Statistisques/Sociologie/Démographie

Le nombre de catholiques estimant que le gouvernement Obama est hostile à la religion, en hausse
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Le Pew Research Center vient de rendre publics les résultats d’un sondage qu’il a mené du 7 au 11 mars auprès de 1 503 adultes (marge d’erreur : ± 3 %).

Ce sondage montre un « changement significatif » chez les catholiques américains, selon l’organisme de sondage, quant à l’attitude du gouvernement Obama vis-à-vis de la religion.

En août 2009, dans un sondage de ce même institut et dont les questions étaient identiques à celui de ce mois, 15 % des catholiques (et 17 % des catholiques Blancs) estimaient que le gouvernement Obama était hostile à la religion. Aujourd’hui ce sont 25 % des catholiques (et 31 % des catholiques Blancs) qui pensent que le gouvernement Obama est hostile à la religion.

Le grand débat national sur le HHS Mandate n’est évidemment pas étranger à ce changement dans l’opinion publique catholique. Toutefois, 42 % des catholiques sondés estiment que le gouvernement est favorable à la religion, 25 % l’estimant neutre. La prise de conscience des catholiques est quand même loin d’être massive…

 

L’opinion américaine est majoritairement opposée au HHS Mandate du gouvernement Obama
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Le décret pris par le ministère fédéral de la Santé (HHS), en application de l’ObamaCare, et qui entend contraindre les institutions religieuses à inclure dans les polices d’assurance santé qu’elles contractent pour leurs employés, la contraception, la pilule abortive et la stérilisation, ne rencontre pas l’adhésion d’une majorité de l’opinion publique américaine, contrairement à ce que soutenaient les Démocrates.

Deux sondages récents en donnent des indications fortes.

Le premier sondage a été mené pour le The Wall Street Journal et NBC, par deux sondeurs : le Républicain Bill McInturff et le Démocrate Peter Hart.

À la question de savoir si un employeur (au sens large) devait être obligé par la loi à payer le remboursement des moyens contraceptifs, une majorité des sondés répond favorablement : 53 % contre 33 %.

Mais quand la question se précise, et qu’on demande à l’échantillon si l’Église catholique et les autres institutions religieuses devraient être obligées de rembourser la contraception, la tendance s’inverse : 45 % des sondés y sont opposés alors que 38 % se disent favorables.

Quand les sondeurs ajoutent à la contraception une nouvelle question évoquant le remboursement de la pilule abortive pour ces mêmes institutions religieuses, alors l’opposition de l’opinion publique se renforce : 49 % sont contre et seulement 34 %. À noter que les femmes interrogés sont également majoritairement opposées : 46 % contre, 35 % pour, ainsi que les sondés qui se disent catholiques : 48 % contre, 36 % pour.

Le second sondage, réalisé pour The New York Times et ABC, en février dernier, et uniquement sur un échantillon féminin, montre que 53 % des sondées sont opposées à l’obligation imposée par le gouvernement fédéral aux institutions religieuses, alors que seulement 38 % d’entre elles se disent favorables.

Pour beaucoup d’analystes politiques non partisans, la manœuvre politique des Démocrates tentant de faire admettre que l’opposition au HHS Mandate était en fait une opposition à la « santé des femmes », a échoué. Électoralement, pour ces mêmes analystes, la décision du gouvernement Obama de lancer cette attaque frontale contre les institutions religieuses américaines, est tout sauf un coup de génie politique, et elle se traduit par une chute sensible de l’indice de popularité du Président : 41 % d’opinions favorables en mars, contre 50 % le mois dernier, avec le même pourcentage chez les sondés hommes ou femmes : ce qui veut dire pour Obama que chez ces dernières, la chute de l’indice de popularité est de 12 points entre février et mars. C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied.

Caucus de l’Iowa : le catholique pro-vie Rick Santorum crée la surprise
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Dans ce véritable “parcours du combattant”, épuisant et dispendieux, du système très particulier aux États-Unis des “primaires” destinées à sélectionner le candidat qui portera les couleurs de son parti pour l’élection présidentielle, les “caucus” constituent des moments particulièrement suivis et analysés. Le “caucus” est un rassemblement de militants politiques locaux d’un parti pour choisir les délégués qui désigneront le candidat à l’investiture de ce parti pour l’élection présidentielle. Le “caucus” qui lance, en quelque sorte, la campagne des primaires, se tient traditionnellement dans l’Iowa. Les résultats définitifs, connus tôt ce matin, constituent une sensible surprise. Parti très bas dans les sondages, l’ancien sénateur républicain, le catholique pro-vie et “social conservateur” Rick Santorum, a failli l’emporter sur son rival mormon et très médiatisé Mitt Romney. Ce dernier a obtenu 30 015 votes (24,6 % des suffrages exprimés), alors que Rick Santorum en engrangeait 30 007 (24,5 %). Une différence de… 8 voix (soit 0,0065 %) ! C’est la plus étroite marge de victoire jamais enregistrée dans un caucus de l’Iowa.

Plus intéressant.

1. Sur 99 comtés qui constituent l’Iowa, Santorum est arrivé en tête dans 59 d’entre eux, mais Romney dans seulement 17.

2. La puissance des moyens matériels mis en œuvre par Romney pour sa campagne dans l’Iowa, était écrasante par rapport à l’extrême modicité de ceux que Santorum a mis en œuvre : Santorum a fait l’essentiel de sa campagne seul dans son propre pickup, alors que Romney a mobilisé un avion, un bus de campagne et des dizaines de collaborateurs (le New York Times montre tout cela en images : voir ici).

Les prochaines “primaires” à suivre seront celles du New Hampshire (10 janvier) et de Caroline du Sud (21 janvier).

