Episcopat

Les évêques étatsuniens snobent leurs confrères jugés très proches du pape…
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Le mois prochain à Baltimore, l’assemblée plénière d’automne de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (United States Conference of Catholic Bishops– USCCB) aura à élire sa nouvelle équipe dirigeante, notamment le président et le vice président de l’USCCB. Tous les évêques en fonction ont donc adressé au secrétariat de l’USCCB la liste des dix de leurs confrères dans l’épiscopat qu’ils jugent les plus aptes à assumer ces fonctions dirigeantes. Le fait le plus notable dans cette liste, c’est qu’aucun des trois évêques les plus ouvertement favorable au pape François, n’ont obtenu suffisamment de votes pour apparaître dans la liste des dix candidats parmi lesquels l’assemblée plénière fera son choix. Ni les cardinaux Blase Cupich (archevêque de Chicago) ou Joseph Tobin (archevêque de Newark) et pas davantage Robert McElroy (évêque de San Diego) ne figurent dans la liste finale… Certains pourront parler de camouflet. S’il est très probable, comme c’est l’usage, que l’archevêque de Los Angeles, actuel vice président de l’USCCB, sera élu président de l’institution, il va être intéressant de découvrir qui sera le vice président. Sur la liste des neuf élus potentiels qu’il nous a été donnée de lire, il est frappant de constater qu’ils sont pratiquement tous des évêques disons “classiques”…

L’incompétence du “Figaro” en couleur et en pleine page…
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Dans son édition datée du samedi 21-dimanche 22 septembre 2019, le quotidien Le Figaro consacre une double page (6 et 7) à un dossier intitulé « Atmosphère de crise au sein de l’Église » réalisé par Jean-Marie Guénois. Cela ne manque pas d’intérêt et l’on ne chipotera pas sur « cette assemblée [du synode sur l’Amazonie] de plus de 200 évêques issus des neufs pays de cette région d’Amérique latine », lesquels évêques ne seront en fait que 114 sur les 185 membres au total que comptera cette assemblée synodale. Mais il y a plus grave (ou plus rigolo, selon le pied qu’on a posé en premier au sortir du lit ce matin). Une énorme photo, chevauchant le haut des pages 6 et 7 et servant d’illustration principale au dossier, montre quatre prélats et le pape François dans le bureau où le Souverain Pontife donne ses audiences. La légende de la photo est la suivante : « Une délégation américaine, conduite (de gauche à droite) par le pasteur Jeffrey D. Burrill, l’archevêque de Los Angeles José Horacio Gomez, le cardinal Daniel DiNardo et l’évêque Michael J. Bransfield, a rencontré le pape François, vendredi au Vatican ». Passons sur la faute de français qui laisserait penser que cette délégation était conduite par « le pasteur Jeffrey D. Burrill »… Il eût fallu écrire « composée de ». Encore qu’on comprenne difficilement comment un « pasteur » puisse faire partie d’une délégation de prélats catholiques… Jeffrey D. Burrill n’est évidemment pas un pasteur, mais un monsignore qui se trouve être un des secrétaire généraux adjoints de la Conférence des évêque catholiques des États-Unis (USCCB). Quant à « l’évêque Michael J. Bransfield », il n’est pas présent sur cette photo : l’auteur de cette légende l’a confondu avec Monseigneur J. Brian Bransfield, secrétaire général de l’USCCB ! Pour faire bonne mesure, Le Figaro date cette photo de « vendredi », c’est-à-dire du 20 septembre dernier, or elle fut prise le 13 septembre… 2017 (voir ici et ). Pitoyable…

Cardinal Pell : une sentence incompréhensible
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Dans son ensemble, le monde catholique “orthodoxe” aux États-Unis, personnalités et médias confondus, a dénoncé le jugement d’appel rendu par deux juges sur trois contre le cardinal Pell, considéré tantôt comme incompréhensible, tantôt comme tout simplement inique. Dans un court mais ferme communiqué du 21 août dernier, Bill Donohue, président de la Catholic League des États-Unis, offre une synthèse du sentiment dominant chez les catholiques de son pays. En voici la traduction.

Le cardinal George Pell a été aujourd’hui [21 août 2019] reconnu coupable d’abus sexuels sur deux mineurs par la Cour suprême de l’État de Victoria, en Australie. Deux des trois juges de cette cour d’appel ont opiné pour la culpabilité. C’est le plus haut prélat catholique jamais condamné pour un tel crime. Il est aussi le prélat catholique le plus injustement traité dans l’histoire récente.

En 2017, Pell avait été accusé d’abus sexuels sur des mineurs. En septembre 2018, le procès s’était achevé sur un désaccord du jury : son unanimité n’avait pu être obtenue. En décembre, un second procès a reconnu coupable le cardinal. Il vient donc de perdre en appel. Il n’est pas certain qu’il fasse appel auprès de la Cour suprême d’Australie, la plus haute juridiction du pays.

