Pierre Brun
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Le dernier numéro de Catholica
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Comme à son habitude, le dernier numéro de la revue Catholica (automne 2012, n° 117) se révèle très intéressant. Il est placé sous le titre générique « Le conflit irrésolu », titre de l’éditorial de Bernard Dumont, qui aborde la visée pratique de Vatican II et les difficultés qui en sont nées. En ce période où l’Église célèbre le cinquantenaire de l’ouverture du Concile, d’autres articles de la revue se penchent sur celui-ci.

Je voudrais signaler notamment celui de Juan Fernando Segovia, professeur agrégé d’histoire des idées politiques (Université de Mendoza) et chercheur au Conseil national de la rechercher scientifique et technique d’Argentine. Dans un article de 19 pages, il s’attache à étudier l’anthropologie théologique de Gaudium et spes. On ne prétendra pas résumer ici cette étude, signalons juste sa conclusion :

 Les glissements de ce texte (G&S) expliquent la dérive de la doctrine de l’Église postérieure au concile en direction du personnalisme et de l’œcuménisme sans frontière. Sur le plan de la doctrine politique, la plus grave conséquence est dans la réduction du bien commun aux droits de l’homme, ou sa réduction à un simple ensemble de conditions rendant possible le bien individuel.

Développant ce point de vue, l’auteur termine donc en appelant « une rectification de l’anthropologie théologique présente ans Gaudium et spes ».

Autre très bon article, celui de l’abbé Laurent Jestin intitulé L’impasse des herméneutiques. Le titre, et le corps de l’article, font évidemment référence au discours de Benoît XVI à la curie le 22 décembre 2005, avec la distinction entre l’herméneutique de rupture et l’herméneutique de la réforme dans la continuité.

L’auteur constate l’aspect insatisfaisant de cette distinction qui ne résout pas vraiment les problèmes et remarque, que aussi bien en Italie qu’en France, on a proposé une autre approche, que peut résumer la formule de l’abbé Barthe : herméneutique de tradition. Au passage, l’auteur se montre circonspect devant la proposition de l’abbé Bernard Lucien, postulant un degré magistériel non défini qu’il nomme magistère pédagogique. Finalement, l’abbé Jestin estime que le discours de Benoît XVI a eu un effet libératoire, qui a produit des fruits, mais qui demande encore d’être préciser, voire d’être dépasser pour arriver à la hauteur de l’enjeu.

Félicitation à Reynald Secher
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L’écrivain et historien – et ajoutons l’homme de tous les courages – Reynald Secher vient de se voir attribué le 14e Prix Combourg-Chateaubriant pour son livre, publié aux éditions du Cerf, Vendée, du génocide au mémoricide, mécanique d’un crime légal contre l’humanité.

Il recevra ce prix, demain samedi 6 octobre, au château de Combourg à 16h00, hélas des mains de Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express et symbole du conformisme médiatique le plus agaçant. Mais Barbier fut le lauréat de l’édition 2011 de ce Prix et la tradition veut ce passage de relais. Après la remise du prix, Reynald Secher prononcera une conférence-débat autour de son livre.

Vingt-cinq ans après la publication de son livre à succès, Le Génocide franco-français : la Vendée-Vengé (PUF, 1986 ; Perrin, 2006), Reynald Secher démontre, preuves à l’appui, grâce à la découverte aux Archives nationales de documents inédits, que le génocide de la Vendée a bien été conçu, voté et mis en oeuvre personnellement par les membres du Comité de salut public et par la Convention, l’armée et l’administration n’ayant fait qu’exécuter les ordres.

Afin d’échapper à leurs responsabilités et de masquer la logique idéologique et politique qui menait inéluctablement la République jacobine au génocide, ces criminels et leurs héritiers politiques ont nié les faits, imposé à la nation leur auto-amnistie et une impunité générale. Ils ont ainsi perpétré un second crime, celui de mémoricide qui, par un renversement pervers, a désigné les victimes vendéennes comme bourreaux et transformé les bourreaux jacobins en victimes. À ce premier scandale s’en est ajouté un second : ces bourreaux ont bénéficié de toutes les faveurs et des honneurs de l’État, tandis que les victimes et leurs descendants, traumatisés, ont été réduits au silence et en permanence persécutés, se retrouvant ainsi exclus d’une citoyenneté qui leur revenait de droit.

Coll. « Démocratie ou Totalitarisme », 448 pages, 24 €. Paru en octobre 2011.

Docteur ès lettres de Paris IV-Sorbonne, REYNALD SECHER est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages historiques. Sa spécialité est la contre-révolution et les crimes contre l’humanité. Il est notoirement connu pour un livre publié aux PUF et repris par Perrin, Le Génocide franco-français : la Vendée-Vengé, traduit dans plusieurs pays dont les USA (Université Notre-Dame). Il a également publié au Cerf : La guerre de Vendée et le système de dépopulation : Gracchus Babeuf, préfacé par Stéphane Courtois, en 2008. Il est à l’origine du concept de mémoricide, quatrième crime de génocide.

