Perepiscopus

Le populisme au menu de l'Assemblée des évêques européens
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L’Assemblée plénière de la Commission des Episcopats de la Commuauté Européenne (COMECE) se tient du 24 au 26 novembre 2010, à Bruxelles. Mgr Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg, représente la Conférence épiscopale française. Le thème central du rendez-vous d’automne des évêques européens est «Le populisme en Europe». Les intervenants sont:

  • Professeur Dr. Frank Decker, Directeur de l’Institut de Sciences politiques et de Sociologie, Université de Bonn (Allemagne)
  • Professeur Dr. Bart Pattyn, Centre d’Ethique et de Philosophie sociale et politique, Directeur du Centre Européen d’Ethique de l’Université Catholique de Leuven – KULeuven (Belgique)
  • Professeur Dr. Chantal Delsol, Philosophe et historienne des idées politiques (France)
Les déclarations inexactes de Mgr Nourrichard
Le blogue de soutien à l’abbé Michel, curé de Thiberville, revient sur une intervention de Mgr Nourrichard, évêque d’Evreux, sur la chaîne KTO. Il pointe certaines étranges déclarations du prélat qui, outre la procédure à Rome, a engagé une procédure sur le plan civil à propos des comptes de la paroisse : Après plus d’une année
Les recettes du diocèse de Marseille sont en hausse
Si la collecte est en hausse, on constate qu’il n’y a qu’un peu plus de 7000 donateurs, sur 700 000 catholiques (et 980 000 habitants).
La photo du jour
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Le pasteur visite ses brebis

Mgr Lalanne, évêque de Coutances-Avranches, visite le marché aux bestiaux de Sourdeval.

Jean Leonetti, écarté du ministère par le cardinal Vingt-Trois ?
Le député UMP Jean Leonetti, qui s’était opposé à l’euthanasie dite « active » (mais non pas « passive », consistant à laisser mourir un malade en lui retirant par exemple la possibilité de s’hydrater) et au statut dit du « tiers-parent », était pressenti, dans les milieux officiels, pour succéder à Roselyne Bachelot au ministère de la Santé. Or, juste
La CEF doit servir les évêques et non se substituer à eux
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Lundi 15 novembre, Benoît XVI a reçu un groupe d’évêques brésiliens, au terme de leur visite Ad Limina. Il a évoqué le rôle des Conférences épiscopales :

Votre conférence, comme toutes les autres, est née comme une application concrète de l’affection collégiale des évêques en communion hiérarchique avec le Successeur de Pierre, pour être un instrument de communion affective et effective entre tous ses membres, et de collaboration efficace avec le pasteur de chaque église locale, dans la triple fonction d’enseigner, sanctifier et gouverner les brebis de son troupeau. La conférence épiscopale se présente comme une des formes qui, sous la direction de l’Esprit-Saint, permet l’exercice conjoint et harmonieux de certaines fonctions pastorales pour le bien des fidèles et de tous les citoyens d’un territoire déterminé. De fait, une coopération toujours plus étroite et conforme avec vos frères dans le ministère aide les évêques à mieux accomplir leur mandat sans oublier leur responsabilité première de faire paître en tant que pasteur…leur propre église“.

[Cette institution qui] promeut l’unité d’efforts et d’intentions des évêques, se transformant en instrument pour qu’ils puissent partager leur fatigue, doit éviter de devenir une réalité parallèle ou de se substituer au ministère de chacun des évêques, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas changer votre rapport avec votre église locale et avec le collège des évêques, ni se faire intermédiaire entre l’évêque et le Siège de Pierre… Lorsque vous vous réunissez en assemblées, fidèlement à l’exercice de la fonction doctrinale qui est la vôtre, vous devez surtout étudier les moyens les plus efficaces pour offrir de façon opportune le magistère universel aux personnes qui vous ont été confiées…abordant aussi les questions émergentes pour ensuite orienter les consciences à trouver une solution adéquate aux nouveaux problèmes posés par les transformations sociales et culturelles.

