pie X, parlons des derniers groupuscules hérétiques, dont il reconnaît la légitimité de certaines revendications :

Un peu de démocratie ne ferait pas de mal, il nous faut multiplier les lieux de parole. Et notre Église n’a pas fini de donner aux femmes leur place dans certains lieux de décisions“.

Mgr Brouwet dénonce la pilule abortive EllaOne
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Dans l’émission Dieu Merci, sur Direct 8 (à 10mn 10), Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, dénonce la
nouvelle pilule EllaOne, dite du surlendemain, en vente depuis un mois environ et qui peut provoquer un avortement dans les 5 jours après un rapport sexuel.

Mgr Brouwet indique que cette pilule est bien un moyen contraceptif et abortif, qu’elle retire aux femmes la responsabilité de leur sexualité et la disponibilité à être mère, que cette pilule
leur fait voir l’embryon comme un danger et non comme un don, qu’elle déresponsabilise les hommes et, enfin et surtout, qu’elle retire la vie de l’embryon
.

Les "soldats de Dieu" rechristianisent le diocèse de Bayonne
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Dans le diocèse de Bayonne, il y a décidément un évêque. Après la réinstauration d’un
service de messe exclusivement masculin, l’église St André à Bayonne refoule les concerts. Contrairement aux années
précédentes, le concert de Noël d’Oldarra n’aura pas lieu dans l’église
. Le curé, l’abbé François de Mesmay, justifie : “l’an passé, ça s’est mal passé“.

Au vu de l’article du journal
basque
, on voit poindre des critiques contre ce prêtre : “francisque et bénitier renforcé, un matériel d’évangélisation” , “protégé du nouvel évêque de Bayonne Marc Aillet“.
Mince, voilà un prêtre qui est catholique et qui refuse les manifestations non cultuelles dans son église… Il précise même qu’une église n’est pas “une salle de concert et ose
critiquer “l’attitude culturellement hostile à l’Eglise de ces centres d’apprentissage de la langue basque“.

Ce qui est reproché ce sont, en fait, “des prises de position radicales contre l’avortement ou l’expression publique des homosexuels“, “retour de la messe en latin sauce Motus
Proprio”.
On se disait bien aussi. Au point que ce même journal qualifie ces catholiques de “soldats de Dieu“.

La citoyenneté musulmane de la société française…
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Lu sur le site du diocèse de Saint-Denis, dont l’évêque est Mgr Pascal Delannoy :

La communauté musulmane s’inscrit maintenant dans la citoyenneté nouvelle de la société française et la fait évoluer.”

Accueillir le migrant, est-ce évangéliser les musulmans ?

2 évêques se manifestent contre la sélection eugéniste et l'euthanasie
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Déclaration
de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, et Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes, le 23 novembre 2009 suite à l’avis n° 107 du Comité consultatif
national d’éthique et au projet de loi sur l’euthanasie
:



Quelle est notre attitude à l’égard des personnes les plus vulnérables ? La question se pose devant les deux propositions, du Comité Consultatif National d’Ethique et d’une loi
sur l’euthanasie. D’une part, on étendrait la détection aux embryons humains atteints de la trisomie 21 pour ne pas les réimplanter dans le corps de la femme. D’autre part, on ouvrirait la voie à
la suppression de personnes désirant ne plus vivre par une « aide active à mourir ». Ces deux propositions semblent s’appuyer sur une vision tronquée de la liberté. Actuellement,
la sélection eugéniste et l’euthanasie sont interdites. Ces interdictions manifestent le respect de la dignité humaine intangible. […] Reconnaître la dignité humaine des plus
vulnérables passe par les interdits de l’eugénisme et de l’euthanasie. Il est indigne de l’homme et d’une société d’y consentir. Cela ne suffit pas. La dignité s’exprime aussi et surtout dans la
solidarité effective. […] Chaque personne vulnérable est un trésor d’humanité, pourvu qu’elle soit accueillie pour elle-même. La vulnérabilité fait peut-être peur. Elle sollicite tant de
ressources d’humanité ! Les personnes vulnérables ont besoin de relations emplies de respect, d’écoute, de patience, de temps, etc. Devant l’impuissance ressentie, certains proposent de
les supprimer. N’est-ce pas une insulte à leurs parents et aux personnes engagées auprès d’elles ?
Si ces suppressions devenaient légales, ne remettraient-elles pas en cause le principe
de solidarité qui fait vivre nos communautés humaines ?”

