Summorum Pontificum

Une Ordination sacerdotale au Mexique pour la Fraternité Saint-Pierre
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En juin prochain, la Fraternité Saint-Pierre célébrera sa première ordination sacerdotale au Mexique lorsque SE le cardinal Burke viendra à Guadalajara pour ordonner prêtre l’abbé Javier Ruiz Velasco Aguilar. Cet événement se tiendra en même temps que le 3è congrès annuel Summorum Pontificum qui se tiendra cette année à Guadalajara, ainsi que la 2ème convention nationale d’Una Voce Mexico et le 3è congrès national annuel de l’école à domicile. Plusieurs autres événements passionnants sont également prévus.

Le Congrès Summorum Pontificum débutera le jeudi 11 juin et se terminera le dimanche 14 juin. Pour les non-hispanophones, la traduction simultanée des discours du Congrès jeudi et vendredi sera disponible.

L’ordination aura lieu le vendredi 12 juin à 16h à l’église de San Juan Macias à Zapopan, la ville natale du futur prêtre l’abbé Aguilar, qui sera le premier prêtre de la Fraternité Saint-Pierre ordonné à Guadalajara. Il célébrera sa première messe le lendemain, samedi 13 juin à 9h30 à la basilique de Zapopan. Les autres temps forts incluent une messe pontificale et une procession le jeudi soir à 18h pour la Fête Dieu, et une messe pontificale avec confirmations le dimanche soir à 18h.

L’Institut du Bon Pasteur vient chez vous
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Chers amis, dans cette période très spéciale que nous vivons tous ensemble, nos prêtres continuent leur ministère le mieux possible : chaque jour, ils célèbrent la messe pour vous et à toutes vos intentions ; ils sont à votre disposition, autant que possible, pour donner les sacrements aux malades ou pour les confessions…

Mais nous voulons aussi faire davantage, et vous procurer au mieux les consolations de l’Église, par tous les moyens !

C’est pourquoi les prêtres du Bon Pasteurs s’engagent, dès aujourd’hui, à vous fournir sur internet des temps de prière quotidiens et des temps de formation pour vous et pour vos enfants !

Progressivement, nous établirons un programme d’activités spirituelles que vous pourrez suivre, en direct ou en différé, sur les réseaux sociaux et sur notre site internet : transformons  cette quarantaine en un saint carême !

10h – Prédication sur les textes de la messe du jour, par M. l’abbé Philippe Laguérie

11h – Messe basse, en direct du séminaire de Courtalain

16h15 – Histoire sainte pour les 5-8 ans, racontée par les séminaristes de Courtalain (à partir du jeudi 19 mars)

16h30 – Cours de catéchisme pour les 8-12 ans, par M. l’abbé Marin Cottard

17h – Formation pour adultes (chaque jour une conférence sur différents thèmes religieux)

18h – Chapelet en direct de la paroisse Saint-Eloi à Bordeaux

18h30 – Messe du jour, en direct de notre maison de Rome

22h – Temps de prière devant le Saint-Sacrement, en direct de notre maison de Rome

Des activités supplémentaires viendront s’ajouter à ce programme quotidien : à suivre en direct sur Facebook et sur le site

Lettre du Supérieur de la FSSPX aux fidèles
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L’abbé Davide Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, a adressée une lettre à tous les fidèles confinés chez eux et qui n’ont plus accès à la Sainte Eucharistie, en raison de l’épidémie du coronavirus.

Bien chers fidèles,

Dans ce moment d’épreuve certainement difficile pour vous tous, je tiens à vous adresser ces quelques réflexions.

Nous ne savons pas combien de temps la situation actuelle va durer, ni surtout comment les choses vont évoluer dans les prochaines semaines. Face à cette incertitude, la tentation la plus naturelle est de chercher désespérément des garanties et des explications dans les commentaires et les hypothèses des plus savants des « experts ». Souvent, cependant, ces hypothèses – qui abondent actuellement de toutes parts – se contredisent et augmentent la confusion au lieu d’apporter un peu de sérénité. Sans doute l’incertitude fait-elle partie intégrante de cette épreuve. A nous de savoir en tirer parti.