 

Benoît XVI est la personnalité étrangère la plus admirée des Américains
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Chaque année, le quotidien américain USA Today demande à Gallup de faire un sondage sur les personnalités les plus populaires chez les Américains. Pour l’année 2011, selon le sondage mené du 15 au 17 décembre et rendu public le 27, c’est le pape Benoît XVI qui emporte les suffrages des habitants des États-Unis. Sur les dix personnalités les plus admirées, le Saint-Père arrive, certes, en huitième position, mais il est précédé par sept Américains et suivi par deux autres…

Et pour commencer sur un sourire l’année nouvelle que je vous souhaite sainte et heureuse, deux photos amusantes du voyage apostolique du Saint-Père aux États-Unis en 2008…

 

Le “poids” des Hispaniques dans les progrès du catholicisme aux États-Unis
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En 1940, il y a moins de trois quarts de siècle, la population des États-Unis s’élevait à 132,2 millions d’habitants. La portion d’origine hispanique de cette population ne dépassait pas 1,9 million (1,4 %). Elle compte aujourd’hui 50,5 millions d’âme (recensement 2010 du US Census Bureau) soit 16,3 % des 308,7 millions d’Américains, 68 % de cette population hispanique est catholique (15 % sont évangéliques).

Ce n’est qu’en 1970 qu’on ordonna à l’épiscopat le premier évêque hispanique, d’origine mexicaine, Mgr Patrick Fernandez Flores (né en 1929) qui fut l’archevêque de San Antonio (Texas) de 1979 à 2004. Depuis cette année-là, quelque 50 prêtres d’origine hispanique sont devenus évêques !

Le catholicisme aux États-Unis compte aujourd’hui 68,1 millions de baptisés (statistiques pour 2009), soit environ 22 % de la population totale. On estime que 40 % de la population catholique est d’origine hispanique. Les Hispaniques comptent pour 70 % dans la croissance de la population catholique aux États-Unis depuis les années 1960.

On s’attend, si l’immigration hispanique aux États-Unis se poursuit au rythme actuel, que dans la décade 2025-2035, à ce que les fidèles d’origine hispanique constituent la majorité des catholiques aux États-Unis.

 

Les candidats Républicains à l’élection présidentielle 2012 : les préférences de catholiques traditionnels
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Vous connaissez cette vieille blague. Il y a trois sortes de mensonges : le petit mensonge, le gros mensonge et… les statistiques. On pourrait en ajouter un quatrième : les sondages ! Tant il est vrai que les sondages sont souvent biaisés par le libellé de leurs questions ou que ces dernières sont posées dans un climat émotionnel tel qu’il occulte la réflexion des sondés. Il faut donc, par principe, se méfier des sondages. Pourtant, ils ne sont pas inutiles en ce qu’ils indiquent souvent des tendances “lourdes” de l’opinion. À ce dernier titre, un sondage en ligne a retenu aujourd’hui dimanche mon attention. Sur son site toujours intéressant à consulter What Does the Prayer Really Say, le curieux et sympathique l’abbé John Zuhlsdorf a lancé vendredi dernier 16 décembre un sondage qui sera clos le vendredi 23 décembre prochain, ouvert donc pendant une semaine. Son blogue, un des plus visités de la “blogoshpère” catholique “orthodoxe” s’adresse plutôt aux catholiques de sensibilité “traditionnelle”, donc aussi au traditionalistes stricto sensu – mais pas qu’à eux. Pour revenir à ce sondage, l’abbé souhaite sonder ses lecteurs et visiteurs sur leur préférence parmi les sept candidats restant course pour l’investiture du parti Républicain dans la perspective de l’élection présidentielle de novembre 2012. Les votants ne sont pas tenus à être “enregistrés” comme électeurs Républicains pour exprimer leur choix dans une primaire, et bien qu’ils soient dissuadés de s’exprimer s’ils ne sont pas électeurs ou de voter plusieurs fois, il est à craindre que certains passent outre… D’où le caractère un peu aléatoire de la précision de ce sondage, mais il indique les tendances de catholiques traditionnels et, en ce sens, il ne manque pas d’intérêt. J’ai donc consulté ce dimanche matin à 9 h les résultats enregistrés par quelque 2 379 participants. Voici ces résultats :

1. Ron Paul (baptiste) : 27 % (646 votes) ; 2. Rick Santorum (catholique) : 27 % (640 votes) ; 3. Newt Gingrich (catholique) : 23 % (538 votes) ; 4. Mitt Romney (Mormon) : 9 % (222 votes) ; 5. Michele Bachmann (évangélique) : 4 % (102 votes) ; 6. Jon Hunstman Jr. (mormon) : 4 % (88 votes) ; 7. Rick Perry (évangélique) : 3 % (79 votes).

À noter que 3 % des participants à ce sondage (63 votes) disent pourvoir voter lors d’une primaire du parti Républicain, mais qu’ils ne le feront pas.

Je tâcherai, samedi prochain, de vous donner les résultats finaux de ce sondage intéressant.

Les séminaires américains recrutent de plus en plus
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Les vocations sacerdotales sont en hausse aux États-Unis. Une réalité tangible dans de nombreux séminaires. Certes, cette nouvelle tendance enregistrée cette année n’est pas vraiment une “explosion” et les besoins en prêtres pour les dix ou vingt années à venir ne seront pas satisfaites. Mais il y a un mieux constatable par rapport aux années “noires” de ces quarante dernières années. C’est un soulagement et un encouragement. En voici quelques exemples.

Le Theological College de Washington, D.C., a enregistré pour cette année universitaire 2011/2012 un nombre record de séminaristes : 91 !, auxquels il faut ajouter 5 séminaristes de retour, temporairement, dans leurs diocèses pour une année d’aide à l’apostolat en paroisses.

Le Pontifical College Josephinum de Columbus (Ohio) a reçu, en début de cette année universitaire, 40 nouveaux impétrants, portant le nombre total de séminaristes à 186 : le plus grand nombre enregistré depuis les années 1970.

