Art sacré

Vente de la chapelle du Sacré-Coeur à Rodez
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La semaine passée, la congrégation des soeurs de Jésus Serviteur a lancé un appel d’offre (SOLIDARITE PATRIMOINE – Vente de patrimoine) afin de vendre le premier sanctuaire aveyronnais dédié au Sacré-Coeur. La chapelle du Sacré-Coeur de la rue Béteille, financée à sa construction par les dons des fidèles ruthénois et aveyronnais sera vendue au plus offrant…

Il y a 2 lots : la chapelle elle-même et les bâtiments de l’école adjacente. Afin de réserver l’offre aux seuls promoteurs immobiliers, les 2 lots sont pour l’instant indissociables, rendant par là-même son acquisition exorbitante …

Située à deux pas de la cathédrale elle abrite une belle mosaïque reconstituée à partir des vestiges gallo-romain trouvés à proximité. Elle fut consacrée  le 6 mars 1865 par Mgr Delalle.

Cette chapelle a été pendant des dizaines d’années la chapelle du collège des jeunes filles de Rodez où nombre d’élèves y ont fait leur première communion, communion solennelle et confirmation. Ces religieuses, avant leur absorption dans la Congrégation de Jésus Serviteur en 2007, étaient connues sous le nom de Soeurs Minimes du Saint Coeur de Marie de Rodez.

Malgré la démarche de la supérieur des soeurs auprès du diocèse, celui-ci a refusé de s’en porter acquéreur, estimant que le diocèse était propriétaire de trop nombreuses églises.

Le Dressing des Evêques revisité
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C’est le titre d’une exposition alliant la haute couture et la religion, dans le Calvados, imaginée par la conservation des Antiquités et Objets d’art du Département du Calvados. A travers des pièces d’exception prêtées par Chanel, Schiaparelli, Versace,… et des œuvres et trésors conservés dans le Calvados –représentations peintes ou sculptées, riches broderies et joyaux d’orfèvrerie – l’exposition met en lumière l’inspiration entretenue entre le sacré et la haute couture.

Parmi les objets phares de l’exposition : costumes du film Roma de Federico Fellini prêtés par la ville de Rimini, robe Pretino portée par Ava Gardner, créations liturgiques des ateliers de l’Abbaye de Saint-Wandrille, robes Chanel, Schiaparelli, Versace, manteaux Alexander McQueen, Balenciaga, Nina Ricci, tenues prêtées par le Victoria and Albert Museum, vêtements sacerdotaux de l’Archevêque Thomas Beckett devenus des reliques…

Quand on regarde les logos du dossier de presse, il semble que le diocèse ne soit pour rien dans cette exposition qui mêle ornements liturgiques et vêtements féminins, comme celui-ci :

Mais en regardant mieux, on découvre que les archives diocésaines, le Carmel de Lisieux, la cathédrale de Lisieux, l’abbaye de Mondaye, l’abbaye de Saint-Wandrille ont prêté des ornements…

La cathédrale d’Orléans transformée en aire de jeu
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C’est le maire d’Orléans qui annonce cela sur Twitter :

 

Vendredi 15h : il semble que l’aire de jeux se soit réduite à la façade de la cathédrale.

Moulins : une chapelle transformée en spa
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Un lecteur nous informe qu’à Moulins-sur-Allier, l’Hôtel de Paris appartient à un franc maçon, Philippe Boismenu, qui est aussi le président de l’office de tourisme de Moulins et sa région. Il y a une chapelle dans cet hôtel. Enfin, il y avait.

C’était la chapelle des chanoinesses de Saint-Augustin.Il s’y trouvait la châsse de sainte Bénédicte. Les religieuses ont vendu l’établissement. Elles avaient fait attention à la chapelle, mais c’est l’évêché qui s’est trompé et l’a revendu à l’Hôtel de Paris.

Cette chapelle d’établissement scolaire – ancien pensionnat de l’école Notre-Dame – a été construite sur les plans de l’architecte Amable Barnier à la fin du XIXème siècle. Elle est de style néo-roman, avec une nef unique et un chevet à pans. Elle est surmontée d’un petit clocher-mur en pierre, portant encore une cloche.

La nef a été transformée en salle d’accueil pour grandes cérémonies festives ou séminaires et autres manifestations de ce genre. Dans la crypte les nouveaux propriétaires ont créé un centre de bien être et de balnéothérapie. Voici ce que l’on peut lire sur leur site :

“Avec la création d’un spa dans un cadre d’exception, la crypte de l’ancienne chapelle, l’hôtel de Paris propose sauna, hammam, jacuzzi, douches “Vichy”, hydrothérapie et flottarium avec toute la gamme de massages et soins du corps prodigués par un  personnel qualifié et diplômé. Ouvert aussi à une clientèle extérieure à l’hôtel.”