Le procès fait à Pell a dépendu en grande partie du témoignage d’un des deux servants de messe : l’accusateur prétend que lui et son ami furent abusés par le cardinal après une messe célébrée en la cathédrale Saint-Patrick [de Melbourne] en 1996. La police enquêta sur cette accusation mais ne découvrit rien qui puisse l’appuyer.

Un de ces garçons décéda plus tard d’une surdose de drogue. Toutefois, avant de mourir, il dit à sa mère, à deux reprises, qu’il n’avait jamais été abusé par Pell. Pourquoi cela ne fut-il pas suffisant pour disculper Pell ? Ce seul fait n’était-il pas suffisant pour constituer un doute raisonnable ? Dans son opinion dissidente, le juge Mark Weinberg a signalé que « le plaignant avait tendance à enjoliver certains aspects de son histoire ». Visiblement, son observation n’est pas passée auprès des deux autres juges.

Il y a bien d’autres aspects dans cette épreuve subie par le cardinal Pell, qui démontrent combien il a été injustement traité depuis des années et qui rendent incompréhensible la sentence rendue aujourd’hui. Espérons et prions afin que le Vatican ne rajoute pas sa réduction à l’état laïc. Cela ne ferait qu’ajouter à la litanie des injustices qu’il a dû supporter.

Qu’on se s’y trompe pas : le cardinal Pell n’est pas Theodore McCarrick. Il est en vérité un homme bien qui n’a cessé d’être la victime des tribunaux. L’atmosphère dans l’État de Victoria est depuis longtemps toxique pour les catholiques. Le jugement d’aujourd’hui n’en est qu’un exemple de plus.

Theodore McCarrick renvoyé de l’état clérical
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La notification a été communiquée ce jour par la salle de presse du Saint-Siège. Voici notre traduction, non officielle, faite à partir de l’original italien et de sa version anglaise. La décision avait été prise dès le 11 janvier dernier, mais en raison d’un recours de l’intéressé qui a été rejetée, elle n’est signalée qu’aujourd’hui.

Le 11 janvier 2019, le Congresso (1) de la Congrégation pour la doctrine de la foi, à l’issue d’un procès pénal [cann. 1717-1731], a publié un décret reconnaissant Theodore Edgar McCarrick, archevêque émérite de Washington D.C., coupable des délits suivant alors qu’il était clerc : sollicitation en confession et péchés contre le sixième commandement avec des mineurs et  des adultes, avec le facteur aggravant d’abus de pouvoir. Le Congresso lui a imposé la peine de renvoi de l’état clérical. Le 13 février 2019, la session ordinaire (Feria IV) de la Congrégation pour la doctrine de la foi a étudié le recours qu’il avait présenté contre cette décision. Après avoir examiné les arguments du recours, la session ordinaire a confirmé le décret du Congresso. La décision a été notifiée à Theodore McCarrick le 15 février 2019. Le Saint Père a reconnu la nature définitive de cette décision faite conformément à la loi, la rendant res iudicata (c’est-à-dire non susceptible de recours ultérieur).

1. Le Congresso est la plus haute instance de la Congrégation. À ses réunions prennent part « Préfet, le Secrétaire, le Sous-Secrétaire, le Promoteur de justice, pour les questions qui sont de sa compétence, et le Chef de bureau concerné, ainsi que les officiaux qui suivent les questions à traiter et un autre official qui rédige les conclusions ».

Viganò écrit aux évêques américains encore sous le choc
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Réunis, depuis lundi dernier, en assemblée plénière d’automne à Baltimore (Maryland), les évêques des États-Unis sont encore sous le choc de l’oukase du Saint-Siège qui leur est tombé dessus par surprise, au premier jour de leurs travaux, et leur interdisant de voter sur des projets de résolutions destinés à aggraver les mesures disciplinaires visant à combattre et à prévenir les abus sexuels du clergé – du simple prêtre à l’évêque… Nous reviendrons sur cette affaire. Au lendemain de cette incroyable démarche, l’archevêque Viganò a, dans un message, encouragé les évêques des États-Unis à tenir bon. Voici la traduction de sa lettre.

Chers frères évêques aux États-Unis,

je vous écris pour vous rappeler le commandement sacré qui vous a été donné lors de votre ordination épiscopale : mener le troupeau au Christ. Méditez Proverbes 9, 10 : « La sagesse commence avec la crainte du Seigneur » ! Ne vous comportez pas comme des moutons apeurés, mais comme de courageux bergers. N’ayez pas peur de tenir tête et d’agir comme il faut pour les victimes, pour les fidèles et pour votre propre salut. Le Seigneur rendra à chacun de nous selon ce que nous aurons fait ou ce que nous aurons omis de faire.

Je jeûne et je prie pour vous.

Archevêque Carlo Maria Viganò.

Votre ancien nonce apostolique.

13 novembre 2018.