Si la Providence permet une calamité ou un mal, elle le fait toujours dans le but d’obtenir un plus grand bien qui, directement ou indirectement, concerne toujours nos âmes. Sans cette prémisse essentielle, nous risquons de nous désespérer, car une épidémie, une autre calamité ou n’importe quelle épreuve nous trouveront toujours insuffisamment préparés.

A ce stade, qu’est-ce que Dieu veut nous faire comprendre ? Qu’attend-il de nous en ce carême si particulier, où il semble avoir décidé quels sacrifices nous devons faire ?

Un simple microbe est capable de mettre à genoux l’humanité. A l’ère des grandes réalisations technologiques et scientifiques, c’est surtout l’orgueil humain qu’il met à genoux. L’homme moderne, si fier de ses réalisations, qui installe des câbles de fibre optique jusqu’au fond des océans, construit des porte-avions, des centrales nucléaires, des gratte-ciels et des ordinateurs, qui après avoir posé son pied sur la lune poursuit sa conquête jusqu’à Mars, cet homme est impuissant devant un microbe invisible. Le tumulte médiatique de ces derniers jours et la peur que nous pouvons avoir nous-mêmes ne doivent pas nous faire manquer cette leçon profonde et facile à comprendre pour les cœurs simples et purs qui considèrent avec foi les temps présents. La Providence enseigne encore aujourd’hui à travers les événements. L’humanité – et chacun d’entre nous – a l’occasion historique de revenir à la réalité, au réel et non au virtuel fait de rêves, de mythes et d’illusions.

Traduit en termes évangéliques, ce message correspond aux paroles de Jésus qui nous demande de rester unis à Lui le plus étroitement possible, car sans lui, nous ne pouvons rien faire ni résoudre aucun problème (cf. Jn 15, 5). Nos temps incertains, l’attente d’une solution et le sentiment de notre impuissance et de notre fragilité doivent nous inciter à chercher Notre-Seigneur, à l’implorer, à lui demander pardon, à le prier avec plus de ferveur et surtout à nous abandonner à sa Providence.

A cela s’ajoute la difficulté voire l’impossibilité d’assister librement à la sainte Messe, ce qui augmente la dureté de cette épreuve. Mais il reste entre nos mains un moyen privilégié et une arme plus puissante que l’anxiété, l’incertitude ou la panique que peut susciter la crise du coronavirus : il s’agit du saint Rosaire, qui nous lie à la Très Sainte Vierge et au Ciel.

Le moment est venu de prier le chapelet dans nos maisons plus systématiquement et avec plus de ferveur que d’ordinaire. Ne perdons pas notre temps devant les écrans et ne nous laissons pas gagner par la fièvre médiatique. Si nous devons observer le confinement, profitons-en pour transformer notre « assignation à résidence » en une sorte de joyeuse retraite en famille, au cours de laquelle la prière retrouve la place, le temps et l’importance qu’elle mérite. Lisons l’Evangile en son entier, méditons-le calmement, écoutons-le en paix : les paroles du Maître sont les plus efficaces, car elles atteignent facilement l’intelligence et le cœur.

Ce n’est pas le moment de laisser le monde entrer chez nous, maintenant que les circonstances et les mesures des autorités nous séparent du monde ! Tirons profit de cette situation. Donnons la priorité aux biens spirituels qu’aucun microbe ne saurait attaquer : accumulons des trésors au Ciel, où ni les vers ni la rouille ne détruisent. Car là où se trouve notre trésor, là aussi sera notre cœur (cf. Mt 6, 20-21).