Le diocèse de Tarbes-Lourdes soutient les Cercles du silence
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En une du site
du diocèse de Mgr Perrier, se trouve une publicité pour le rassemblement du dernier mardi du mois pro-immigration :

“Dire non à la réalité dégradante des centres de rétention, ces lieux où sont enfermés les personnes vivant en France en situation irrégulière, qu’il s’agisse d’étrangers démunis de titres de
séjour ou de demandeurs d’asiles. Ce sont les Cercles de silence. Rejoignez-les.”

Mais de quoi s’agit-il ? De refuser au pouvoir politique le droit de réguler l’immigration, comme le prévoit pourtant le CEC ? De soutenir des hors-la-loi, entrés sur le territoire national sans
en avoir demandé l’autorisation, et mépriser ceux qui auront effectué les démarches légales ?

Dans la doctrine sociale de
l’Eglise
, on peut lire :
La réglementation des flux migratoires selon des critères d’équité et d’équilibre est une des conditions indispensables pour obtenir que les insertions adviennent avec les garanties requises
par la dignité de la personne humaine
.”

Et dans le Catéchisme de l’Eglise catholique :
Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions
juridiques, notamment au respect des devoirs de migrants à l’égard du pays d’adoption
.
(§ 2241).

L’immigration, droit naturel, n’est pas en effet un droit absolu. La position de l’Eglise sur l’attitude des pays d’accueil face à l’immigration est pleine de nuances. On la trouve résumée dans
ces propos de Pie XII :
la domination de chaque nation, bien qu’elle doive être respectée, ne peut être exagérée au point que, si un endroit quelconque de la terre permet de
faire vivre un grand nombre d’hommes, on n’en interdira, pour des motifs insuffisants et pour des causes non justifiées, l’accès à des étrangers nécessiteux et honnêtes, sauf s’il existe des
motifs d’utilité publique, à peser avec le plus grand scrupule
 [Constitution apostolique Exsul
familia
].

Actuellement, notre pays n’a plus la capacité d’accueillir de nouveaux migrants, non seulement pour des raisons économiques et
sociales (chômage, délinquance, logement, etc.) mais aussi parce que les Français ne sont eux-mêmes plus conscients d’appartenir à une nation, avec une identité propre qu’ont forgée 1500 ans
d’histoire. Or, le bien commun exige que l’on protège d’abord les nationaux puis, une fois garanti leur épanouissement, les étrangers dans la mesure des capacités du pays.

Un séminaire diocésain pour les 2 formes du rite à Lyon
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Lors du colloque de REUNICATHO, l’abbé Spriet, du diocèse de Versailles,
membre de l’association Totus tuus, a annoncé l’ouverture à Lyon l’an prochain d’un séminaire
bi-formaliste, en ce sens qu’y sera aussi pratiquée et enseignée la célébration de la forme extraordinaire du rite romain
. Ce séminaire sera sous la houlette de Mgr Batut, évêque
auxiliaire de Lyon.



A la suite du diocèse de Toulon – qui depuis qu’il a décidé de former également des séminaristes selon la forme extraordinaire, attire de plus en plus de jeunes vocations – un nouveau séminaire
diocésain français tiendra donc compte des réalités de l’Eglise de notre temps en offrant la possibilité aux séminaristes de se former avec les richesses de cette forme liturgique.

Le projet de Mgr. Barbarin va même encore plus loin que l’exemple de Toulon puisque non seulement des séminaristes pourront être formés selon la forme extraordinaire du rite romain, mais
en plus, la messe traditionnelle sera célébrée chaque jour dans le cadre du séminaire et donc accessible à tous les séminaristes (y compris ceux de la forme ordinaire).

A quand l’équivalent à Paris ou à Versailles ?