Le St. Paul Seminary School of Divinity (University of St. Thomas de Saint Paul and Minneapolis, Minnesota) a reçu cette année 30 nouveaux séminaristes ce qui porte leur nombre total à 100, le plus haut depuis 1980. Un afflux qui, faute de place, a poussé 24 séminaristes hors du séminaire pour s’installer dans un ancien couvent…

À Rome, le Pontifical North American College s’est gonflé à la rentrée de 76 nouveaux séminaristes. Ils sont désormais 250 : le séminaire est complet !

L’année universitaire 2010/2011, selon ce que je comprends d’un article du Catholic News Service (qui dépend de la Conférence épiscopale), avait enregistré un nombre total de séminaristes aux États-Unis de 3 608, un accroissement de 125 séminaristes (soit 4 %) par rapport à l’année universitaire précédente.

Ce ne sont bien sûr là que des précisions quantitatives ou statistiques. On s’accorde aux États-Unis à préciser que cette augmentation en nombre s’accompagne aussi d’une augmentation de la “qualité” de ces jeunes gens : pieux et orthodoxes. Nous sommes loin des comportements des années 1970 et suivantes… Et c’est là, vraiment, un signe particulièrement encourageant.

 

Le coût humain du scandale des abus sexuels pour l’Église aux États-Unis
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Il ne s’agit pas ici d’une évaluation des vies souillées et saccagées des victimes de ces abus sexuels. Les dommages de cette tragédie sont incalculables. Mais de l’hémorragie en fidèles qui a frappé l’Église catholique aux États-Unis depuis que le scandale a publiquement éclaté en 2002. Selon une étude de Daniel M. Hungerman, maître de conférences et Économie et Économétrie à Notre Dame University (Substitution and Stigma: Evidence on Religious Competition from the Catholic Sex-Abuse Scandal), 2 millions de fidèles (soit environ 3 % de la population catholique) ont quitté l’Église, écœurés par le scandale des prêtres dits « pédophiles » et la mauvaise gestion de cette tragédie par la hiérarchie ecclésiastique. La plupart de ces personnes estiment que l’Église a préféré protéger ses prêtres que ses enfants, payer discrètement des compensations financières aux victimes (près de 3 milliards de $) plutôt que de reconnaître ses torts… Une hémorragie qui a profité aux baptistes américains qui ont accueilli le gros des transfuges et… leurs donations estimées à 3 milliards de $ !

 

Le diocèse de Belleville va devoir supprimer 17 % de ses paroisses
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Le diocèse de Belleville (Illinois) fêtera son 125ème anniversaire en janvier prochain,

Mgr Edward Braxton, ancien évêque auxiliaire de St. Louis (Missouri), évêque de Belleville (Illinois)

mais cette heureuse nouvelle risque d’être assombrie par l’annonce que vient de faire son évêque, Mgr Edward Braxton, de la nécessité de refondre le tissu paroissial, ce qui devrait s’accompagner, notamment, de la suppression d’une vingtaine de paroisses.

Le diocèse, qui recouvre 28 comtés méridionaux de l’Illinois, compte aujourd’hui 117 paroisses. La population du diocèse est de 857 000 habitants, et il compte 110 000 catholiques. Les modifications démographiques, en vidant des paroisses ou en en surpeuplant d’autres, exigent, bien sûr, une adaptation du tissu paroissial d’autant plus que deux comtés du diocèse – comme ceux de Pope et d’Edwards – ne disposent d’aucune paroisse. En outre, les prêtres manquent dans ce diocèse comme dans tant d’autres : sur les 69 prêtres en activité dont dispose le diocèse, 5 ont plus de 75 ans et 3 plus de 70… Et les vocations sont rares.

Toutefois, l’évêque n’entend pas pratiquer de manière autoritaire : les paroissiens seront consultés en assemblée et le processus de suppression, de regroupement ou de création se passera en deux étapes.

La première devrait commencer en septembre et durer six mois : les paroisses et les écoles diocésaines (une trentaine) devront, sur la base d’une série de critères qui leur seront fournis, évaluer leur viabilité au cours d’assemblées paroissiales qui remettront leur rapport à un comité présidé par le vicaire générale.

Au cours de la seconde étape, qui s’étendra de mai 2012 à septembre 2013, le comité étudiera les recommandations des assemblées générales, en discutera avec les responsables paroissiaux, puis fournira ses propres recommandations à l’évêque qui prendra la décision finale.

Année record pour les nouveaux séminaristes du diocèse de Dallas
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L’évêque de Dallas (Texas), Mgr Kevin Farrell, pouvait à juste titre se réjouir sur son blogue le 19 août d’une excellente nouvelle concernant son diocèse : un nombre record de nouveaux séminaristes diocésains cet automne, qui entreront notamment au Holy Trinity Seminary d’Irving, fondé en 1965. Ils seront 15 cette année (ils n’étaient que 11 l’an passé). Le Holy Trinity Seminary en recevra 12 ; 2 entreront au St. Mary’s Seminary de Houston (Texas) ; 2 à l’Assumption Seminary de San Antonio (Texas) ; 2 au séminaire de Mexico ; et 1 au John Paul II Seminary de Weston (Massachusetts) destiné aux vocations tardives. Le seul Holy Trinity Seminary devrait donc compter 67 séminaristes à la rentrée (contre 21 en 2007), ce qui porte le nombre total de séminaristes diocésains à 74.
Ces chiffres sont intéressants et encourageants, mais peut-être ne diront-ils pas grand-chose à mes lecteurs. Osons donc une comparaison avec le plus gros diocèse de France, celui de Paris.
Le diocèse de Dallas compte 3,7 millions d’habitants, l’archidiocèse de Paris : 2,2 (avantage Dallas). Le diocèse de Dallas compte 1,1 million de catholiques, l’archidiocèse de Paris 1,5 (avantage Paris). Le diocèse de Dallas compte 560 000 pratiquants, l’archidiocèse de Paris 100 000 (avantage Dallas). Le diocèse de Dallas compte 74 séminaristes, l’archidiocèse de Paris 70 (avantage Dallas). Le diocèse de Dallas a ordonné 3 prêtres cette année, le diocèse de Paris 4 – dont au moins deux ne semblent pas devoir demeurer des prêtres archidiocésains (avantage Paris). Le diocèse de Dallas ordonnera 5 prêtres en 2012, combien pour l’archidiocèse de Paris ?

