Nonce

Mgr Nicolas Thévenin nommé nonce apostolique en Égypte
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Mgr Nicolas Thévenin, né en 1958 en Haute-Marne et ordonné prêtre en 1989 pour la Communauté Saint-Martin, travaille pour le service diplomatique depuis le 1er juillet 1994. Il a notamment œuvré en Inde, en République démocratique du Congo, en Belgique, à Cuba et en Bulgarie, avant de revenir à Rome en 2005. Après un passage par la Section pour les Relations avec les États, il rejoint en 2006 le secrétariat particulier du cardinal-Secrétaire d’État Tarcisio Bertone.

En 2010, il est érigé au rang de protonotaire apostolique et rejoint la Préfecture de la Maison pontificale. En janvier 2013, il fera partie des derniers évêques ordonnés par Benoît XVI, qui le nomme alors nonce apostolique au Guatemala.

Mgr Nicolas Thévenin fait partie des quatre nonces apostoliques de nationalité française actuellement en poste, avec

  • Mgr Christophe Pierre (nonce apostolique aux États-Unis),
  • Mgr Jean-Marie Speich (nonce apostolique en Slovénie et délégué apostolique pour le Kosovo),
  • Mgr Alain Lebeaupin (nonce apostolique auprès de l’Union européenne, à Bruxelles).
Le nonce apostolique nie les accusations
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Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique à paris,  a été accusé d’attouchements par quatre hommes. Confronté à l’un des plaignants, Mgr Luigi Ventura a nié les faits qui lui sont reprochés.

En février un jeune cadre de la mairie de Paris s’était plaint d’attouchements répétés du nonce apostolique – des “mains aux fesses” – lors d’une cérémonie des vœux aux autorités diplomatiques en janvier. Il faut avouer qu’on a un peu de mal à y croire… C’est assez grotesque. Deux autres plaignants s’étaient ensuite manifestés et avaient relaté des faits similaires, et une quatrième plainte a été déposée par un autre homme.

L’évêque, âgé de 74 ans, était confronté à plusieurs des plaignants mercredi et jeudi matin. La première confrontation a duré 45 minutes au siège de la police judiciaire, à Paris. Dans le bureau, face à un commandant de police et à quelques mètres de l’un des plaignants, le nonce apostolique a contesté lui avoir mis une main aux fesses en pleine cérémonie officielle, il y a un an à la mairie de Paris.

Mgr Ventura avait déjà été entendu à sa demande par la police judiciaire à la mi-avril. L’évêque a répondu en français aux côtés de son avocat.

Le Saint-Siège n’aurait pas l’intention de lever son immunité diplomatique, malgré la demande des autorités françaises.

Mgr Jean-Marie Speich nommé nonce apostolique en Slovénie
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Mgr Jean-Marie Speich, ancien chef de la section francophone de la secrétairerie d’État, de tendance ratzinguérienne, avait été nommé en 2013 nonce apostolique au Ghana par le Pape François qui lui a attribué le siège titulaire de Sulci avec la dignité d’archevêque. Né en France, à Strasbourg, en 1955, il a été ordonné en 1982 pour ce même diocèse. Il s’est spécialisé en droit canon. Il est entré au service de la diplomatie du Saint-Siège en 1986. Il a travaillé en Haïti, au Nigeria, en Bolivie, au Canada, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Egypte, en Espagne, à Cuba.

Son ordination épiscopale lui avait été conférée le 24 octobre 2013 en la Basilique Sainte-Marie-aux-Martyrs par Sa Sainteté le Pape François. C’est un Français qui a été le premier évêque sacré par le Pape François. Sa devise épiscopale est “Wi i kan !” (traduit de l’alsacien, cela signifie en français : “comme je peux”). Il s’agit de l’antique devise familiale, Mgr Speich étant originaire d’une très ancienne famille alsacienne connue depuis le XIIIème siècle.

Le 19 mars 2019, le pape François a nommé Mgr Jean-Marie Speich, nonce apostolique en Slovénie. L’archevêque est aussi nommé délégué apostolique pour le Kosovo.

Pas de réforme en vue pour la “curie” de la CEF
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L’Assemblée plénière des évêques de France du printemps prévue à Lourdes du mardi 19 matin au vendredi 22 mars midi 2013, a été reportée, en raison du Conclave qui se tenait à Rome à la mi-mars. L’Assemblée plénière se tiendra à Paris, en la Maison de la Conférence des Evêques de France du 16 au 18 Avril 2013.

Outre la finalisation du document très attendu sur les écoles catholiques, cette assemblée entérinera surtout la fin du mandat du cardinal André Vingt-Trois. Il devrait être remplacé par l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, actuel vice-président de la CEF, afin que le noyau dirigeant de la CEF reste aux commandes. Certes, le cardinal Philippe Barbarin aurait quelques velléités à remplacer son confrère parisien, mais son caractère trop indépendant l’empêche d’avoir suffisamment de soutien. Et comme aucun candidat alternatif ne se dégage, ni à gauche (malgré l’ambition de certains, à Rennes ou à Clermont, qui attendent leur heure) ni à droite, par manque de soutiens, la succession du cardinal Vingt-Trois ne devrait être qu’une formalité, sauf évènement imprévu.

