Art sacré

Mgr Planet bénit l’emplacement d’une future église
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Mardi 30 avril, Mgr Planet, évêque de Carcassonne, participait à la cérémonie du 4e Régiment Etranger à Castelnaudary pour le 156e anniversaire de la bataille de Camerone. A cette occasion il a bénit l’emplacement de la future chapelle du régiment que le chef de corps, le colonel de Roffignac, souhaite faire construire.

En présence de l’aumônier du régiment, ainsi que de la marraine, qui a contribué à la collecte des fonds, Mgr Planet a donc béni le terrain :

Bientôt une nouvelle et belle église dans le diocèse de Viviers
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La Famille Missionnaire Notre-Dame a obtenu un permis de construire pour une église à Saint-Pierre de Colombier dans l’Ardèche. Vous pouvez les aider ici. Cette communauté participe activement chaque année à la Marche pour la vie.

Consécration d’une nouvelle église à Montigny-lès-Cormeilles (95)
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Encore un chef d’oeuvre d’art sacré… Ddimanche 5 mai à 10h30, Mgr Stanislas Lalanne, évêque du diocèse de Pontoise, procédera à sa consécration. L’ancienne chapelle Saint-Joseph, trop petite, vétuste et dont la rénovation était trop coûteuse, a été démolie. Sur le même emplacement s’élève désormais l’église Saint-Joseph, qui permet d’accueillir jusqu’à 400 personnes, des salles paroissiales modulables et d’un logement pour un prêtre.

  • 10h30 : Consécration de l’église Saint-Joseph de Montigny-lès-Cormeilles, présidée par Mgr Lalanne, évêque de Pontoise
  • 12h30 : Apéritif
  • 13h : Repas
  • À partir de 14h : Visite de l’église, exposition, concerts…

L’édifice est situé au 53 rue de la République (95370), au cœur d’un quartier pavillonnaire, à proximité d’un quartier populaire. Il a été conçu par l’architecte, Brice Piechaczyk du cabinet Enia architectes de Montreuil-sous-Bois (93). De la rue, l’église sera annoncée par un campanile avec croix et clocher. Au fond du terrain, le bâtiment moderne est mis en valeur par une croix apposée au-dessus de l’entrée et par un immense vitrail réalisé par Thierry Boissel. Un véritable « mur de verre » de 120m² sans ossatures métalliques, composé de rayures verticales qui symbolisent les origines multiples des fidèles de la communauté de Montigny-lès-Cormeilles…

Pour le père Ange Gbetie, curé de Montigny-lès-Cormeilles, « l’église Saint-Joseph est comme un terrain vierge, à nous [la paroisse] de faire preuve de créativité et d’audace pastorale ».

L’incendie de Notre-Dame de Paris ne suscite guère d’intérêt en haut lieu de la CEF
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Depuis une semaine, strictement rien n’est apparu à son propos dans la rubrique “Actualité de l’Eglise” du site internet de la Conférence des évêques de France (ni même ailleurs sur ce site). La COP 24 était sans doute davantage digne d’intérêt.

Il faut descendre la page et aller sur les vidéos pour découvrir une réaction de Mgr Aupetit et une de Mgr Chauvet.

Vers la reconstruction de l’église de Parisot
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Parisot est une commune française située dans le département de Tarn. En 2002, l’ancienne église, datant de 1870, qui menaçait de s’effondrer fut détruite, faute de moyens de restauration.

Or, le legs d’un ancien habitant de Parisot aujourd’hui décédé pourrait permettre de reconstruire l’église. En effet, la commune a hérité d’une somme et de biens immobiliers qui ont permis d’acter cette reconstruction. Le don qui a été fait à la commune a été soumis à l’acceptation de reconstruire une église (et non à rénover Sainte-Sigolène, l’autre église du village).

Hier, une réunion publique a été organisée pour évoquer cette reconstruction :

Que va devenir la chapelle Sainte-Jeanne d’Arc à Paris ?
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En 2020, les Sœurs Franciscaines de la Congrégation de Marie quitteront leur « village Montsouris » situé au 32 avenue Reille 75014 Paris, pour s’établir dans le XVIIe arrondissement rue Jean-Leclaire dans un bâtiment datant de 1935. Cet endroit est actuellement occupé par la Confédération Générale des Sociètés Coopératives (Scop).

La propriété actuelle des Sœurs située avenue Reille sera transformée par le constructeur bailleur Ogif en un programme mixte de logements intermédiaires, sociaux et privés. Ogif promet de conserver les 4 400m2 d’espaces verts.