Rentrée record au Josephinum de Columbus, Ohio
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Familièrement appelé Josephinum, ce séminaire national situé à Columbus (Ohio) est officiellement le Pontifical College Josephinum. Il s’agit donc d’un séminaire de droit pontifical (comme le Pontifical North American College de Rome) qui ne relève pas de l’autorité des évêques ou de supérieurs de congrégations religieuses, mais de celle du Saint-Siège.

Son histoire remonte à 1867 et à un jeune allemand immigré, Joseph Jessing, qui devint prêtre aux États-Unis et institua une manière de séminaire en 1888 à Columbus, d’où sortirent en 1899 les six premiers prêtres ordonnés par cette institution. Pour assurer la pérennité de son séminaire l’abbé Jessing obtint de Léon XIII en 1892, que ce séminaire soit placé sous la protection directe du Saint-Siège. Reconnu par l’État de l’Ohio en 1894, cet établissement vit ses constitutions approuvées par Pie XI en 1938. Elles furent révisées et approuvées en 1996 par la Congrégation pour l’Éducation catholique. Plus de 1 500 prêtres américains ont fait leur séminaire au Josephinum depuis sa création…

Pour la rentrée qui va s’effectuer au début de cet automne, c’est un nombre record de plus de quarante séminaristes qui va rejoindre les 180 qui y sont déjà étudiants. C’est le plus grand nombre enregistré depuis des décennies : + 53 % au cours des deux dernières années. Le recteur du Josephinum voit dans ce succès la reconnaissance par les évêques américains de l’excellence de l’éducation religieuse qui y est donnée : « Les évêques recherchent des séminaires où soit clairement défini le caractère, le but et le principe de la formation sacerdotale en liaison avec les réalités de l’Église en Amérique tout en ayant à l’esprit l’universalité de l’Église. Le Josephinum répond à ces attentes dans tous les aspects de notre programme de formation ».

Aperçu statistique sur le catholicisme aux États-Unis : plus de messalisants et plus de messes, mais moins de paroisses et moins de prêtres
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Sous le titre « The Changing Face of U.S. Catholic Parishes » (changement d’aspect des paroisses catholiques aux États-Unis), le Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) vient de faire paraître une étude très détaillée qui rend compte, d’un point de vue quantitatif et statistique, des profondes modifications en cours dans le tissu paroissial aux États-Unis.

Abus sexuels du clergé : pour ceux qui n’auraient pas compris…
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Un de mes lecteurs – ou une de mes lectrices ? –, Soha, commente ainsi mon article d’hier sur le dernier rapport du John Jay College of Criminal Justice : « Dommage ! là non plus, nous ne saurons pas les…causes ! ». Dommage, plutôt, que Soha ne soit accoutumé(e) que depuis peu à americatho, car c’est un sujet que j’ai déjà amplement traité signalant la cause principale de ces abus sexuels du clergé sur des mineurs.
J’ai cité les noms de plusieurs experts et connaisseurs américains qui ont dit leur stupéfaction devant les “conclusions” du rapport et notamment celle-ci qui dépasse l’entendement : après avoir nettement et parfaitement établi, dans ses précédentes études – qui recoupent d’ailleurs bien d’autres études sérieuses –, que plus de 80 % des abus sexuels attestés sur des mineurs par des prêtres l’avaient été sur des garçons post-pubères, le John Jay College of Criminal Justice ose conclure que ces faits ne relèvent pas de l’homosexualité ! Comme le dit avec quelque autorité le Dr. Richard Fitzgibbons, un psychiatre de première qualité qui a soigné de très nombreux prêtres abuseurs : « La cause principale de la crise fut l’abus homosexuel de personnes de sexe masculin (…) Quand un adulte est impliqué dans un comportement homosexuel avec un adolescent de sexe masculin, c’est évidemment qu’il a un gros problème du côté de l’homosexualité ».
Ce qu’on a qualifié à tort de « scandale du clergé pédophile » – ou ceux que la presse fustige comme « prêtres pédophiles » –  n’a pratiquement rien à voir avec la pédophilie clinique : moins de 5 % des abus sexuels attestés l’ont été sur des jeunes pré-pubères – et, de mémoire, dans la majorité des cas encore des garçons. La crise des abus sexuels dans l’Église, est une crise créée par un clergé homosexuel que par négligence, connivence ou “charité” dévoyée on a laissé venir aux ordres avec les conséquences que l’on peut constater ! De cela, le rapport ne dit mot, se contenant d’évoquer de manière imprécise la défectueuse formation dans les séminaires ou “l’esprit du temps” ce que j’ai essayé de traduire en écrivant : « la faute à Woodstock ». Avec de tels diagnostics, impossible de comprendre la maladie, impossible de guérir le mal…

Abus sexuels du clergé sur des mineurs : c’est la faute à Woodstock !
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Le troisième et dernier rapport du John Jay College of Criminal Justice (City University de New York), commandité par la Conférence des évêques catholique des États-Unis (USCCB), a paru le 18 mai à Washington D.C. sous le titre The Causes and Context of Sexual Abuse of Minors by Catholic Priests in the United States, 1950-2010 (Causes et contexte des abus sexuels sur des mineurs par des prêtres catholiques aux États-Unis, 1950-2010).

Les deux premiers rapports étaient d’un très grand intérêt et d’une très grande précision. Les criminologistes particulièrement compétents du John Jay College avaient su décortiquer enquêtes et statistiques pour quantifier la tragédie et le scandale des abus sexuels de prêtres catholiques sur des mineurs. Toutefois, le décorticage d’une situation est une chose, la définition des causes et du contexte de dette situation en est une autre. Si les criminologistes excellent dans le premier, ils n’ont, scientifiquement, aucune compétence pour la seconde. Décrire une situation n’est pas en démonter les « causes et le contexte ». Ce rapport est donc d’abord une “erreur de casting”, si je puis dire, une erreur qui a un coût pour les catholiques américains : 2 millions de $ !