On a beaucoup parlé de la réforme nécessaire de la curie romaine lors du conclave. En France, la règle, c’est que l’on ne change rien. Le noyau dirigeant -ou la curie de la CEF- reste en place. Et elle restera en place, tant que Rome ne changera pas sa façon de procéder aux nominations épiscopales. Le nonce, Mgr Luigi Ventura, qui avait donné beaucoup d’espoir, s’est avéré très décevant, allant jusqu’à faire regretter son prédécesseur  Mgr Baldelli.

Néanmoins, on peut légitimement penser que la réforme de la curie, qui se profile sous l’égide du pape François Ier, pourra à terme apporter un changement dans le processus de cooptation des évêques français, d’autant que le vivier de prêtres des années 70 tant à être remplacé par une nouvelle génération, formée sous Jean-Paul II et Benoît XVI.

Installation du nouvel évêque de Pontoise
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Le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France, installeront officiellement Mgr Stanislas Lalanne comme évêque de Pontoise le 6 avril à 17h. La cérémonie se déroulera au Hall Saint-Martin de Pontoise en présence de près d’une vingtaine d’évêques, de 200 prêtres et de 4000 fidèles.

Dimanche 7 avril, Mgr Lalanne célébrera pour la première fois en tant qu’évêque de Pontoise une messe dans la cathédrale Saint-Maclou, où il prendra possession de sa cathèdre.

Le CCFD est-il complice de la violation de la nonciature ?
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Le blogue “Le terrorisme pastoral” revient sur l’occupation de la nonciature à Paris par un collectif d’immigrés clandestins, renommés “sans-papiers” par la grosse presse, comme s’ils avaient perdus leurs passeports, cartes d’identité, alors qu’ils ont simplement violé la loi en entrant de façon illégale sur le territoire français. Cet acte constitue, outre un délit, une injustice à l’égard des immigrés qui ont respecté cette même loi.

Notre blogueur remarque donc que l’épiscopat français est resté bien silencieux sur cette violation du droit international, puisque la nonciature est une ambassade et qu’elle jouit normalement (sauf en France ?) de la même immunité. Or, il faut remarquer que les immigrés sont manipulés par une association intitulée “9e collectif”, lequel a pour soutiens, outre des associations de type antiracistes, le GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés). Et le GISTI qui “existe depuis 1972, est financé depuis plusieurs dizaines d’années… par le CCFD !” Accessoirement, il est aussi financé par la mairie de Paris et la Région Ile de France, qui se retrouvent ainsi impliqués dans cette violation du droit international.

Monseigneur Nicolas Thévenin nommé nonce au Guatémala
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Nicolas Thevenin,Membre de la Communauté Saint-Martin, Monseigneur Nicolas Thévenin, 54 ans, recevra ce dimanche 6 janvier l’ordination épiscopale des mains de Benoît XVI lors d’une messe en la solennité de l’Epiphanie en la basilique Saint-Pierre à Rome. Le 15 décembre, le Pape a nommé ce haut responsable de la Curie romaine archevêque Titulaire d’Eclano et Nonce Apostolique. La destination de ce diplomate du Saint-Siège est connue depuis ce samedi matin, Mgr Thévenin est envoyé au Guatemala.

Par ailleurs, le Pape a nommé ce samedi 5 janvier Mgr Jean-Paul Gobel, l’archevêque de Galazia en Campanie, nonce apostolique en Egypte et délégué du Saint-Siège auprès de l’Organisation de la Ligue Arabe. Il était depuis 2007 nonce apostolique en Iran. Né en 1943 à Thonon en Haute-Savoie, Jean-Paul Gobel a été ordonné prêtre en 1969 et a étudié à l’Académie pontificale ecclésiastique à Rome, avant d’être envoyé comme attaché de nonciature en Australie en 1974. Mgr Gobel a été nommé ensuite nonce apostolique notamment en Géorgie, en Arménie et en Azerbaïdjan. Il a ensuite été “ambassadeur” du Saint-Siège au Sénégal et différents pays de l’ouest africain de 1997 à 2001 avant de partir pour le Nicaragua et l’Iran.

Source : radiovaticana

Un Français nommé nonce près l’Union européenne
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Samedi 23 juin, Benoît XVI a nommé Mgr Alain-Paul Lebeaupin, Nonce apostolique près l’Union Européenne. Mgr Lebeaupin était Nonce au Kenya et Observateur permanent près l’UNEP et l’UN-Habitat (ONU).

Alain Lebeaupin est né le 2 mars 1945 à Paris. Il a été ordonné prêtre le 28 juin 1975 par Mgr Jean Mouisset pour le diocèse de Nice après des études au Séminaire pontifical français de Rome. Il est diplomé en droit : doctorat en droit civil et masters en droit canon et en théologie.

L’abbé Alain Lebeaupin entre dans les services diplomatiques du Saint-Siège en 1979. Il travaille à la mission d’observation du Saint-Siège aux Nations unies à New York (1979 – 1982) puis, à la nonciature apostolique en République dominicaine (1982 – 1985) et à la délégation apostolique au Mozambique (1985 – 1989).

Il est appelé à la secrétairerie d’État et est affecté à la représentation du Saint-Siège auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de 1989 à 1998. Le 27 mars 1996, il est également chargé d’affaires à la nonciature apostolique près l’Union européenne. Le 7 décembre 1988, il est nommé archevêque titulaire de Vico Equense, et nonce apostolique en Équateur. Il reçoit l’ordination épiscopale du pape Jean-Paul II le 6 janvier 1999.