Quant à la chapelle Sainte-Jeanne-D’Arc appartenant actuellement à la Congrégation Religieuse, elle deviendra propriété du Diocèse de Paris, et sera en théorieconservée et toujours affectée au culte. (Le projet n’est hélas pas encore définitif). Cette chapelle a été érigée au XXe siècle. La première pierre fut posée le 2 juillet 1911. La bénédiction de la chapelle a eu lieu le 29 septembre 1913, et elle fut consacrée en 1964. Elle n’appartient donc pas à l’Etat. Si le diocèse ne sait pas quoi en faire, il pourrait la prêter à un institut séculier ?

Avant la réforme :

La congrégation des franciscaines missionnaires de Marie a été fondée à Ootacamund en Inde par la bienheureuse Hélène Marie Philippine de Chappotin de Neuville, en religion sœur Marie de la Passion qui avait reçu le 6 janvier 1877 l’autorisation de Pie IX de fonder un nouvel institut spécifiquement destiné aux missions en tant que Tiers-Ordre. Mère Marie de la Passion fonde une maison autonome à Ootacamund aux Indes, après sécession avec sa communauté d’origine, et Pie IX approuve cette nouvelle congrégation en 1877, avec un noviciat à Saint-Brieuc. Elle est destituée de son poste de supérieure en 1883 à cause d’oppositions externes, mais elle est réhabilitée l’année suivante après enquête du Saint-Siège. En 1885, les constitutions sont approuvées avec affiliation au Tiers-Ordre régulier de Saint-François. L’institut est approuvé définitivement en 1896. En 1904, année de sa mort, l’institut comptait 2 069 religieuses dans quatre-vingt-six maisons, fondées dans vingt-quatre pays. Les sept religieuses martyres de Taiyuan de la congrégation, pendant la révolte des Boxers (1900), sont béatifiées par Pie XII en 1946 et canonisée en 2000 par Jean-Paul II. Une religieuse missionnaire en Chine de la congrégation – Maria Assunta Pallotta – est béatifiée par Pie XII en 1954. En 2002, les franciscaines missionnaires de Marie étaient 7 700 dans soixante-dix-sept pays des cinq continents. Elles sont représentées au sein de l’ONU avec l’ONG Franciscain international. Elles sont environ 7 000 actuellement dans plus de 800 communautés.

Une des manières de mettre en valeur les cathédrales, c’est ce qu’on appelle le flamboiement.
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Monseigneur Le Gall, archevêque de Toulouse, déclare dans La Dépêche :

En ce début de semaine sainte pour les chrétiens, ces images de Notre Dame de Paris en feu ont ému le monde entier et à Toulouse aussi ?

ça touche beaucoup de gens. La preuve, cet après-midi, j’ai reçu une enveloppe apportée par un prêtre avec un chèque de 1 000 euros, donné par des personnes âgées qui disent, voilà : c’est pour Notre Dame de Paris. C’est très touchant. Mais pour revenir à l’événement lui-même, nous avions lundi soir à la cathédrale Saint-Etienne une messe très importante pour ce début de la semaine sainte, où l’évêque bénit les saintes huiles, et la cathédrale était pleine. On était près de 1 800 personnes et 150 prêtres. La messe commençait à 18 h 30 et au moment de la communion, un monsieur s’adresse à moi en me disant : «Monseigneur, Notre Dame brûle…» Je n’y ai pas prêté attention au début, puis j’ai continué à donner la communion, puis le vicaire général du diocèse, le père Hervé Gaignard, me dit à son tour : «Monseigneur, Notre Dame est en flammes». Alors, j’ai fait ce que je ne fais jamais en cérémonie, j’ai consulté mon smartphone et j’ai vu les dépêches. À la fin de la messe, j’ai dit à tout le monde qu’on venait d’apprendre une terrible nouvelle : Notre Dame brûle. Il y a eu comme un cri de la foule.

Quelle signification donner à cet incendie spectaculaire et quelles images en retenez-vous ?

Dans la manière de mettre en valeur les cathédrales en France, qui appartiennent à l’Etat, c’est intéressant ce qu’a dit le chef de l’Etat – «Nous reconstruirons Notre Dame» –, car Jésus a dit, c’est dans l’Evangile selon Saint-Jean, «détruisez ce temple, en trois jours je le rebâtirai». Cela a évidemment un côté fort. Car une des manières de mettre en valeur les cathédrales, c’est ce qu’on appelle le flamboiement. Le mot me revient à l’esprit. Et l’image la plus impressionnante, c’est celle filmée par un drone, au-dessus des flammes, où l’on voit la croix dessinée par le plan de la cathédrale en feu. Une autre image également, celle de l’autel de Notre Dame qui a été sauvegardé et sa croix glorieuse qui semblait lumineuse.

Nouvel autel pour la cathédrale de Nevers
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L’évêque de Nevers, Mgr Thierry Brac de la Perrière, a procédé à la consécration de l’autel de la cathédrale de Nevers Saint-Cyr-Sainte-Julitte, samedi 30 mars. Réalisée en pierre, un calcaire marbrier qui provient de la carrière Sauvanet, à Sully-la-Tour, l’œuvre d’art fait preuve d’une certaine sobriété.