Profitons de l’occasion pour changer de vie, en sachant nous abandonner à la divine Providence. Et n’oublions pas de prier pour ceux qui souffrent en ce moment. Nous devons recommander au Seigneur tous ceux pour qui le jour du jugement approche, et lui demander d’avoir pitié de tant de nos contemporains qui demeurent incapables de tirer des événements actuels les bonnes leçons pour leur âme. Prions pour que, une fois l’épreuve surmontée, ils ne reprennent pas leur vie d’avant, sans rien changer. Les épidémies ont toujours servi à ramener les tièdes à la pratique religieuse, à la pensée de Dieu, à la détestation du péché. Nous avons le devoir de demander cette grâce pour chacun de nos concitoyens, sans exception, y compris – et surtout – pour les pasteurs qui manquent d’esprit de foi et ne savent plus discerner la volonté de Dieu.

Ne nous décourageons pas : Dieu ne nous abandonne jamais. Sachons méditer les paroles pleines de confiance que notre sainte Mère l’Eglise met sur les lèvres du prêtre en temps d’épidémie : « O Dieu qui ne voulez pas la mort mais la conversion des pécheurs, tournez-vous avec bienveillance vers votre peuple qui revient vers vous et, puisqu’il vous est dévoué, délivrez-le avec miséricorde des fléaux de votre colère ».

Je vous recommande tous à l’Autel et à la paternelle protection de saint Joseph. Que Dieu vous bénisse !

Don Davide Pagliarani +

Le Séminaire de Wigratzbad en quarantaine
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Le Séminaire Saint-Pierre de Wigraztbad (FSSP) est en quarantaine depuis quelques jours suite à un cas avéré de Coronavirus et des suspicions.

Très international, notre séminaire reçoit beaucoup de visiteurs, comme ce confrère italien venu se reposer chez nous… et qui s’est avéré porteur du coronavirus.
Tout le séminaire est donc en confinement strict depuis une semaine, car la maladie se diffuse rapidement. Une douzaine de prêtres et de séminaristes présentent des symptômes de grippe, ce qui nous contraint à réorganiser complètement les horaires et les services. Cuisinier, lingère, secrétaire… il faut tout faire par nous-mêmes, mais chacun se montre généreux et s’adapte sans difficulté.
Pour éviter de nous retrouver tous ensemble dans notre petite chapelle, le groupe des propédeutes est séparé, avec un horaire différent pour les offices et l’oraison.
La quarantaine du Carême se double donc d’une quarantaine sanitaire, et puisque “tout est grâce” nous y voyons l’occasion d’une méditation salutaire sur le sens de la vie. La vie est brève et fragile, et si l’on s’inquiète pour sa santé, on doit encore plus se soucier de son salut. La menace invisible de la maladie nous stimule à plus de confiance en Dieu, et à augmenter encore nos prières et nos pénitences.
En union avec tous les malades à travers le monde, et solidaires de l’inquiétude générale, nous nous confions très sereinement à la Providence divine et à la maternelle protection de Notre Dame, secours des pécheurs et consolatrice des affligés.

Le latin laisse des regrets
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En 1965, une première réforme liturgique entre en vigueur. Le 15 mars 1965, l’hebdomadaire L’Express publiait un article sur le sujet intitulé “Le latin laisse des regrets”

La semaine dernière, le Pape, évêque de Rome, a choisi l’église de Tous-les-Saints, dans un quartier populaire de la ville, pour célébrer sa première messe en italien. Ce jour-là, en effet, le 7 mars 1965, l’emploi des langues nationales devenait obligatoire dans toutes les églises catholiques du monde. Dans le Haut-Adige, la vallée d’Aoste et la Vénétie Julienne, l’office a parfois été récité, respectivement, en allemand, en français ou dans une langue slave.

Les fidèles français ont certainement été moins dépaysés que leurs voisins, la réforme ayant été mise en route chez nous dès le 3 janvier. Et à partir de fin novembre dans les pays anglo-saxons. Certaines modifications supplémentaires ont cependant été apportées à la liturgie. La séparation de la messe en deux parties, l’enseignement et le sacrifice, est plus nettement marquée. Des prières plus nombreuses sont maintenant chantées ou lues à voix haute, la plupart des signes de croix sont supprimés, ainsi que le dernier évangile

Lire l’article sur le site de l’Express

Messe pour les temps d’épidémie
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Samedi dernier 7 mars, une messe pour les temps d’épidémie était célébrée ne l’église Saint Nicolas du Chardonnet (Paris), en voici l’homélie :

