Congrégations

Franciscains de l’Immaculée : des révélations de première main !
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Depuis maintenant cinq années, Riposte Catholique s’intéresse à la ténébreuse affaire des Franciscains de l’Immaculée (FI). Dès 2013 des éléments factuels pour le moins étonnants ainsi que des témoignages – parfois de sources antagonistes – nous sont parvenus, formant la conviction que la mise sous tutelle d’une telle congrégation était une profonde injustice dans ses fondements et une forfaiture d’une sauvagerie institutionnelle inouïe dans son déroulement.

Un nouvel élément d’importance est venu s’ajouter dernièrement. Un prêtre FI s’est exprimé par le biais de Corrispondenza Romana, petite agence de presse fondée par Roberto de Mattei, qui a récemment relayé des initiatives laïques et ecclésiastiques pour la défense de la doctrine et la pratique de mariage catholique contre les ambiguïtés lancées par Amoris Lætitia. Ce Père n’hésite pas à écrire sous son vrai nom : Paolo M. Siano… et il n’est pas un inconnu en Italie car c’est un des plus fins connaisseurs de la franc-maçonnerie : un de ses livres est un best-seller en la matière. Digne héritier de saint Maximilien Kolbe – qui y voyait un danger mortel pour l’Église – son expertise est suffisamment solide pour être reconnue même de ses adversaires.

Nous ne pouvons livrer une traduction complète de son article, nous nous arrêterons donc sur les passages clé. Le Père Siano écrit à l’occasion d’un funeste anniversaire, car en effet il révèle que le 21 janvier 2012, dans un couvent romain de la congrégation eut lieu une rencontre entre les autorités FI et un groupe de cinq prêtres contestataires (deux Américains et trois Italiens) et il décrit la teneur des échanges ainsi :

« La rencontre, qui dura une journée entière, fut effarante par la quantité et la véhémence d’accusations vénéneuses portées contre le Père Manelli [alors supérieur général et fondateur des FI, NdT] ».

« Dans cette rencontre du 21 janvier 2012, les trois confrère italiens nous dirent en substance (je suis témoin) : si vous n’enlevez pas le latin du Séminaire [appelé à ce moment Séminaire Théologique Immaculée Médiatrice, STIM] nous vous dénonçons à la Congrégation [des religieux] où vous savez qu’il y a des “modernistes” [ou “progressistes”] qui vous mettront sous tutelle ».

Et de conclure qu’il en fut effectivement ainsi. Comme nous le voyons c’est bien un certain retour à la tradition – par ailleurs parfaitement cohérent avec le projet de départ des fondateurs – qui fut insupportable à certains. Rappelons que les “accusations vénéneuses” sont tombées car le P. Manelli a jusqu’à présent gagné tous ses procès, la seule procédure encore en cours concernant des faits éventuels qui ont eu lieu après le début du commissariat. À moins d’éléments nouveaux, nous ne pouvons que donner raison au Père Siano qui parle d’une véritable guerre et de persécution contre le P. Stefano Manelli visant à le discréditer, surtout en interne.

À propos de la situation actuelle, le P. Siano décrit une atmosphère de rééducation bolchevique qui a pour but d’effacer non seulement la mémoire des fondateurs (P. Stefano Manelli et P. Gabriele Pelletieri) – cela contre tous les textes de l’Église qui régissent la vie religieuse – mais aussi la spécificité charismatique des Franciscains de l’Immaculée, notamment le vœu marial et la pauvreté radicale. Ces deux éléments sont les piliers de la vocation spécifique des FI, reconnus comme tels en 1998 par le Saint-Père Jean-Paul II à l’occasion de l’érection de cette congrégation comme institut de droit pontifical. Malheureusement, le P. Siano livre une analyse glaçante pour l’avenir : tant que les postes d’influence sont occupés par des ecclésiastiques à la “mentalité progressiste”, il n’y a probablement pas d’échappatoire pour qui veut rester fidèle aux vœux qu’il a prononcés. Fidèle à l’Église et à Dieu en somme…

Dans ce contexte il pose des questions radicales dans le dernier paragraphe qui mérite la traduction :

« En conscience et en connaissance devant le Juge Divin, Dieu d’Israël, nous ne pouvons continuer à nous taire, silencieux et passifs, devant le triomphe d’injustices et de faussetés qui crient vraiment vengeance devant la face de Dieu. Que Dieu et la Très Sainte Marie corédemptrice nous aident à savoir souffrir pour le bien de l’Église. Nous ne savons pas ce que sera notre avenir : FI ? Prêtres diocésains ? Réduits à l’état laïc ? Seule une intervention extraordinaire de la Grâce peut nous sauver. Autrement nous “mourrons” vocationnellement, mais avec honneur, pas comme des traîtres. Amen ! ».