Finistère : des chapelles et églises démolies ou vendues
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A chaque fois, il s’agit d’églises ou de chapelles propriétés du diocèse de Quimper, construites après 1905. Trois démolitions sont survenues récemment.

  • Deux à Brest en septembre : l’église Saint-Yves, quartier de Quizac à Bellevue, ainsi que la chapelle Saint-Paul, quartier de Saint-Marc.
  • La troisième est en cours, du côté de Crozon. C’est la chapelle Notre-Dame-de-Gwel-Mor, quartier de Morgat.

Rémi Perrin, économe du diocèse de Quimper, explique :

« Les démolitions se justifient souvent par des raisons techniques qui nous y obligent. Comme lorsque l’édifice est en très mauvais état et menace de s’effondrer. On peut également choisir de démolir lorsque l’édifice est inutilisé ».

La chapelle de Crozon a été construite en 1957 sur des pieux fichés dans une zone marécageuse. La chapelle « s’enfonçait ». Elle ne sera pas remplacée. Avec le peu de fidèles qui viennent encore à) la messe…

« Lorsque nous prenons la décision de démolir, nous regardons effectivement s’il y a des églises peu éloignées. Si l’on prend le cas de l’église de Quizac, à Brest, une autre existait déjà dans le même quartier. Il y a quarante ans, les deux édifices étaient remplis lors des messes. Aujourd’hui, il y en avait une de trop… ».

« Si on vend, ce n’est jamais par considération financière ! » « Il faut qu’elles soient inutilisées pour que l’on décide de vendre. »

C’était le cas de la chapelle du séminaire de Quimper, devenu déserte du fait du départ des séminaristes. Elle a été désacralisée en 2005. D’abord transformé en lieu culturel, l’édifice est, depuis plus d’un an, en vente. Son prix : 798 000 €.

Source

Mgr Christory ne comprend pas le sens du « centre d’interprétation » devant la cathédrale
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L’évêque de Chartres, Mgr Christory, s’interroge sur le projet architectural proposé par la municipalité pour aménager l’esplanade de la cathédrale. Il répond aux questions de l’Echo Républicain :

Je soutiens l’idée qu’il faut faire quelque chose autour de ce parvis et de ce lieu magnifique qu’est la cathédrale, qui mérite qu’on l’aménage autrement. Ce projet-ci ou un autre. Y en a-t-il ? Mais j’ai du mal à comprendre le sens de « centre d’interprétation ». Un musée, on sait ce que c’est : un espace d’accueil des visiteurs ou un centre commercial, aussi. Je reste perplexe sur les fouilles prévues mais je ne suis pas archéologue ! […]

J’ai suggéré au maire de Chartres des modifications possibles, notamment pour l’accès par le fond du parvis. L’approche se fait par un grand mur, face au collège Jean-Moulin. J’ai donc proposé des grands escaliers latéraux, qui permettraient d’accéder directement en haut du parvis, de contempler la cathédrale et de s’en approcher dans un mouvement assez naturel. J’ai aussi suggéré des toilettes dignes d’un aéroport et gratuites pour tous les pèlerins et les visiteurs, et des parkings à vélos en nombre suffisant.

Que pensez-vous du montant du projet ?

Faut-il mettre là tout cet argent, sachant qu’une partie du patrimoine chartrain, notamment les églises Saint-Pierre et Saint-Aignan, demanderait un vrai effort ?

[…] Les critiques que j’entends, parfois dures, méritent qu’on suscite un débat. J’aimerais que la Ville propose une rencontre ouverte à tous, peut-être en présence des architectes du projet et du maire, où les gens pourraient exprimer leur point de vue comme leur désaccord.

Abbaye de Bassac 2e Millénaire
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L’abbaye de Bassac, près de Jarnac (Charente), est une abbaye bénédictine fondée au début du XIe siècle et consacrée durant l’été 1017… . L’abbaye de Bassac a été occupée de 1947 à 2012 par la congrégation des frères missionnaires de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle a été vendue à une société civile immobilière en octobre 2015. L’édifice mêle les styles gothique, baroque et classique. C’est aujourd’hui un lieu de spiritualité dédié à Sainte Thérèse de Lisieux.

Mardi 29 janvier, un ambitieux projet de rénovation et de transformation en un “espace cultuel et spirituel de dimension internationale” a été présenté à Paris, à l’ancien couvent des Dominicains, au 222, rue du Faubourg Saint-Honoré. Le projet “Bassac 2e Millénaire” consiste à “relever une abbaye millénaire” et lever 12 millions d’euros auprès de mécènes et donateurs. Il est notamment porté par :

  • Mgr Hervé Gosselin, évêque d’Angoulême ;
  • le père Jean-Louis Souletie, doyen de la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris ;
  • Pierre Deschamps, co-fondateur de La Fondation de l’Abbaye de Bassac et président du Fonds Capital Don ;
  • François Hériard-Dubreuil, co-fondateur de La Fondation de l’Abbaye de Bassac et président du groupe de spiritueux Rémy-Cointreau.