Les assesseurs et les structures de la Conférence épiscopale existent pour servir les évêques et non pour se substituer à eux. En définitive, il faut s’assurer que la Conférence épiscopale, ainsi que ses organismes, fonctionne chaque fois plus comme un organe propulseur de la sollicitude pastorale des évêques dont la principale préoccupation doit être le salut des âmes qui est aussi la mission fondamentale de l’Eglise.

Mais qu'attend Mgr Jordan ?
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Dans le diocèse de Reims, le seul événement mentionné à l’agenda le 27 novembre c’est :

Cercle de silence à Charleville pour les sans-papiers

Cercle de silence… pour les sans-vie ? L’évêché ne croit pas si bien dire : silence sur ce que demande le Pape le 27 novembre, silence sur le crime de l’avortement, silence sur les femmes abandonnées à leur détresse et au seul Planning familial, silence devant le mensonge et la mort.

Dans le diocèse de Bayonne, la liturgie prime sur le spectacle
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Pour la première fois depuis 40 ans, durée significative, l’Harmonie bayonnaise ne jouera pas en la cathédrale pour la messe de la Sainte-Cécile. L’institution musicale et le diocèse n’ont pu s’entendre. La cinquantaine de musiciens et la centaine de choristes qui les accompagnent jouaient en effet dans le chœur de la cathédrale.

L’année dernière, le nouveau recteur de la cathédrale, l’abbé Pierre Boyer, s’est légitimement opposé à cette dérive liturgique et avait remisé l’oechestre dans l’allée, sur le côté droit. Mais cette année, l’ensemble musical refuse cet emplacement. Le prêtre a proposé une autre option, toujours dans l’allée, entre les piliers. L’abbé considère en effet que le centre de l’action liturgique, ce n’est pas le spectacle musical, mais le Saint-Sacrifice à l’autel. L’abbé Pierre Boyer considère que «l’on n’est pas figé dans ce qui a été fait jusqu’à présent».

Le chœur est le lieu de la liturgie. Il n’est pas fait pour accueillir un orchestre. Il doit être dégagé pour le déroulement liturgique. On ne peut pas permettre tout ce monde entre l’autel et les fidèles […] Une messe et un concert sont deux choses différentes. Mais même pour les concerts dans les églises, il y a des règles. […] Si on veut chercher des difficultés, on en trouvera toujours. C’est une question de volonté. Mais la liturgie n’est pas au service d’un groupe ou d’un évêque. Nous servons la liturgie et non l’inverse. La liturgie, on la reçoit, ce n’est pas quelque chose que l’on aménage. Ce serait arbitraire.

Pierre Pénin, qui rapporte l’affaire dans Sud-Ouest, estime que c’est encore un coup de Mgr Aillet, une distanciation avec le concile Vatican II “ouvert sur le monde… et de pointer “la raréfaction du signe de paix dans le déroulement liturgique“.  Sic.

La photo du jour
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Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris, est-il en train de lire Perepiscopus ?
Mgr Minnerath, entre la primauté du Pape et la doctrine sociale
Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, ancien membre de la commission théologique internationale, vient de publier deux ouvrages, recueils regroupant différents articles écrits il y a quelques années sur deux sujets : la primauté de l’évêque de Rome et la doctrine sociale de l’Église. La primauté du Pape, c’est le fait qu’il ait une autorité
Mgr Boulanger part 2 ans en visite pastorale
Récemment nommé évêque de Bayeux-Lisieux, Mgr Boulanger part à la découverte de son diocèse. Une démarche nécessaire pour tout pasteur soucieux de ses brebis.
Pas de veillée dans le diocèse de Gap
Un de nos lecteurs a interrogé l’évêché sur cette anomalie. Réponse : Je suis au regret de  vous annoncer qu’aucune veillée de prière n’est prévue ni au Laus, ni à la Cathédrale.
Les "couples homosexuels" doivent témoigner dans le diocèse de Mgr Descubes
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Fin de l’analyse de Daoudal Hebdo sur le synode de Rouen :