Concluons par quelques remarques :

– Le Père Siano confirme l’inanité des accusations portées contre le fondateur et le fait qu’elles ne furent que des prétextes pour camoufler le motif principal qui animaient les contestataires, à savoir l’aversion envers la tradition – aversion toujours inopportune pour un catholique.

– Il est vain de réduire l’affaire des FFI à une opposition de personnes ou de “lignes pastorales”. Il est proprement scandaleux que l’autorité ecclésiastique empêche, sans raison grave, des baptisés d’être fidèles à leur vocation propre : une fois la forme de vie approuvée, seul un chapitre général peut la modifier et non pas le caprice de quelques-uns, fussent-ils princes de l’Église. Et encore, il est tout à fait légitime à de simples individus de conserver la forme de vie correspondante aux vœux prononcés, quand bien même seraient-ils un petit nombre. Ce qui est loin d’être le cas en l’espèce. Il y a là une véritable trahison de la mission de l’Église qui a le devoir grave d’aider ses membres à accomplir leur vocation.

– Les interrogations finales du P. Siano sont paradoxales, car elles semblent montrer que c’est bien la destruction totale qui était prévue. Cette dernière n’est pas encore advenue alors que c’était théoriquement possible grâce à l’autorité pontificale. Cette affaire est probablement loin d’être finie.

Un cardinal injurie des séminaristes
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Sur le site de la Congrégation pour le Clergé, dirigée par le très “franciscain” et très influent Beniamino Stella – créé cardinal par le pape François en 2014 –, est publiée une relation de la dernière assemblée plénière de Congrégation du 1er juin dernier, qui s’est tenue à la Curie générale de la Compagnie de Jésus. Dans cette relation, se trouve ce passage, qui reproduit les paroles mêmes du cardinal Stella, dirigeant les travaux de la plenaria :

« En relation avec les différents aspects de la formation déjà traitée en référence avec la ratio [la ratio fondamentalis pour la formation des séminaristes du 8 décembre 2016], je voudrais également souligner le cas des séminaristes “traditionalistes”, qui ne sont pas sans poser des problèmes, d’abord à leurs formateurs, et ensuite à leurs les évêques après leur ordination. On doit donc soigneusement examiner une “rigidité”, dont le Saint-Père nous a parlé ce matin, avec une fixation sur une image passée de l’Église, de même que sur les apparences extérieures, ce qui est particulièrement visible dans le domaine liturgique. Il n’est pas rare que cela révèle des personnalités narcissiques et vaniteuses, ainsi qu’une tendance à “fuir” les devoirs pastoraux concrets, pour se réfugier dans un intimisme et dans les formes d’un passé que ces séminaristes n’ont d’ailleurs pas connu et qui n’appartient pas à leur vie réelle ».

Mais qui est-il pour juger ?

Cardinal Sarah au Culte divin : essai de décryptage
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La nomination du successeur du cardinal Cañizares au poste hautement symbolique de préfet du Culte divin et des Sacrements aura provoqué bien des rumeurs et des inquiétudes. La question du remplacement du cardinal Cañizares se posait depuis que son départ pour l’Espagne, qu’il avait demandée dès la fin du conclave au nouveau pape, est devenu certain, c’est-à-dire depuis six mois. C’est Cañizares lui-même qui avait suggéré le nom de Sarah, pour assurer une continuité à la tête du dicastère. La lutte des influences a dû être très âpre, car le cardinal Maradiaga qui assure la direction du conseil des cardinaux (8, puis 9) nommé pour réfléchir à la réforme de la Curie, s’y est opposé avec une grande véhémence. Le limogeage des deux sous-secrétaires ratzinguériens de la Congrégation, Mgr Ferrer et le P. Ward, ce dernier véritable pivot du dicastère, pouvait laisser penser que Maradiaga l’emportait et que le vieux bugninien, Piero Marini, allait faire sa réapparition sur le devant de la scène comme préfet. Ou bien que la nomination d’un prélat classique (Sarah, ou à défaut le cardinal Koch, Président du Conseil pour l’Unité des chrétiens) serait ainsi « compensée » par le fait que les cadres « progressistes » de la Congrégation (Roche, le secrétaire, Maggioni, le nouveau sous-secrétaire), pourraient surveiller et gêner les agissements du nouveau préfet (voir notre article du 9 novembre). C’est cette seconde option qui a été choisie. Comme si le pape, dans le domaine ultra sensible de la liturgie – auquel, pour sa part, il n’accorde aucun intérêt – avait voulu paralyser tant les novateurs que les conservateurs. Il n’empêche. Robert Sarah, un homme très modéré et tempéré, est déjà notoirement un de ces hommes – comment dire ? – auxquels on pense pour l’avenir.