Le 14 janvier 2005, il est transféré à la nonciature apostolique au Kenya et devient également observateur permanent au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ainsi qu’au Programme des Nations unies pour les établissements humains (UN–HABITAT). Il arrive au Kenya le 28 avril 2005.

Vers la fin des évêques auxiliaires ?
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Le Nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura, a fait nommer dernièrement plusieurs évêques auxiliaires à la tête de diocèses : à Saint-Claude (Mgr Jordy, venu de Strasbourg), Nevers (Mgr Brac de La Perrière, venus de Lyon), Poitiers (Mgr Wintzer, auxiliaire de ce même diocèse), Dax (Mgr Gaschinard, de Toulouse) et à Tarbes-Lourdes (Mgr Brouwet, venu de Nanterre), ce dernier, nommé au grand dam du cardinal Vingt-Trois, qui voulait y placer un candidat à lui – il a tout de même 5 auxiliaires, dont Mgr Pollien, qui a 75 ans cet année et qui ne sera donc jamais nommé à la tête d’un diocèse…

Ce qui est notable, c’est qu’aucun de ces évêques auxiliaires n’a été remplacé depuis. Et visiblement, Rome n’est pas pressé de le faire.

Mais il convient d’ajouter que les évêques qui ont vu partir leur auxiliaire ne sont pas non plus pressés de réclamer un remplaçant. Par crainte sans doute de voir nommé un prêtre issu de cette nouvelle génération conservatrice, voire, horresco referens , ratzinguérienne.

Monseigneur Daucourt, évêque de Nanterre, qui avait lui-même réclamé au pape un auxiliaire en 2007 :

“Je vois bien, en effet, que je n’arrive pas à être suffisamment présent auprès de certaines communautés ou en certaines circonstances, en raison des nombreuses obligations qui sont les miennes dans et hors du diocèse”

… avait vu arriver le jeune curé de Neuilly-sur-Seine, préféré aux vicaires épiscopaux qui rêvaient -et rêvent encore- de la mitre. Aussi, Mgr Daucourt ne demandera pas de nouvel évêque auxiliaire et ne nommera pas non plus de second vicaire général en plus du père de Woillemont, qui occupe actuellement ce poste. Pourtant, les tâches sont toujours importantes. Mgr Daucourt invoque la pénurie de prêtres :

“Je n’arrive pas à trouver suffisamment de curés résidents pour l’automne pour les paroisses du diocèse. Je ne vois pas pour le moment comment je peux faire pour prendre un vicaire général dans le diocèse, qui serait certainement un des curés, alors que l’on en manque. Nous avons décidé, avec le vicaire général, que nous allons tous les deux participer à cette pénurie de prêtres et que nous allons en porter un peu plus, dans la mesure du possible.”

Mais cette pénurie existait déjà en 2008…

A qui confier l’ingouvernable diocèse de Poitiers ?
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Dans un article de jeudi dernier, le 22 septembre, je faisais état de la « rumeur Pansard » : l’évêque de Chartres ferait partie des candidats potentiels pour le siège métropolitain du Poitou. Ce diocèse attend la nomination du successeur de Mgr Rouet depuis le 13 février. Les noms circulent. Le nonce consulte, pèse. Mais, il se pourrait bien, qu’à ce jour, rien ne soit encore réglé. Et les rumeurs se lèvent, circulent, enflent.

C’est au point que Mgr Pascal Wintzer, évêque auxiliaire de Poitiers, administrateur apostolique, s’est cru obligé de publier un communiqué, le 27 septembre, sur le site du diocèse, repris le 29 septembre par La Croix (et Isabelle de Gaulmyn, folle de rage que des sites osent braver le prêt-à-penser de La Croix, en profite pour fustiger les poubelles d’Internet, allant jusqu’à évoquer le souvenir de La Sapinière…), communiqué dans lequel il rappelait l’engagement conciliaire irréversible du diocèse. Tout le monde a compris, à Poitiers, qu’il se faisait l’écho de la peur panique qui anime les hommes d’appareil du lieu devant la perspective d’une nomination vraiment ratzinguérienne. En réalité, rumeurs, communiqué, ont pour ainsi dire valeur de « votes » de la part de ceux qui les diffusent.

Il faut dire que Mgr Rouet a laissé derrière lui de véritables champs de mines :

–         Le fameux « décret paroisses », dont tout le monde a entendu parler : une équipe de cinq responsables, (femmes et hommes laïques) est constituée comme noyau d’une « communauté chrétienne de base », à laquelle se joignent dix à vingt autres personnes ; des « ministères reconnus » sont conférés par l’Évêque aux cinq principaux responsables laïcs ; un prêtre « accompagne » toutes les communautés de base d’un secteur donné mais laisse à chacune le soin de se prendre en charge.

–          Une situation financière particulièrement tendue (les finances sont dans le rouge, car comme on le sait, les prélats de gauche sont fort dépensiers).

–      Une équipe de régents diocésains particulièrement conciliaires, que l’administrateur, qui fut nommé pour tenter d’« équilibrer » Mgr Rouet, s’avère incapable de dominer.