Naturellement, on a droit à un couplet sur le «développement humain durable». Il faut notamment demander aux fidèles d’appliquer des « pratiques de sobriété et de modération, notamment lors des temps d’Avent ou de Carême ». Il ne s’agit surtout pas de faire pénitence (le mot ne figure nulle part dans le texte), mais de faire oeuvre écologique (à la suite de saint François d’Assise, évidemment…) Au fil du texte, on apprend aussi que «les paroisses et les communautés » doivent «entendre et recueillir le témoignage de ces personnes sur la manière dont elles vivent leur foi dans ces situations de plus en plus fréquentes». De qui parle-t-on ici ? Des gens qui vivent autrement que dans une « famille classique ». Et le dernier exemple donné est celui des « couples homosexuels»…

Pour le reste, ce n’est qu’un long baratin convenu, multipliant les stéréotypes les plus ringards de la «pastorale» prétendument conciliaire. Il faut témoigner «d’une Eglise soucieuse du service de la personne et de la société», de façon obsessionnellement conviviale et fraternelle,   et le jargon se porte toujours bien: « il s’agit avant tout de faire Eglise», «l’importance de se recevoir de Dieu dans la prière … J’aime bien aussi les «catéchèses intergénérationnelles»… On trouve par ailleurs un certain nombre de propositions de bon sens, mais elles sont d’une telle évidence qu’on a l’impression d’enfoncer une interminable série de portes ouvertes… Le seul point positif est que les absolutions collectives ne sont plus conseillées, ni même évoquées. Mais ce n’est pas cela qui peut racheter l’ensemble…

Pour revoir les photos de ce sympathique synode, c’est ici. Le décret et les orientations sont là (82 pages).

Mgr Centène défend le combat pour la vie et pour l'identité
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Lors du pélerinage national du monde paysan, Mgr Centène a prononcé une homélie haute en couleur, dont voici quelques extraits significatifs de l’abandon de la langue de buis :

Les lectures bibliques de ce jour sont claires. Il n’y a pas d’ambiguïté possible : «Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.» Qui voudrait faire de la foi catholique et de l’appartenance à l’Eglise une histoire de sensibilité, d’opinion philosophique, de simple croyance pour un «mieux vivre ensemble aux carrefours de nos chemins d’humanité», Qui voudrait faire du Christ un «bobo» pacifiste proclamant «peace and love», la guitare à la main, dans une communauté hippie du premier siècle, Qui voudrait faire du chrétien un doux rêveur acceptant, passif et résigné, la monstrueuse tentative d’assassinat de la création divine sous couvert d’une tolérance, nouveau nom donné à la lâcheté et à l’indifférence, Que celui-ci se le tienne pour dit : «Jésus-Christ est Dieu tout-puissant, créateur de tout ce qui est, fait homme, mort et ressuscité pour le salut des âmes et il n’y a pas, et il n’y a pas eu, et il n’y aura pas d’autre nom dans tout l’univers par lequel nous devions être sauvés». […]

Et l’on voudrait nous faire croire qu’il nous faudrait taire la merveilleuse nouvelle du salut, qu’il nous faudrait épouser les idées du monde sous prétexte d’une humilité chrétienne cachant en réalité un amour propre mondain et la mesquine sauvegarde d’une réputation sociale ? […] Comment vouloir le bonheur de l’autre si l’on ne veut pas son propre bonheur ? Il faut s’aimer soi-même, non pour faire de soi une idole, tel Narcisse, mais parce que l’amour que Dieu porte à chacun rend chacun digne d’amour ! Soi-même y compris ! Comment pourrions-nous ne pas aimer ce que Dieu juge digne d’amour, non par mérite, mais par grâce ? Mais pour s’aimer encore faut-il se connaître, car l’amour implique lucidité de jugement, vérité sur soi-même. […] La connaissance de soi suppose une identité personnelle qui s’enracine dans une famille, une patrie, une terre, une culture, une éducation, une époque, en un mot une histoire

Et que voyons-nous aujourd’hui ? Tout ce qui constitue l’identité des hommes, tout ce qui leur permet de se connaître, donc de s’aimer et ainsi d’aimer Dieu et leur prochain, est mis à mal par l’avancée d’une culture de mort, une anti-culture échafaudant une véritable structure de péché qui annihile les consciences par la banalisation de comportements d’autodestruction humaine : Avortement, euthanasie, anéantissement de la famille, cellule de base de toute société saine, lecture partiale de l’histoire et des sciences humaines dans l’enseignement, effondrement du niveau d’exigence des savoirs, haine de la patrie d’un monde hanté par le complexe d’Œdipe, autoculpabilisation permanente de notre histoire