Un prix pour saluer l’œuvre de Reynald Secher
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Auteur d’un livre récent intitulé Vendée, du génocide au mémoricide (Le Cerf), qui établit la preuve de la volonté exterminatrice révolutionnaire en Vendée, l’historien Reynald Secher vient de se voir attribuer le prix littéraire des droits de l’Homme 2012 par un jury présidé par l’écrivain Philippe de Saint-Robert. Ce prix lui sera remis le 17 octobre prochain.

Ce prix, dont il s’agit de la 29e édition, est organisé par Nouveaux Droit de l’Homme (NDH), association fondée en 1977, membre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme. À l’instigation de cette association, 372 députés se sont engagés en 2001 à déposer une proposition de loi pour la reconnaissance de nouveaux droits de l’Homme. Parmi ces parlementaires, l’actuel premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Il faut lire Richard Millet
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L’écrivain franco-libanais Richard Millet, déjà auteur chez Pierre-Guillaume de Roux éditeur de Fatigue du sens, couronné par le Prix des Impertinents 2011, sort ce mois-ci chez le même éditeur  trois nouveaux livres dont un récit « Intérieur avec deux femmes » (142 pages, 16,90€)  et deux essais, « De l’antiracisme comme terreur littéraire » (96 pages, 14,90€) et « Langue fantôme suivi de Éloge littéraire d’Anders Breivik » (120 pages, 16€). Ce dernier livre a déjà fait parlé de lui puisque Cultrebox de FranceTV écrit :

Le 24 août prochain, la justice norvégienne rendra son verdict dans le procès d’Anders Breivik, auteur, le 22 juillet 2011, de l’attentat à la bombe d’Oslo et de la tuerie sur l’île d’Utoya. Soixante-dix-sept personnes, principalement des adolescents, y avaient trouvé la mort. Au même moment, l ‘écrivain Richard Millet publiera un “Eloge littéraire d’Anders Breivik” (éditions Pierre-Guillaume de Roux). Un texte d’une vingtaine de pages où l’on peut lire, entre autres propos choquants: “dans cette décadence, Breivik est sans doute ce que méritait la Norvège”.

Fin août, l’écrivain – et éditeur chez Gallimard – Richard Millet publiera “Langue fantôme : essai sur la paupérisation de la langue” suivi d’un “Eloge littéraire d’Anders Breivik” (éditions Pierre-Guillaume de Roux).

Interrogé sur ce dernier titre ouvertement provocateur, Richard Millet nous a répondu qu’il était “ironique”. Le titre, peut-être. Le texte, lui, ne l’est guère.  Si l’auteur condamne “les actes” du tueur norvégien, “soldat perdu”, selon lui, “d’une guerre qui ne dit pas son nom”, il approuve ses combats contre l’immigration “extra-européenne” et contre la social-démocratie.

Peu connu du grand public, éditeur talentueux chez Gallimard, écrivain à l’écriture ciselée, défenseur de la langue et de la culture françaises, Richard Millet a participé à l’âge de 22 ans à la Guerre du Liban au sein des Phalanges chrétiennes. Son refus de l’immigration, son affirmation qu’il se sent de plus en plus étranger dans son propre pays, ont déclenché de violentes attaques contre lui, le petit monde parisien se lançant alors en meute contre cette nouvelle victime médiatique.

On comprend que Richard Millet, qui reste imperturbable, dénonce une nouvelle fois dans De l’antiracisme comme terreur littéraire  cette « nouvelle idéologie internationale » qui :

se signale en France par la dictature de nouveaux dévots dont le zèle inquisitorial, l’hypocrisie, la volonté de culpabilisation sont particulièrement à l’œuvre dans le milieu prétendu littéraire, où le faux règne en maître. L’écrivain qui s’aventure encore à nommer le réel et en appelle à l’intégrité de son être comme au génie chrétien de la nation, celui-là est non seulement traité de “réac” et de “facho”, suivant la typologie héritée de la Propagande communiste, mais il est surtout accusé de “racisme” ; criminalisation de la pensée, pour laquelle il encourt l’ostracisme, la censure, le tribunal » (extraite de la quatrième de couverture).

Au terme de ce petit livre, Richard Millet ne désarme pourtant pas :

Je ne puis baisser les armes. Des voix amicales me suggèrent de cesser de m’occuper des “problèmes de société”, et de voyager, d’écrire des romans. Ne serait-ce pas me muer en brebis ?

Le livre paraîtra le 22 août prochain ; sans aucun doute l’un des livres, sinon le livre de la rentrée.

 

Tannenberg
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Historien remarqué, notamment depuis la publication de son livre Aristote au Mont-Saint-Michel, qui avait déclenché une terrible polémique, auteur également d’un livre consacré aux Chevaliers Teutoniques ainsi qu’au Moyen-Age en questions, Sylvain Gouguenheim va publier à la rentrée de septembre un ouvrage de 264 pages consacré à la bataille de Tannenberg (15 juillet 1410) (Tallandier, 17,90€).