Sainte Françoise-Xavière Cabrini [née en Lombardie en 1850, naturalisée américaine en 1909, née au Ciel le 22 décembre 1917, béatifiée par Pie XI le 13 novembre 1938]

L’évêque de Memphis, Tennessee, contraint à la démission
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Ancien évêque auxiliaire de Washington D.C., de 2004 à 2016 – sous Theodore McCarrick puis Donald Wuerl –, Mgr Martin Holley, 63 ans, évêque de Memphis, Tennessee, nommé par le pape François le 19 octobre 2016, vient d’être relevé de son gouvernement pastoral par le Souverain Pontife ce jour, 24 octobre. Mgr Joseph E. Kurtz, archevêque de Louisville (Kentucky) a été nommé administrateur apostolique du diocèse. Cette décision fait suite à une enquête canonique menée par le Saint-Siège, en juin dernier, sur la mauvaise gestion du diocèse par son ordinaire et par son bras droit Monseigneur Clement J. Machado, vicaire général, modérateur de la curie et chancelier du diocèse, qui avait été lui-même contraint à la démission peu de temps après la fin de l’enquête canonique. Problèmes financiers, violation du droit canonique, fermeture autoritaire de onze écoles catholiques, transfert brutal de plus de la moitié des prêtres du diocèse semblent être à l’origine de cette révocation. Il semble que le nonce apostolique aux États-Unis, l’archevêque Christophe Pierre, au vu de ces faits, ait, dès le 22 octobre, exigé de Mgr Holley qu’il présente sa démission. Ayant refusé, le Saint-Siège n’avait plus d’autre solution que de relever l’évêque de son gouvernement pastoral.

Les diocèses du Texas vont révéler la liste des prêtres accusés d’abus sexuels
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Les quinze diocèses catholiques du Texas vont rendre public, d’ici au 31 janvier 2019, la liste des prêtres contre lesquels « une accusation crédible » d’abus sexuel contre un mineur aura été portée. Les évêques du Texas ont pris collectivement cet engagement le 31 septembre dernier et la Conférence des évêques catholiques du Texas l’a officiellement annoncé le 10 octobre. Les dossiers diocésains contenant ce type d’abus, seront passés au peigne fin par des analystes indépendants des diocèses : agents du FBI, experts en application de la loi, etc. L’étude portera sur les cas enregistrés depuis 1950, au moins, et jusqu’à 2018. L’État du Texas compte 8,5 millions de catholiques et 1 320 paroisses.

Washington : la démission de Wuerl acceptée
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« Le Saint-Père a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’archidiocèse de Washington [D.C.] (U.S.A.), présentée par l’éminentissime cardinal Donald W. Wuerl », annonce le Bollettino de la salle de presse du Saint-Siège ce jour. Il n’a pas de nomination annoncée d’un nouvel évêque à Washington D.C. qui est donc sede vacante. Le pape a toutefois nommé le cardinal Wuerl administrateur apostolique de l’archidiocèse en attendant la nomination d’un nouvel archevêque au siège.

Détroit : perquisitions à la chancellerie du diocèse et au séminaire
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Le blogue One Peter Five, signale que le procureur général de l’État du Michigan a fait procéder, hier matin 3 octobre, à des perquisitions sur mandat de la chancellerie de l’archidiocèse de Détroit et du séminaire du Sacred Heart, respectivement à 9 h et à 10 h 45. Ces perquisitions sont liées à l’enquête lancée par le procureur général en août dernier, sur la manière dont l’Église locale a géré le dossier des abus sexuels commis par le clergé de l’archidiocèse.

Papal Foundation : révélations sur la mafia ecclésiastique aux manettes…
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L’excellent blogue Benoît-et-moi vient de publier la traduction d’un article de grand intérêt de Matthew O’Brien paru dans First Things du 28 septembre. L’article est très long : nous renvoyons donc nos lecteurs à Benoît-et-moi pour le lire intégralement. Les extraits qui suivent mettent en lumière les inclinations sexuelles de dirigeants ecclésiastiques de la Papal Foundation (voyez notre précédent article sur cette fondation…).

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[…] Aucun prélat n’a été plus régulièrement et intimement impliqué dans la Papal Foundation que McCarrick, qui a contribué à fonder l’association en 1988 aux côtés des cardinaux Krol de Philadelphie et O’Connor de New York. Le président actuel du conseil de contrôle des cardinaux est le cardinal Wuerl, successeur de McCarrick comme archevêque de Washington. Avant d’être élevé au cardinalat et de déménager à Rome, Kevin Farrell, alors évêque, protégé de McCarrick et son ex-colocataire à Washington, était membre du conseil d’administration de la Papal Foundation. Le président actuel du conseil des cardinaux est un autre protégé de McCarrick, l’évêque Michael Bransfield.

McCarrick a consacré Bransfield comme évêque. Avant que Bransfield ne devienne évêque, il a été recteur du sanctuaire national de l’Immaculée-Conception à Washington pendant le mandat de McCarrick à ce siège. Depuis la création de la Papal Foundation jusqu’à la création de McCarrick en tant que cardinal en 2001, McCarrick lui-même a occupé le poste qu’occupe aujourd’hui Bransfield.