L’abbaye bénédictine de Ligugé, principale communauté religieuse du diocèse, ne serait semble-t-il pas fâchée d’une nomination « recentrée ». Mais la tendance traditionnelle est très bien représentée dans le diocèse, et elle sait qu’elle a pour elle l’avenir. D’où une attente très grande et une tension extrêmement forte : ces prêtres, dont un certain nombre sont des jeunes prêtres estiment qu’un redressement est encore possible et ils ne veulent en aucune façon que la démolition du diocèse continue. Ils le disent et le font savoir. Contre le « décret paroisse », un des meilleurs avocats ecclésiastiques de France a introduit les recours nécessaires en cour de Rome. Avec un appui inattendu : le P. Alphonse Borras, canoniste belge aux idées avancées, spécialiste du droit des paroisses, ne se prive pas de dénoncer le caractère fantaisiste du décret Rouet. Le nonce apostolique attend-il l’aboutissement de la procédure – c’est-à-dire, selon toute vraisemblance, l’annulation de ce texte épiscopal – pour enclencher la nomination d’un archevêque ?

Mgr Luigi Ventura, considéré lors de son arrivée en France comme un nonce franchement ratzinguérien, ne s’est en définitive véritablement réservé qu’une fraction de nominations « centristes » modérés (Sées, Albi, Montpellier), et il s’est plié, pour les autres nominations, au système d’autoreproduction de notre épiscopat. Mais depuis le faux pas retentissant de la stupéfiante nomination Fonlupt à Rodez, il se sait attendu, tant à Rome qu’en France, sur la nomination cruciale de Poitiers et sur le signe qu’elle va donner. Dans ce climat, elle finit par prendre une telle importance morale et symbolique, qu’elle pourrait devenir une nomination « réservée », c’est-à-dire faite concrètement par le Pape lui-même, comme pour les grands sièges, Milan, Paris, Lyon.

Un archevêque ratzinguérien pour le siège de saint Hilaire ? Il faudrait un héros, prêt à prendre le risque de s’enliser dans le marais poitevin.

L'étrange conception du corps mystique du Christ de Mgr Fonlupt
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Mon confrère bien informé d’Osservatore vaticano n’aura pas attendu longtemps une confirmation à propos des rumeurs entourant l’hétérodoxie de Mgr François Fonlupt, nouvel évêque de Rodez. Une conformation qui entache les services de la nonciature. Voici un extrait du courrier :

Comme vous le savez, le diocèse de Clermont, dirigé par Mgr Simon, est l’un des plus progressistes de France, mais au sein de ce diocèse, l’abbé François Fonlupt était à la pointe de la pastorale la plus subversive. […] Tous ceux qui le connaissent savent qu’il a tenu des propos inadmissibles du point de vue catholique sur la famille (les divorcés « remariés » civilement) ou sur le dialogue interreligieux, qui auraient dû attirer l’attention des autorités romaines et tout d’abord de la nonciature apostolique. On a peine à croire que cette dernière ait fait une quelconque enquête à son sujet ?

Je ne vous citerai qu’un seul point. L’abbé François Fonlupt a publié un article intitulé « Communion fraternelle et communion au Corps du Christ », dans la revue Chercheurs de Dieu, organe du Service national de la Catéchèse et du Catéchuménat, n° 161, de mars 2007, « Entrer en catéchuménat. Jeudi saint et catéchuménat », pp. 24-25. Ce court article (François Fonlupt fait toujours bref, mais… dense) entend souligner l’importance de l’accueil de la communauté chrétienne célébrant l’eucharistie pour permettre aux catéchumènes de discerner le Corps du Christ. Comme on le sait, l’une des manières d’exprimer ce qu’est la grâce sacramentelle propre du sacrement de l’eucharistie, la res comme disent les théologiens, est d’expliquer que la réception de la communion consolide l’unité du corps mystique : « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, à nous tous nous ne formons qu’un seul corps, car nous avons tous pris part à ce pain unique » (1 Co 11, 17).

Mais la théologie implicite de François Fonlupt consiste à passer du Corps physique du Christ, à son Corps mystique, pour absorber la réalité du premier dans le second. A la manière de bien des modernes, il confond (volontairement ?) la grâce signifiée et non contenue dans le sacrement, la res, avec ce que les théologiens nomment la « grâce et signe » contenus dans le sacrement, la res et sacramentum, à savoir le Corps et le Sang du Christ rendus présents sous les espèces consacrées pour réaliser le sacrifice eucharistique et pour en appliquer les fruits par la communion. Le malheur est qu’il passe de l’implicite (Corps sacramentel et Corps mystique sont une même chose, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de Corps sacramentel à proprement parler) à l’explicite en précisant très clairement sa thèse, laquelle devient dès lors franchement hérétique : « Il s’agit, écrit-il, de discerner, de reconnaître le Seigneur qui se manifeste à présent à la communauté de ses amis autant [c’est moi qui souligne] par le pain et le vin partagés et la mémoire de sa mort et de sa Résurrection, que par l’assemblée qu’il constitue comme son corps ».