Première nomination curiale du pape François
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2011-08-25_IMG_2011-08-18_00.25.47__5647802Le pape François a nommé ce jour le R.P. José Rodríguez Carballo, ministre général de l’Ordre franciscain des frères mineurs (OFM), secrétaire de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de Vie apostolique, et l’a élevé à la dignité archiépiscopale. Né en Espagne en 1953, le nouveau prélat occupe les fonctions laissées vacantes par la nomination le 18 octobre 2012 de l’ancien secrétaire de la Congrégation, Mgr Joseph Tobin, au siège diocésain de l’archidiocèse d’Indianapolis (Indiana, États-Unis).

Rome : les séminaires passent à la Congrégation du clergé
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Le motu proprio de Benoît XVI Ministrorum institutio, rendu public ce matin, modifie la constitution apostolique Pastor Bonus du bienheureux Jean-Paul II du 28 juin 1988, notamment en faisant passer les séminaires de la compétence de la Congrégation pour l’éducation catholique à celle du clergé. En voici de large extraits publié ce même jour par news.va

« La formation des ministres sacrés fut une des préoccupations majeures du concile Vatican II », qui se déclara conscient de ce que le renouveau espéré de l’Église passait en grande partie par celui du ministère sacerdotal et d’une formation sacerdotale prioritaire. « Le canon 232 du CIC reconnaît à l’Église le droit exclusif de pourvoir à la formation de qui est destiné aux ministères sacrés, laquelle se déroule généralement dans les séminaires ». En 1725, la Congregatio Seminariorum le premier organisme à caractère universel chargé de fonder, diriger et animer les séminaires. Puis l’attention portée par le Saint-Siège aux séminaires continua de se manifester dans la Congrégation du Concile, devenue Congrégation pour le clergé, et par celle des évêques et des réguliers et, à partir de 1908, par la seule première. En 1915 Benoît XV créa la Congrégation des séminaires et des études, en écho à l’accroissement des questions à traiter. Son importance fut consacrée par son insertion dans le code de droit canonique de 1917. Au cours de la rédaction du nouveau code (de 1983), on a débattu afin de voir s’il convenait de maintenir ce régime et, à la fin, il sembla plus opportun de soumettre l’entière matière au domaine de la formation des clercs. De fait, Vatican II « avait déclaré que les grands séminaires étaient nécessaires à la formation sacerdotale et que l’enseignement fourni devait être spécifiquement sacerdotal, totalement orientés vers la formation spirituelle et pastorale des prêtres ». Avec le nouveau code de droit canonique les séminaires relèvent clairement de la formation du clergé ». Comme l’a rappelé Jean-Paul II dans l’exhoration Pastor Dabo Vobis (de 1992), la formation permanente des prêtres est le prolongement naturel et indispensable du processus de formation de la personnalité presbytérale qui débute et se complète au séminaire en vue de l’ordination… Il est par conséquent opportun de confier à la Congrégation pour le clergé la gestion de tout ce qui touche à la formation et à la vie des prêtres et des diacres, de la pastorale des vocations à la sélection des candidats au sacerdoce, leur formation intellectuelle et spirituelle, doctrinale et pastorale, dans les séminaires comme dans les centres de formation des diacres permanents, y compris leur formation continue, leurs conditions de vie, les modes d’exercice de leur ministère et leur assistance sociale. »

 