Pour synthétiser ce volumineux rapport, je dirai qu’il se résume à trois propositions : les « causes et le contexte » de cette tragédie et de ce scandale n’ont rien à voir avec le célibat imposé aux prêtres (oui), rien à voir avec la responsabilité des évêques (euh…) et… rien à voir avec l’homosexualité (hein ?)… Voilà pourquoi votre fille est muette et passez la monnaie !

Les « causes et le contexte », au fond et si l’on veut suivre les conclusions désarmantes du rapport, c’est le climat de permissivité des années 1960 et 1970 : en gros, c’est la faute à Woodstock.

Évidemment, les critiques de ces conclusions pleuvent comme à Gravelotte : le Dr. Richard Fitzgibbons, psychiatre réputé et spécialiste du traitement des prêtres déviants, Brian W. Clowes, directeur des recherches à Human Life International, Philip Lawler, rédacteur en chef de Catholic World News (CatholicCulture), Bill Donohue, président de la Catholic League, pour ne citer qu’eux. Tous dénoncent les fausses conclusions d’un rapport pourtant fondées sur des analyses justes. Comment, en effet, se refuser à voir que les tendances et les pulsions homosexuelles – j’en ai souvent traité sur ce blogue – sont au cœur de cette tragédie des abus sexuels qualifiée à tort de « pédophilie », sinon pour sacrifier au politiquement correct de notre temps et courber l’échine devant la propagande homosexualiste ? Il est dommage, infiniment dommage que l’épiscopat américain donne, avec l’argent des fidèles, crédit à un tel contresens.

Les effets de la campagne Catholics Come Home dans le diocèse de Venice
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Selon une étude de Pew Forum on Religion and Public Life, plus d’un Américain sur dix, baptisé catholique et élevé dans la religion catholique, a quitté l’Église soit pour rejoindre une dénomination chrétienne, soit pour devenir un indifférent religieux. Leur nombre est évalué à 22 millions… Un départ massif que Catholics Come Home (j’ai déjà évoqué notamment ici cet apostolat de laïcs) tente de combattre en menant des campagnes, au moyen de spots télévisés, destinées à faire revenir à l’Église ceux qui l’ont quittée.

Le diocèse de Venice (Floride) a dépensé cette année 200 000 $ en achat d’espaces publicitaires sur les télévisions locales pour diffuser le spot de Catholics Come Home. Un “investissement” – payé par les fidèles du diocèse – qui semble avoir été efficace.

Dans beaucoup de paroisses de ce diocèse, la fréquentation de la Messe de l’aube du jour de Pâques a connu une augmentation de participation de 20 %, un accroissement du en très large part à l’effet des messages publicitaires vus à la télévision.

 

À la veille de la béatification, la grande popularité de Jean-Paul II chez les Américains
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Jean-Paul II au Shea Stadium de New York (octobre 1979)

Le futur bienheureux Jean-Paul II, qui a séjourné ou fait une étape à sept reprises aux États-Unis pendant son pontificat, jouit d’une très grande popularité chez les Américains.

Un sondage commandité par les Knights of Columbus et réalisé par Marist Poll sur un échantillon de 1 274 adultes interrogés par téléphone entre les 11 et 14 avril dernier, donne des résultats très intéressants dont voici des extraits (le sondage complet peut être téléchargé en version pdf ici).

  • 1. 78 % des sondés (95 % des catholiques, 98 % des catholiques pratiquants) vouent de l’admiration pour Jean-Paul II. Respectivement 55 %, 82 % et 89 % lui portent une grande admiration.
  • 2. Près de 3 Américains sur 4 (74 %) estiment qu’il mérite d’être béatifié. 9 catholiques sur 10 (90 %) et un nombre encore plus grand de catholiques pratiquants (94 %) partagent ce sentiment.
  • 3. Près de 6 Américains sur 10 (59 %) considèrent que Jean-Paul II fut l’un des meilleurs (ou le meilleur) Pape dans l’histoire de l’Église. Un sentiment partagé par 8 catholiques sur 10 (82 % chez les catholiques, 87 % chez les catholiques pratiquants).
  • 4. Un grand nombre d’Américains (40 % ; 65 % chez les catholiques, 71 % chez les catholiques pratiquants) se souvient avoir vu une Messe célébrée par le pape ou un événement auquel il a participé, à la télévision.
  • 5. Près des deux tiers des Américains ont gardé le souvenir de ses voyages aux États-Unis, et pas loin de la moitié d’entre eux (46 %) ont regardé ses obsèques à la télévision en 2005. Chez les catholiques, ce pourcentage se hausse à 68 % et à 73 % chez les pratiquants.
  • 6. Plus de 4 Américains sur 10 estiment que Jean-Paul II a eu de l’influence sur leur vie spirituelle. Chez les catholiques, ce sont 73 % qui reconnaissent cette influence ; 87 % chez les catholiques pratiquants.