Mes biens chers frères,

Cela a toujours été l’habitude de l’Eglise depuis la nuit des temps en période de calamités publiques de se tourner vers le Seigneur, et spécialement en temps d’épidémie. Ce n’est pas la première et ce n’est pas la dernière, sans doute, de l’histoire de l’humanité. Mais les épidémies ont quelque chose toujours d’inquiétant puisque tels les démons, on ne voit pas ce qui vous attaque. Et donc l’Eglise se tourne vers le bon Dieu, spécialement par cette messe qui est très ancienne, que nous célébrons pour demander au bon Dieu de nous préserver du mal.

Ordres mineurs et sous-diaconat à Courtalain le samedi 28 mars
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Mgr Schneider viendra conférer les ordres mineurs et ordonnés des sous-diacres pour l’Institut du Bon Pasteur au Séminaire Saint Vincent de Paul de Courtalain le samedi 28 mars.

Agenda: Récollection pour fiancés les 23 et 24 mai
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L’Oeuvre des retraites de la Fraternité Saint-Pierre propose une récollection pour fiancés préchées par les abbés Vianney Le Roux et Jean de Massia à Notre-Dame de l’Ouÿe (91) les 23 et 24 mai.

Inscription Oeuvre des Retraites

Le 40è anniversaire des Bénédictines du Barroux
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L’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation a fêté en octobre dernier le 40è anniversaire de sa fondation. Dans le sillage de l’Abbaye Sainte Madeleine du Barroux, Mère Élisabeth de La Londe (+2015) et 4 jeunes filles fondent une nouvelle communauté bénédictine. La communauté est reconnue canoniquement en 1989.

Mère Placide, abbesse de l’Abbaye Notre-Dame de l’Annonciation revient sur cet événement dans son éditorial de la lettre des Moniales ‘La Font de Pertus’ du 26 février 2020 (n°114).

Il y a quarante ans, jour pour jour, votre communauté était dans un petit berceau. Une toute petite communauté nouvellement née : une moniale et quatre postulantes. Une communauté fragile, fragile comme un enfant qui ne saurait vivre sans les soins paternels et maternels. Fragile, certes, mais déjà forte, car la force d’une communauté chrétienne ne vient pas d’abord de ce qu’elle peut faire, mais de ce que le Seigneur fait et de ce qu’Il donne.

Aux côtés de notre fondatrice, Mère Elisabeth, Dieu nous a donné un fondateur, Dom Gérard. “Il est bon de rappeler aujourd’hui les trois piliers que Dom Gérard a voulu nous transmettre dans un contexte ecclésial révolutionnaire. Ces trois piliers sont : une philosophie réaliste, thomiste ; les observances monastiques fidèles à “nos fondateurs”, le Père Muard, Dom Romain Banquet et Mère Marie Cronier ; et la sainte liturgie traditionnelle. Par cet héritage, Dom Gérard chantait la gloire de Dieu, qui se manifeste dans le mystère de la réalité de l’être,dans la sainteté de la vertu, et dans le caractère éminemment sacré du rite antique.

Ces piliers ne sont pas des pièces de musée. Vérité, observances monastiques et sainte liturgie abreuvent nos âmes, comme une source d’eau vive. Y être fidèles n’exclut pas les adaptations, nécessaires pour garder l’esprit de saint Benoît dans un monde qui change. “Mais Dom Gérard usait avec parcimonie de ces adaptations, pour une raison que l’idéologie libertaire a oubliée ou rejette avec orgueil : cette raison est que la nature humaine ne change pas, elle ne changera jamais. On entend très souvent comme un mantra : “Oh, la jeunesse est comme ci, elle est comme ça, et elle ne peut plus obéir comme avant ; il faut s’adapter à la jeunesse”. Il est vrai que si la barbarie a fait et fait encore des ravages dans les âmes; si le péché les blesse, ce n’est pas nouveau. Les psaumes le crient. Mais dans leur nature, les âmes ne changent pas. Et les instruments sacrés pour aller à Dieu, pour suivre le Christ dans la gloire de Dieu, ne changent pas.