Le chrétien ne signifie rien s’il n’est pas spirituel
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Le 16 octobre, l’année académique de l’Université pontificale salésienne (Unisal) de Rome a été ouverte par une messe présidée par le père Pascual Chávez Villanueva (photo ci-dessus), Recteur Majeur des salésiens et Grand Chancelier de leur université. Les disciples de don Bosco, dont le représentant le plus connu est le cardinal Secrétaire d’État, Tarcisio Bertone (lui-même ancien professeur à l’Unisal), sont l’une des familles religieuses les plus puissantes à Rome actuellement, précisément en raison des nombreuses nominations voulues par le cardinal Bertone comme le soulignait le vaticaniste Paolo Rodari dans un article de 2010.
 
Il n’est donc pas inintéressant de relever les phrases suivantes, prononcées par le Recteur Majeur lors de cette cérémonie, qui témoignent d’une grande proximité intellectuelle entre les salésiens et le magistère de Benoît XVI :
Ce que je crains est une vie chrétienne insignifiante ; et le chrétien ne signifie rien – il n’a rien à dire, il ne dérange personne – quand il n’est pas spirituel.
L’importance de la foi, a-t-il poursuivi, dépend de son identité et non pas du niveau d’accueil social…
Une pique à tous ceux qui continuent à voir en l’Église un opérateur social et sanitaire plutôt que l’instrument du Salut éternel !
Et le père Chávez de conclure :
Il faut jouer à la hausse et oser la clarté, en d’autres termes dire ouvertement qui nous sommes, ce que nous voulons, ce que nous demandons, sans réduire les requêtes et les exigences.
(source ANS) 
Nombre des religieuses en France : la CEF rectifie
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Le cardinal Joao Braz de Aviz

“Diminution, oui. Hémorragie, non.”

Par un communiqué adressé à L’Osservatore Romano, la Conférence des évêques de France (CEF) et la Conférence des Religieux et Religieuses de France (Corref) ont tenu à rectifier les propos tenus le 2 février dernier dans le quotidien du Saint-Siège par le cardinal Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.

Ce dernier, comme nous l’avions relaté ici, avait indiqué que le nombre des religieuses françaises avait été divisé par six au cours des dix dernières années.

En fait, indique le communiqué :

Si les effectifs ont diminué entre 2000 et 2010, c’est dans une bien moindre proportion ! En 2000, on recensait 48412 religieuses apostoliques et 28678 en 2010, tandis que le nombre des moniales passait de 5237 à 3864.

Bref, seulement 2000 religieuses de moins par an…

Journée de la Vie consacrée : en dix ans, le nombre des religieuses françaises divisé par six !
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Récemment, nous avons reçu un rapport des évêques de France qui nous a fait quelque peu souffrir. En dix ans, le nombre des religieuses y a chuté de 36 000 à 6 000.

 

Ce témoignage de Mgr João Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique, livré le 2 février, à l’occasion de la journée de la Vie consacrée, donne un aperçu de la crise dramatique que traversent les ordres religieux dans les vieilles nations catholiques d’Europe. Heureusement, souligne le successeur du cardinal Rodè, en Afrique mais aussi et surtout en Inde, en Corée et dans toute l’Asie, les vocations religieuses se portent bien. 

Au-delà des chiffres, c’est une réflexion pleine d’espérance sur la situation des ordres religieux face à la globalisation et l’individualisme qui caractérisent notre époque que livre ce 2 février Mgr Braz de Aviz à l’Osservatore Romano. Il raconte ainsi une anecdote riche d’enseignements sur une communauté jadis florissante mais en phase de quasi extinction quand, deux ans avant le décès du dernier de ses membres, trois nouvelles vocations se manifestèrent et permirent de la relancer.

Cela me déplaît grandement d’entendre dire, commente-t-il, y compris de certains évêques, que certains charismes ont fait leur temps. Ce n’est pas le cas : la Parole de Dieu ne passe pas de mode. Sauf si elle n’est plus témoignée. Il nous faut reprendre confiance dans l’action de Dieu.

 

NB: On sait que, depuis 1997, la Chandeleur est l’occasion pour l’Église de consacrer une journée d’action de grâces et de réflexion à la Vie consacrée. C’est en effet la fête de la Présentation de Jésus au Temple qui a été choisie par Jean-Paul II pour mettre à l’honneur ceux qui choisissent de donner leur vie au Seigneur.