S’agirait-il seulement d’un aliquo modo, un « d’une certaine manière », comme en avancent parfois les théologiens, mais qui serait l’espèce extrêmement sulfureux ? Non pas. François Fonlupt enfonce le clou et s’enfonce : « Le corps du Seigneur, dit-il, sa présence de Ressuscité, sont accueillis à travers le pain et le vin, mais de manière tout aussi réelle et signifiante dans l’assemblée ». Il y a bien pour lui équivalence de réalité et de signification entre le pain et le vin consacrés et l’assemblée qui célèbre : Corps du Seigneur sous le signe sacramentel et Corps du Seigneur dans l’assemblée sont reçus « de manière tout aussi réelle et signifiante ». Il y a, en somme, une « présence réelle » dans l’assemblée. Et, inversement, la présence sacramentelle n’est que mystique.

Sans même en tirer les conséquences, les termes de François Fonlupt constituent en soi, matériellement une hérésie (proche, en fait, de la conception calviniste de l’eucharistie). Soyons justes: ces deux pages de texte, et très spécialement ces deux « thèses », manifestent d’abord et avant tout une nullité théologique abyssale. Nullité qui sauve peut-être – Dieu seul le sait – leur auteur de l’hérésie formelle concernant le plus important sacrement de notre religion.

La nomination de Mgr Fonlupt fait du bruit à la Nonciature
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Mon confrère d’Osservatore vaticano relève que la nomination de Mgr Fonlupt à Rodez a provoqué une bronca à la nonciature à Paris. Mgr Luigi Ventura a subi son “baptême du feu“:

Il a compris qu’il ne pouvait pas s’appuyer sur le clergé style « années de plomb »… mais que, par ailleurs, les « forces vives » du catholicisme français, notamment les clercs « identitaires », n’étaient pas disposés à se laisser piétiner sans rien dire. Bref, Mgr Ventura découvre la réalité du catholicisme français: un petit noyau de clercs et de fidèles « restaurationnistes », qui sont maintenant majoritaires dans les séminaires, et les restes de l’antique puissance des clercs des années 1970, qui continuent à contrôler le noyau dirigeant de l’épiscopat, mais qui, numériquement, ne opèsent plus grand-chose.

Effectivement, les lettres, messages, coups de téléphone se sont succédés à la nonciature, auprès du personnel diplomatique en charge de la coordination des nominations épiscopales. Dans un article du 6 avril, je faisais état de l’onde de choc qu’avait provoquée dans une grande part du clergé la nomination de François Fonlupt, poulain de Mgr Simon, archevêque de Clermont-Ferrand.

Il est proprement effarant qu’en 6 ans de pontificat de Benoît XVI on ait pu élever à l’épiscopat ou promouvoir à des sièges importants une brochette aussi impressionnante de purs produits des appareils diocésains « esprit du Concile » : Mgr Nourrichard à Évreux, Mgr Mousset à Pamiers, Mgr Moutel à Saint-Brieuc, Mgr Mathieu à Saint-Dié, Mgr Grua à Saint-Flour, Mgr Grallet à Strasbourg, Mgr Ulrich à Lille, Mgr Kalist à Limoges, Mgr Pontier à Marseille, Mgr Jacolin à Mende, etc.

Certes, cela a permis de nommer aussi une pincée d’évêques comme Mgr de Kérimel à Grenoble, Mgr  Scherrer à Laval, Mgr Ginoux à Montauban, Mgr Aillet à Bayonne, Mgr Castet à Luçon, etc. Mais, outre le fait que ces derniers sont d’une prudence de Sioux s’aventurant hors de leurs réserves, il faut aussi se souvenir des nominations d’évêques auxiliaires, fruits de l’autoreproduction épiscopale, qui auront bientôt nécessairement un siège résidentiel, tels : Mgr Beau et Mgr Nahmias, auxiliaires de Paris, Mgr Souchu, auxiliaire de Rennes, Mgr Azéma, auxiliaire de Montpellier, etc.

A croire que ceux qui recrutent nos évêques se disent que mieux vaut la mort définitive du catholicisme français que de prendre le risque de nominations réformatrices ! Bien sûr, on pourra objecter que certains des évêques néo-soixante-huitards sont capables de changer. On pourra aussi se réjouir du fait que ces néo-soixante-huitards sont une version plus édulcorée de l’épiscopat soixante-huitard qui a précédé. C’est généralement vrai. C’était vrai avant la nomination du Père Fonlupt. Les responsables des nominations épiscopales sont tombés des nues quand on leur a expliqué que cet homme, au demeurant sympathique et humainement plein de qualités, pratiquait les cérémonies de bénédiction à l’église à l’occasion du « mariage » des divorcés remariés, qu’il organisait sans problème des absolutions collectives (le diocèse de Clermont est de ce point de vue en pointe), et qu’il orchestrait des liturgies “tralala”, avec rondes de petites filles autour de l’autel au moment de la prière eucharistique : « Entrez dans la danse, voyez comme on danse, sautez, dansez, concélébrez comme vous voulez » ».

Mon confrère poursuit :

Mais le pire est peut-être à venir. Il se murmure dans les sacristies (et jusque dans les couloirs de la nonciature) qu’à côté d’un respect plus qu’aléatoire des normes disciplinaires et sacramentelles de l’Eglise romaine, le nouvel évêque de Rodez aurait laissé des traces de propos franchement hétérodoxes. A l’heure où j’écris, il s’agit de rumeurs – à moins qu’un lecteur d’OV ne dispose des textes en question – mais imaginez que, dans les semaines à venir, en guise de cadeau de « joyeux avènement », soient publiés deux ou trois textes « sapiens haeresim » du nouvel évêques, les services de l’avenue du Président Wilson auraient bonne mine!