Et au-dessus de la crypte :

Le denier du diocèse de Rennes
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Pesant trois millions d’euros, le denier représente un tiers des ressources du diocèse de Rennes. La campagne de 2016 s’est élevée à 3,13 millions d’euros. Ces sommes contribuent intégralement à verser le traitement aux prêtres et religieux en activité dans les paroisses, régler leurs cotisations maladie et retraite et financer les maisons de retraite des prêtres retirés.

Cela finance 241 prêtres en activité (le salaire mensuel net d’un prêtre est de 910 € et son « coût de revient » annuel pour le diocèse d’environ 20 000 €) et 63 prêtres retirés; Il faut ajouter celle des futurs prêtres (douze séminaristes actuellement), les salaires des 88 employés de paroisses et de presbytères et les salaires des 67 laïcs en mission pastorale. Au total, les effectifs du diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo comptent plus de 400 personnes. Le budget diocésain grimpe même à près de 9 millions d’euros quand on ajoute les frais de fonctionnement des paroisses. Ces derniers sont principalement couverts par les quêtes (2,2 millions d’euros), les offrandes de cérémonies (1,4 million d’euros). Les legs, en baisse, pèsent encore 900 000 €.

On ne sait pas si parmi les 88 employés et les 67 laïcs, il y a des membres du MRJC…

Par ailleurs, le diocèse finance la fabrication de 4 statues, qui seront installées dans les pendentifs de la croisée du transept de la cathédrale. Laurent Esquerré, l’artiste sélectionné, va les sculpter en Italie. L’ensemble doit être inauguré pour Noël 2018. Le père Bernard Heudré, curé de la cathédrale et historien de l’Église au séminaire Saint-Yves, explique le projet :

« C’était prévu dès l’origine du projet de l’édifice. Mais, au début des années 1880, les travaux entrepris ont été arrêtés. Il aura fallu attendre presque 140 ans… ».

« Il s’agit d’un ensemble de statues en terre cuite qui représenteront les tétramorphes symboliques des quatre évangélistes, associés à des scènes tirées des Évangiles. L’homme pour saint Matthieu, le lion pour saint Marc, le taureau pour saint Luc et l’aigle pour saint Jean. »

Nouvelle église ou nouvelle Eglise
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Le diocèse de Rennes va dédicacer dimanche une nouvelle église… pour une nouvelle Eglise ?

 

Un nouveau complexe de nature soviétique, dans la pure veine de l’idéologie du MRJC et des admirateurs de Jean-Luc Mélenchon

Et pour les initiés (interprétez cela comme vous le voulez…), une invitation du samedi soir :

Dédicace de Notre-Dame du Lac à Ginko
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Dans le quartier Ginko à Bordeaux-Lac, l’église Notre-Dame-du-Lac a été consacrée dimanche 4 février par le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux, en présence d’Alain Juppé :


Ce sont les reliques de saint Simon Stock qui ont été placés au sein de l’autel.

Consécration du nouvel autel de la cathédrale de Saint-Denis
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L’installation du nouvel autel s’est déroulée durant la nuit du 13 janvier, la veille de la messe. L’autel a rejoint l’ambon dans le chœur de la basilique. Á plusieurs mètres au-dessus brille le lustre surmonté de la couronne royale. Mgr Delannoy a déclaré :

« Voilà près de neuf siècles que l’abbé Suger a voulu cette merveille gothique de pierre et de verre dans laquelle s’intègre parfaitement le projet de Vladimir Zbynovsky ».

On se demande d’où il tient cette conviction.

Le socle de l’autel est en travertin d’Arménie, une pierre sédimentaire qui a plusieurs centaines de millions d’années. Plus claire vers le bas, la roche est striée de brun. Elle est surmontée d’une dalle en verre optique.

« L’autelest le Christ lui-même. Depuis plus de 2000 ans, nous célébrons en mémoire de Lui. La croix de lumière qui traverse la pierre se reflète dans la crypte où reposent saint Denis et ses compagnons, martyrs au IIIe siècle »

Pour la messe, une nappe blanche a été mise sur le verre :

Le diocèse de Marseille vend une église pour 500 000€
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40 ans après sa fermeture au public, et après avoir échappé de justesse à plusieurs projets de destruction, l’église Saint-Martin d’Arenc fait l’objet d’un plan de sauvetage suite à un accord entre le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et le diocèse de Marseille. Mais cette église construite en 1913 deviendra un espace ultramoderne à vocation économique et culturelle, ouvert à la fois au public et aux entreprises.