Ce déracinement, accentué par l’extrême mobilité actuelle et une idéologie mondialiste qui tend à vouloir faire disparaître toute culture particulière, ne peut qu’engendrer la crise d’identité sans précédent que l’on connaît et donc la crise sociale. Ne nous y trompons pas, cette entreprise de démolition de la vie et de la famille est une entreprise de démolition du principe de transmission en général, du principe de filiation en particulier et la paysannerie, état de vie stable dans un attachement profond à la terre, don de Dieu fait aux hommes pour en être les intendants fidèles et non les tyrans cupides et jaloux, est particulièrement visée. […]

Dans ce combat pour la vie et donc pour l’identité – non pas une identité repliée sur elle-même mais qui permet, en se connaissant soi-même, de s’ouvrir véritablement aux autres – la sémantique joue un rôle particulièrement important. […] Soyez bien conscients, frères et sœurs, que vous êtes aujourd’hui une partie de l’âme de l’humanité et que c’est précisément pour cette raison que l’on veut la mort non pas de l’agriculture – il faut bien se nourrir – mais de la paysannerie qui, vivant quotidiennement au rythme de la création, y voit l’œuvre du Créateur.”

La liturgie "joyeuse" du synode de Rouen
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Suite de l’analyse de Daoudal Hebdo sur le synode de Rouen :

Le synode revient aussi souvent sur ce qu’il appelle la liturgie, qui doit être «digne et joyeuse», «soignée et joyeuse», etc. «Les célébrations, les rassemblements doivent être au coeur de la vie, ouverts à la vie, aux modes de vie. » Donc on doit favoriser la diversité : «La diversité liturgique est le signe d’un dynamisme paroissial et d’une pluralité des sensibilités. Aussi pourrait-on:

  • adapter les formes liturgiques dans l’esprit du rituel;
  • pratiquer des relectures de vie, l’interactivité de la méditation de la Parole de Dieu;
  • apporter la force du témoignage dont on pense qu’il est un modèle pour nos communautés (…). »

Et ce n’est pas tout: «Pour incarner le temps de la Parole pendant les célébrations eucharistiques, osons la libérer. On peut:

  • témoigner d’expériences vécues qui entrent en résonance avec la Parole;
  • écrire et raconter des paraboles d’aujourd’hui;
  • inviter des laïcs formés, capables de commenter la Parole; 
  • permettre des temps de paroles partagées (expérience des 6 x 6);
  • imaginer d’autres formes d’expression de la Parole : mimes, lecture à plusieurs voix, technologies nouvelles, etc.»

Bref, il s’agit de détruire ce qui pourrait encore rester de liturgique dans les «célébrations»… Mais on appelle cela, et c’est un leitmotiv, «soigner particulièrement la liturgie»… Au milieu de tout cela, une décision du synode qui laisse sans voix: «Répondant au désir des fidèles exprimé lors de la préparation du synode, l’assemblée synodale choisit que la messe soit célébrée dans l’église paroissiale le dimanche ou le samedi soir. » Sic. On l’a échappé belle: elle aurait pu choisir que la messe dominicale soit célébrée le mercredi matin ou dans la nuit du jeudi au vendredi… (A suivre)

Le diocèse de Rouen invente le "serviteur de la communauté"
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Suite de l’article de Daoudal Hebdo sur le synode de Rouen :