Comme McCarrick, Bransfield est accusé d’abus sexuel. Sa récente démission du diocèse de Wheeling-Charleston a été annoncée le 13 septembre 2018, au moment même où le Saint-Siège annonçait la tenue d’une enquête spéciale sur Bransfield pour abus sexuel d’adultes. Avant l’annonce de l’enquête, Bransfield avait été poursuivi pendant des années par des accusations d’abus sexuels et de complicité présumée dans des viols et des agressions commis par des amis prêtres dans sa ville natale de Philadelphie.

Le premier directeur exécutif de la Papal Foundation, qui a été en fonction de 1988 à 2001, était un prêtre nommé Monseigneur Thomas Benestad. Benestad, qui a pris une retraite anticipée de son diocèse d’Allentown et qui vit maintenant à Boca Raton, en Floride, est accusé dans le rapport du Grand Jury de Pennsylvanie d’avoir agressé sexuellement un garçon pendant des années au début des années 1980, alors que celui-ci avait 9 ans.
Selon le rapport, les responsables de l’application des lois de Pennsylvanie ont déterminé que les accusations contre Benestad étaient crédibles, mais ils ont refusé de porter plainte parce qu’en 2011, le délai de prescription de l’État pour les crimes présumés avait expiré. À l’époque, le diocèse d’Allentown a transmis le cas de Benestad au Vatican, et le Vatican a rétabli ses facultés sacerdotales en 2014, bien que le diocèse de Palm Beach, où il vit actuellement, ait toujours refusé de l’autoriser à y célébrer les sacrements.

Benestad, Bransfield et McCarrick ont été trois des dirigeants ecclésiastiques les plus importants de la Papal Foundation, et tous font face à de graves accusations d’abus sexuels. Certaines de ces accusations étaient amplement connues depuis des décennies, mais elles n’ont pas empêché les hommes de s’élever d’un poste ecclésiastique à l’autre. Ces hommes ont-ils utilisé le pouvoir d’octroi de subventions de la Papal Foundation pour obtenir des faveurs et acheter la protection des autorités du Vatican? Ont-ils permis le détournement des subventions de bienfaisance de la Fondation? La seule façon de répondre à ces questions est de mener une enquête indépendante sur la Papal Foundation et d’établir un rapport juridique sur les subventions passées […] Aucune permission de Rome n’est nécessaire. Le conseil d’administration de la fondation peut commander une enquête par un simple vote. Si la fondation n’autorise pas sa propre enquête indépendante, elle pourrait néanmoins se trouver confrontée à une enquête de la part des autorités étatiques ou fédérales.

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Le conseil d’administration de la Papal Foundation entamera-t-il l’enquête indispensable sur ce scandale ? On peut avoir des doutes…

McCarrick : comment Wuerl pouvait-il ne pas savoir ? Des révélations…
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On s’attendait, depuis quelques semaines, à ce que le cardinal Donald Wuerl annonce que le pape François avait fini par accepter sa démission, après leur dernière rencontre. Il semble qu’il n’en soit rien puisque le cardinal est toujours l’archevêque en titre de Washington D.C. Ce même cardinal Wuerl, depuis la révélation au grand public des turpitudes sexuelles de Theodore McCarrick, son prédécesseur Washington D.C., a toujours soutenu ne rien savoir des comportements de McCarrick révélés par l’archevêque Vigano et les médias. La chose semblait assez surprenante puisque ces comportements étaient un secret de polichinelle dans l’épiscopat étatsunien et au Saint-Siège. De toutes nouvelles révélations rapportées par le site Church Militant semblent infirmer les dénégations du cardinal Wuerl. En effet, selon le Washington Post de samedi dernier, le nom de Donald Wuerl est cité dans le protocole d’accord signé entre Robert Ciolek, un ancien prêtre, et trois évêchés du New Jersey (Newark, Trenton et Metuchen). Après avoir révélé des agressions sexuelles de McCarrick contre lui, Robert Ciolek aurait touché de ces diocèses une indemnité de 80 000 US$. Dans la première page de ce protocole d’accord, et parmi ses nombreuses parties prenantes, figure le diocèse de Pittsburgh – dont un prêtre fut aussi dénoncé par Robert Ciolek pour des attouchements –, diocèse dont le cardinal Wuerl était l’évêque au moment des faits – il le fut de 1988 à 2006. Le Washington Post écrit : « La présence du nom de Wuerl sur l’accord de règlement pour Ciolek, soulève des questions quant à l’affirmation du cardinal qu’il ne savait rien sur les allégations portées contre le cardinal McCarrick avant qu’elles deviennent le sujet d’un débat public cet été ».