S’inscrivant dans le cadre plus général de l’affrontement entre la Pologne et la Lituanie païennes contre l’Ordre des Chevaliers Teutoniques, la bataille de Tannenberg vit s’affronter durant sept heures des milliers de combattants. Malgré leur qualité militaire indéniable, les Teutoniques, moins nombreux, furent vaincus. Nul doute que le jeune historien apportera ici une analyse renouvelée du déroulement de cette bataille, devenue pour l’Histoire, la « Grande Bataille » ainsi que de ses enjeux et conséquences. 

Sainte Thérèse et saint Jean de La Croix dans la Pléiade
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La célèbre collection La Pléiade annonce pour le 11 octobre prochain la parution d’un volume des œuvres de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix (sécularisés en Thérèse d’Avila et Jean de la Croix). Cette édition sera publiée sous la direction de Jean Canavaggio, avec la collaboration de Claude Allaigre, Jacques Ancet et Joseph Pérez.  Le volume bénéficiera de nouvelles traductions (ou anciennes mais révisées) et sera bilingue pour les œuvres en vers. Il s’agira du numéro 583 de la collection.

Une culture de culpabilité
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Avec la parution voici quelques semaines de son numéro 115, la revue Catholica poursuit son travail de réflexion et s’impose comme une très bonne revue de haut niveau culturel. Fermement attaché à la philosophie classique, elle consacre son dernier numéro à la notion de « culpabilité » qui a envahie notre horizon contemporain dans le même temps que l’on nie tout existence au péché.

« Une culture de culpabilité » est justement le titre que Bernard Dumont, directeur et fondateur de cette revue, donne à son éditorial qui commence, avec une grande pertinence, par ces lignes :

 

Loin des perspectives de réconciliation entre l’Église et le « monde de ce temps », bercée au moment du concile Vatican II, c’est le thème du relativisme et de sa « dictature » qui est aujourd’hui une préoccupation majeure.

 

Ce simple constat, que nul ne songerait à remettre en cause, marque d’ailleurs l’échec évident de Vatican II, en tous les cas de son dessein, avoué et revendiqué.

Mais d’autres études fouillent encore davantage cette « culpabilité » du moment, à travers notamment un article de Monica Papazu (La repentance sans le Christ), d’un entretien avec le romancier et essayiste Martin Mosebach (Le sentiment de culpabilité et son usage collectif), des réflexions de Bernard Marchadier (Quelques notes sur l’hérésie pernicieuse du culpabilisme) et un article du philosophe Claude Polin, au titre très évocateur :  Le Mal occidental.

 

Ce numéro 115 ne se limite pourtant pas à ce dossier. On y trouvera notamment les nombreuses pistes de lectures, souvent très enrichissantes et des articles sur des sujets divers. Signalons celui de Christophe Réveillard : De la France catholique à l’Église qui est en France et celui du Père Jestin : L’impossible greffe, consacré à la liturgie.

Au total 136 pages de réflexions et de lectures, de quoi alimenter sa formation et ses recherches. 

 

 

Avant-première : les Mémoires de Jean Daujat vont paraître
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Fondateur du Centre d’Études religieuses, disciple de Jacques Maritain, dont il fut aussi un ami, grande figure du catholicisme d’avant et d’après-guerre, auteur de plusieurs livres considérés comme indispensables à la formation du laïc de base, Jean Daujat (1906-1998) a touché plusieurs générations. Ses Mémoires, en fait le tome 1 de ses mémoires, vont paraître prochainement aux éditions Pierre Téqui. Ce volume sera présenté à la presse le mardi 27 mars prochain par son successeur à la tête du Centre d’Études religieuses, le professeur Claude Paulot.

Ce premier tome recouvre les années  qui vont de la naissance de Daujat jusqu’à 1930. Époque de formation et de rencontres décisives, dont celle de sa future femme, Sonia Hansen, et celle de Jacques Maritain dont plusieurs lettres inédites sont publiées en annexe. C’est tout un monde catholique qui renaît ainsi sous les yeux des lecteurs et même tout un monde intellectuel, allant de Merleau-Ponty à Maurice Bardèche en passant par Simone Weil ou Raymond Aron.

Fort de 638 pages, à l’écriture serrée, ce premier volume sera disponible chez Téqui pour le prix de 40€. Il contiendra un beau cahier photo. 

Coup d’œil sur Sedes Sapientiae
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La dernière livraison de Sedes Sapinetiæ, revue de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, vient d’arriver dans nos boîtes aux lettres. On y trouve plusieurs articles intéressants. Le tout nouvel évêque de Lausanne, Fribourg et Genève, Mgr Morerod, livre une réflexion sur « Saint Thomas et l’athéisme contemporain », lequel n’est pas toujours facile à cerner. C’est peut-être lui faire beaucoup d’honneur que de considérer de facto qu’il faut lui répondre sur le plan de la raison alors qu’il est lui-même si souvent peu rationnel. Mais c’est évidemment à sa partie « intelligente » que cherche à répondre Mgr Morerod qui entend montrer surtout aux catholiques que le fidéisme ne suffit pas sur ce terrain.