Construite en 1913, cela signifie qu’elle appartenait bien au diocèse et non pas à l’Etat, puisqu’elle est postérieure à la loi de 1905. Le diocèse peut donc la vendre , apparemment sans regret, à la Ville de Marseille pour la coquette somme estimée à un demi million d’€. L’archevêque estime ainsi la « sauver ». Il ne manque pas d’audace. Plus facile d’empocher 500 000 € que de remplir une église… L’évangélisation c’est juste bon pour les communiqués officiels.

Selon les vues d’artistes, les trois niveaux de l’église accueilleront, disposés en passerelles et coursives, des espaces de travail partagés (co-working), des espaces d’exposition et de conférence, des boutiques, une buvette et une régie vidéo, le tout desservi par ascenseur. Une perspective qui enchante Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille:

“Détruire une église n’est jamais une solution. Et la population du quartier ne l’aurait pas compris. D’autant que cet édifice a une vraie cohérence. Avec ce projet, il sera le témoin du passé dans une ville en devenir ; une sorte de Saint-Patrick de Marseille”. “Elle était désacralisée de fait, reconnaît l’archevêque. Financièrement, nous n’avions pas les moyens de la remettre en état”.

Le diocèse va donc céder au Département l’édifice et sa parcelle de 3 000 m², pour la somme de 550 000€ (estimation des Domaines), tandis que la collectivité s’engage à investir 6,1 millions d’euros sur le site.

Source

Les dépenses pharaoniques du diocèse de Saint-Denis
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Suite à mon article sur les finances du diocèse de Saint-Denis, un lecteur nous écrit :

————–

Monsieur le Directeur,

Je lis sur Riposte Catholique que le diocèse de St Denis est en déficit de 900.000 €, parce que la population est pauvre. Disons plutôt que la population est toujours plus maghrébine, et qu’elle n’a pas l’idée – c’est bizarre, n’est-ce pas ? –  de donner au denier de l’Eglise.

Donc, le diocèse de Saint-Denis n’est pas plus riche que les diocèses d’Alger ou d’Oran. La belle affaire ! Il devrait faire des économies. Or, l’association créée par le diocèse de Mgr Delannoy pour restaurer le chœur a dépensé 700.000€ pour un nouvel autel et un nouvel ambon pour la cathédrale, franchement ignobles. 700.000 €, et non 400.000€, comme on a raconté. Un vrai scandale ! C’est un autel en pierre avec un trou de lumière en forme de croix au milieu, nappé d’une grosse couche de verre. L’idée de l’artiste slovaque Vladimir Zbynovsky, dont j’espère qu’il donne au denier de l’Eglise, est de laisser passer la lumière du jour au milieu du bloc de pierre qui constitue l’autel sur tombeau de Saint-Denis dans la crypte. Génial non ? Oui, et 700.000€. Et donc pas de nappe sur l’autel, vendredi saint perpétuel ! Par ailleurs aucun décor sur cet autel de très grand luxe, pas de croix, pas de chrisme, rien de rien : un bloc de pierre.

Et alors, comme toujours quand on gagne peu et qu’on dépense beaucoup, on n’a plus d’argent, et il ne reste plus qu’à pleurer et à dire qu’on ne peut pas nourrir ses prêtres.

Un chrétien du diocèse 

PS : selon mes informations, il faut revoir toute la voûte de la crypte, qui menace de s’effondrer sous cet autel druidique, d’autant que, pour le jour passe, il est prévu d’ôter la clé de voute de la crypte : faire tenir une voûte sans clé, c’est assez compliqué.

Voir l’oeuvre ici.

Mgr Bozo veut un avenir pour l’abbaye de Solignac
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Mgr Bozo, nouvel évêque de Limoges depuis début septembre, répond au Populaire du Centre à l’occasion de Noël. Extrait :

Vous êtes arrivés il y a trois mois, quelles sont vos premières impressions sur ce diocèse ?

Pour l’instant j’arpente le diocèse dans tous les sens. Toutes les fins de semaine je visite un presbytère. Je suis allé en Creuse, aux quatre coins de la Haute-Vienne et je suis toujours bien accueilli. Croyants ou non, les gens, les élus, les acteurs économiques, les agriculteurs me témoignent une grande sympathie qui me touche. Il n’y a pas beaucoup de chrétiens dans les deux départements mais ceux qui sont là savent pourquoi ils s’engagent.

Quels sont vos projets pour l’année ?

Je vais prendre en main le destin de l’abbaye de Solignac, vide depuis quelques années, et je vais tenter de trouver une solution pour donner un avenir à ce lieu.

Vous avez des pistes ?