Dom Gérard nous a transmis sa forte dévotion envers les anges gardiens. “Et les anges étaient là, continue Dom Louis-Marie. C’est une messe des saints anges gardiens qui fut célébrée il y a quarante ans, exactement la même qu’aujourd’hui. Aujourd’hui peut-être avec un peu plus de déploiement sacré… Les anges étaient là; penchés sur le berceau de votre communauté et, comme à Noël, ils chantaient la gloire de Dieu et le salut des âmes. Les anges ne chantent pas seulement, ils gardent et protègent ! Ils protège, oui. Cette petite communauté avait besoin d’être protégée et, maintenant qu’elle est devenue plus grande – à 40 ans, on peut dire qu’on est grand ! – et bien, cette communauté en a toujours besoin. En 1986, Dom Gérard  avait prononcé solennellement un acte de consécration à la Vierge, votre sainte patronne, la suppliant de protéger nos monastères : que l’hérésie et l’esprit de schisme se brisent contre les murs de clôture. C’est une prière toujours actuelle, ô combien actuelle, et nous supplions les anges de nous garder, de nous protéger.

Le Motu Proprio à Saint Germain en Laye (78)
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Paix Liturgique revient sur la demande d’application du Motu Proprio à Saint Germain en Laye (lettre n°736 du 10 mars). Alors que les messes célébrées par les chanoines de l’Institut du Christ Roi à la chapelle des Franciscaines vont prendre fin ces jours-ci avec le retour de la Chapellenie Notre-Dame de France à l’église de Port-Marly, Paix Liturgique s’interroge sur la demande d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum à Saint Germain en Laye à laquelle il n’est toujours pas apporté de réponse.

Paix Liturgique – Mais néanmoins il semblerait que le père Marc Boulle, actuel administrateur de la paroisse de Saint-Germain, ait fini par accepter une rencontre avec les demandeurs de Saint-Germain ?

Louis Renaudin – Le Père Marc Boule est une bonne personne. Il est bien connu pour son respect des groupes attachés à la liturgie traditionnelle. Je crains cependant qu’il soit aujourd’hui instrumentalisé par son évêque contre les fidèles de Saint-Germain qui ne peuvent pas voir en lui un adversaire de la paix. En fait, on nous refait à Saint-Germain en 2020 le coup tordu – passez-mois l’expression – qu’on a fait en 1986 aux paroissiens de Port-Marly en leur donnant comme interlocuteur un prêtre modéré, et même conservateur, presque « tradi », qui pourrait plus facilement parvenir à les faire céder. Rien que de très classique. Pauvre Père Pierre Caro, pauvre Père Marc Boulle, manipulateurs manipulés, qui sont les vraies victimes de ces horribles manipulations.

Paix Liturgique – N’exagérez-vous pas ?

Louis Renaudin – Oh, non. Hier le Père Pierre Caro, au nom de la sainte obéissance, avait tenté d’être le fossoyeur de la communauté de Port-Marly, et aujourd’hui le père Marc Boulle, toujours au nom de l’obéissance, est envoyé au charbon, dans les pires conditions, alors que ses prudents supérieurs ne se risquent pas à se frotter aux gens qu’ils ont exaspérés.

Paix Liturgique – Le Père Marc Boulle veut enterrer la demande de Saint-Germain ?