Tensions entre les dirigeants de l’USCCB et le Saint-Siège
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La commission administrative de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), la plus haute instance dirigeante de la Conférence épiscopale, a pris la décision de proposer au vote lors de la prochaine assemblée plénière d’automne des évêques qui se tiendra du 12 au 15 novembre à Baltimore (Maryland), qu’une enquête complète soit menée par une commission de laïcs qualifiés sur les agissements de Theodore McCarrick dans ses fonctions épiscopales. Il s’agirait donc de passer en revue les archives du diocèse de New York (New York) où l’ancien cardinal fut évêque auxiliaire de 1977 à 1981, du diocèse de Metuchen (New Jersey) où il fut évêque de 1981 à 1986, de l’archidiocèse de Newark (New Jersey) dont il fut archevêque de 1986 à 2000, puis enfin de l’archidiocèse de Washington D.C. dont il fut l’ordinaire de 2000 à 2006. Outre le fait qu’il faudra obtenir un consensus à Baltimore, l’autre problème, qui n’est pas mince, c’est que l’USCCB n’a aucune autorité canonique sur les évêques des diocèses précités, et, pour qu’un tel projet voie le jour, il faudra obtenir l’accord et la pleine coopération des ordinaires de ces diocèses… En outre, il ne semble pas du tout envisageable que cette commission, si l’assemblée en accepte la constitution, aie accès aux archives du Saint-Siège où le dossier sur McCarrick est volumineux selon l’archevêque Viganò…

La commission administrative a imaginé ce pis aller, puisque la visite apostolique de tous les diocèses des États-Unis demandée au Saint-Siège par le cardinal DiNardo, président de l’USCCB, officiellement les 16 et 27 août et vraisemblablement réitérée lors de l’audience avec le pape François, le 13 septembre dernier, n’aura pas été acceptée. Le pape n’y est pas présentement disposé et a même suggéré à la délégation épiscopale que conduisait le cardinal DiNardo, de repousser la tenue de l’assemblée plénière d’automne et de la remplacer par une retraite spirituelle des évêques : ce que la direction de l’USCCB n’a pas accepté, estimant que le scandale des abus sexuel devait être traité de toute urgence.

On sait désormais que la Secrétairerie d’État prépare un rapport sur le scandale McCarrick : l’annonce en a été faite le 10 septembre. Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, lui aurait déjà transmis tous les éléments d’archives en sa possession. La perspective que ce rapport soit rédigé par la Secrétairerie d’État, n’enchante pas unanimement aux États-Unis et ailleurs, évêques ou non. Certains craignent que la rédaction de ce rapport prenne du temps, qu’il soit abondamment censuré et qu’il ne réussisse pas à satisfaire l’exigence de l’opinion d’obtenir une explication honnête… Les évêques des États-Unis arriveront peut-être à en savoir plus sur les trente ans d’épiscopat de McCarrick et sur ceux qui l’ont couvert aux États-Unis, mais l’essentiel de ce qu’il faudrait savoir, et pas que sur McCarrick, est de l’autre côté de l’Atlantique. Et cela est une toute autre histoire…

Enquête sur les abus sexuels du clergé dans le diocèse de Baltimore
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Mgr William Lori, archevêque de Baltimore (Maryland) vient, le 24 septembre, d’informer ses prêtres et ses diacres qu’il a été en discussion avec Brian Frosh, procureur général de l’État du Maryland, pour la fourniture des archives diocésaines relatives aux abus sexuels contre des mineurs commis par des clercs de l’archidiocèse. « J’ai informé le procureur général que l’archidiocèse soutenait cette enquête et qu’il serait pleinement coopératif pendant tout le processus », leur a déclaré Mgr Lori. « Selon toutes les conversations que j’ai eues avec des personnes dans tout l’archidiocèse […], il est clair que nous sommes une Église en crise et que cette crise est une crise de confiance [et que beaucoup sont] sceptiques sur la manière dont l’Église à géré les allégations d’abus ».

L’archevêché de Baltimore a été l’un des premiers aux États-Unis à publier une liste de prêtres et de frères religieux accusés, avec toute vraisemblance, d’abus sexuels sur des mineurs. Cette liste fut publiée en septembre 2002, soit trois mois après l’adoption de la Charte de Dallas par la Conférence épiscopale des États-Unis, et elle contenait 57 noms.

Depuis, une nouvelle liste contenant les noms de 18 prêtres de l’archidiocèse suspectés d’avoir commis des abus sexuels après septembre 2002, a été publiée.

Début septembre 2018, une troisième liste de 10 prêtres et religieux a été diffusée : ce sont des prêtres qui ont servis dans l’archidiocèse et qui sont cités dans le rapport d’août dernier du Grand Jury de Pennsylvanie.

Les États du Michigan, du Missouri, de l’Indiana et de New York ont récemment annoncé l’ouverture d’une enquête sur les abus sexuels du clergé dans les diocèses de ces États.