Il y a des gens qui ont des projets. Malheureusement ces porteurs de projets ne prennent pas en compte la totalité du lieu. Je consulte, je reçois, j’écoute. Mais je souhaite que ce site reste entre les mains du diocèse. Il n’est donc pas question de le vendre.

 

 

Une abbatiale romane millénaire transformée en patinoire
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Certes, elle est désacralisée, mais c’est un signe des temps de l’Eglise qui est en France :

“Pour ces fêtes de fin d’année, Bernay (Eure) s’est dotée d’une patinoire, jusqu’au 7 janvier. Jusque-là rien de surprenant, tant les collectivités territoriales sont nombreuses à proposer ce genre d’animation en cette période de l’année. En revanche, le lieu choisi sort bel et bien de l’ordinaire. C’est en effet dans l’église abbatiale millénaire que la structure a été installée ! L’Union commerciale de Bernay est à l’initiative de cette animation, qu’elle finance l’intégralité de l’animation. La Ville, de son côté, a mis à disposition ce lieu sacré et chargé d’histoire. Un des fleurons des abbayes romanes normandes et nationales. Conçu pour s’adapter à votre mode de vie, le Nouveau T-Roc allie la prestance d’un SUV avec l’agilité d’une compacte sportive.

« C’est une première en France, affirme Jérôme Brière, le président de l’association des commerçants de Bernay. Compte tenu du lieu, cela n’a pas été simple. Nous avons obtenu malgré tout toutes les autorisations nécessaires, notamment de la part des services des Bâtiments de France. Ce monument est emblématique de Bernay et de la fondation de la ville. Il y avait donc énormément de contraintes à respecter. »

Quelque 200 mètres carrés de piste ont donc été positionnés sous la nef de l’abbatiale. Mais pas question, en ce lieu, de faire fonctionner une patinoire traditionnelle avec un système de refroidissement d’eau transformée en glace. Le monument, classé depuis 1862, interdit ce genre d’installation. Des plaques de polyéthylène auto-lubrifiées ont donc été découpées sur mesure et assemblées les unes aux autres. […]

Quant à la communauté chrétienne locale elle semble s’accommoder de cette animation, installée en ce lieu autrefois sacré. Le diocèse n’a pas donné suite à nos sollicitations, mais du côté de la paroisse de Bernay, cela ne semble guère émouvoir : « Ce n’est plus un lieu de culte depuis très longtemps et ce n’est pas plus dégradant qu’un concert ou un salon du meuble, comme il peut y en avoir régulièrement… » […]”

Mgr Renauld de Dinechin veut remplacer le mobilier de la cathédrale de Soissons
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Le mobilier liturgique du chœur de la cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais de Soissons est là depuis trente-cinq ans, soit depuis la période post-conciliaire. Mgr Renauld de Dinechin a décidé d’en changer. Une souscription est lancée auprès des diocésains pour acheter un autel, l’ambon, la cathèdre, les sièges, puis revoir la lumière et la signalétique. Le projet s’appelle « Entre ciel et pierre, un nouveau chœur ».

150 000 euros sont nécessaires pour cet aménagement. Mgr Renauld de Dinechin souhaite que, dans la ligne des bâtisseurs de cathédrales, chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice.

Une consultation d’architectes en lien avec la direction régionale des affaires culturelles (Drac) a été lancée et c’est Jean-Marie Duthilleul qui a été retenu pour réaliser ce grand chantier.

Et pourquoi ne pas réutiliser plus simplement le maître-autel ?

Parallèlement, Mgr de Dinechin a publié le 8 décembre une lettre pastorale pour les 3 prochaines années, intitulée “Se réjouir de ce qui commence” et accessible en ligne. Longue de 60 pages, on peut y lire :

J’attends de nos communautés chrétiennes une aide pour porter l’évangélisation des jeunes dans l’Aisne. Nous pouvons identifier trois cercles : le premier cercle concerne les jeunes chrétiens qui sont déjà actifs dans leur foi, certains ayant déjà entendu l’appel à la sainteté. Il s’agit de les soutenir dans cette sanctification. Un deuxième cercle concerne ceux qui fréquentent les institutions ecclésiales : ces lieux sont des espaces privilégiés pour une première annonce du Christ Sauveur. Un troisième cercle concerne la foule de ceux qui ne fréquentent pas les églises, mais qui sont mûs par une quête d’une vie meilleure. Tous sont aimés du Seigneur, mais la manière de les rencontrer n’est pas identique partout. Avec des modes d’action différents, il est bon de pouvoir se rendre présent sur ces trois cercles.