Vient ensuite « l’organisation des communautés locales », qui sont « organisées autour de la parole de Dieu » et qui sont « le lieu où la vie se partage concrètement dans la fraternité et la solidarité ». Sic. Une communauté locale peut être géographique, socio-culturelle, associative, etc. Et cela commence par le «serviteur de la communauté ». Je n’avais jamais entendu parler de ce service-là. J’apprends que le serviteur de la communauté est nommé pour un mandat de trois ans renouvelable, et que sa mission «peut être considérée comme un ministère reconnu ». Vous pouvez toujours chercher dans le Code de droit canonique, vous ne trouverez rien qui ressemble à un « serviteur de la communauté » ni à un « ministère reconnu ». Il est vrai que l’Eglise-qui-est-en-France a une remarquable faculté d’invention. On trouve aujourd’hui dans les diocèses des laïcs qui sont «délégués épiscopaux», et le plus souvent ce sont des «déléguées épiscopales». Cela non plus ne figure pas dans le Code de droit canonique. Il s’agit bien évidemment de pousser à l’ordination non pas seulement d’hommes mariés mais de femmes. En attendant, on en fait des déléguées épiscopales ou des « serviteurs de la communauté ». Serviteuses? Servitrices? Ce n’est pas précisé. Une mission qui «peut être considérée comme un ministère reconnu». Il l’est, ou il ne l’est pas ? Pour l’archevêque, il l’est, car le serviteur de la communauté «est présenté à la communauté et reconnu par le curé au cours d’une célébration présidée par l’archevêque ou le vicaire épiscopal». Et il est ensuite précisé: «En complément des ministères ordonnés et institués, des ministères reconnus (ou offices) seront officialisés pour permettre à l’Église diocésaine d’assurer sa mission et de relever les défis de l’évangélisation.» Pour l’Eglise catholique, c’est beaucoup moins sûr. Certes, le canon 230 (qu’on se garde de citer) indique que s’il n’y a pas de prêtres, les laïcs peuvent suppléer à certaines de leurs fonctions («exercer le ministère de la parole, présider les prières liturgiques, conférer le baptême et distribuer la sainte communion»). Mais c’est clairement un pis aller, pas une institution. Et le Code ne donne aucun titre à ces laïcs. Parler de « ministère reconnu » ne fait qu’aggraver la confusion sur le caractère du «ministère sacré », celui qui est conféré par l’ordination diaconale et sacerdotale. Mais c’est la principale réponse positive de l’archevêque aux « Décisions » du synode. Car cette demande est ce que l’on peut surtout retenir du long baratin (65 pages, pleines de fastidieuses répétitions) qui constitue les « Orientations synodales ». Et le synode est intarissable sur le sujet. Et il martèle le mot « ministère». Il souligne que ce ministère «comporte une réelle responsabilité et n’est pas une simple suppléance » (ce qui est contraire au canon 230). Il doit avoir «une véritable autorité dans la gestion de la vie de la communauté ». L’un de ces nouveaux ministres doit avoir le titre de « délégué pastoral » lorsqu’il… remplace un curé. Il faut aussi un «ministère de coordinateur de la pastorale des jeunes au niveau du diocèse ». Etc. (A suivre)

Le diocèse de Rouen abandonne ses églises
Suite de l’article de Daoudal Hebdo sur le synode de Rouen : Dans le texte qui suit [les notes précédemment évoquées], on remarque ce qui est dit de la paroisse (en sachant que dans le diocèse de Rouen comme dans d’autres diocèses ce qu’on appelle paroisse est un regroupement de dix ou vingt anciennes paroisses
Divorcés-remariés : la fronde sournoise
Suite de l’analyse de Daoudal Hebdo sur le synode de Rouen : La deuxième note nous indique que les «Orientations synodales» reprennent les «Décisions adoptées le 1er mai par l’assemblée synodale, à l’exception»… de celle qui édicte que c’est au curé de décider d’admettre ou non des chrétiens divorcés remariés à la communion. Parce que
La "communauté ecclésiale" de Mgr Descubes n'est pas catholique
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Dans Daoudal Hebdo, on trouve une analyse du synode diocésain de Rouen. Extraits :

Le 24 octobre, Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen, a publié le «Décret de promulgation» des «Orientations synodales», et ces Orientations elles-mêmes, suite au synode diocésain qui s’est déroulé entre novembre 2009 et mai 2010. Il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas intéressé aux synodes diocésains, qui sont en fait le prétexte pour les lobbies qui tiennent les diocèsesd’affirmer des opinion et de revendiquer des réformes plus ou moins hétérodoxes, au nom du peuple de Dieu. Cela grâce aux techniques bien connues de manipulation par la dynamique des groupes, pour phagocyter les braves catholiques qui croient participer à un important événement ecclésial, en pleine communion avec toute l’Eglise et avec Rome…