Que faisait (encore) le cardinal Wuerl hier à Rome
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Un correspondant romain me signale avoir croisé hier, lundi 24 septembre, le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C., dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Il était revêtu d’une chasuble rouge – qui n’était pas la couleur liturgique du jour, ce qui pourrait indiquer qu’il avait célébré en la chapelle Clémentine où cette couleur est toujours possible –, accompagné d’un diacre en dalmatique de même couleur et d’une vingtaine de séminaristes et/ou de prêtres en clergyman. Le cardinal s’est rendu récemment à deux reprises à Rome pour rencontrer le Saint-Père, fin août puis mi-septembre (voir ici et ). Une présence surprenante puisque le pape n’est pas à Rome mais en voyage apostolique dans des pays baltes depuis le 22 septembre et jusqu’à aujourd’hui. Peut-être l’aura-t-il rencontré avant son départ ou attend-t-il son retour ?

Affaire McCarrick : une vidéo de L’Homme Nouveau
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Pour sa toute nouvelle et sympathique chaîne vidéo, le bimensuel catholique L’Homme Nouveau a reçu une deuxième fois Daniel Hamiche, administrateur de Riposte Catholique et rédacteur en chef de son blogue Americatho, pour des précisions sur l’affaire McCarrick. De nombreux éclaircissements y sont apportés sur une bien ténébreuse affaire et l’invité d’Odon de Cacqueray sur le plateau de L’Homme Nouveau, y réfute quelques calomnies assénées avec pertinacité contre l’archevêque Carlo Maria Viganò. Quatorze minutes de réinformation…

La dernière (à ce jour…) du cardinal Cupich (bis)
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Mgr Blase Cupich, nommé archevêque de Chicago puis créé cardinal par le pape François a fait mémoire, dans un tweet du 20 septembre, du martyre des 93 Coréens et 10 Français sous la dynastie Joseon de Corée, et qui furent canonisés le 6 mai 1984 par saint Jean-Paul II. Le martyrologe romain a fixé en effet à ce jour la commémoration de « Saint André Kim Tae-gon, saint Paul Chong Ha-sang et [de] leurs compagnons martyrs (1839-1864) ». On félicitera donc le cardinal Cupich de le rappeler dans un tweet. Mais on s’étonnera qu’en cette occasion un prince de l’Église nous invite à… « prier pour tous ces martyrs »… On ne prie pas pour des martyrs, Éminence, mais on prie les martyrs de prier pour nous.

Multiplication des États à enquêter sur les abus sexuels des diocèses
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Le Lepanto Institute de Partlow (Virginie) a publié une carte de États-Unis montrant l’ensemble des États de l’Union où des enquêtes ont été, sont en cours, sont prévues ou pourraient l’être sur les abus sexuels du clergé dans les diocèses catholiques de ces États.

En rouge : l’État où un rapport du procureur général a déjà été diffusé (Pennsylvanie).

En jaune : les États où l’enquête est en cours (Wyoming, Nouveau Mexique, Missouri, Illinois, New York, New Jersey, Connecticut).

En orange : les États qui prévoient de telles enquêtes (Dakota du Sud, Nebraska, Oklahoma, Arizona, Vermont, Maryland).

En vert : les États où des demandes ont été faites auprès de procureurs généraux pour ouvrir une telle enquête (Oregon, Californie, Utah, Colorado, Texas, Louisiane, Minnesota, Wisconsin, Iowa, Michigan, Indiana, Ohio, Kentucky, Virginie occidentale, Massachussetts, Virginie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Géorgie, Floride, Washington D.C.).

Au total 34 États plus le District de Washington : soit 68 % des États !

Audience du pape avec les évêques étatsuniens : la photo qu’il ne fallait pas montrer
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Pour des esprits simples, la communication du Saint-Siège est souvent déconcertante et parfois franchement “décalée”. Si le Saint-Siège n’a pas communiqué par écrit sur la rencontre d’hier entre le pape et la délégation des évêques étatsuniens, son dicastère pour la communication a diffusé, pour les besoins de la presse, quelques images qui bougent et quelques clichés de l’événement. L’un de ces derniers, repris sans état d’âme par Zenit, nous montre les participants de cette audience – je le rappelle “de crise” –, hilares… On se pince et on frémit en pensant à la réaction qu’elle provoquera chez les victimes des abus sexuels et leurs parents. Choquant et scandaleux.

Rencontre du pape et des évêques étatsuniens : un communiqué laconique
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Suite à l’audience enfin accordée par le pape François à une délégation de hauts responsables de la Conférence des évêques des États-Unis (USCCB) hier 13 septembre vers midi, le Saint-Siège n’a publié aucun communiqué. De son côté, l’USCCB en a publié un aussi laconique que peu informatif. En voici la traduction :

« Nous sommes reconnaissants au Saint Père de nous avoir reçus en audience. Nous avons fait part au pape de la situation qui est la nôtre aux États-Unis, et comment le Corps du Christ est lacéré par le mal des abus sexuels. Il a écouté très profondément avec le cœur. Ce fut un échange long, fructueux et bon.

Avant de quitter cette audience, nous avons prié ensemble l’Angelus pour obtenir de Dieu la miséricorde et la force en vue de guérir les blessures. Nous avons hâte de poursuivre activement notre discernement collectif afin de déterminer quelles prochaines étapes seront les plus efficaces ».