Cela ferait désordre, c’est le moins que l’on puisse dire.

Mgr Ventura en visite à Paray-le-Monial
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Dimanche 6 mars, la paroisse de Paray-le-Monial accueillera Mgr Ventura, nonce apostolique. Venu l’été dernier lors des sessions internationales de l’Emmanuel, il sera là pour célébrer la messe. Le père Binon, curé de la paroisse, espère qu’il y aura du monde.

La photo du jour
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Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris, est-il en train de lire Perepiscopus ?
La France a 15 jours pour rejeter un évêque
L’historien Frédéric Le Moigne, auteur du Dictionnaire des évêques de France, est interrogé dans L’Express sur les évêques de France.
A quoi sert un évêque ? Enseigner. Sanctifier. Gouverner
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Liberté Politique a traduit l’homélie du nouvel évêque coadjuteur de Trenton (Etats-Unis),
Mgr David O’Connell, dite pendant la cérémonie de son ordination épiscopale, le 30 juillet 2010. En voici un extrait :

 

“Selon le concile Vatican II, «le Christ a donné aux apôtres et à leurs successeurs le mandat et le pouvoir d’enseigner les nations et de sanctifier et gouverner leur peuple en vérité»
(Christus Dominus, 12). Enseigner. Sanctifier. Gouverner leur peuple en vérité. Le Christ a donné ce mandat aux successeurs des apôtres. Le Christ a donné ce pouvoir. Et
à un pouvoir comme celui-ci est lié une grande responsabilité. S’il vous plaît, priez pour moi. “Servir et ne pas être servi”. Dans ma lettre d’acceptation au Saint Père
Benoît XVI, je l’ai informé du choix de ma devise. Dans sa réponse, lue ici aujourd’hui, il l’a reprise.

 

Un évêque sert son peuple en enseignant la vérité. La vérité qui vient de l’Évangile, la vérité qui vient de l’Église et de ses enseignements, la vérité qui vit
parmi nous, une communauté de foi, car « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18:20). Voilà comment un évêque sert, non pas en étant servi
à travers des compromis en prenant la sortie facile, non pas en étant servi en disant seulement ce que les gens veulent entendre ou ce qui les rend heureux, en essayant d’être
populaire
… Comme le pape Jean Paul II l’a écrit, la vérité que nous enseignons «trouve ses origines en Dieu lui-même… [mais] il arrive que les gens fuient la vérité parce qu’ils
ont peur de ses exigences
» (Fides et ratio, 7, 28). Des chrétiens ne peuvent pas fuir la vérité pour cette raison. Et l’évêque non plus. C’est comme cela qu’il sert.

 

Un évêque sert également en sanctifiant son peuple et en le guidant vers la sainteté. Et il n’existe qu’un chemin vers la sainteté : Jésus Christ et une relation personnelle avec
lui, convaincu par la foi comme nous devons l’être que lui seul est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14, 6). Tous les trois nous rendent saints. Jésus Christ est le Seigneur ressuscité.
Il a triomphé de la mort, de la souffrance et du mal. L’évêque est appelé, dit-on, à être un serviteur de la tombe vide, et non du statu quo. Il guide son peuple vers la sainteté en
portant témoignage de ce que signifie la tombe vide : joie, espérance, la promesse d’une nouvelle vie, et le souvenir des propres paroles de Jésus : «Je vous ai dit ces choses, pour que vous
ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde
» (Jean 16, 33). C’est comme cela qu’un évêque sert.

 

Enfin un évêque sert en dirigeant, en guidant, en gouvernant son peuple. Ceci est peut-être le plus difficile, non seulement pour ceux qu’ils gouvernent comme évêque,
mais pour l’évêque lui-même, marqué qu’il est par la faiblesse humaine
. Mais gouverner il doit, par la parole et l’exemple. Dieu donne la grâce. Et nous devons suivre. Dieu donne la
grâce. Les réponses que nous attendons de lui, les réponses que nous lui demandons peuvent parfois se révéler différentes de celles que nous attendons et demandons. Parfois la réponse est non.
«Étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie» (Mt 7, 14). C’est comme cela que l’évêque sert et voila ou ce service mène : la vie.

 

Servir et ne pas être servi. Enseigner. Sanctifier. Gouverner. Voila ce qu’accomplit un évêque pour le peuple de Dieu et avec le peuple de Dieu : frères évêques, amis prêtres, diacres, les
fidèles, les religieux et religieuses et les hommes et tous les baptisés, une communauté de foi.”

Le diocèse de Belfort supprime 83 paroisses
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Le diocèse de Belfort-Montbéliard a réorganisé ses paroisses. En juin 2011, le diocèse comptera 37 paroisses ou ensembles paroissiaux au lieu de
120 aujourd’hui
. Cette réorganisation des paroisses a évidemment été lancée pour pallier le manque de prêtres. L’abbé Michel Mourey, chancelier chargé du monde
de la santé au diocèse de Belfort-Montbéliard, explique :

 

“Il s’agissait aussi de mettre en commun des moyens tout en respectant les originalités de chaque paroisse existante. Nous avons décidé de ne pas imposer un découpage administratif, mais plutôt
de faire le tour de tout le monde, chercher quelles paroisses pouvaient avoir des liens. Il y a eu des choses évidentes et d’autres plus discutables.”