Ils expliquent dans Le Figaro :

Nous avons choisi de faire de l’abbaye de Bassac le premier modèle de l’initiative bienveillante que nous lançons, pour un Occident qui reprend son destin en mains, inspiré par des valeurs fondées sur le christianisme au service de la grandeur de l’homme, de la dignité de la personne et de la défense de l’individu avec sa liberté de conscience. L’abbaye de Bassac réunit toutes les qualités requises pour être le réceptacle d’un projet chrétien destiné à accueillir, éclairer et inspirer notre société. […] L’initiative Bassac 2e Millénaire est l’archétype de ce que nous souhaitons: un projet qui rassemble des hommes et des femmes de bonne volonté, de toutes origines, pour faire revivre un lieu consacré, sur les plans spirituel et architectural ; une volonté d’accueillir fraternellement un large public, de tous horizons, de toutes confessions et leur proposer de vivre intensément un temps hors du rythme de la vie ordinaire ; une volonté d’offrir aux visiteurs et résidents l’expérience unique et bienheureuse de prendre son temps sans le perdre. Pour un monde qui a besoin de lumière et de paix, il appartient à chacune et à chacun de s’y joindre.

Mais que va devenir la cathédrale de Chartres ?
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La cathédrale sera bientôt emprisonnée par une dalle en pente. Les réseaux s’inquiètent, une pétition monte en puissance… Mais Aleteia essaie de nous rassurer en utilisant l’évêque. Mgr Christory aurait déclaré en effet :

« Certes les avis sont divergents, il y a beaucoup d’émotion, le lieu est tellement fort pour les Chartrains et pour l’Église, néanmoins Jean-Pierre Gorges n’est pas inconscient et sait monter des projets conséquents. Il est aussi catholique et souhaite que l’Église soit acteur dans sa ville, il me l’a dit ».

« Ce projet engage pour des décennies, il faut le réfléchir ensemble. »

« Ce n’est pas du luxe de refaire ce parvis, la chaussée n’est pas à la hauteur du bâtiment et il manque un pavage de qualité. »

Un espace de 2,4 hectares accueillera le centre d’interprétation de la cathédrale… Mgr Christory s’interroge :

 « Peut-être le musée de l’évêché qui appartient à la mairie pourrait remplir ce rôle ? » « Ce n’est pas clair. Que va-t-on réinterpréter et au service de qui va être ce lieu ? »

Mais Aleteia nous rassure :

Ce mot « interprétation » est en réalité un terme technique de la DRAC corrige le maire « il s’agit d’un centre culturel et touristique. »

Ah oui, c’est tout de suite plus clair…

Yves Daoudal fustige :

Il y a un site catho de référence bisounoursique intitulé Aleteia. A savoir « la vérité » en grec (selon ce qu’ils disent). Et en russe cela se dit Pravda. Mais en fait, « aleteia », en grec, veut dire « errance ». La vérité, c’est aletheia, avec « th ».

Sur ce site, non seulement tout ce que dit le pape est infaillible, mais aussi ce que disent les évêques. Or l’évêque de Chartres est favorable à l’horreur qu’on va construire devant la cathédrale, donc tout bon catholique doit y être favorable.

Ou, plus exactement : pas de panique, le projet dénoncé par les extrémistes n’est qu’un projet, il sera affiné et modifié, rien n’est décidé, ce n’est pas pour demain, et bien sûr on demandera l’avis des gens, et même l’avis de l’évêque, qui est bien content de pouvoir le donner.

Mais c’est un mensonge. La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture a donné officiellement son accord pour le projet tel qu’on le connaît, il a été présenté au conseil municipal du 21 novembre dernier, il est en une du magazine municipal de ce mois, et la mairie de Chartres annonce le début des travaux pour 2020.

Consécration de l’église Saint-Pie X dans le diocèse de Tours
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Le saint pape risque de se retourner dans sa tombe…

Située à St-Cyr-sur-Loire, l’église St-Pie X a été uniquement inaugurée et bénie en 1966. Voilà pourquoi, 50 ans plus tard, Mgr Aubertin va la consacrer dimanche 25 novembre.

Dès l’installation à Saint-Cyr du chanoine Noël Barbier en 1945, l’archevêque Monseigneur Louis-Joseph Gaillard lui dit qu’il “y aura une église à construire”. En effet, les nouvelles implantations sur “le plateau” se multiplient et la chapelle provisoire de Charentais (construite juste avant la Seconde Guerre mondiale par le chanoine Dugué entre le 26, rue Bergson et les 126 bis, 128 avenue du Mans) sera vite insuffisante. En 1954, son successeur, Mgr Louis Ferrand poursuit le même projet.