Peu de substance dans ce communiqué. On aurait tendance à dire : tout ça pour ça… mais comme on ignore ce qui s’est dit, le mieux est d’attendre et de voir. Rappelons que ce type d’audience “de crise” est rare. La dernière fois que des évêques des États-Unis en avait eu une, fut en 2002 après la crise des révélations des abus sexuels dans l’archidiocèse de Boson (Massachusetts), encore que, dans ce cas, ce fut le pape Jean-Paul II qui convoqua les évêques tandis qu’hier la rencontre avait été sollicitée par eux.

 

Oui, le cardinal Wuerl va demander au pape d’accepter sa démission
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J’avais signalé ici hier qu’il était plus que probable que le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C., allait se rendre à Rome pour rencontrer le pape François et lui demander d’être relevé de sa charge d’évêque. La chose est désormais certaine. Catholic News Agency (CNA) a annoncé hier au soir qu’un porte-parole de l’archidiocèse lui avait confirmé la rumeur : « Le cardinal comprend que la guérison de la crise des abus sexuels exigeait un nouveau départ ce qui veut dire aussi un nouveau dirigeant pour l’archevêché de Washington ». Reste à savoir qui le Saint-Siège nommera au siège… Plusieurs noms ont déjà circulé aux États-Unis, mais selon des sources curiales de CNA, Mgr Bernard Hebda, archevêque de St. Paul et Minneapolis (Minnesota) semble un choix possible sinon probable. Cet archevêque s’est récemment manifesté par des propos très directs et très fermes

Une délégation de la conférence des évêques des États-Unis reçue demain par le pape
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Greg Burke, le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, a fait savoir dans un court communiqué du 11 septembre, que le pape François recevrait demain, jeudi 13 septembre, une délégation de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, pour aborder la crise des abus sexuels qui a été au cœur de l’actualité chez les catholiques américains ces derniers mois. La délégation sera composée, du cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston (Texas) et président de la conférence épiscopale, de l’archevêque José Gómez, ordinaire de Los Angeles (Californie) et vice-président de la conférence, et de Monseigneur Brian Bransfield, secrétaire général de la conférence. Le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston Massachusetts et président de la Commission pontifical pour la protection des mineurs participera également aux travaux. Les dirigeants de la conférence épiscopale attendaient depuis longtemps cette audience de travail. Elle avait été demandée par le cardinal DiNardo dès le 16 août dernier et, sans accusé de réception du Saint-Siège, renouvelée le 27 suivant.

Le cardinal Wuerl va-t-il démissionner ?
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Dans une nouvelle lettre datée d’hier 11 septembre et adressée aux prêtres de son archidiocèse et rendue publique dans de nombreux médias en fin d’après-midi, le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C., annonce vouloir se rendre « très prochainement à Rome pour rencontrer [le] Saint Père [et aborder avec lui sa] démission présentée voici presque trois ans, le 12 novembre 2015 ». Le cardinal, en difficulté après les révélations du rapport du grand Jury de Pennsylvanie et le témoignage de l’archevêque Vigano, s’était déjà rendu à Rome à la toute fin d’août et avait rencontré le pape François en tête à tête, probablement le mardi 28 ou le 30 (selon les sources). Selon des sources le Saint Père lui avait suggéré de consulter son clergé pour discerner la décision finale qu’il devait prendre, ce que le cardinal fit le lundi 3 septembre. Une centaine de prêtres étaient présents et, le moins qu’on puisse en dire, c’est qu’ils furent très partagés sur le parti à prendre pour leur archevêque, entre démissionner et demeurer à son poste. Il n’y eu donc pas d’unanimité dans un sens ou dans un autre. Cela laisse penser que si le cardinal se rend tout prochainement à Rome, ce n’est vraisemblablement pas pour dire au pape qu’il entend rester, mais pour le prier d’accepter la démission qu’il lui avait présentée en 2015. La question, déjà débattue, est de savoir si le Saint-Siège a déjà choisi son successeur et qui sera-t-il…

Cupich : il y a des choses plus importantes que les abus sexuels (bis)
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Le cardinal Cupich, archevêque de Chicago, lors d’un entretien avec la chaîne CBS le 28 août dernier avait déclaré que le pape avait mieux à faire qu’à répondre aux questions de Vigano. J’avais signalé cette effrayante réponse ici le 30 août. Le cardinal Cupich s’était ultérieurement plaint que le montage par CBS de ses propos, en avait altéré le sens et que ce qu’on lui avait entendu dire n’était pas ce qu’il avait dit… J’ai bien fait de garder cela sous le coude et de sursoir à une mise à jour de mon papier. Voici, en effet, ce que nous venons d’apprendre du quotidien  Chicago Sun Times dans sa livraison du 10 septembre.