 

Dans chaque paroisse, resteront un prêtre, des églises et surtout la possibilité de s’appuyer davantage sur les laïcs. Cette réorganisation n’est pas non plus sans poser des questions plus
matérielles, comme l’indique le chancelier :

 

“En droit d’Église, une paroisse est une personne morale qui a à tenir des registres administratifs et a des obligations légales envers l’État. Là, on va changer d’échelle. À chaque début
d’année, dans toute nouvelle paroisse créée, on prend un nouveau registre qu’on met en commun”.

 

Mais les réorganisations ont parfois fait grincer des dents.

Lyon : la gargouille fait polémique
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Depuis le début de l’été, à Lyon, une nouvelle gargouille
orne la tour nord de la primatiale Saint-Jean. Sculptée à l’effigie
d’Ahmed
, très apprécié chef de chantier de la cathédrale depuis près de trente ans, elle arbore l’inscription «Dieu est grand» en français et en arabe.
Quelques-uns crient au «blasphème». Emmanuel Fourchet, tailleur de pierre à l’origine de cette sculpture explique :

“La figure originelle, qui était soit une tête humaine, soit une bestiole ou un être imaginaire, était coupée au niveau du torse. J’ai fait un modèle en plâtre à l’effigie d’Ahmed et ça a fait
rigoler tout le monde. C’est simplement une histoire d’amitié : je travaille avec lui depuis plus de vingt ans !”

 

L’abbé Cacaud, recteur de la primatiale, est enthousiaste :

“Ils ne m’ont pas demandé une autorisation explicite, mais quand ils m’ont parlé de ce clin d’œil amical à Ahmed, j’étais très content !”.

 

Mais les Jeunesses identitaires de Lyon s’indignent :

«Alors que dans beaucoup de pays musulmans, la religion chrétienne est interdite et les chrétiens martyrisés, à Lyon, les musulmans se paient le luxe de s’approprier nos églises, en toute
tranquillité, et avec la complicité des autorités catholiques.»

 

Pierre Durieux, chargé de communication à l’archevêché de Lyon, explique :

“Dans l’histoire, les gargouilles ont toujours été des figures profanes laissant parfois la place à la satire ou l’ironie. En outre, elles ne sont pas dans l’église, mais à
l’extérieur”.

 

Les identitaires s’étranglent devant l’inscription «Dieu est grand» en français et en arabe, au pied de la gargouille. Pour notre part, nous aurions mal pris qu’il écrive “et
Mahomet est son prophète
” mais nous ne voyons aucun problème à ce qu’il dise “Dieu est grand“.

Mgr Pierre-Marie Carré accueilli à Montpellier
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Nommé par Rome le 14 mai 2010 coadjuteur de l’archidiocèse de Montpellier, Mgr Carré succédera à Mgr Thomazeau (73 ans) après son départ, d’ici quelques mois.

 

«C’est le Seigneur qui bâtit son Eglise et nous associe à son œuvre.» Ces mots de Mgr Pierre-Marie Carré illustrent l’esprit du nouvel archevêque que les catholiques de la région
accueillent cet après-midi à la cathédrale de Montpellier. La célébration a débuté à 16 h. Aux côtés des 1 600 places assises, 1 500 personnes debout sont prévues dans le sanctuaire ou sur son
parvis équipé d’écrans géants. Outre 200 prêtres et 35 diacres, une vingtaine d’archevêques et évêques sont présents, dont : le cardinal Bernard Panafieu,
archevêque émérite de Marseille ;  Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille ; Mgr Robert Le Gall, évêque de Toulouse ; l’abbé Bernard
Podvin
, porte-parole de la CEF. Avec bien sûr, autour de Mgr Guy Thomazeau, les cinq évêques de la Province : Mgr Alain Planet (Carcassonne),
Mgr André Marceau (Perpignan), Mgr Robert Wattebled (Nîmes), Mgr François Jacolin (Mende) et Mgr Claude Azéma (évêque
auxiliaire de Montpellier). Une façon de dire au nouveau qu’il est bien entouré. Mais façon de lui faire comprendre aussi que, avant de prendre des décisions intempestives (en rupture avec la
pastorale des années 70…) il ferait bien de demander aux autres leur avis…

Ce soir, l’archevêque coadjuteur dînera avec les prêtres et les diacres du diocèse de Montpellier.

Mgr Vingt-Trois entrouvre la porte du diocèse aux tradis
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L’abbé Guilhem Lecoq, membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre et aumônier général de l’association Notre-Dame de Chrétienté célébrait une messe selon la forme
extraordinaire, destinée notamment aux étudiants, une fois par mois le mercredi soir à la paroisse St François-Xavier. Cette année, ces messes auront lieu chaque semaine, à partir du 15 septembre, à 19h45.

 

La venue du Cardinal au pèlerinage de Chrétienté n’aura pas été vaine.

 

L’abbé Marc Guelfucci, exclu en 2006 de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X pour avoir demandé l’application des procédures canoniques -dont il est
spécialiste- lors des renvois de ses confrères les abbés Philippe Laguérie, Christophe Héry et Guillaume de Tanouärn, et devenu vicaire à St Pierre de Chaillota été
nommé
vicaire épiscopal, responsable adjoint du bureau des mariages le 1er septembre.