Aperçu du diocèse de Beauvais-Noyon-Senlis
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Le diocèse de Beauvais possède actuellement cette
particularité d’être sede vacante, puisque Mgr James, qui en était l’évêque, a été nommé à Nantes. Il a pris possession de son nouveau siège le
24 octobre. Actuellement, le diocèse est géré par un administrateur, l’abbé Grenier (photo), dans l’attente de la nomination par
le Pape d’un nouvel évêque.

L’évêché a été fondé par Saint Lucien en 230. Depuis 1851, l’évêché regroupe, outre celui de Beauvais, ceux de Noyon et Senlis. Le diocèse
correspond au département de l’Oise et est organisé en 10 secteurs missionnaires. Il comporte 693
communes
, réparties en 45 paroisses (contre 706 paroisses avant 1996 et la réforme adoptée par Mgr Thomazeau).
Qu’est-ce qu’un secteur missionnaire ? C’est “un ensemble pastoral assez vaste, constitué à partir des régions du diocèse. Son rôle est de définir une
orientation missionnaire commune, en lien et en cohérence avec l’ensemble du diocèse et de coordonner l’action pastorale. Avant d’être un territoire, le secteur missionnaire est un ensemble de
communautés chrétiennes travaillant ensemble et se soutenant pour la mission.
” Les 45 paroisses sont constituées de communautés, groupe de villages ou quartiers. Chaque paroisse a un curé,
un conseil pastoral local, un conseil économique et une maison paroissiale.
 
Le diocèse compte actuellement 19 communauté religieuses (dont l’abbaye d’Ourscamps), 157 prêtres dont 96 en activité (pour une population de 767 000 habitants, en croissance). Il y
avait 357 prêtres en 1963.  8 séminaristes sont actuellement en formation. On a compté 3
ordinations en 2008 et 1 en 2007.


En ce qui concerne la messe selon la forme extraordinaire, Mgr James n’y était
pas favorable. Il n’a pas retenu le célèbre abbé Scrive, parti en 2004 dans le diocèse de Pontoise. Mgr James a, à son corps défendant, accepté une messe hebdomadaire à Beauvais, une tous les 15 jours à Compiègne (célébrée par le père Laurent-Marie du Haut-Jussé
de l’abbaye d’Ourscamps) et une à Salency (célébrée par un bénédictin.) Les autres demandes (Chantilly, Clermont,…) sont restées lettre morte. Mgr James avait répondu favorablement à une
demande à Senlis en septembre, après de nombreux courriers et réunions, mais sa nomination à Nantes a annulé la mise en oeuvre de cette demande. La Fraternité Saint-Pie X est présente à
Compiègne.

Que nos évêques retrouvent leur indépendance face à la CEF
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Dans le numéro de l’Homme Nouveau daté du 21 novembre, Philippe Maxence revient dans son éditorial sur la polémique autour des propos de Mgr Gueneley. Il conclut ainsi :


La communion épiscopale devrait être d’abord une communion dans la foi sans
faire de la conférence épiscopale le signe de celle-ci. Il est nécessaire aujourd’hui que nos évêques retrouvent leur indépendance et leur liberté d’action. Dans une société pluraliste, on ne
voit pas pourquoi l’Église de France serait le dernier bastion du monolithisme
.”

L'Aïd-el-Kebir dans le diocèse d'Evry
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Lu sur le site du diocèse de Mgr Dubost, celui d’Evry :

Samedi 28 novembre – Le Service des relations avec l’Islam signale aux catholiques que leurs voisins, collègues, amis musulmans, seraient heureux que vous leur souhaitiez
Bonne Fête pour la fête du Sacrifice (l’Aïd-al-Adha).
Ce jour commémore le sacrifice d’Abraham. Une bête est consommée et partagée avec la famille et les plus démunis. Merci pour ce petit geste qui consolide le mieux-vivre ensemble.”