Frère Ephraïm avoue des abus sexuels sur des religieuses
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La  rumeur le laissait deviner (mais les rumeurs malveillantes sont légion, spécialement dans l’Eglise). La communauté charimastique des Béatitudes a annoncé en fin de semaine que son fondateur Gérard Croissant (connu sous son nom religieux de Frère Ephraïm) avait pratiqué plusieurs abus sexuels sur des religieuses de sa communauté. Encore une nouvelle désastreuse, que je suis désolé de vous donner en ce dimanche. Prions pour les victimes et pour les coupables!

Source: Catholic News Agency

L’école doit donner toute sa place à la dimension religieuse de l’homme
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Lors de la messe de béatification de Mère Antonia Maria Verna (1773 – 1838), fondatrice des soeurs de la charité de l’Immaculée Conception, qu’il a célébrée dimanche dernier, au nom du Pape, le cardinal Bertone, Secrétaire d’Etat, a déclaré que la nouvelle bienheureuse rappelait

“l’importance d’une école dans laquelle le religieux puisse manifester tout son potentiel de développement de la personne. Ceci est capital car…on a trop souvent l’impression qu’on a peur de donner sa place à la dimension religieuse de la vie qui figure dans le coeur de l’homme, qu’on voudrait la cacher ou la reléguer dans le domaine privé. C’est là une attitude d’appauvrissement de l’action éducative.”

Pour la France, où l’école laïque a été essentiellement conçue pour être une école sans Dieu, et même contre Dieu, et où l’enseignement catholique lui-même hésite trop souvent à s’afficher explicitement comme catholique, ces paroles sont particulièrement importantes à méditer.

Des capucins qui n’ont pas peur de témoigner de leur foi
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Un lecteur m’envoie cette vidéo, impressionnante, d’un salut du Saint-Sacrement opéré en Angleterre, à l’improviste, en pleine rue. Belle démonstration publique de foi!

Un ancien modérateur général des Béatitudes réduit à l’état laïc
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Nos confrères de “La Croix” nous informent que Philippe Madre, diacre et ancien modérateur général de la communauté des Béatitudes, a été réduit à l’état laïc.
Ce médecin marié, père de deux enfants et beau-frère d’Ephraïm (le fondateur de la communauté), était membre de la communauté des Béatitudes depuis 1975. Il en a été le modérateur général pendant quinze ans. Il a été accusé en 2005 d’« abus sexuel par personne ayant autorité ».
Philippe Madre a toujours nié le bien-fondé de cette accusation provenant, selon lui, de personnes soutenues par le modérateur général actuel, le P. François-Xavier Wallays, et visant à le sanctionner pour divergences de vues.

Benoît XVI supprime l’abbaye cistercienne de Santa-Croce-in-Gerusalemme de Rome
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Par décret de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, approuvé par le Saint-Père – aujourd’hui même semble-t-il –, l’abbaye cistercienne Santa-Croce-in-Gerusalemme de Rome. L’abbaye avait fait l’objet d’une visitation apostolique à la suite de nombreux abus, notamment liturgiques, de son caractère mondain et intrigant, des viols incessants de la règle de clôture et de la discipline cisterciennes, constatés depuis des années. Dès juin 2009, l’excentrique Père Abbé Simone Fioraso avait été relevé de son abbatiat par la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, une décision qui s’était accompagnée du départ forcé de plusieurs autres moines cisterciens de cette abbaye où l’ordre était établi depuis cinq siècles. Les cisterciens encore présents seront dispersés dans d’autres monastères.

50e anniversaire de la province jésuite d’Afrique centrake
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A l’occasion du 50e anniversaire de l’érection de la Province jésuite d’Afrique centrale, le Préposé général de la Compagnie de Jésus, Adolfo Nicolás, se rendra en Afrique et à Madagascar du 26 avril au 11 mai, accompagné par le RP Jean Roger Ndombi, assistant pour l’Afrique, et par le RP Antoine Kerhuel, assistant pour l’Europe occidentale.
Source: Fides