C’est un thème connexe qu’aborde le Père de Blignières en traitant la question : « L’intelligence peut-elle atteindre la vérité en matière religieuse ? », déjà abordée lors d’un colloque de l’association Eleutheros.

Toujours instructif, sur le mode apologétique, est la série des « Lettres à un non croyant » du dominicain anglais Thomas Crean dont on trouve ici un nouvel exemplaire.

Décevant, en revanche, la recension du Père de Saint-Laumer, le nouveau prieur de cette Fraternité, sur le livre de René Pommier sur René Girard. Ce livre se veut être une destruction en règle de René Girard. Pourquoi pas ! Sedes Sapientiæ avait déjà publié sur ce sujet  et dans ce sens. Mais s’appuyer sur un livre dont l’auteur prétend qui n’a pas lu tout René Girard en affirmant que ce n’est pas nécessaire ne paraît pas très sérieux ni scientifique. L’ironie qu’il manie pourrait facilement lui être retournée. Si René Girard n’a que des adversaires de cet acabit, aussi peu sérieux méthodologiquement, il est tranquille pour un bon moment. On se demande aussi pourquoi le Père de Saint-Laumer apporte tant de crédit à un auteur dont il est obligé de dire à la fin qu’il n’est pas chrétien et qu’il doit réfuter sur ce plan.

Ils brûlaient des églises
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Antonio Munoz Molina

Exceptionnellement, ce n’est pas d’un livre que je voudrais vous parler aujourd’hui, mais d’un article paru dans L’Express de cette semaine (n° 3158, 11 janvier 2012).

Un long article est consacré à la traduction en français du roman Dans la grande nuit des temps de l’Espagnol Antonio Munoz Molina, publié par Le Seuil. Ce roman est consacré à la Guerre d’Espagne, guerre civile qui opposa les Républicains et les Nationalites et qui vit la victoire du général Franco.

Dans un entretien qu’il accorde à cette occasion, l’auteur – qui se situe du côté des Républicains – invite pourtant à sortir du manichéisme concernant cette période de l’histoire de son pays. Il faut, selon lui,

 

 

« sortir de la représentation simpliste où les Républicains sont par essence les bons et les nationalistes, les méchants ».

Une vision qui est celle d’un autre républicain espagnol : Michel Del Castillo, comme en témoigne son livre sur Franco, Le temps de Franco.

Antonio Munoz Molina fait surtout cette remarque :

 

Du côté républicain, chaque tendance – communistes, anarchistes, trotskistes… – fait sa propre révolution. Les uns et les autres volent des armes et des uniformes, tuent allègrement des bourgeois et brûlent des églises. Notez qu’ils ne s’en prennent jamais aux banques !

 

Ce rapprochement, que je n’ai pas lu ailleurs – entre les églises brûlées et les banques protégées, montre toute la réalité de ces opposants au grand capital et défenseurs du prolétariat : la haine de l’Église surpassait tout, même celui du capital. Révélateur.

Tout est possible : Ph. Levillain à l’Académie des Sciences morales et politiques
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L’historien Philippe Levillain a été élu à l’Académie des sciences morales et politiques au fauteuil de Pierre Chaunu. Professeur d’histoire contemporaine émérite à l’Université de Paris-Ouest-Nanterre, Philippe Levillain a notamment dirigé le Dictionnaire historique de la papauté. Mais il a surtout publié récemment un livre consacré à Mgr Lefebvre, « Rome n’est plus dans Rome. Monseigneur Lefebvre et son Église » aux éditions Perrin. Un livre non seulement militant, qui montre quelle idée de l’histoire se fait le nouvel académicien, mais un livre bourré surtout d’erreurs factuelles (confusion dans les noms et les dates), relevées aussitôt par les spécialistes et jamais corrigées à ce jour par l’auteur. On souhaite d’ailleurs que Philippe Levillain ne soit pas le véritable auteur de cette très mauvaise copie qui vaudrait à n’importe quel étudiant un zéro pointé. L’Académie des Sciences morales et politiques supporte décidément tout.

Pour mémoire, l’abbé Celier, par exemple, faisait remarquer :

« Dans ce qu’il appelle « Les ouvrages de Mgr Lefebvre », Levillain ignore un texte décisif, les entretiens avec le journaliste de La Voix du Nord José Hanu publiés sous le titre Non ! mais oui à l’Église catholique et romaine aux éditions Stock en 1977. En effet, Mgr Lefebvre y revient longuement sur sa propre vie sous le feu des questions insistantes de José Hanu.