Je salue le bel investissement des éducateurs chrétiens dans nos paroisses, nos établissements scolaires et nos mouvements. Il est intéressant que des expériences missionnaires innovantes se cherchent et se créent. Ce sont des lieux où des chrétiens adultes ont besoin du soutien des prêtres pour accomplir leur mission éducative auprès des jeunes. Ce soutien fraternel des éducateurs est très attendu aujourd’hui.

Parce que les jeunes ont beaucoup évolué et changé depuis dix ans, nous sommes arrivés à une étape de redéploiement de notre pastorale de la jeunesse. Chaque communauté paroissiale demeure la première responsable des jeunes de son territoire et la célébration eucharistique en est la source du dynamisme missionnaire. Il est bon cependant qu’au niveau de la zone pastorale, une animation soutienne les initiatives des jeunes eux-mêmes et les actions autour des jeunes.

Mgr Aubertin a consacré la chapelle Saint-Martin
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Mgr Aubertin a consacré la chapelle Saint-Martin, le matin, comme prévu, dimanche 26 novembre, à Tours Nord, puis a procédé dans l’après-midi à son inauguration officielle. Voici son homélie :

Frères et Sœurs, chers amis,

Nous voici rassemblés dans ce sanctuaire édifié au cours de cette année où nous avons célébré le 1700e anniversaire de la naissance du Saint Patron de notre diocèse, de notre ville, de cette nouvelle chapelle, saint Martin.

Nous voici rassemblés autour de cet autel qui signifie la présence du Christ…

Rassemblés devant cette croix qui nous rappelle à la fois le témoignage suprême d’un corps livré, d’un sang versé par amour et signe de la glorification du Fils par le Père,

Rassemblés devant ce baptistère, mémorial de notre baptême,  signe de l’adoption divine de chaque nouveau baptisé,

Rassemblés devant cet ambon lieu de la proclamation de la Parole de Vie.

Nous allons procéder à la consécration de cet autel et de cet édifice, moment où, si je puis dire, Dieu va prendre possession de ce lieu pour en faire un lieu saint, un lieu d’édification  du temple spirituel qu’est son  Eglise, un lieu où se construit ce corps que nous formons, ce corps dont le Christ lui-même est la tête.

Les lectures qui ont été proclamées nous redisent avec force ce que nous célébrons : certes une liturgie au cours de laquelle nous signifions la vocation de ce lieu saint par ce qui va y être célébré, mais plus encore, un lieu qui a pour fondation le Christ lui-même, ce Christ que Pierre a reconnu et proclamé comme le Fils du Dieu vivant, le Messie annoncé par les prophètes.

Saint Paul nous a rappelé que si ce bâtiment est beau, si ce bâtiment nous élève, s’il favorise la prière, l’intériorité, il est  avant tout le signe de ce sanctuaire dont l’Esprit Saint a pris possession à notre baptême… il est le signe de ce Corps que nous sommes appelés à former, à unifier, à faire grandir autour du Christ. Si nous avons pris soin de faire en sorte que ce sanctuaire construit de main d’homme soit beau – et nous pouvons rendre grâce qu’il réponde à toutes nos attentes – n’oublions pas que nous devons mettre le même soin, le même zèle, le même amour pour nous laisser édifier par le Christ lui même,  nous devons mettre le même zèle, la même ardeur, le même soin pour édifier cette communauté dans laquelle nous vivons.

Si dans ce nouveau quartier nous avons voulu qu’un signe fort soit présent, rappelons nous qu’il n’aurait guère de sens s’il n’était habité par une communauté fervente, joyeuse, heureuse de vivre la foi dont elle est porteuse, heureuse de partager son espérance, heureuse de témoigner de son amour pour l’AUTRE, mais également pour tous les autres.

Si le bâtiment église interpelle par sa présence, la communauté qui l’anime reçoit une mission forte de témoignage, d’engagement, de service.

La lecture du chapitre 8 du livre de Néhémie vient de nous a relater cet épisode important de la vie du peuple d’Israël…

Après un temps de désolation, de destruction, de déportation même voici que sous l’instigation de deux empereurs de Perse Cyrus et Darius le temple de Jérusalem a pu retrouver sa splendeur première. Néhémie nous décrit avec quelle émotion  l’assemblée a vécu cette célébration au cours de laquelle la Parole de Dieu a pu être proclamée et expliquée, partagée.

Frères et sœurs nous vivons en ce moment même quelque chose d’analogue : voici que cette maison va retentir de la proclamation de cette même Parole, voici qu’ici même elle sera commentée, expliquée, confrontée avec notre propre vie. Voici qu’en ce lieu le Verbe de Dieu prendra Corps et se livrera à nous pour nous communiquer sa Vie.