C’est tout. Les catholiques qui ne maîtrisent pas le catéchisme penseront que l’Abraham du Coran est identique à l’Abraham de la Bible. Alors qu’il ne s’agit pas du même Abraham, ni du même
sacrifice. Pour les musulmans, Abraham est un musulman qui agit en musulman. Il obéit à Allah parce que l’on doit toujours obéir à Allah, même si ce qu’il commande est absurde (comme le
soulignait Benoît XVI à Ratisbonne, avec les conséquences que l’on sait). Ainsi va-t-il sacrifier son fils Ismaël, mais au dernier moment Allah lui permet de racheter la vie de son fils en
immolant un animal. Dans la Bible il ne s’agit évidemment pas d’Ismaël, le fils maudit, mais d’Isaac, le fils de la promesse. L’épisode ne parle pas d’un commandement aberrant de Dieu, ni
de la « soumission » d’Abraham (comme dit le Coran), mais de la foi d’Abraham, de sa totale confiance en Dieu, sa confiance que Dieu n’agit pas de façon arbitraire, mais pour le
bien du croyant. Constatant cette foi qu’il a mise à l’épreuve en demandant à Abraham de sacrifier son « fils unique », Dieu sauve Isaac et un bélier le remplacera pour le sacrifice. Le fils
demandait à son père : « Où trouverons-nous un agneau pour l’holocauste? » Abraham avait répondu : « Dieu y pourvoira. » Cet épisode ne se comprend que dans une optique chrétienne : le fils
unique est le Christ, il se sacrifiera lui-même pour le salut de l’humanité, car il est l’Agneau de Dieu
. Et ce sacrifice est unique comme le fils est unique. Il ne sert à rien de répandre
le sang des moutons
. (source : Daoudal Hebdo n°14)

Les évêques de Strasbourg communient des hérétiques
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Nous apprenons qu’à l’occasion d’une messe célébrée à Bergheim (Haut-Rhin) pour un prêtre décédé, Mgr Vincent Jordy,
évêque auxiliaire de Strasbourg, aurait donné la Communion à un pasteur protestant
qui assistait à la célébration.

De même, Mgr Grallet (photo), Archevêque de ce même diocèse, aurait lui aussi donné la communion à un pasteur invité à une réunion du Conseil du Presbyterium.

"Un prêtre dans une paroisse est absolument indispensable"
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C’est ce que
pense
 Mgr Guy Bagnard, évêque de Belley-Ars, contrairement à ce qu’estiment certains de
ses confrères :

“c’est bien en paroisse que le Saint Curé a vécu pendant 41 ans, à Ars. Son ministère l’a conduit à souligner l’importance de la catéchèse, de la prédication, de la
célébration eucharistique et celle du sacrement du pardon
. On peut dire que le Curé d’Ars a été un curé dans le ministère ordinaire du prêtre en paroisse. Il a peut-être
fait des choses d’une manière extraordinaire mais il n’a fait que remplir d’une manière ordinaire le ministère de tout prêtre en paroisse. Donc cela est à mettre en avant, surtout au
moment où les prêtres sont plutôt manquants dans les paroisses et qu’on aurait tendance à dire
: «Peut-être en faut-il moins. On va trouver d’autres solutions». Or en fait, ce
que le Jubilé peut rappeler, c’est qu’un prêtre dans une paroisse est absolument indispensable. Ce qu’il fait ne peut pas être fait par d’autres, surtout quand il s’agit des
sacrements, et en particulier de l’eucharistie et du pardon.”

Offensive contre Mgr Aillet à Bayonne
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Nous avons déjà relevé que le nouvel évêque de Bayonne dérangeait.
Nommé évêque il y a un an, une offensive médiatique vient d’être lancée contre lui par le quotidien
Sud-Ouest
. Au vu de l’article, il s’agit d’une manipulation. Décryptage.

Le scandale pour faire réagir le lecteur est écrit en en-tête : “Les filles de choeur, venues depuis des années gonfler les effectifs des
enfants au service des prêtres, sont désormais
persona non grata
“.
La contre-vérité vient ensuite, proférée par la mère d’une des filles : “J’ai relu le catéchisme et d’autres ouvrages pour vérifier que je ne
me trompais pas : j’ai trouvé des textes du pape qui autorisent les filles enfants de choeur
.”

Or Redemptionis Sacramentum précise bien :
On ne doit pas oublier que, du nombre de ces enfants, qui servent à l’autel, a surgi, au long des siècles, une multitude de ministres sacrés […] Les filles ou les femmes peuvent être
admises à ce service de l’autel, au jugement de l’Évêque diocésain; dans ce cas, il faut suivre les normes établies à ce sujet”


Et le 15 mars 1994, la Congrégation pour la doctrine de la foi a écrit :
le Saint-Siège rappelle qu’il sera toujours opportun de suivre la noble tradition du service de l’autel confié à de jeunes garçons.”