Accord entre les jésuites américains et les victimes d’abus sexuels
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Les jésuites américains ont accepté de verser plus de 166 millions de dollars à quelque 500 victimes présumées d’actes pédophiles perpétrés par des prêtres dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Eldetraut Klueting: tertiaire ou religieuse?
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Un lecteur vous avait reproché d’avoir commis une erreur de fait assez fondamentale dans la dépêche intitulée “Un prêtre catholique marié à une religieuse”. Il se serait agi seulement d’une tertiaire et non d’une religieuse. Le temps m’avait manqué jusqu’ici pour réunir les éléments dont je disposais pour lui répondre, mais je suis heureux de le faire à présent, d’autant qu’au-delà du cas particulier visé, la question de l’infinie (ou presque) variété des statuts canoniques mérite qu’on s’y attarde.
La page web indiquée par le lecteur mentionne bien que la personne concernée est tertiaire carmélite, mais les choses sont plus complexes. On voit tout d’abord qu’Eldetraut Klueting est entrée en 2004 au noviciat. Ce qui n’est pas vraiment dans les habitudes des mères de familles tertiaires… En 2005, Eldetraut Klueting fait profession comme tertiaire. Une soeur professe, ce n’est pas non plus dans les habitudes des dames laïques qui s’associent à un ordre en devenant tertiaire! Cette personne est donc bien une religieuse. C’est quelqu’un qui a fait profession après avoir fait une année de noviciat, elle porte un voile et vit dans un couvent. Elle est donc bien ce qu’on appelle une religieuse.
En matière de tertiaires, il faut savoir qu’il existe des tertiaires séculières (ce que visait manifestement notre lecteur) et des tertiaires régulières. Ces dernières ne sont pas des moniales mais, en fin de compte, peu de religieuses sont moniales. Les tertiaires régulières sont bel et bien ce que tout le monde appelle “des religieuses”: des femmes qui ne vivent pas dans le siècle mais dans des couvents, qui font profession et qui portent l’habit religieux. Cette situation est celle de très nombreuses congrégations de religieuses. Par ailleurs, même dans les congrégations de moniales, il existe des tertiaires régulières conventuelles. C’est manifestement de cela qu’il s’agit ici dans le cas d’Eldetraut Klueting…

L’avenir de la Légion du Christ en débat
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Je lis sur le site Chiesa de Sandro Magister une passionnante lettre d’un ancien Légionnaire du Christ, le RP Gill qui pose des questions sur l’avenir de la Légion, dont il est récemment sorti (manifestement sans amertume), à la fois avec beaucoup de charité et de lucidité. Cette lettre commence ainsi:

“Il y a un peu plus d’un an, j’ai décidé que je ne pouvais plus, en conscience, continuer à faire partie des Légionnaires du Christ et j’ai entrepris des démarches pour être incardiné dans le diocèse de New-York en tant que prêtre diocésain. Les révélations concernant la sordide double vie de l’homme qui avait créé la Légion du Christ, feu le P. Marcial Maciel, sont bien connues. Sa vie marquée par un comportement sexuel déviant, par de la corruption, par de mauvais traitements, par l’abus de la confiance de plusieurs papes, a fait naître de sérieux doutes quant au fait qu’un authentique charisme ait pu être transmis par un tel homme. Ces questions sont encore largement sans réponses à l’heure actuelle. Bien que le Saint-Siège ait fait un effort extraordinaire et impliqué un grand nombre de gens dans la réforme la Légion au cours des années à venir avec l’espoir de la sauver, un groupe d’enquêteurs du Vatican a parlé de Maciel comme d’un “homme dépourvu de sentiment religieux” et le Saint Père lui-même l’a qualifié de “faux prophète”. Il n’est pas exagéré de dire que Marcial Maciel a été, de loin, le personnage le plus méprisable de l’Église catholique au vingtième siècle et qu’il a fait plus de tort à la réputation de celle-ci et à sa mission d’évangélisation que n’importe quel autre dirigeant de l’Église pris individuellement.