Louis Renaudin – Lorsque le père Marc Boulle écrit, après des mois de silence, qu’il accepte de recevoir les demandeurs… dans 2 semaines, mais qu’il faudra à ce moment vérifier la réalité d’un groupe stable à Saint-Germain, convenez que c’est très injurieux, ou qu’il ignore totalement le dossier, 12 ANS APRES QUE LA DEMANDE AIT ÉTÉ PRÉSENTÉE ET DIX FOIS RENOUVELÉE !!!! Nous connaissons malheureusement tout cela par cœur : on nous refait les procédés dilatoires habituels. Vraiment, ce n’est pas honnête. Ajoutons que nous avons réalisé en 2018 un sondage d’opinion sur la ville de Saint-Germain-en-Laye et que les résultats de celui-ci nous indiquent que 32 % des catholiques de cette ville souhaiteraient participer à une liturgie traditionnelle dans LEUR VILLE. Et la preuve tangible de la véracité de ce sondage est que les chanoines de l’Institut du Christ-Roi, disant la messe à Saint-Germain avant de retrouver leur église de Port-Marly, ont vu participer à leurs offices de nombreuses familles de Saint-Germanois qu’ils ne connaissaient pas auparavant… Que ce serait-il passé s’ils avaient eu l’autorisation de faire une large publicité de leur présence dans cette ville ?

Paix Liturgique – Mais alors que va-t-il arriver à Saint-Germain ?

Louis Renaudin – Ce que nous annonçons depuis des mois : qui sème le vent, l’injustice et la haine – je pense aux applaudissements déclenchés par nos pasteurs ! – NE PEUT QUE RÉCOLTER UNE TEMPÊTE DONT IL DEVRA ASSUMER LA TOTALE RESPONSABILITÉ.

Paix Liturgique – Et comment vous en sortirez-vous ?

Louis Renaudin – Comment nous en sortirons-nous, plutôt. Et bien seulement par l’instauration d’un vrai dialogue et non par des menteries. Cela va prendre du temps, alors que la paix et la charité aurait pu être au rendez-vous depuis des années à Saint-Germain. Mais nous sommes patients : « Frappez, et l’on vous ouvrira… Demandez, et vous obtiendrez… ».

Paix Liturgique – Mais ne pensez-vous pas que votre juste colère ne braque encore plus vos pasteurs ?

Louis Renaudin – Le pire n’est jamais sûr… Et de ce pire, il faudrait qu’ils assument les conséquences, comme jadis à Port-Marly. Peut-être en effet que Mgr Aumonier, déjà sur le départ, est prêt aux actions inconséquentes dont il n’aura pas à gérer la suite. Mais que fera son auxiliaire Mgr. Bruno Valentin, déjà bien échaudé ? Que feront les prêtres du diocèse, qui savant comment les fidèles attachés à la messe traditionnelle ont été traités depuis dix ans ?

Paix Liturgique – Tout de même, Mgr. Aumônier a bien accueilli trois communautés Ecclesia Dei dans son diocèse ?

Louis Renaudin – C’est une des manières de contenir le phénomène traditionnel à Versailles. On pense qu’elles sont peut-être mieux contrôlables et phagocytables. Ne leur a-t-on pas déclaré, comme me l’a raconté un prêtre du diocèse : « Si la situation ne vous plait pas, quittez le diocèse ». Nous comprenons bien que ces bons abbés et chanoines n’aient guère de marge de manœuvre. Il en est tout autrement pour nous…

NB : A notre connaissance l’abbé Marc Boulle n’est pas administrateur de la paroisse (Le curé est le Père Thierry Faure) mais vicaire général du diocèse de Versailles.

L’Oratoire Saint Joseph (Détroit) érigé en sanctuaire
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Les Chanoines de l’Institut du Christ Roi sont en charge de l’Oratoire Saint Joseph à Detroit (USA) depuis 3 ans. Mgr Vigneron, archevêque de Détroit, vient de l’ériger en sanctuaire.

Lu sur facebook du Diocèse de Detroit

Nous sommes heureux de vous annoncer que l’Oratoire Saint-Joseph de Détroit a été désigné sanctuaire archidiocésain ! Après trois ans de renouveau dynamique sous la garde pastorale des chanoines de l’Institut du Christ Souverain Souverain Prêtre, il est clair que les âmes affluent vers le sanctuaire Saint-Joseph, non seulement comme foyer paroissial à plein temps, mais aussi comme complément spirituel à la vie paroissiale que beaucoup possèdent déjà ailleurs.
Vous êtes invités à rejoindre Mgr Allen H. Vigneron le 19 mars à 17 h00 au St. Joseph Shrine pour une lecture du décret officiel suivi de la procession annuelle de la Saint-Joseph dans le quartier Eastern Market environnant. Le sanctuaire célébrera ensuite une grande messe solennelle à 19h00. 