Ici même naîtront de nouveaux baptisés, des choix de vie seront engagés, des chrétiens seront confiés à la tendresse miséricordieuse de Dieu… cette maison deviendra un lieu de réconciliation, de consolation… de prière et de paix.

Rendons grâce pour le don qui nous est fait, sachons nous montrer dignes de Celui qui est la fondation même de cet édifice… il nous rassemble autour de la table de son Eucharistie, la table de sa Parole… qu’il nous conduise tous à la table de son banquet céleste.

Ce n’est plus une église…
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L’église Saint- Bernard de Lyon est au centre d’une bataille entre la municipalité et des catholiques. Construite au 19e siècle pour les canuts de la croix rousse, elle devrait devenir un complexe d’affaire.

On apprécie le commentaire du représentant du diocèse de Lyon, ravi que des églises soient désacralisées pour se transformer en “centres de croissance”…

Mgr Malle abandonne le projet pharaonique de Mgr di Falco
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Monseigneur Xavier Malle, évêque de Gap et d’Embrun, devait régler le sort du projet de nouvelle église du Laus, initiée par Mgr di Falco Léandri, qui avait annoncé en novembre 2016 “qu’il reviendrait à son successeur de décider de la continuation du projet”.

La nouvelle église se composait deux parties : l’une semi-enterrée accueillant les chapelles et sacristies, la seconde émergente accueillant la nef. Un projet au coût exorbitant de 21 millions d’euros… Mgr Malle y a renoncé :

« Le diocèse espérait que le projet pourrait être entièrement financé par ces dons. Or la crise économique a sans doute contraint les grands et moyens mécènes contactés par mon prédécesseur, à refuser leur contribution ou la limiter en deçà des sommes espérées ».

« Après étude, il s’est révélé la cause de surcoûts très importants du fait des contraintes de terrassement et d’ancrage à mi-pente d’un ravin d’un aussi large édifice ».

Une version à la baisse a été étudiée mais qui s’est révélée encore une fois trop onéreuse (10 millions d’euros).

Source

Rassemblement pour le maintien de la croix à Ploërmel
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Né d’une volonté de quelques ploërmelais opposés à la décision du conseil d’État, le collectif #TouchePasMaCroix organise le dimanche 26 novembre à 15h un grand rassemblement de soutien à la statue et sa croix à Ploërmel.

La mobilisation pour la manifestation enregistre déjà un grand succès sur les réseaux sociaux. En moins d’une semaine, 2000 personnes ont signé l’appel du collectif #TouchePasMaCroix sur Change.org. Des personnes ont prévu de venir de très loin, de Normandie, de Sarthe, de Vendée, à cet événement qui fera date.

Le collectif #TouchePasMaCroix à l’honneur et le plaisir de convier la presse et les médias au rassemblement pour le maintien de la statue et de sa croix. Plusieurs élus et personnalités locales ont apporté leurs soutien à l’appel du Collectif #TouchePasMaCroix Lors de cette manifestation unitaire et transpartisane, des orateurs de plusieurs organisations politiques, syndicales ou associatifs ont été convié. La liste définitive des orateurs est entrain d’être finalisé et sera transmise à la presse et au média en milieu de semaine prochaine.

“La loi de 1905 garantit un équilibre entre les pouvoirs publics et l’Église”
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Évêque de Séez et responsable du groupe de travail « Les églises, un nouvel enjeu pastoral », Mgr Jacques Habert, répond aux questions de La Croix suite à la proposition de Stéphane Bern de « faire payer l’entrée des cathédrales ».

Comment réagissez-vous la proposition de Stéphane Bern – chargé par le président de la République d’une mission sur le patrimoine – de faire payer l’entrée des cathédrales pour en financer l’entretien et la restauration ?

D’emblée, une telle proposition entre en contradiction avec la loi de 1905 sur la séparation entre l’Église et l’État. La loi spécifie, en effet, que l’État, propriétaire des lieux de cultes construits avant 1905 en donne l’affectation « gratuite, exclusive et permanente » à l’Église. En faire payer l’entrée contreviendrait donc à la première de ces conditions. Or, nous devons garder à l’esprit que cette loi, fruit d’un long processus engagé dès la Révolution, garantit depuis plus de 110 ans un équilibre entre les pouvoirs publics et l’Église qui vivent ainsi en bonne intelligence. Toute décision qui la remet en cause pourrait être lourde de conséquences…

Pour autant, Stéphane Bern soulève une vraie et bonne question, celle de l’entretien très coûteux des édifices religieux, petits et grands, célèbres ou moins connus. Cette question financière se pose en permanence comme nous l’avons constaté en travaillant sur ce dossier, en 2012-2013, avec le ministère de la culture pour identifier les problèmes et imaginer des solutions.