 

10 % de pratiquants perdus depuis les regroupements paroissiaux dans le diocèse de Camden
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Quand Mgr Joseph Galante fut nommé évêque de Camden (New Jersey) à la fin de 2004, il passa la première année de son ministère à visiter toutes les paroisses de son diocèse : elles étaient alors au nombre de 125. Le tiers d’entre elles n’arrivait pas à payer ses factures et les prêtres manquaient cruellement pour y assurer une résidence permanente.
En 2008, l’évêque décida donc de procéder à un regroupement drastique des paroisses qui passèrent de 125 à 81 : une diminution d’un tiers. Trois ans plus tard, l’évêque ne peut que constater que 10 % des fidèles pratiquants ont été perdus. On comptait, en effet, 114 000 pratiquants en 2006 ; il en reste un peu moins de 100 000 pour une population totale d’un demi million de catholiques. « C’est une déception, déclarait l’évêque mardi dernier, mais cette diminution de pratiquants ne s’est pas passée d’un jour à l’autre, et je ne m’attends pas à revenir à la normale d’un jour à l’autre ».
Certes, les regroupements paroissiaux comptent dans cette chute de la pratique, mais ce n’est pas le seul facteur : le poids de la sécularisation de la société, le choc des abus sexuels du clergé ont assurément aussi contribué à éroder le bloc des fidèles, dont les moins fermes dans la foi ont été arrachés à la pratique régulière.
Les catholiques pratiquants réguliers ont diminué de moitié aux États-Unis en une soixantaine d’années, passant de 62 % dans les années 1950 à environ 31 % de nos jours.

Explosion démographique catholique dans le diocèse de San Jose
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C’est un fait désormais établi : la croissance démographique du catholicisme aux États-Unis est due essentiellement à l’immigration hispanique, massive dans le Sud-Ouest des États-Unis mais sensible

Mgr Patrick McGrath

également dans d’autres États très éloignés de la frontière avec le Mexique. Le cas le plus évident est celui du diocèse de San José en Californie.
Quand ce diocèse fut érigé, en 1981, par démembrement de l’archidiocèse de San Francisco, le diocèse, qui couvre tout le comté de Santa Clara, comptait 400 000 catholiques “enregistrés” : ils sont désormais plus de 640 000, alors même que l’archidiocèse de San Francisco, dont San José est suffragant, ne compte que 440 000 catholiques “enregistrés”. On estime depuis trois ou quatre ans, que le nombre de nouveaux immigrés catholiques se situe entre 25 000 et 50 000 à l’année…
À ces immigrés hispaniques, jeunes et les plus nombreux, il faut aussi ajouter le nombre considérable de Vietnamiens et de Philippins qui viennent grossir la démographie catholique.
Si les parties nord et ouest du comté, et donc du diocèse, voient leurs populations catholiques “historique” se stabiliser ou diminuer, les parties sud et est enregistrent une véritable explosion démographique catholique. Les 52 paroisses que compte le diocèse n’y suffisent plus, et le diocèse réfléchit à l’érection de nouvelles paroisses dans le sud et l’est du comté. À San José, l’époque n’est pas au regroupement paroissial ! Une église conçue pour recevoir 500 fidèles, comme St. Catherine, doit en accueillir 700 ou 900 le dimanche : on y célèbre 250 baptêmes chaque année, et 500 enfants s’y préparent à leur Première Communion… Une paroisse typique compte ordinairement 3 000 familles “enregistrées” ; il n’est pas rare, comme c’est le cas à la paroisse St. Maria Goretti, qu’on en compte 7 000 ! Ce qui veut dire 12 Messes dominicales, en trois langues, entre les Messes anticipées du samedi soir et les Messes du jour du dimanche !
On comprend que le Saint Siège ait accueilli avec faveur la demande de l’ordinaire de San José, Mgr Patrick McGrath, de lui accorder, pour la première fois de l’histoire du diocèse, un évêque auxiliaire, en la personne de Mgr Thomas Daly (voir ici et ).

Le mariage catholique en chute libre dans le Rhode Island
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C’est le plus petit État de l’Union, car le Rhode Island ne couvre que 4 000 km2, mais c’est un des États de l’Union où les catholiques sont majoritaires : environ 620 000 pour une population d’un peu moins de 1,1 million d’habitants, soit 59 % (mis les catholiques étaient 63,5 % en 2004…). C’est aussi un État où 17,3 % de la population est d’origine française ou franco-canadienne et, même si c’est résiduel, presque 2 % des habitants parlent encore français à la maison… Le seul diocèse catholique, celui de Providence, couvre donc tout le territoire de l’État et il est, de ce fait, suffragant de l’archidiocèse voisin d’Hartford (Connecticut), et son ordinaire est un prélat de première classe, Mgr Thomas J. Tobin.
Ce qui n’est plus vraiment de “première classe”, ce sont les mariages catholiques ! Ils ont diminué de 71 % en quarante ans : on en comptait encore 4 500 en 1969, mais il y en eut à peine 1 300 en 2009, alors que le nombre total de mariages enregistrés dans l’État, entre 1969 et 2009, n’avait lui chuté que de 17 %. Ce qui veut tout simplement dire que l’enseignement catholique n’est plus connu des catholiques et que la nouvelle évangélisation n’est pas un luxe.

Imbroglio juridique entre le Saint Siège et le diocèse d’Allentown
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En 2008, faute de prêtres et en raison, souvent, de minuscules communautés paroissiales ethniques, Mgr Edward Cullen, qui était à l’époque l’évêque d’Allentown (Pennsylvanie), décidait de fermer 47 églises de son diocèse et de procéder à des « regroupements » de paroisses, ce que le droit canon autorise. Toutefois, des fidèles de 14 de ces paroisses regimbèrent et écrirent au Saint Siège pour obtenir l’annulation de la décision de l’ancien évêque, une décision soutenue par le nouvel évêque d’Allentown, depuis juillet 2009, Mgr John Barres. La Congrégation pour le clergé a fait savoir en janvier dernier que tout en approuvant la décision de l’évêque de regrouper des paroisses, elle n’acceptait pas sa décision de fermer les églises au motif que l’évêque n’avait pas précisé les « causes graves » (canon 1222 § 2) qui l’avaient conduit à décider de ces fermetures. L’église est considérée comme un bâtiment sacré dont il n’est pas permis à un évêque de disposer comme d’un banal bien immobilier. J’ai lu, ici ou là, qu’il s’agissait d’une « victoire exceptionnelle » des fidèles qui avaient contesté ces fermetures et que « les églises pourront rouvrir ». Je n’en crois rien. D’abord, l’évêché a demandé des éclaircissements à Rome, et il les obtiendra, de même qu’il pourra vraisemblablement obtenir la réduction de ces églises « à un usage profane qui ne soit pas inconvenant » (canon 1222 § 2). Si l’évêque a, de toute évidence, obtenu le consentement du conseil presbytéral pour le regroupement paroissial et la fermeture de ces églises, il n’est peut-être pas sûr qu’il ait formellement obtenu celui « de ceux qui revendiquent légitimement leurs droits » sur ces églises (même canon) et qui sont précisément ceux qui ont fait appel de la décision épiscopale à Rome. Il y a là un petit imbroglio juridique dont j’aimerais bien savoir comment Rome va la trancher.