Voici ce qu’en dit le droit canon

Can. 1230 – Par  sanctuaire on entend une église ou un autre lieu sacré où les fidèles  se rendent nombreux en pèlerinage pour un motif particulier de piété avec l’approbation de l’Ordinaire du lieu.

Can. 1232 – § 1. L’Ordinaire du lieu est compétent pour approuver les statuts des sanctuaires diocésains; la conférence des Évêques pour les statuts des sanctuaires nationaux et le Saint-Siège seul pour ceux des sanctuaires internationaux.

§ 2. Les statuts détermineront surtout les buts du sanctuaire, l’autorité du recteur, la propriété et l’administration des biens.

Can. 1233 – Certains  privilèges pourront être accordés aux sanctuaires chaque fois que les circonstances des lieux, l’afflux des pèlerins et surtout le bien des fidèles semblent le recommander.

Can. 1234 – § 1. Dans les sanctuaires seront plus abondamment offerts aux fidèles les moyens de salut en annonçant avec zèle la parole de Dieu, en favorisant convenablement la vie liturgique surtout pour la célébration de l’Eucharistie et de la pénitence, ainsi qu’en entretenant les pratiques éprouvées de piété populaire.

§  2. Les objets votifs d’art populaire et les témoignages de piété, exposés dans les sanctuaires ou dans des lieux proches, seront conservés et gardés en sûreté.

Photo Procession du 19 mars 2019
Le coronavirus à Chémeré-le-Roi
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Ecoutez le sermon du Père Henri-Marie Favelin, FSVF, lors du 1er dimanche de Carême ! Bon et Saint Carême

Le #coronavirus s'invite au couvent !www.chemere.org

Publiée par Fraternité Saint Vincent Ferrier sur Mardi 3 mars 2020

Fraternité Saint Vincent Ferrier

La dernière lettre aux Amis de la Fraternité Saint-Pierre (Mars 2020)
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La dernière lettre aux Amis et Bienfaiteurs de la Fraternité Saint-Pierre (n°102, Mars 2020) consacre son dossier à la lecture de la Bible. On y retrouve également quelques nouvelles des apostolats de la Fraternité Saint-Pierre en France et des prochains camps et colonies d’été.

On parle beaucoup du silence de Dieu… Quel paradoxe, quand on pense que la Bible nous offre plus de 35500 versets à lire, à étudier, à méditer. Dieu n’est pas silencieux. Mais il a une façon divine de nous parler, qu’il nous faut découvrir, comme on apprend une langue étrangère. L’immersion est la solution.
Essayons de lire la Bible. Nous le savons: « Le Verbe s’est fait chair » (Jn 1,14), ce qui signifie que Dieu nous a révélé sa Parole. Le Verbe s’est aussi fait texte: la Bible c’est le Christ, ce qui explique que, dans la liturgie, on encense le Missel autant de fois que le Saint-Sacrement. Il y a dans la Bible une réelle présence de Dieu (même si évidemment ce n’est pas la Présence réelle de la Sainte Hostie). Et notre Dieu nous parle.
Avons-nous conscience que la lecture attentive de la Bible nous met vraiment en présence de Dieu ?

Lire la lettre n°102 (Mars 2020)

Recevoir la lettre aux Amis de la Fraternité Saint-Pierre

Rappel à Dieu de Louis Fontaine
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Notre confrère le Salon Beige annonçait hier le rappel à Dieu de Louis Fontaine. Agé de 91 ans (il aurait eu 92 ans aujourd’hui), Louis Fontaine était journaliste, auteur de plusieurs romans historiques. Très attaché au scoutisme traditionnel, il avait notamment publié “La mémoire du scoutisme”

Rappelé à Dieu ce matin, Louis Fontaine fut fondateur des Éditions de l’Orme rond (rachetées par ELOR en 1988), Louis Fontaine fut journaliste au sein d’un groupe de presse international et auteur de plusieurs romans historiques.