Stéphane Bern dit s’inspirer de modèles étrangers comme le Royaume-Uni ou l’Italie…

Certes. Mais dans ces pays, l’Église est propriétaire des édifices et définit donc elle-même ses choix quant à leur accès, payant ou gratuit. On ne peut donc calquer ces exemples sur notre réalité singulière régie par la loi de 1905.

Certains lieux de culte font pourtant déjà payer la visite de leur trésor ou de leurs tours, organisent des concerts payants… Qu’en pensez-vous ?

Une fois bien spécifié qu’une église ou une cathédrale n’est pas un musée, mais un lieu de recueillement ouvert à tous, il est vrai que, sous certaines conditions qui n’entravent pas cette ouverture, tel ou tel espace bien défini peut se visiter en payant un droit d’entrée dans la mesure où cela ne gêne pas l’accès général. Il s’agit alors d’une pratique culturelle et non plus cultuelle.

Ressentez-vous un intérêt du public, chrétien ou non, pour le patrimoine religieux ?

Indéniablement ! Ce dimanche, dans mon diocèse, nous avons célébré la rénovation du clocher de l’église de Seton en présence du maire du village, d’un représentant du sénateur… de catholiques et de beaucoup d’autres personnes. Tous étaient réunis par leur attachement à ce patrimoine qui concerne chacun, pratiquant ou non. Voyez l’engagement et le courage des innombrables associations qui font vivre ce patrimoine. Elles déplorent souvent le manque de moyens mais ne baissent pas les bras pour autant.

Payer pour entrer dans une cathédrale ?
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C’est l’idée émise par Stéphane Bern, chargé par le président de la République Emmanuel Macron d’une mission de six mois, pour établir une liste des monuments et des bâtiments en péril et identifier les trésors méconnus du patrimoine français. Depuis la loi de spoliation de 1905, l’Etat est propriétaire des églises et c’est à lui d’entretenir les cathédrales (les églises sont à la charge des communes).

La Conférence des évêques de France s’oppose à rendre payant l’entrée des édifices :

Alors que la question de rendre payante l’entrée des cathédrales a été posée, l’occasion est donnée de rappeler certains points importants pour l’Eglise catholique.

Les cathédrales érigées avant 1905 sont propriété de l’Etat tandis que l’Eglise catholique en est affectataire. La Loi de 1905 rappelle que, si l’État est propriétaire des lieux de culte, ceux-ci restent affectés au culte de façon permanente, totale et gratuite. La loi précise encore que « la visite des édifices et l’exposition des objets mobiliers classés seront publiques : elles ne pourront donner lieu à aucune taxe ni redevance » (art.17).

En outre, les cathédrales, alors même qu’elles font partie du patrimoine culturel de la France, sont avant tout des lieux de prière et de culte dont l’accès doit être libre. En notre époque de bruit et de tribulations, les cathédrales constituent des lieux de paix et d’intériorité, proposés à tous.

Rendre leur accès payant entamerait la dimension de gratuité que comporte la proposition de la foi, la rencontre avec Dieu, dont les édifices religieux peuvent constituer un cadre. Parce que les cathédrales sont des lieux d’expression de la spiritualité catholique – notamment dans sa dimension artistique -, leur accès libre est aussi un accès libre à la foi chrétienne.

Les cathédrales sont des lieux d’expression d’une foi vivante, pas des musées.

Pour autant, l’entretien des cathédrales est une préoccupation croissante pour l’État comme pour l’Église. Et il est bien souvent urgent de trouver des ressources nouvelles pour accompagner l’Etat dans sa responsabilité d’entretien de ces édifices. Avec les catholiques, ce sont les français et tous les visiteurs qui peuvent être sollicités pour participer librement, par leur générosité, à la sauvegarde de ce patrimoine tant historique, artistique que spirituel. Déjà, des organismes existent pour la sauvegarde de ce patrimoine.

Consécration de l’abbatiale bénédictine du Pesquié
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Plusieurs centaines de personnes ont participé, dimanche après-midi, à la cérémonie de dédicace de l’église de l’abbaye du Pesquié en Ariège par Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix en présence de Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux, ancien évêque de Pamiers et Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban.

L’Abbaye Notre-Dame du Pesquié, composée d’une cinquantaine de moniales bénédictines, est installée à une dizaine de kilomètres de Foix. La première pierre de l’abbatiale a été posée le 11 novembre 2010. La dédicace vient comme un sceau et une bénédiction de Dieu sur l’œuvre accomplie depuis 25 ans au cœur de l’Ariège. Plus encore, elle est une ouverture à l’Église entière, un appel à édifier toujours davantage le Corps du Christ, dans la communion des Saints.