Mais ce qui pesait sur moi encore plus que les scandales dont le P. Maciel s’était rendu coupable, c’est le fait que les actuels dirigeants de la Légion, une fois qu’ils en ont été informés, n’ont pas agi ou qu’ils ont agi d’une manière telle qu’ils ont constamment induit les Légionnaires en erreur. Ils ont cherché à maintenir une unité extérieure au détriment de la confiance, de l’honnêteté, des réformes nécessaires et de la transparence. À la suite des révélations à propos de Maciel, ils se sont systématiquement efforcés de nier et de minimiser les faits relatifs au P. Maciel, manifestant ainsi une attitude profondément troublante de paternalisme vis-à-vis de leurs propres religieux. C’était comme si les prêtres et religieux n’avaient pas eu le droit d’être informés d’affaires graves ayant un impact sur leur avenir, leur liberté et le don de leur vie à la Congrégation. J’en suis venu à admettre que ce type de comportement était le fruit d’une culture interne créée par le P. Maciel et extrêmement difficile à changer, même avec l’assistance du Saint-Siège.”

Et elle poursuit en posant plusieurs questions encore sans réponse (du moins sans réponse publique) mais déterminantes pour l’avenir.

Victoire judiciaire de l’abbé Laguérie
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Grâce à mon confrère Christophe Saint-Placide, vigilant observateur du monde traditionaliste en France et dans le monde, j’apprends que l’abbé Laguérie, supérieur de l’Institut du Bon Pasteur, a réussi, grâce à l’efficacité de son avocat, Me Jérôme Triomphe, à obtenir le retrait d’allégations calomnieuses: le Journal du dimanche lui prêtait – en marge de la sinistre affaire des “Infiltrés” – des propos antisémites. Vous savez que notre réseau Riposte catholique avait été en pointe sur ce combat contre la scandaleuse émission (diffusée par le service public, c’est-à-dire grâce à nos impôts!).Nous nous réjouissons donc de cette première victoire. En espérant qu’elle soit suivie de nombreuses autres dans tous les procès encore en cours…

Le cardinal Velasio De Paolis explique son plan pour la refondation des Légionnaires du Christ
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Mon confrère Frédéric Mounier, correspondant de “La Croix” à Rome, m’apprend que le cardinal De Paolis, délégué de Benoît XVI à la tête des Légionnaires du Christ, réunit aujourd’hui à Rome tous les supérieurs européens de cette congrégation fortement éprouvée par les monstrueuses turpitudes de son fondateur le RP Maciel. Voici le “programme” de la refondation en cours:

“Chaque territoire (province) constituera début février une équipe de trois à cinq prêtres qui iront dans les maisons pour faire remonter les réflexions à la commission centrale. Les réunions au niveau local devraient donc avoir lieu à partir du début du mois de mars. Pendant la première année, elles porteront sur les thèmes de l’identité, la mission, la spiritualité et la vie religieuse de la Légion. Fin 2011, sera établi l’agenda pour les questions touchant l’administration, les structures de gouvernement, la formation et l’apostolat.”

Inauguration du nouveau Centre d’études byzantines à Bucarest
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J’apprends l’inauguration, lundi dernier, du Centre d’études byzantines et de rencontres chrétiennes de Bucarest, qui succède à l’Institut d’études byzantines fermé en 1947 par les autorités communistes. Comme son prédécesseur, le Centre d’études byzantines sera animé par les religieux assomptionnistes (il sera dirigé par le P. Kubler, ancien rédacteur en chef de “La Croix”).

Révision des constitutions des Légionnaires du Christ
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Pour compléter ce que je disais tout à l’heure sur la refondation des Légionnaires du Christ, rappelons que, dans le 8 décembre, le cardinal De Paolis, délégué pontifical, a annoncé la création d’une commission chargée de réviser les constitutions. cette commission est composée du cardinal De Paolis lui-même (président), de deux des quatre prêtres qu’il a nommés pour l’assister dans sa tâche: les RP Gianfranco Ghirlanda, sj, et Agostino Montan, csi et de quatre prêtres de la Légion: les RP Roberto Aspe (mexicain), Anthony Bannon (irlandais), José Sentandreu (espagnol) et Gabriel Sotres (mexicain).