En 1955, la propriété le portail d’Ormeau (137 rue Fleurie) est acquise ainsi que les parcelles adjacentes dans les années qui suivent. Un comité d’érection est créé en 1960 ; il établit un programme de construction en 1961. Viennent ensuite le projet des architectes et les appels d’offres. En 1963, une lettre pastorale de l’archevêque de Tours pour l’entrée en Carême s’intitule Le Diocèse de Tours doit construire des églises : “cinq dans les dix ans qui viennent”. Elles “doivent être sobres, simples et modestes” et “en harmonie avec les demeures édifiées pour nos contemporains, refléter dans leur style la sensibilité religieuse de notre temps”… Il ne faut surtout pas se démener pour la maison du Bon Dieu…

  • 14 juin 1964 : pose de la première pierre (dans une église en béton moulé, ce sera aussi la dernière. Elle est visible tant de l’intérieur que de l’extérieur à l’angle NE du clocher. Un parchemin commémorant l’évènement est scellé en son sein).
  • 21 août 1964 : Tracé du terrain
  • septembre 1964 : Début des terrassements
  • 8 septembre 1966 : Ouverture du presbytère et du “Bâtiment des œuvres” (salles paroissiales).
  • 27 novembre 1966 : Bénédiction et inauguration de l’église.

Le nouveau lieu de culte est placé sous le vocable de Saint Pie X (1903-1914, canonisé en 1954) sur la suggestion de son pasteur, Noël Barbier qui, dans une homélie, dit

“avoir une dévotion certaine à ce grand pape, Pape de la Doctrine et Pape de l’Eucharistie ; c’est pourquoi j’ai demandé et obtenu de Monseigneur cet accord et cette permission”.

L’église St-Pie-X est édifiée alors que se tient à Rome le Concile de Vatican II. Le premier document publié (Constitutions sur la liturgie, le 4 décembre 1963) demande de multiplier les autels provisoires plus proches de l’assemblée et tournés vers elle (tout en maintenant durant la durée de l’expérience, l’ancien autel au fond de l’église). Dans cette église, ce “provisoire”, en contre-plaqué, a duré 52 ans… Aujourd’hui, c’est l’ancien autel de la cathédrale qui vient habiter le vaste chœur de St-Pie-X, vaste car conçu sur le modèle des églises préconciliaires. Cet autel a été consacré le 22 décembre 1996 par Mgr Honoré.

Œuvre de Fr. Arnal (1924-2012), c’est un rocher soutenant une table de bronze. Sans autel définitif, et selon le souhait de l’Archevêque de l’époque, l’église n’a pas été consacrée.

Sa dédicace, présidée par Monseigneur Aubertin, a lieu le 25 novembre 2018, dans une paroisse entre-temps élargie (le 8 décembre 1991) aux communes de Mettray et de La Membrolle. Quant à l’imposant mur du fond, imperceptiblement concave, il est habillé depuis 2009 par une grande mandorle en bois doré représentant le Christ Ressuscité, œuvre de Xavier Rémon-Beauvais. Pour l’équilibrer, une Croix assortie est dressée du côté Nord (hauteur : 3, 40 m).

La cathédrale de Nancy expose le ciboire martyr de Gerbéviller
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À l’occasion de la commémoration la fin de la Première Guerre mondiale, la cathédrale de Nancy expose le ciboire martyr de Gerbéviller. Cet objet sacré a témoigné et témoigne encore des combats d’août 1914 qui détruisirent entièrement la commune de Gerbéviller.

Le 24 août 1914, alors que la ville est pilonnée par des tirs d’artillerie, cinq religieuses de la congrégation de Saint-Charles, sous la direction de leur supérieure Sœur Julie, s’illustrent en sauvant la vie de nombreux blessés. Quelques jours plus tard, dans l’église Saint-Pierre dévastée, elles retrouvent le ciboire, qui a miraculeusement échappé à l’ennemi, après que le socle a été touché par une vingtaine de balles.

Sœur Julie tient tête aux occupants après la retraite des défenseurs français et obtient que l’hospice ne soit pas brûlé, permettant ainsi de sauver de nombreux blessés des deux camps.

Le ciboire a été envoyé à Paris en 1916 pour être exposé au Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris à l’occasion de l’Exposition d’œuvres mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi.
Symbole du courage des religieuses et témoin de l’intensité des combats, le ciboire fusillé est considéré aujourd’hui comme un objet martyr.

Le ciboire sera exposé en la cathédrale de Nancy du 11 au 30 novembre. On pourra aussi relire cette page tragique de l’histoire du Lunévillois relatée en la chapelle des évêques (troisième chapelle latérale sur la gauche).