Le parvis a été réalisé au début du mois d’août. Les travaux ont été menés de main de maître par l’entreprise Pimenta. Le 8 septembre, Monsieur Bagna, orfèvre de Rochefort-sur-Loire, apporte le tabernacle qu’il a réalisé. Il prépare les appliques des cierges qui seront posées sous les croix de Dédicace. Monsieur Vidal restaure un ancien bénitier avec son art habituel toujours inventif et le place à l’entrée des fidèles sur un support de ferronnerie finement travaillé en feuille de lauriers.

Parallèlement, vingt croix en granit sont plantées au cimetière à la place des croix de bois qui n’ont pas résisté aux intempéries. Les dalles de pierre portant les noms des moniales d’Ozon maintenant au Pesquié, sont aussi nettoyées et rénovées.

La galerie qui viendra rythmer la façade nord du bâtiment donnant sur le parvis, a été montée et les travaux du parking ont bien avancé.

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Inauguration de la chapelle rénovée du Saint-Pilon au sommet du massif de la Sainte-Baume
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Samedi, Monseigneur Rey est monté jusqu’à ce haut lieu de la chrétienté sur la crête du massif de la Sainte-Baume. Un lieu de dévotion, mais aussi un site patrimonial emblématique du futur Parc naturel régional.

Suzanne Arnaud, la dévouée maire de Riboux, minuscule village niché au pied du massif de la Sainte-Baume, était envahie par l’émotion samedi matin au moment de monter dans l’hélicoptère qui allait la conduire à la chapelle du Saint-Pilon, à 994 mètres d’altitude. Là-haut, quelque trois cents pèlerins, randonneurs, bénévoles et élus, venus de tout l’ouest-Var et montés à pied depuis l’hostellerie de la Sainte-Baume à Plan-d’Aups ou de Riboux, étaient au rendez-vous pour l’événement: l’inauguration et la bénédiction de cette chapelle née en 1493, point culminant du pèlerinage dit “chemin des Roys” menant de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à la grotte de Sainte Marie-Madeleine.

Elle avait décliné avec le temps, après avoir été ravagée durant la Révolution, avant sa rénovation, financée en très grande partie par la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, présidée par Ferdinand Bernhard. Ce chantier exceptionnel a nécessité 60 tonnes de matériel héliporté, dont douze palettes de pierres d’Espeil taillées en atelier par des compagnons. Un chantier hors du temps, sans eau et sans électricité, sans route, mené en deux phases durant les étés 2015 et 2017.

L’évêque du diocèse de Fréjus/Toulon Monseigneur Dominique Rey, qui avait effectué d’un pas de marcheur entraîné la montée jusqu’à la crête du massif, a ensuite béni la chapelle du Saint-Pilon: “Que ce soit un lieu de paix, de fraternité, et de rencontre avec le Seigneur”.

Une troisième tranche de travaux est prévue sur le site de la chapelle du Saint-Pilon en 2018. Marielle Serre, chef de projet depuis 2013 de la restauration de la chapelle, annonce :

“La statue provisoire en plâtre de Marie-Madeleine va être remplacée par une statue en marbre blanc de Carrare, grâce au mécénat de l’architecte Rudy Ricciotti. Et nous allons terminer de restaurer la table d’orientation”.

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La cathédrale ce “lieu de rassemblement du diocèse”
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A l’occasion du 25e anniversaire de l’inscription de la cathédrale de Bourges au patrimoine de l’UNESCO, la cathédrale de Bourges a offert un concert de récital d’orgue à partir de chansons de Jacques Brel. Un grand écran cachait l’autel.

Monseigneur Maillard, archevêque de Bourges, a donné un entretien au journal local :

Une église bien rénovée dans le diocèse d’Arras
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Aux Hemmes-de-Marck, l’église Saint-Joseph a fait l’objet de vastes travaux de rénovation. L’édifice, magnifiquement restauré, a été inauguré ce samedi lors d’une messe, en présence de Mgr Jean-Paul Jaeger. Les murs ont été peints en bleu et blanc avec la bénédiction des architectes des Bâtiments de France.

L’église Saint-Joseph, dans le hameau des Hemmes-de-Marck, a vu le jour en 1869, grâce au financement de fidèles au premier rang desquels figurent les marins-pêcheurs. Attaquée par le vent et la pluie, l’église a souffert. Sa rénovation complète (couverture en ardoise, chauffage par le sol, réfection de l’intérieur, du chevet, de la nef et du clocher) a été décidée par l’ancien maire Pierre-Henri Dumont. Les travaux, pour presque 1,5 M€, ont commencé fin 2015. Ils ont pris fin cet été.

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