Vient ensuite le tapage, destiné à déstabiliser le prêtre : appel à la Halde, au Comité groupusculaire de la Jupe (qui a eu,
il y a quelques temps, les honneurs tant du Monde que du site internet de Famille chrétienne).
Et en fin d’article, on nomme la victime, le bouc émissaire, l’homme à abattre, véritable finalité de ce montage :

La controverse est étroitement liée au nouvel évêque de Bayonne, qui est arrivé en Pays basque précédé de sa réputation de proche de Benoît XVI et de l’aile la plus conservatrice de
l’église.”[sic pour Eglise]

Maintenant, la question est de savoir si ses confrères le soutiendront ou, comme on a pu le voir par ailleurs, lui jetteront la pierre. Quant à Mgr Aillet, gageons qu’il ne sera pas déstabilisé.
Il vient récemment d’installer un nouveau monastère dans son diocèse. Un ordre féminin justement : des moniales carmélites
déchaussées
. Preuve qu’il sait mettre les femmes à l’honneur.

Mgr Dagens encourage les manifestations pro-vie
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De Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, à propos de la visibilité de
l’Eglise
:

 

“c’est de l’intérieur de leurs convictions, à partir de leurs sources, que les croyants ont à manifester ce que la foi chrétienne a de spécifique, en particulier l’attachement à la dignité
unique, inaliénable et irréductible de la personne humaine. Cela vaut pour l’embryon dans le ventre de sa mère, pour la personne âgée ou malade en fin de vie
, et aussi pour ces hommes et ces
femmes menacés d’être manipulés comme des objets en fonction des exigences exclusives de la rentabilité financière ou des lois d’un marché sans contrôle.”

 

La Marche pour la vie aura lieu le 17 janvier à Paris, 35 ans jour pour jour après le vote de la loi sur l’avortement. Cette marche nationale existe depuis 5 ans. Pour le moment, aucun
évêque n’a osé venir s’y montrer.

Narthex : une initiative culturelle au service de l'évangélisation
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A l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes, Mgr Jean Legrez, évêque de Saint-Claude et membre de la Commission pour la Liturgie et la Pastorale Sacramentelle, chargé de l’art sacré, a
présenté « Reconnaître les apôtres dans l’art », premier hors-série signé Narthex. Mgr Legrez indique :


“Dans un premier temps,  Narthex était un
projet de revue. Puis une prise de conscience s’est effectuée : ce n’était pas le rôle du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle (SNPLS) de fabriquer une revue. Aujourd’hui,
tout le monde regarde Internet. L’idée nouvelle était de créer un site d’art sacré, qui permette d’une part d’informer sur tout ce qui se passe dans l’art sacré en France, et d’autre part, de
former par le biais des blogs d’experts
. Le propre des blogs est de créer un dialogue, avec des artistes ou avec des personnes qui ont un rôle important dans la gestion du patrimoine.
[…]

Le pape Benoît XVI l’a exprimé lors de sa conférence aux Bernardins : les fondements de la culture européenne sont liés à l’annonce de l’Evangile dans nos
contrées. Dès qu’on touche à la culture, et en particulier à l’art sacré, on rejoint l’évangélisation
. La culture a toujours été un vecteur d’évangélisation puisqu’à la source, il y a
l’Evangile. Aujourd’hui, certains voient des statues sans savoir ce qu’elles représentent, ce qu’est un apôtre et ni quels
sont ses symboles. Il faut donner des clés de compréhension pour ce qui est vu et entendu
. Car c’est aussi valable pour la musique. Le but du média qu’est Narthex est d’acquérir ou
d’approfondir sa culture en vue de mieux comprendre ce qui est à son origine : l’Evangile. […] Je crois que ce site peut aider à repérer ce qui est de qualité
et encourager les mairies, les communautés chrétiennes, à faire connaître leurs trésors. Ce bi-média peut contribuer à une prise de conscience et une meilleure mise en valeur.”
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