Dans ce qu’il nomme « Les ouvrages sur Mgr Lefebvre », Levillain néglige, de Jean-Anne
Chalet, chef des informations religieuses à l’AFP, Monseigneur Lefebvre (Pygmalion, 1976), en grande partie un reportage sur le vif ; de Roland Gaucher, journaliste à Minute, Monseigneur Lefebvre – Combat pour l’Église (Albatros, 1976), qui comporte le procès-verbal de la réunion du 3 mars 1975 entre Mgr Lefebvre et la commission cardinalice ; de l’abbé Jean Anzevui, prêtre du diocèse de Sion (où se situe Écône), Le drame d’Écône (Valprint, 1976), qui publie 26 documents cruciaux, principalement ceux venant de la partie suisse et romaine ; d’Yves Congar, La crise dans l’Église et Mgr Lefebvre (Cerf, 1976), la réflexion d’un témoin capital ; de la revue Itinéraires (numéro spécial, édition définitive avril 1977), La condamnation sauvage de Mgr Lefebvre, qui publie tous les documents de 1974 à 1976, notamment les grandes interviews de Mgr Lefebvre. Il méconnaît
Patrick Chalmel, Écône ou Rome (Fayard, 1990), qui comporte un fondamental journal tenu à Écône en 1973-1974 ; l’abbé Paul Aulagnier, La Tradition sans peur (éditions Servir, 2000), un témoignage de première main sur les débuts de la Fraternité Saint-Pie X. Il passe quasi entièrement sous silence les multiples ouvrages parus de 1977 à 2010, comme les nombreux livres étrangers. »

 

Ou encore :

« Sous sa plume, le cardinal Journet se transforme en jésuite (P. 279), comme l’abbé Victor-Alain Berto devient spiritain (P. 439), Mgr de Castro Mayer fait partie de la Fraternité Saint-Pie X alors qu’il était, en réalité, évêque diocésain de Campos au Brésil (P. 214), l’église Saint-Nicolas du Chardonnet a été prise dès 1972 (P. 284), Mgr François Ducaud Bourget est promu évêque (P. 285), ainsi que Mgr Camille Perl (P. 322), l’abbé Philippe Laguérie célèbre la messe avant d’être entré au séminaire (P. 285), l’abbé Coache, curé dans l’Oise, est bombardé vicaire à Paris (P. 286), l’abbé Schmidberger succède à Mgr Lefebvre en 1991 plutôt qu’en 1983 (P. 356), pour un mandat de six ans quand il s’agit de douze (P. 356), le schisme d’Orient date de 1095 au lieu de 1054 (P. 382), etc. »

Prix Renaissance 2012
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Le Cercle Renaissance, dont le président fondateur est Michel de Rostolan, a décerné son Prix Renaissance 2012 à Jean Madiran, écrivain et journaliste, fondateur de la revue Itinéraires et du quotidien Présent pour son ouvrage publié en 2009 : Une civilisation blessée au cœur. Ce prix lui sera officiellement remis par Anne Brassié, écrivain, célèbre animatrice à Radio Courtoisie et elle-même Prix Renaissance 1994, lors du dîner de Gala du 42e anniversaire du Cercle Renaissance qui aura lieu le mercredi 8 février 2012 dans les salons de l’Aéroculb de France.

 

Édité par les éditions Sainte-Madeleine (Le Barroux), à la demande de son père abbé fondateur, dom Gérard Calvet, le livre de Jean Madiran, Une civilisation blessée au cœur (110 pages, 14€), s’attache en sept chapitres à rappeler les fondements de la civilisation chrétienne et notamment l’importance de la loi naturelle perdue de vue par les sociétés modernes.

Quand Témoignage chrétien recrute à La Nef
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Le journaliste et écrivain Jacques de Guillebon, chroniqueur au Mensuel La Nef (et toujours directeur-délégué selon le site de la revue), mais aussi à la revue Permanences de la rue des Renaudes (Ichtus), auteur de plusieurs ouvrages, devient chroniqueur à Témoignage chrétien.

Le n° 80 de la Lettre d’information de TC présent ainsi les nouveaux chroniqueurs :

 

Ils nous rejoignent

 

Marc Endeweld, journaliste-enquêteur spécialisé dans la politique et les questions de société, vient de rejoindre notre équipe après avoir travaillé pour divers titres de presse (Le Monde Diplomatique, Regards, Têtu , Capital, Les Inrockuptibles…). Il a publié en septembre 2010 France Télévisions Off the Record – Histoire secrète d’une télé publique sous influences (Flammarion).

Jean-François Bouthors tiendra désormais une chronique toutes les deux semaines (” Obliques “) dans les pages Culture de TC. Ancien journaliste à La Croix, où il a notamment couvert les pays de l’Est et les questions culturelles, il est aujourd’hui éditeur et écrivain. Il a récemment publié Paul le juif (Parole et Silence).