La patiente refondation des Légionnaires du Christ
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Le correspondant à Rome de “La Croix”, Frédéric Mounier, a récemment publié un article assez substantiel sur la réforme en cours des Légionnaires du Christ. Je rappelle que le Pape a nommé un délégué à la tête de cette congrégation, muni des pleins pouvoirs, pour préparer une “refondation” de l’ordre: le nouveau cardinal Velasio De Paolis. Naturellement, cette nomination n’est pas sans causer des tensions avec l’équipe dirigeante de la congrégation accusée d’avoir caché volontairement la vie perverse du fondateur, le RP Maciel, et de continuer à vouloir “préserver son pouvoir, notamment financier”, selon les mots de Frédéric Mounier, qui poursuit:

“Mais le cardinal De Paolis a commencé à obtenir quelques résultats.
Parmi eux, l’« épuration » de la mémoire du fondateur (pas de photographies dans les maisons de la congrégation, retrait de ses écrits) ; la nomination de quatre assistants, et non des moindres, puisqu’il s’agit du P. Brian Farrell, lui-même Légionnaire et numéro deux du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, du P. Gianfranco Ghirlanda, jésuite, ancien recteur de l’Université pontificale grégorienne et canoniste réputé, sans oublier le P. Agostino Montan, vice-doyen de la faculté de théologie de l’Université pontificale du Latran ; la création d’une commission chargée de procéder à la révision des constitutions, sous la houlette du cardinal De Paolis et de ses conseillers ; et la convocation « dans deux ou trois ans » d’un chapitre général refondateur.”

Pour une obéissance aveugle?
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Dans l’article dont je parlais hier,le RP Bruno Régent pousse le paradoxe encore plus loin, jusqu’à défendre “l’obéissance aveugle”:

“La question fondamentale est : À qui obéissons-nous ? Et il faut répondre : Ultimement au Christ et, en lui, à Dieu. Et c’est pourquoi la véritable obéissance est aveugle ; elle est aveugle sur les intermédiaires.
L’expression a mauvaise presse : inviter à une « obéissance aveugle » est en effet compris comme un appel à une démission des sens, du jugement et de la raison, pour s’écraser devant un ordre venu d’ailleurs qu’il faut exécuter sans comprendre ; cette dernière attitude est indigne de la liberté humaine. Inviter à une obéissance aveugle, c’est au contraire demander la mobilisation de toutes les dimensions humaines pour chercher et trouver l’appel de l’Esprit, au milieu des torrents de paroles et des fracas de ce monde, en évitant de s’attacher à tout ce qui pourrait détourner les sens intérieurs de leur objectif. Le regard ne s’arrête pas sur les limites humaines du supérieur ou du responsable, il cherche à voir l’invisible.”

J’avoue que je suis admiratif de la maestria de l’auteur.
Je ne suis pas absolument convainu. La fameuse obéissance “perinde ac cadaver” des jésuites m’a toujours laissé perplexe. Et je ne suis pas sûr qu’il soit tout à fait raisonnable d’être aveugle sur les intermédiaires. Pour ma part, en vieux thomiste, je crois, au contraire, que les causes secondes sont importantes. Mais je dois dire que ces quelques phrases du supérieur des jésuites en France seraient les seules capables de me convaincre de pratiquer une “obéissance aveugle”…

Le contraire de l’obéissance, c’est l’esclavage!
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La Documentation catholique (n° du 3 octobre) a eu l’excellente idée de préparer un dossier sur l’autorité. Parmi bien des choses intéressantes, je relève un article du supérieur de la province de France des jésuites, le RP Bruno Régent qui écrit ceci, en apparence paradoxal (mais en apparence seulement):

“Tous, nous voulons vivre en liberté : l’obéissance est le courage d’un homme libre. Le contraire d’« obéissant à » est « esclave de ». […] Un élève qui refuse d’apprendre, de se « mettre sous » son professeur, est ainsi esclave de ses passions et de ses sens.”

Légionnaires du Christ: précisions sur les pouvoirs du délégué pontifical
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L’agence de presse  Zenit nous apprend la mise en ligne (voir  ici) voici quelques jours du décret du cardinal Bertone précisant les pouvoirs de Mgr De Paolis dans la direction de la congrégation des Légionnaires du Christ.

Ce décret en onze points précise que Mgr De Paolis dispose des pouvoirs les plus étendus et que chaque membre de la congrégation peut accéder directement à lui, sans passer par la voie hiérarchique.

La mission principale du délégué pontifical consiste à réviser les constitutions (il est probable que deux points au moins soient visés, car ils ont permis de cacher longtemps les turpitudes du RP Maciel: le fameux “voeu de charité” interdisant de dire du mal d’un supérieur; et l’obligation de se confesser à ses supérieurs).

A noter: le seul appel envisageable contre les actes du délégué pontifical sera adressé au Pape lui-même.

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