Le décret s’intitule «Avec la force de l’Esprit». C’est une des expressions préférées de nos évêques. On suppose qu’il s’agit de l’Esprit Saint. Et donc qu’on ne saurait contester ce qui a été décidé avec la force d’une Personne divine… Le texte de la «promulgation» commence, de façon insolite, par trois « notes ». Et, de fait, elles sont importantes. La première est une définition de la «communauté ecclésiale». Un naïf dans mon genre s’attend à ce que l’archevêque cite un texte du magistère, un concile, un pape, le code de droit canonique… Mais non. L’unique référence, ce sont « les critères définis par le Père Y.-M. Congar ». C’est un théologien qui est élevé au rang magistériel, au rang d’autorité dans l’Eglise… Il l’a été par la grâce du synode, et Mgr Descubes reprend le texte des Orientations. Voici ces critères: • une confession de foi qui implique que la communauté se rassemble au nom de Jésus-Christ, • une communion avec d’autres communautés confessant la même foi, • une communauté que tous ont le souci de faire exister, • une reconnaissance du ministère ordonné car c’est à cette condition que la communauté signifie le mystère de l’Église.

Ce que l’on remarque immédiatement, c’est que cette définition s’applique à diverses communautés non catholiques, tant celles qui ont réellement un ministère ordonné (les Eglises préchalcédoniennes, les Eglises orthodoxes, l’Eglise vieille-catholique) que celles qui prétendent l’avoir (anglicans, luthériens). Ces critères ne sont donc pas suffisants. Ils le seraient si l’on faisait référence à la communion avec… le pape. Ce n’est pas un hasard si cela est absent… On remarquera aussi que l’expression «communauté ecclésiale» ne figure pas dans le Code de droit canonique. Sauf pour désigner… les communautés qui ne sont pas en pleine communion avec l’Eglise catholique… (A suivre)

La lapidation d'une église devient la guerre des boutons
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Yves Daoudal analyse dans son hebdomadaire l’homélie tenue par Mgr Planet, évêque de Carcassonne, en l’église du Viguier après le fameux caillassage :

Dans cette homélie, […] il n’y a plus aucune allusion, quelle qu’elle soit, à l’islam, ni à la lapidation. […] Là où l’évêque évoquait «les difficultés de l’adolescence, la pauvreté, la déscolarisation et la bêtise» qui «tiennent sans doute plus de part que les convictions religieuses», il n’y a plus mention de convictions religieuses. Il ne s’agit plus que de « deux garnements» (sic), qui ont «commis un acte répréhensible». Il ajoute : «Mais gardons-nous de confondre la guerre des boutons avec le choc des civilisations. »
Voilà. C’était la guerre des boutons. Un épisode rigolo de la vie de province, avec des gamins qui font les quatre cent coups. Rien à voir avec ce que disait le curé. C’est un hasard si les assaillants sont musulmans et les victimes catholiques. Et un hasard s’ils s’en prennent à l’église. Le plus grand des hasards si cette église n’est que la dernière en date de la liste des églises attaquées ou incendiées dans des quartiers dits sensibles…

Le Cal Barbarin découvre l'architecture sacrée
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L’archevêque de Lyon était à Barcelone avec le Pape, dimanche, et il a été ébloui par la basilique construite par Gaudi :

Basilique de la Sagrada Familia

J’ai vécu le trajet dans la nef jusqu’au choeur comme un éblouissement. Je suis allé de découvertes en découvertes; et en même temps, le foisonnement architectural et décoratif n’empêche pas que se dégage une grande impression de sobriété. La pierre rend gloire à Dieu, mais tout ce qui est destiné à l’homme dans l’église est d’une grande simplicité. L’architecte est mort il y a près d’une centaine d’années déjà, mais cette cathédrale est incroyablement moderne. Ce bâtiment extraordinaire est à la fois l’oeuvre d’un génie et d’un saint. […]

J’ai dû attendre d’avoir 46 ans, alors que j’étais missionnaire à Madagascar, pour assister à une consécration d’église, car là-bas c’est une Eglise jeune qui construit. Je crois que je n’en avais jamais vu en Europe – ce que l’on voit plus souvent, c’est la consécration d’un nouvel autel. La naissance d’un nouveau lieu de culte est un événement spirituel enthousiasmant pour une communauté. C’est un grand moment, car c’est un peu comme un baptême.