Mgr de Kérimel va honorer son oncle aviateur, tué en 1945
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Dimanche 5 septembre, la chapelle des aviateurs au Platin, en Charentes-Maritime, recevra la traditionnelle cérémonie de fin d’été, organisée par l’association des Amis de Notre-Dame-du-Platin.
Conçue à l’origine comme simple lieu de culte, la chapelle est dédiée aux aviateurs en 1909, année qui voit la traversée de la Manche par Louis Blériot. Elle est le cadre d’un pèlerinage depuis
1919, et est ouverte au culte durant la saison estivale. Notre-Dame du Platin est consacrée sainte-patronne des aviateurs en 1909, en hommage à la traversée de la Manche par Louis Blériot.
Endommagée en 1945 par les bombardements alliés, elle est reconstruite peu après. Le sanctuaire abrite depuis 1919 une statue représentant Notre Dame des Aviateurs. Saccagée par des vandales en
2003, une nouvelle statue a été placée en 2009. 

 

Cette année, Mgr Guy de Kérimel, évêque de Grenoble, se déplacera pour l’occasion. Il est le neveu de Félix de Kérimel, sergent aviateur abattu au-dessus de l’estuaire de
la Gironde, le 14 avril 1945
. Une plaque commémorative est apposée sur le mur de la chapelle du Platin. Le dernier évêque ayant présidé ce rassemblement était Mgr Fougerat, en 1982, venu
de Rome.

10 h 30, messe à la chapelle ;

11 h 45, procession en bord de mer et bénédiction de la mer et des airs, verre de l’amitié ;

13 heures, repas à la salle des fêtes, sur inscription.

L'abbé Bertrand : nouveau vicaire général du diocèse de Nantes
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Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes, a écrit à ses diocésains :

 

pb“La nomination du Père Moutel, Vicaire Général du diocèse, comme évêque de
Saint Brieuc et Tréguier, a pour conséquence de devoir solliciter un prêtre diocésain pour lui succéder. Après avoir consulté, je nomme le Père Benoît BERTRAND Vicaire Général,
et vous charge d’en faire part aux prêtres, diacres, laïcs, communautés avec lesquels vous êtes en relation. Je veux dire déjà ma gratitude au Père Bertrand d’avoir accepté cette nomination. Nous
l’assurons tous de notre amitié, de notre prière et de notre soutien pour l’exercice de sa charge. Sans doute, des répartitions différentes des tâches, sont à envisager avec les membres du
Conseil épiscopal.”

 

L’abbé Bertrand était jusqu’ici supérieur du séminaire de Nantes, où il enseignait la théologie morale.

Nominations dans le diocèse d'Avignon
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Evincé de la paroisse St Germain du Chesnay par Mgr Eric
Aumonier
, l’abbé Spriet, ancien membre de la Fraternité Saint-Pierre et aujourd’hui économe de l’association Totus Tuus, s’est tourné
vers le diocèse de Mgr Cattenoz. On trouve ainsi, dans les nominations de l’été :

 

“Monsieur l’Abbé Laurent Spriet, prêtre étudiant au Studium de Notre-Dame de Vie, est nommé vicaire dominical du curé. Il sera plus directement chargé de la messe à la Chapelle
des Pénitents Gris.” (forme extraordinaire)

 

Par ailleurs, monsieur l’Abbé Robert Culat , défenseur de la
musique metal
et caution ‘catholique’ du festival Hellfest, est mis à la disposition des Paroisses des Français de l’Étranger. Il est nommé responsable de la Paroisse française de
Copenhague. Cet éloignement ressemble à une sanction.

Tout un symbole
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Le site du diocèse d’Ajaccio s’ouvre sur cette photo. C’est très joli, mais c’est aussi très symbolique de montrer en page d’accueil un église
en ruine.

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Mgr Denis Moutel est le neveu de Mgr Michel Moutel
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Le nouvel évêque de Saint-Brieux est bien le neveu de Mgr Michel Moutel,
qui fut archevêque de Tours
, décédé en 1998.

 

Cinquième d’une famille de 8 enfants, fils du docteur Maurice Moutel qui fut maire MRP d’Ancenis, Mgr Denis Moutel a 58 ans. Le nouvel évêque sera ordonné le dimanche 10 octobre à la
cathédrale Saint-Etienne de Saint-Brieuc. D’ici là, Mgr
Moutel va se retirer à l’abbaye de Landévennec. «C’est important de se refonder sur l’essentiel, se tenir des heures en présence de Dieu, afin de bien
comprendre ce qui a de l’importance.
»

 

Interrogé sur la question du déficit des vocations, Mgr
Moutel a répondu: «Je n’ai ni recette, ni programme. Mais je constate qu’il y a ici une vie pastorale des jeunes très active qui conduit, chaque année, 700 d’entre eux à Lourdes ou à Rome. Je
suis certain que quelques-uns se sentiront appelés
». Mgr Moutel compte se rendre l’an prochain aux Journées mondiales de la Jeunesse à Madrid.

 

Quant à Mgr Fruchaud, âgé de près de 76 ans, il entrera en octobre dans l’équipe animatrice du séminaire Saint-Jean, à Nantes.

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