Albi fête sainte Cécile
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Le diocèse d’Albi prepare les fêtes de Sainte Cécile, patronne de la cathédrale et du diocèse.

Elles seront fêtées pour la troisième année consécutive avec le festival Albijoie du 16 au 18 novembre.

Le vendredi 16 à 20h30 messe à la bougie dans le grand cœur de la Cathédrale, suivie d’une nuit d’adoration.

Le samedi 17 :

Le dimanche 18 à 11h messe solennelle présidée par Mgr Legrez, participation du cœur diocésain, les reliques de sainte Cécile seront proposées à la vénération jusque 14 h.

12h30 repas partage co-organisé par Secours catholique, la société st Vincent de Paul et la paroisse.

15h30 concert chœur et deux orgues avec le chœur diocésain dirigé par Catherine Barthélémy, Frédéric Deschamps organiste titulaire, Didier Adeux organiste invité. Oeuvres de Bach et Gounod.

Le corpus des préfaces eucharistiques du Supplément au Sacramentarium Gregorianum Hadrianum
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L’abbé Franck Ruffiot présentera les résultats de sa thèse de Doctorat en théologie de la liturgie, le vendredi 9 novembre 2018, à 18H30, au Foyer Ste Anne à Montferrand-le-Château.

En juin 2018, le père Franck Ruffiot avait obtenu son doctorat avec la mention maximale ! Sa thèse a pour sujet « Le corpus des préfaces eucharistiques du Supplément au Sacramentarium Gregorianum Hadrianum. Les sources du compilateur, ses motivations, son identité » Un titre qui peut sembler hermétique pour les non-connaisseurs. Mais lors de cette présentation, le récent docteur va rendre accessible ce sujet en expliquant comment il a mené l’enquête pour découvrir l’identité de l’auteur des préfaces eucharistiques.

Qui d’Alcuin, de Benoît d’Aniane ou de Théodulf se cache derrière ces textes ? Réponse le vendredi 9 novembre !

Diocèse de Moulins : nouveau choeur à Lapalisse
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La paroisse Notre-Dame de l’Alliance à Lapalisse, dans le diocèse de Moulins, a décidé de refaire son choeur. Sur son site, il est expliqué :

Modifié sommairement après le Concile Vatican II et la réforme liturgique, le chœur de l’église de Lapalisse manque de cohérence.

Le projet cherche donc à mettre en valeur l’autel, lieu du sacrifice eucharistique, l’ambon, lieu de la Parole et le lieu de présidence qui manifeste le Christ tête qui préside à son Église.

Le projet s’articule comme une explicitation de la phrase de Jean-Baptiste sur Jésus dans l’évangile de Luc :

« Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » (Lc 3,16)

L’objectif de la restructuration du chœur est donc de permettre de conduire à la prière. La proximité du château de Lapalisse fait que l’église est très visitée et beaucoup de personnes de passage viennent aussi y prier. Le chœur renouvelé permettra certainement d’interpeller le visiteur et de l’ouvrir à une visite plus spirituelle du lieu.

Dire qu’avec la réforme liturgique on change les édifices liturgiques, est-ce une lapalissade ?

Voici une photo du choeur actuel (photo en noir et blanc sur le site de la paroisse) :

Et maintenant le projet (en couleur…) :

Une vraie scène de show… Et combien va coûter ce petit caprice ?

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Les nouveaux usages que pourraient accueillir… les églises
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C’est l’objet d’un colloque dans le diocèse de Nancy.

Face au phénomène de sécularisation, l’entretien des édifices cultuels pose question aux communes… comme, nous ne le savons que trop, aux paroisses et au diocèse.

À l’initiative du Conseil départemental et du CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) de Meurthe-et-Moselle, un colloque était organisé ces jours derniers à propos du devenir des églises.

Ainsi que l’a souligné l’animateur du colloque, Benoît de Sagazan, « à l’heure de l’économie circulaire et de la lutte contre l’étalement urbain, il s’agit de s’interroger sur les nouveaux usages que pourraient accueillir ces bâtiments repères qui ont toujours eu pour vocation de rassembler ».

Mgr Laurent Le Boulc’h désacralise une église désormais à vendre
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D’après actu.fr, sur les 42 000 églises et chapelles catholiques de France, 250 sont menacées de démolition dont 7 à Paris. Plus de trente l’ont été depuis 2000, et une douzaine sont en cours ou en projet d’arasement. Parmi celles qui sont à vendre, l’imposante église Saint-Paul à Granville (Manche). La désaffectation de cette église a été acceptée par Mgr Laurent Le Boulc’h, évêque du diocèse de Coutances et d’Avranches le 10 octobre 2017.

L’église Saint-Paul et son parvis dominent le centre historique et le port de plaisance, offrant un large panorama sur la mer. Elle est visible de loin depuis la mer et la Haute Ville.

La mise à prix est fixée à 30 000 €, honoraires de négociation inclus, sous la forme d’un bail emphytéotique au profit de la commune.