Le cardinal est allé à la rencontre des quelque 200 séminaristes du séminaire de Mundelein qui fait partie de l’université catholique de Sainte-Marie-du-Lac (en anglais University of Saint Mary of the Lake), le 29 août. Il n’y prêcha pas une retraite, mais eut de nombreux échanges avec eux encore sous le coup des révélations rapport du grand jury de Pennsylvanie (14 août) et de celles du témoignage de l’archevêque Vigano (25 août). Selon des témoignages accordés sous couvert d’anonymat – on le comprend ! – et recueillis par le Chicago Sun Times, un séminariste déclara à Cupich : « Je suis blessé, je n’arrive pas à dormir, je suis écœuré ». Le séminariste dit au cardinal qu’il était un petit garçon quand éclata l’affaire de Boston en 2001 et qu’il croyait que, depuis, « les évêques avait fait leur boulot ». Cupich remercia le séminariste et avoua que la situation l’écœurait aussi. Mais, quelques minutes plus tard, il déclara : « Moi je me sens tout à fait en paix actuellement. Je dors très bien ». Les séminaristes n’en crurent pas leurs oreilles et plusieurs secouèrent leurs têtes en exprimant leur incrédulité. Puis Cupich dit aux jeunes rassemblés que certes le « programme » de l’Église veillait à protéger les enfants de tout mal, mais que « [son programme] contenait des choses plus importantes que toutes ces choses qui nous distraient [de ce qui est plus important, comme l’aide aux sans-abri et aux malades] ». Le service de communication de l’archevêché de Chicago n’a pas jugé utile de commenter autrement que par un laconique : « Le cardinal a parlé en son nom propre et les séminaristes en leur nom propre ».

Conclusion : le cardinal a dit la même chose à CBS le 28 août et aux séminaristes le 29… Fermez le ban !

L’agence des évêques des États-Unis confirme le nonce Viganò
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Dans son témoignage daté du 22 août et rendu public le 25 suivant, Mgr Carlo Maria Viganò affirmait que le Saint-Siège était au courant des turpitudes de l’archevêque McCarrick depuis… 2000 ! Voici ce qu’il écrivait : « selon ce qu’a écrit le nonce Pietro Sambi, la lettre du père Boniface Ramsey, O.P., datée du 22 novembre 2000, a été rédigée à la demande du défunt nonce Montalvo. Dans cette lettre, le père Ramsey, professeur au séminaire diocésain de Newark de la fin des années 1980 jusqu’à 1996, affirme qu’une rumeur récurrente au séminaire disait que l’archevêque “partageait son lit avec des séminaristes” […] Le bureau que j’occupais à l’époque n’a été informé d’aucune mesure prise par le Saint-Siège après que le nonce Montalvo eut porté ces accusations à la fin de 2000, alors que le cardinal Angelo Sodano était secrétaire d’État […] jusqu’en septembre 2006 : toutes les informations lui ont été communiquées. En novembre 2000, le nonce Montalvo lui envoya son rapport, lui transmettant la lettre susmentionnée du père Boniface Ramsey dans laquelle celui-ci dénonçait les graves exactions commises par McCarrick ».

Catholic News Service (CNS), agence d’information officielle de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a confirmé le 7 septembre dernier, cette affirmation de Mgr Viganò en publiant le facsimile de la lettre que l’archevêque Leonardo Sandri, alors substitut de la secrétairerie d’État, a écrite au Père James Ramsey en date du 11 octobre 2006 (vous en trouverez l’image ci-dessous). Le substitut y précise bien la réception de la lettre du Père Ramsey « en novembre 2000 ».

La lettre du substitut n’évoque pas McCarrick, mais le Père Ramsey à précisé à CNS : « Ma lettre du 22 novembre 2000, était sur McCarrick et elle n’accusait pas des séminariste de quoi que ce soit : elle accusait McCarrick ».

CNS commente : « La lettre de 2006 [du substitut Sandri] non seulement confirme les précédentes remarques faites par le Père Ramsey, mais aussi des éléments contenus dans le document [le témoignage] écrit par l’archevêque Carlo Maria Viganò qui fut nonce aux États-Unis de 2011 à 2016 ».

Sur ce point encore, Mgr Viganò a dit la vérité. L’agence d’information officielle des évêques des États-Unis le confirme.

Legatus a-t-il désinvité le cardinal Wuerl pour un pèlerinage ?
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On ignore si c’est par une décision personnelle ou à la suite d’une suggestion des organisateurs, mais le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C., n’a pas participé cette année au pèlerinage organisé par Legatus (voir aussi notre article d’hier) au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, qui se déroule du 7 au 10 septembre. Selon LifeSiteNews qui révèle cette information, Legatus n’a pas commenté sur cette affaire, mais le tour-opérateur lui a déclaré que l’organisateur lui avait récemment – c’est-à-dire quelques jours avant le 7 septembre – fait savoir que le cardinal ne serait pas du pèlerinage. Voici peu, pourtant, le magazine de Legatus destiné à ses adhérents signalait encore, en quatrième de couverture, la présence du cardinal à ce pèlerinage.

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