Obama est-il chrétien ou musulman ?
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Les Américains ignorent l’affiliation religieuse de leur Président, lequel ne les aide pas beaucoup puisque, jusqu’à plus ample
informé, il ne s’est inscrit dans aucune “congrégation” (“paroisse” au sens protestant du terme). Et donc ils s’interrogent. Je pourrais leur faciliter la réponse en leur suggérant
qu’Obama n’est qu’un agnostique, mais mon opinion ne les bouleversera pas.

Un sondage récent de Pew Research Center, réalisé du 21 juillet au 9 août, et publié dans USA
Today
, ne laisse pas de m’amuser.

Si l’on compare le sondage qui vient de paraître à celui qui a été réalisé en mars 2008, on constate que l’opinion publique
américaine est de plus en plus incertaine de l’affiliation religieuse du chef de son Exécutif.

En 2008, 47 % des Américains pensaient qu’Obama était chrétien, 12 % qu’il était musulman, 2 % qu’il était autre
chose et 36 % avouaient qu’ils n’en savaient rien. En août 2010, ils ne sont plus que 34 % (- 7 %) à penser qu’il est chrétien, 18 % à croire qu’il est musulman (+ 6 %), toujours 2 % à estimer
qu’il doit être autre chose, mais 43 % à n’en savoir rien (+ 7 %). De moins en moins chrétien, mais de plus en plus musulman dans l’opinion publique.

Alors, chrétien ou musulman ? Là, les résultats sont très intéressants quand ils sont rapportés aux groupes sociologiques ou
ethniques.

35 % des sondés Blancs pensent qu’il est chrétien, 21 % qu’il est musulman.
43 % des sondés Noirs pensent qu’il est chrétien, 7 % qu’il est musulman.
27 % des Républicains sondés pensent qu’il est chrétien, 31 % qu’il est musulman.
46 % des Démocrates sondés pensent qu’il est chrétien, 10 % qu’il est musulman.
34 % des Indépendants sondés pensent qu’il est chrétien, 18 % qu’il est musulman.
33 % des protestants sondés pensent qu’il est chrétien, 21 % qu’il est musulman.
32 % des catholiques sondés pensent qu’il est chrétien, 18 % qu’il est musulman.
38 % des croyants sondés sans affiliation pensent qu’il est chrétien, 13 % qu’il est musulman.
Cela n’est pas très grave amis lecteurs, puisque le Salon Beige nous signale un article de l’Agence France Presse sur
cette question qui nous dit ce qu’il faut en penser…

L’archevêché de Boston va lancer une campagne en direction des catholiques non pratiquants
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L’affaire est grave mais elle ne semble pas nécessairement désespérée. Selon des études de l’archidiocèse de Boston (Massachussetts)
près de 10 % des catholiques adultes de l’archidiocèse ont abandonné toute pratique religieuse. S’il y avait encore en 2000 près de 376 000 catholiques dans l’archidiocèse à pratiquer, on n’en
compte plus que 287 000 en 2009. Une perte de près de 100 000 fidèles en moins de dix ans. Certes, l’explosion du scandale des prêtres pédérastes à Boston en 2002 n’a pas peu contribué à dégoûter
les fidèles les plus tièdes et à les éloigner de l’Église. Cela peut se comprendre. Mais il convient de réagir.

C’est ce que va tenter de faire l’archidiocèse en lançant, lors du Carême 2011, une campagne pour faire revenir à l’Église les
catholiques ceux qui n’y mettent plus les pieds. L’archidiocèse en coopération avec l’apostolat CatholicsComeHome.org, dirigé par
David Thorp, qui a enregistré des résultats surprenants, auprès de millions de catholiques, lors de précédentes campagnes dans différents diocèses, va donc lancer une opération
de sensibilisation auprès des catholiques de baptême qui ont abandonné l’Église. On espère réussir à les y faire revenir grâce à des publicités sur les télévisions locales, des manifestations
paroissiales spéciales et des publipostages ciblés. Cela exigera l’implication des prêtres de l’archidiocèse mais aussi des laïcs. Je pense que j’aurai l’occasion de reparler de cette campagne
dans quelques mois.

Le diaconat permanent en hausse constante aux États-Unis
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Patronnée par le secrétariat au clergé, à la vie consacrée et aux vocations de la Conférence épiscopale, et réalisée
par le Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) de la Georgetown University, une étude intitulée « A portrait of the Permanent Diaconate 2010 » vient de paraître. Elle a été menée sur
93 % des diocèses de rites latin et orientaux des États-Unis, et signale l’existence de 17 047 diacres permanents (dont 16 349 toujours en activité), soit 600 de plus qu’en 2007. Tous les
diocèses interrogés, sauf un, ont des diacres permanents, 21 en comptent plus de 200, l’archidiocèse de Chicago (Illinois) étant en tête de liste avec le plus grand nombre :
646.

Environ 92 % des diacres permanents sont mariés, 4 % sont des veufs et 2 % des célibataires.

66 % des diacres permanents ont 60 ans ou plus, et 25 % ont dépassé l’âge de 70 ans.

81 % des diacres permanents sont Blancs, 14 % Hispaniques, 2 % Afro-Américains et également 2 %
Asiatiques.

Le diaconat permanent fut institué aux États-Unis en novembre 1968, et les 430 premiers diacres permanents furent
ordonnés en mai et juin 1971.