 

Tolérer n’importe quelle musique ou chant, c’est démolir notre foi
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Les 22 et 23 septembre, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’association Pro Liturgia (association fondée en 1988 qui milite pour l’application exactes des décisions du Concile Vatican II) dans l’Ain, Son Éminence le Cardinal Robert Sarah a développé un élément essentiel du chant grégorien et qui peut sembler paradoxal : le silence sacré.Extrait du texte diffusé par l’Homme nouveau :

Le chant liturgique est là pour nous faire prier et, à notre époque, il a pour premier objectif, avant même de nous conduire à la méditation et à l’adoration, d’apaiser le tumulte intérieur de nos passions, de nos violences et de nos divisions entre la chair et l’esprit. Le rythme est donc un élément très important, voire essentiel, de cet apaisement, de cette paix intérieure retrouvée ou acquise avec peine, dans les larmes de l’effort, car s’il brise le silence de l’âme humaine par ses intervalles syncopés, assortis d’une mélodie stridente, voire discordante, il se comporte comme un véritable agresseur qui vient à coup de hâches déchirer cette âme et la laisser dispersée, pantelante, en lambeaux. Telle est la souffrance qu’expriment tant de fidèles à la sortie de certaines Messes par ces mots : « scandale », « malaise », « souffrance », « désacralisation », « irrespect »… : oui, il s’agit d’une vraie agression, c’est-à-dire d’une intrusion violente, d’une effraction de l’âme où Dieu s’entretient avec sa créature, comme un ami avec son ami. Nos contemporains qui sont, à juste titre, si sensibles au thème des droits de l’homme, devraient réfléchir à cette violation d’un droit essentiel : celui de l’intimité de l’âme et de sa relation unique et ineffable avec son Créateur et Résempteur. Or, j’affirme que certaines formes de musique et de chant entendus dans nos églises vont à l’encontre de ce droit élémentaire de la rencontre de la personne humaine avec Dieu du fait de la rupture du silence intérieur, que l’on brise comme une digue cède sous la pression d’un torrent de boue. C’est pourquoi, je n’hésite pas à déclarer avec insistance et humilité : je vous en supplie, si le chant rompt le silence intérieur, celui de l’âme, qu’on y renonce pour le moment, et qu’on nous restitue d’abord le silence ! Dans ce domaine, la responsabilité des évêques, et celle des prêtres, leurs collaborateurs, en particulier dans les paroisses et les aumôneries, est immense et cruciale, tant du point de vue du choix et donc de la sélection des chants liturgiques à partir du critère que nous avons exposé, que de la formation des séminaristes, des novices et aussi, bien évidemment, des fidèles. Beaucoup d’entre eux ressentent, et de plus en plus, la nécessité d’une formation liturgique de qualité, en particulier des chefs de chœur, de même que les choristes et les musiciens, ainsi que les membres des équipes liturgiques qui sont souvent responsables du choix des chants liturgiques sous la conduite de leur curé. Tolérer n’importe quelle musique ou chant, continuer à abimer la liturgie, c’est démolir notre foi, comme je le rappelle souvent : « Lex orandi, lex credendi ».

Le diocèse de Nancy vend une église
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A Longwy, en Meurthe-et-Moselle, l’église Saint-Jules est à vendre au prix de 190 000 euros. Le diocèse de Nancy n’est plus en mesure d’entretenir l’édifice.

L’église, bâtie entre 1911 et 1913, avait été financée en partie par les patrons des grandes usines du bassin de Longwy. La cité des émaux, la Société des aciéries de Longwy et celle des Hauts-Fourneaux de la Chiers ont participé à son financement. L’ex-vicaire général du diocèse de Nancy, l’abbé Robert Marchal explique que

« le chef de l’usine du coin allait à la messe et tous les cadres allaient à la messe, il fallait se montrer auprès du directeur. Je dis avec force que chaque fois que l’Église s’est mise du côté des riches, elle a fait une connerie ! Eh bien, là en construisant cette église Saint Jules, elle a fait une connerie ! Aujourd’hui, on ne peut pas la gérer. Il ne fallait pas la faire. On n’en avait pas besoin. »

Sic.