Jacques de Guillebon écrira lui aussi une chronique tous les quinze jours pour TC (” Rumor Mundi “, dans la rubrique Idées). Essayiste, journaliste, polémiste, il écrit dans divers titres (La Nef, L’Homme nouveau, Marianne, Causeur…) et vient de publier Frédéric Ozanam, la cause des pauvres (L’Oeuvre).

 

Sur le site de La Nef, on peut lire cette présentation du journaliste :

Né en 1978, marié et père de trois enfants, il a dirigé la revueImmédiatement et participé à l’aventure de la Fondation du 2 mars. Il est l’auteur de trois essais, Nous sommes les enfants de personne (Presses de la Renaissance, 2005), La France excédée (Presses de la Renaissance, 2006) et Le Nouvel Ordre amoureux (avec Falk van Gaver, L’Œuvre, 2008); il a aussi dirigé l’ouvrage collectif Vivre et penser comme des chrétiens (A contrario, 2005).

 

Il fut aussi collaborateur de l’Action française et doit publier en janvier avec Falk van Gaver un essai sur l’anarchisme chrétien aux éditions de l’Œuvre.

François Maillot devient Pdg de La Procure
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Belle réussite pour François Maillot qui était jusqu’ici et depuis 2004 directeur de La Procure-Paris, la grande librairie religieuse de la capitale, et qui en devient à 46 ans, le président-directeur général. Une Procure qu’il a contribué à faire sortir du rouge et il a notamment contribué au lancement du blog de La Procure. Il remplace Jean-François Rod qui était jusqu’ici le Pdg de cette maison historique.

Bon gestionnaire, ancien directeur général des Cahiers du cinéma, François Maillot connaît bien les différentes étages du milieu du livre. Après dix ans passés chez Hachette-livres, il a été à la tête de Desclée de Brouwer jusqu’en 2004, mais il est aussi un auteur et essayiste remarqué sous le nom de plume de François Huguenin. Il vient de sortir chez Perrin, dans la collection Tempus, une nouvelle édition revue et corrigée de son histoire d’Action française et il avait publié auparavant Résister au libéralisme. Les penseurs de la communauté. Il est également l’auteur de :

 

– La République xénophobe, (et Jean-Pierre Deschodt),

Le Conservatisme impossible : libéralisme et réaction en France depuis 1789.

 

Son premier livre, publié sous son nom, était consacré à Léon Daudet, député royaliste.

François Maillot a participé également à l’aventure éditoriale de la revue néo-royaliste, Réaction.

Ad Solem quitte L’Œuvre
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Les éditions Ad Solem, éditeur entre autre de Newman, Edith Stein ou plus récemment du père Zanotti-Sorkine, viennent de cesser leur partenariat avec les éditions de l’Œuvre, dirigées par l’ancien journaliste Victor Loupan. Animées par le Suisse Grégory Solari, les éditions Ad Solem ont été fondées par Claude Martingay et développées avec talent par l’actuel directeur.

Initialement installées à Genève, en Suisse, les éditions Ad Solem se sont déplacées ensuite à Fribourg. L’éditeur présentait ainsi ce déplacement :

 

Que, de genevoises, nos éditions deviennent fribourgeoises ne change rien à notre ligne éditoriale ni à son esprit. Même si géographiquement nous sommes ceinturés par la Suisse, Ad Solem reste fidèle à son ouverture à tous les horizons de la foi chrétienne et de ses expressions culturelles. Par ailleurs, si Genève se veut une ville internationale, Fribourg l’est aussi, non pas dans le domaine de la finance, mais dans celui de la culture. Près de 60 % des étudiants de l’université de Fribourg viennent de l’étranger pour parfaire leur formation en philosophie et en théologie. Nous nous retrouvons donc dans une petite cité au rayonnement mondial, et qui comprend l’un des studium de théologie les plus vigoureux du catholicisme contemporain. À cette ville s’applique parfaitement l’adage anglo-saxon : « Small is beautiful ! » Fribourg a été la ville du cardinal Journet ; avec celle du cardinal Newman, c’est donc sous cette figure tutélaire, avec ceux qui gravitèrent autour de sa pensée, que nous nous plaçons, sans oublier celle du père Jérôme, qui se voulait avant tout un écrivain fribourgeois, ainsi que celle plus silencieuse mais non moins présente des pères chartreux de la Valsainte, qui est comme vous le savez le berceau des éditions Ad Solem.

 

Puis ce fut l’exil et l’installation à Paris, présenté ainsi par l’éditeur :

 

Avec cette installation à Paris, une nouvelle étape de notre itinéraire commence. Après avoir réfléchi à ce qui fait notre spécificité éditoriale, ainsi qu’à l’attente de notre lectorat, j’ai accepté l’offre de Victor Loupan de rapprocher Ad Solem des éditions de l’Œuvre, afin de travailler ensemble à la nouvelle évangélisation d’une société profondément sécularisée, mais qui pourtant est travaillée en profondeur par les questions religieuses et spirituelles. Par le biais du livre, nous chercherons ensemble, avec nos spécificités propres, à réveiller le lecteur à cette présence du Maître intérieur, dont il ignore la présence silencieuse en lui.