Le cardinal n’a eu l’occasion de consacrer que la chapelle du nouveau séminaire Saint-Irénée. Dans 2 ans, il consacrera la nouvelle église de Vaulx-en-Velain, dont la première pierre a été posée cette année. Et qui devrait ressembler à ça :

La future église de Vaulx-en-Velin. Evidemment l'architecture n'a pas grand chose à voir avec la Sagrada Familia

Si la visite de la Sagrada Familia pouvait donner quelques idées au cardinal pour améliorer l’horrible architecture prévue…

Espagne : la grande fraternité entre le pape et les évêques
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Invité par l’archevêque de Saint-Jacques de Compostelle, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, était aux côtés du Saint-Père lors de son voyage. Il raconte :

D’abord l’accueil qui a été réservé au pape Benoît XVI : un accueil chaleureux, affectueux et qui exprimait une grande joie. Je pense que cet accueil l’a vraiment touché. Ce qui m’a impressionné aussi, c’est la joie des évêques espagnols d’être rassemblés et de vivre une grande journée avec le successeur de Pierre. Donc une grande fraternité entre le pape et les évêques présents, fondée sur le sacrement de l’épiscopat. […] Le Saint-Père est venu en pèlerin. Dès qu’il est arrivé à Saint-Jacques, il a revêtu l’habit du pèlerin. Comme eux, il est entré par la Porte Sainte, effectuant une démarche qui me rappelle une parole de Saint Augustin transposée : «Avec vous, je suis chrétien. Pour vous, je suis pape». Ce qui frappe toujours chez Benoît XVI, c’est son humilité. Il est vraiment désireux d’être le disciple du Christ et de l’être de plus en plus. Il a fait ensuite le geste traditionnel du pèlerinage : « l’abrazo ». On monte derrière le grand autel pour arriver à la hauteur du buste de la statue de Saint Jacques qu’on étreint des deux mains, dans un geste à la fois affectueux et plein d’action de grâce. Le pape a fait cette démarche en demandant à ce que les télévisions ne le suivent pas. Juste auparavant, il était allé prier sur le tombeau de Saint Jacques. Il s’y est recueilli d’une manière très émouvante, dans la simplicité. […]

Il y a un signe qui ne trompe pas : le silence. Bien évidemment, dès que le pape entrait, il y avait des applaudissements mais très vite, il inspirait le désir d’entrer dans le silence, c’est-à-dire l’attitude du « cœur qui écoute », comme le disait si bien Paul VI. Pendant toute la célébration, ce silence a existé. C’était un signe impressionnant de communion profonde, signe que nous participions à la messe, aidés d’ailleurs par de très belles musiques. Dans le monde d’aujourd’hui, la beauté introduit à la découverte de la Vérité. Et la Vérité, c’est que Dieu est Amour.

Cathédrale de Montpellier : les évêques refusent l’enterrement d’une traditionaliste
Un lecteur m’informe de la chose suivante : Une dame âgée de la paroisse de la cathédrale de Montpellier avait demandé dans son testament un enterrement selon la forme extraordinaire du rit romain, célébré par l’Institut du Christ-Roi Souverain-Prêtre. Elle est décédée et la cérémonie lui a été refusée
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Messe sous le chapiteau

Pour la première fois à Nancy, une messe de la Toussaint était organisée le 1er novembre sous le chapiteau du cirque Arlette Gruss. La messe a été célébrée par MM. les abbés Jean-Michaël Munier, vicaire général, et Bernard Bellanza, aumônier national pour les artisans de la fête et du cirque.

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