En fait, au XXe siècle, l’accroissement vertigineux de la population a nécessité bien légitimement l’édification de nouvelles églises : Saint-Jules en 1911, mais aussi Saint-Barthelemy en 1935 et enfin de Notre-Dame de l’Assomption en 1960. Il ne s’agit donc pas d’une erreur de 1911, mais de la crise de la foi, bien plus récente…

L’annonce présente l’église comme un loft en vente, de 150 m², 3 pièces, 190 000 €. L’édifice n’est plus usité pour des messes depuis plus de deux ans. Le bâtiment a dû être fermé en raison de sa détérioration. Une étude avait été effectuée pour évaluer le coût et l’ampleur des travaux. Mais la réfection a été jugée trop chère pour être entreprise. L’église Saint-Jules est la propriété du diocèse de Nancy, contrairement à La-Sainte-Trinité et à Saint-Dagobert, qui appartiennent à la ville de Longwy. Michel Petitdemange, économe du diocèse, précise :

« Ce n’est jamais de gaieté de cœur que nous nous séparons d’un édifice religieux. Mais il y avait beaucoup d’investissements à engager, tant pour le chauffage que pour la réhabilitation du bâtiment, alors que cette église n’a plus l’usage qu’elle a pu connaître par le passé ».

« L’usage de l’édifice ne doit pas être inconvenant, selon le droit canon. Plus l’utilité sociale du lieu sera grande, plus on appréciera. Cela pourrait être un musée également. La reconversion d’une église n’est jamais simple. Certaines ont été transformées en habitat. Mais là, ça risque d’être délicat ».

8 septembre : le cardinal Burke dans l’Orne
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L’Association pour la Restauration et la mise en valeur d’Objets Liturgiques (AROL) nous informe qu’une messe solennelle sera concélébrée le samedi 8 septembre à 11 heures dans l’église de La Ferrière-aux-Etangs (département de l’Orne en Normandie) par Son Eminence le cardinal Raymond BURKE, Monseigneur Jacques HABERT, évêque de Séez et Monseigneur Michel GUYARD, évêque émérite du Havre en la fête de Notre-Dame de la Nativité à laquelle l’église de cette commune est dédiée.

Cette messe est célébrée, en action de grâces, à l’occasion de l’inauguration définitive des travaux de restauration de la sacristie de cette église et de ses boiseries du 18ème siècle après 8 années de partenariat avec la Fondation du Patrimoine.

Pour honorer la Vierge Marie en sa Nativité, une cérémonie mariale sera célébrée le même jour à 17h30 par Son Eminence le cardinal BURKE au niveau de la réplique de la grotte de Lourdes située au somment du Mont-Brûlé à La Ferrière-aux-Etangs (avec Salut du Saint-Sacrement).

Le départ de la procession pour monter au sommet du Mont-Brûlé (10 à 15 mn de marche) se fera à 17h15 devant la Salle du Lac située le long de l’étang à la sortie du village au niveau du camping (nombreuses places de parking disponibles à proximité).

Pour les personnes ayant des difficultés à marcher, des navettes automobiles sont prévues pour les amener au sommet du Mont-Brûlé (en faire la réservation par courriel sur [email protected]).

Bénédiction des travaux de l’église de Moydans dans le diocèse de Gap
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Le 28 juillet, Mgr Xavier Malle était présent à Moydans pour bénir les travaux. L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, qui date du XIXe siècle, a vu son intérieur entièrement restauré, après avoir souffert de l’humidité. Les enduits ont été refaits, ainsi que les plâtres et les voûtes. Le mur de soutènement a été renforcé.

L’art au service de l’Evangile
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Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a préfacé un projet d’ouvrage de Jean-Joseph Chevalier, qui illustre quotidiennement l’Évangile. Ces illustrations sont visibles sur plusieurs sites, comme Le Salon Beige chaque matin. Cet ouvrage reprend les meilleures planches de son travail dans un livre où la Beauté de l’Art et la Vérité de l’Évangile se rencontrent :

“Dans notre monde de l’image, nos contemporains ont besoin de (re)découvrir le Christ et son message par l’art imagé. Lorsque Beauté et Vérité s’embrassent, la conversion devient naturelle.

Notre foi incarnée a besoin de ces représentations, et nous remercions Jean-Joseph Chevalier de nous livrer ici, par la légèreté de son trait, des scènes évangéliques qui retentissent dans notre vie spirituelle, en nous rappelant l’actualité de la Parole vivante du Christ. À ce titre, ce livre illustré ne mérite-t-il pas d’entrer pleinement dans ce que l’on appelle aujourd’hui la « mystique de l’art » ?

L’originalité de notre auteur réside dans sa technique picturale, appelée « lavis », qui n’utilise qu’une seule couleur dans un camaïeu de nuances. Ce procédé nous met en face du mystère divin : un Dieu unique s’épanchant de mille et une manières dans notre quotidien. Les amateurs d’art salueront quant à eux l’heureux effet rendu par le balancement entre détails minutieux et épais traits vigoureux.

L’artiste, disait le bienheureux Paul VI, est « le gardien de la beauté dans le monde », lui qui nous rend « saisissable le monde invisible »[Discours aux Artistes à l’occasion de la clôture du Concile Vatican II, 8 décembre 1965]. Que le lecteur se laisse pénétrer par ces dessins illustrant un « Carnet de voyage intérieur » : ils nous communiquent le message de l’Évangile qui doit se faire en nous résonance.”

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