 

Le rapprochement d’Ad Solem et des éditions de l’Œuvre, c’est aussi la rencontre d’un éditeur catholique et d’un éditeur orthodoxe, unis par leur attachement au Christ et à l’Eglise et par la conviction que le christianisme est non seulement un agent de sanctification mais aussi de civilisation. Dans le cadre de ce partenariat, Ad Solem continuera à explorer l’interaction de la foi et de la culture dans ses diverses expressions, qu’elle soit proprement spirituelle ou qu’elle inclue la poésie dans son chemin de louange de Dieu – ce que dom Jean Leclercq appelait « le désir de Dieu et l’amour des lettres ».

 

Ad Solem a noué également un partenariat avec les éditions du Cerf :

 

En revanche, tout ce qui relève de thèses ou de « corpus » sera publié en coédition avec le Cerf, dans la collection « Théologiques » que je dirige avec le père Renaud Escande.

 

Désormais, l’éditeur continue donc sa route en dehors des éditions de L’Œuvre.

Connaissez-vous Égards ?
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La revue québécoise Égards, qui s’intitule elle-même « revue de la résistance conservatrice », vient de publier son trente-troisième numéro. Ce nouveau volume consacre son dossier à Joseph de Maistre présenté en ouverture par l’écrivain Jean Renaud, directeur de la publication, à travers un jeu de mot comme un « maître ». Outre Jean Renaud et son « Prélude à un Maistre » ainsi que son article « Raison et barbarie : contre les Lumières », on trouve dans ce dossier un article du Français Nicolas Mulot, intitulé « Joseph de Maistre, prophète de la réversibilité » ainsi que (et certainement plus intéressant) un article de l’Américain, peu connu en France, Orestes A. Brownson (1803-1876) sur « Constitutions politiques : sur un ouvrage de Joseph de Maistre ».

Dans son prélude, Jean Renaud écrit :

 

L’orthodoxie catholique est la vérité, parce qu’elle incarne le plus grand accueil et le plus large, la pensée la plus audacieuse, la plus aventureuse, infiniment attentive à la totalité du réel. L’authentique orthodoxe héberge toutes les vérités ; elle n’en rejette aucune ; sans cesse tendue vers l’universel elle met chaque chose à sa place et ne méprise presque rien. Qui n’effleure pas l’hérésie prouve, par le fait même, qu’il s’est éloigné de l’orthodoxie. Le vrai, parce qu’il est le vrai, frôle tous les abîmes. Il habite de larges espaces, hors desquels l’on en rencontre qu’étroitesse ou confusion. En sens, l’orthodoxie inclut l’hérésie, puisque celle-ci n’existe que dissociée. Le mal sépare, isole, oppose des vérités qui ne sont elles-mêmes que toutes ensemble.

 

Un telle déclaration mérite assurément que l’on s’arrête et que l’on fasse connaissance avec cette revue de nos cousins d’outre-Atlantique. On pourra lire des extraits du dernier numéro sur le site d’Égards. On ne risque pas de s’égarer en mauvaise compagnie ni dans des sentiers in-intélligents.

Le Salon des Écrivains catholiques se tient aujourd’hui à Paris
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Aujourd’hui à Paris se déroule le Salon du livre d’une vieille association : celle des Écrivains catholiques. En effet, Victor de Marolles fonda le 25 mars 1886, en la fête de l’Annonciation, la première des corporations prévues par le programme des Cercles ouvriers fondés par Albert de Mun, la Corporation des publicistes chrétiens, ancêtre de l’Association des écrivains catholiques. L’association est aujourd’hui présidée par Claude Paulot. Elle rassemble des

« écrivains catholiques, aux horizons très divers (roman, poésie, lettres anciennes, histoire, biographie, ethnologie, sciences, théologie, hagiographie, arts, BD), désireux de participer à la mission de l’Eglise dans la fidélité à son enseignement, à travers une association dont le rayonnement contribue à la vie sociale et culturelle, ainsi qu’à la promotion de la langue française. »

 

On peut lire sur son site que :

 

Le XVIIe Salon du livre de l’Association se tiendra comme d’habitude dans la salle des fêtes de la Mairie du VIe arrondissement, 78 rue Bonaparte à Paris, le samedi 3 décembre 2011 de 14 h à 19 h. Parmi les quatre-vingt-dix auteurs présents, il y aura Alain Besançon, lauréat du Grand Prix catholique de littérature 2011, Nicole Lambert et ses célèbres Triplés, Anne-Dauphine Julliand, auteur d’un bouleversant témoignage, ainsi que de nombreuses personnalités de la presse catholique : Jean-Marc Bastière (Famille chrétienne), Gérard Leclerc (France-Catholique, Radio Notre-Dame, La Croix…), Philippe Maxence (L’Homme nouveau), Charles-Henri d’Andigné (Il est vivant !).