 

 


68,1 millions de catholiques aux U.S.A.
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L’édition 2010 du Yearbook of American & Canadian Churches 1 vient de paraître. C’est un ouvrage toujours sérieux, très attendu et commenté chez les chrétiens
américains puisqu’il offre des statistiques sur toutes les communautés chrétiennes des Amériques et, dans le cas qui occupe ce blogue, celles des États-Unis. L’ouvrage est publié par le
National Council of Churches, un rassemblement “œcuménique” de 36 “églises” et communautés chrétiennes qui, toutes réunies, comptent environ 45 millions d’adeptes : l’Église catholique
n’en fait pas partie.
Cette édition 2010, indique que l’Église catholique est (très largement) en tête de toutes les dénominations chrétiennes avec 68,1 millions de membres (c’est-à-dire de baptisés), et qu’elle a
progressé de 1,49 % entre 2008 et 2009. Suivent dans l’ordre pour ce classement des 10 premières dénominations :
2. Southern Baptist Convention : 16,2 millions (- 0,24 %) ; 3. The United Methodist Church : 7,8 millions (- 0,98 %) ; 4. The Church of Jesus Christ of Latter-Day Saints
(Mormons) : 5,9 millions (+ 1,71 %) ; 5. The Church of God in Christ : 5,5 millions (sans changement) ; 6. National Baptist Convention, U.S.A., Inc. : 5 millions (sans changement) ;
7. Evangelical Lutheran Church in America : 4,6 millions (- 1,62 %) ; 8. National Baptist Convention of America, Inc. : 3,5 millions (sans changement) ; 9. Assemblies of God
: 2,9 millions (+ 1,27 %) ; 10. Presbyterian Church (USA) : 2,8 millions (- 3,3 %).

Bill Donohue, président de la Catholic League, a commenté avant-hier ces résultats dans un communiqué intitulé « Les religions libérales sont-elles en train de disparaître ? », tant
il est vrai que les dénominations protestantes dites “historiques” (mainline) ne cessent de perdre des membres. Donohue estime que les chiffres de cette édition 2010 confirment
ceux des années précédentes et la tendance déjà observée de la croissance des dénominations fermes sur les questions morales et de l’érosion de celles qui ont préféré adopter les faux principes
du “moralement correct” : « Plus une religion cherche à être “adaptée” au monde, plus elle devient inadaptée. Il semble que tout le monde le sache, sauf les libéraux. C’est une bonne nouvelle
pour les traditionalistes
2 et une sale nouvelle pour les adeptes de la religion version allégée. Ce n’est pas dont réchauffement climatique dont ils devraient avoir la
trouille, mais de leur propre décès. »

1. Sous la direction éditoriale du pasteur Eileen W. Lindner : le site est ici.
2. Entendre ici “attachés aux valeurs traditionnelles”.

Yearbook


Pornographie et mariage, abstinence et vagabondage sexuel, universités catholiques et fidélité au Magistère : trois remarquables études récentes à découvrir
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L’excellent – et très orthodoxe – site américain Catholic Culture, nous rapporte trois importantes nouvelles tirées de récentes études
scientifiques qui confirment tout ce que nous soutenons à temps et à contre-temps :
– la pornographie sape l’institution du mariage,
– les cours sur l’abstinence sexuelle diminuent le vagabondage sexuel
– et l’éducation supérieure catholique ne renforce pas la foi aux États-Unis.

Patrick F. Fagan, Ph.D., auteur de The Effects of Pornography on Individuals, Mariage, Family and Community (les effets de la pornographie sur les personnes, le mariage, la
famille et la communauté), une étude compilant tous les résultats publiés dans la littérature en sciences sociales sur les effets de la pornographie (publiée par le Family Research
Council
, pdf ici), offre, dans The Catholic Thing du 29 janvier, une bonne synthèse des
effets de la pornographie sur le mariage. Elle est, selon Fagan, un facteur – sinon le facteur – déterminant de la crise contemporaine que subit l’institution du mariage. Les exemples
qu’il donne à l’appui de sa thèse me semblent indiscutables (l’article en
anglais ici
).

Kathleen Gilbert de LifeSiteNews du 1er février, signale une étude du professeur John B. Jemmot III,
professeur à la University of Pennsylvania, parue dans la livraison de février 2010 des Archives of Pediatrics & Adolescents Medicine (une publication de l’American
Medical Association
), où l’auteur principal et d’autres universitaires démontrent que chez les adolescents américains la probabilité d’avoir une relation sexuelle est de 15 % plus faible chez
les jeunes qui ont suivi une session de huit heures de cours sur l’abstinence sexuelle ! Une information reprise, avec surprise… par la groß presse américaine (je l’ai lue jusque dans le
Washington Post !), alors même que l’administration Obama a supprimé toute subvention aux programmes d’abstinence sexuelle pour les jeunes…

Enfin, une toute récente étude du Center for Applied Research in the Apostolate (CARA, un institut appartenant à la Georgetown University, Washington D.C.), dont vous pouvez
télécharge ici le texte intégral, a été synthétisée hier par LifeSiteNews. Elle confirme les études antérieures (à commencer par celles de The Cardinal Newman Society en 2003 et
2008), à savoir que le fait d’intégrer une université catholique n’a quasiment pas d’impact quant à l’adhésion des étudiants à la foi catholique et à leur fidélité au Magistère, ne serait-ce que
parce que l’écrasante majorité de ces institutions ne défend plus la pratique religieuse catholique et la fidélité au Magistère. En voici quelques exemples : 1 étudiant sur 5 a payé (chez les
garçons) ou subi (chez les filles) un avortement ; près de la moitié des étudiants ont des relations sexuelles hors mariage ; 60 % des étudiants considère l’avortement comme normal et 78 % ne
pensent pas que l’utilisation d’un préservatif soit un péché… Les résultats de cette étude sont proprement effrayants.

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