Le Salon donnera lieu à la conférence de l’historien Jean-Christian Petitfils à 15 h 30 : “L’affaire Jésus”. L’entrée est libre.

Pendant toute la durée du Salon, il y aura la possibilité de visiter dans une salle voisine une intéressante exposition préparée par notre confrère l’archiviste Gérard Jubert : “D’illustres ancêtres… »

 

Pour adhérer à l’association, il faut se reconnaître dans les points suivants :

 

– accepter de se déclarer catholique, en toute fidélité à l’enseignement de l’Eglise dans son intégralité et au Saint Père.

– assumer la cohérence entre ses convictions et ses écrits.

–  accepter d’agir ensemble à travers l’Association, en raison d’une foi commune, sur des questions essentielles.

– marquer son attachement à la culture française en France et dans les pays francophones, dans son appartenance à ses racines chrétiennes et à ses sources gréco-latines.

 

On trouvera plus d’informations sur le site de cette association qui semble reprendre une nouvelle vigueur depuis quelques années. L’association décerne chaque année un Grand Prix Catholique de littérature. Malheureusement, l’habitude semble avoir été prise de récompenser des œuvres d’auteurs déjà reconnus, qui n’ont pas besoin de ce soutien (il semble même parfois que c’est l’inverse qui se fasse sentir) et non de jeunes auteurs. Il n’est pas sûr que l’association des Écrivains catholiques nous révèle le Bernanos ou le Péguy de demain.

Grand salon du livre dimanche à Villepreux
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L’un des plus grands salons du livre contre-révolutionnaire se déroule tous les ans à Villepreux à l’initiative de l’association Renaissance Catholique, présidée aujourd’hui par Jean-Pierre Maugendre. L’édition 2011 de ce salon se tiendra dimanche prochain, de 12 à 19h00 à à Grand’Maisons, Villepreux (20 km à l’ouest de Paris ; 10 km de Versailles)

Plus de 100 auteurs sont attendus à partir de 14 h pour dédicacer leurs ouvrages. Une librairie générale présentera les nouveautés. De nombreux livres pour la jeunesse seront également disponibles ainsi qu’une importante librairie d’occasion.

Une vente de produits du terroir de France par des producteurs amis de Renaissance Catholique sera également proposée : champagne, vins de Bourgogne, foie gras et produits du Sud-Ouest, huile d’olive de Provence.

Les personnes sans voiture peuvent utiliser un service de car gratuit mis en place par RC à proximité de la gare Versailles-Rive Gauche : départ à 10 h 40, 13 h 40 et 14 h 40 (retour : départ de Villepreux à  17 h 30 et 18 h 45).

 

Trois auteurs interviendront pour évoquer leurs travaux :

 

* Reynald Secher vient de publier un magistral Vendée, du génocide au mémoricide qui, s’appuyant sur de multiples documents dont certains récemment découverts à la BnF, démontre de manière irréfutable la volonté du Comité de Salut public et de Robespierre « d’exterminer la Vendée », alors qu’elle ne représentait plus un danger pour la République. Pour que le crime fut complet, il fallait que le génocide fût prolongé par un “mémoricide” c’est-à-dire par la volonté d’effacer de la mémoire nationale jusqu’au souvenir de ces événements criminels. Face à l’hypermnésie de certains génocides contemporains, ce travail de mémoire est une œuvre de salubrité publique.

* Jean-Christian Petitfils est un historien connu et reconnu pour des biographies de Louis XIII, Louis XIV, Louis XVI, Fouquet, … Il nous livre aujourd’hui une biographie de Notre Seigneur Jésus-Christ sobrement intitulée Jésus. Loin d’opposer le Christ de l’Histoire à celui de la foi, attitude moderniste condamnée par la célèbre encyclique de saint Pie X, Pascendi (1907), Jean-Christian Petitfils précise au contraire : « Mon livre est un livre d’historien, mais d’historien ouvert sur la foi. L’historien sait s’arrêter devant le mystère, il ne peut que constater les faits rapportés. Le Christ de la foi ne s’oppose pas au Jésus de l’histoire ». Alors que la foi est souvent devenue un vague sentimentalisme, ce travail apologétique sur ce que l’Histoire nous apprend du Christ est de la plus haute importance tant il est vrai que les connaissances et les convictions acquises demeurent, cependant que les sentiments, eux, varient.

* Jean Sévillia poursuit son salutaire et toujours argumenté travail de réinformation en publiant, après le succès d’un Historiquement correct il y a huit ans, puis d’un Moralement correct, un ouvrage passionnant intitulé « Historiquement incorrect » qui traite de dix sujets à propos desquels l’auteur confronte la bien-pensance usuelle à la réalité des faits. Il aborde ainsi ce que notre civilisation doit aux Arabes, les questions de la colonisation puis de la décolonisation, mais aussi la relecture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale au prisme de la solution finale, etc.

 

Un rendez-vous à ne pas manquer. Plus de renseignements sur le site de Renaissance Catholique

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