Né en 1928 à Paris, il a été Scout de France jusqu’au Jamboree de Moisson, en 1947. Son fils Rémi Fontaine, ancien scout également, est journaliste de presse écrite et de radio.

Le 24 mars 1985, Louis Fontaine organisa un feu de camp symbolique à Paris pour le 75e anniversaire de Pierre Joubert, en présence de chorales et de 500 personnes dont Michel Menu, Serge Dalens, Jean-Louis Foncine, Robert Manson, le P. Albert Revet, Jean-Marie Sorlot, Jean-Charles de Coligny.

Nous avions relayé ses ouvrages : Un enfant dans la guerre et Un de 14.

Agenda: Pèlerinage en Terre-Sainte avec la Fraternité Saint-Pierre (Mai 2020)
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L’abbé Courtois, FSSP, accompagne comme les années passées un Pèlerinage en Terre-Sainte du 5 au 14 mai 2020 

Agence Odéia (Programme et renseignements)

Découvrez les adoratrices du Coeur Royal
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Les Adoratrices du Coeur Royale de Jésus-Chrsit Souverain Prêtre viennent de publier un document de présentation de leur communauté.
La communauté a été fondée en 2001 et compte aujourd’hui 7 maisons (en Italie, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis) pour 55 adoratrices.

Adoratrices du Coeur-Royal

Note de lecture : la fondation de la Fraternité Saint Vincent Ferrier
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Dans le dernier numéro de Sedes Sapientiae (n°150, décembre 2019), revue thomiste de formation de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, le RP Louis-Marie de Blignière, fondateur et prieur du Couvent Saint Thomas d’Aquin (Chémeré-le-Roi), revient sur la fondation de la Fraternité en 1979 :

Dans quel contexte est née la Fraternité Saint Vincent Ferrier ?

Elle est née de la rencontre d’une misère et de la lumière. La misère : celle d’enfants perdus, les fils d’un siècle nihiliste. La lumière : celle du visage d’un père, saint Dominique. Ma génération, arrivant à l’âge adulte vers mai 1968, a été marqué par l’expérience d'”élites” qui ne savait plus répondre aux questions de nos vingt ans. Au moment historique du basculement des grands totalitarismes vers la “société de consommation”, nous cherchions de vrais pères. Nous ressentions le vide que creusaient l’absence de Dieu et l’ignorance de ces raisons de vivre que donne la vérité philosophique et religieuse. Nous constations que le relativisme qui découlait de cette apostasie ne rendait pas heureux nos contemporains. Nous étions bouleversés par la “misère de l’erreur” (saint Thomas d’Aquin), qui fait marcher vers l’absurde temporel et la perte éternelle des âmes.

Le père dominicain, qui m’a donné l’habit, le père Michel-Louis Guérard des Lauriers, a tourné nos regards vers le visage de saint Dominique. Nous avons été fasciné par lui, nous avons été saisis… nos vies ont été transformée. Les enfants perdus avaient trouvé un père.

Le Père de Blignières évoque également le travail sur les questions doctrinales qui a précédé la reconnaissance romaine en 1988.

Vous pourrez également lire dans ce numéro une contribution sur le Notre-Père, et une autre intitulée Solitude et amitié.

Sedes Sapientiae (4 numéros par an)

Une ordination diaconale pour l’Institut du Christ Roi
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Fin février, Mgr Mathieu Madega, évêque de Moulia (Gabon), a ordonné diacre l’abbé Sean Kenney pour l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre en la chapelle Notre-Dame du Sacré-Coeur de Moulia.

Institut du Christ Roi

Des nouvelles de Lagrasse
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La dernière lettre aux Amis de l’Abbaye de Lagrasse (Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu) est parue (n°41, Carême 2020). Mgr Emmanuel-Marie, Abbé de l’Abbaye Sainte Marie, revient sur le temps liturgique du Carême  et les travaux en cours à l’abbaye, notamment ceux du clocher.

Abbaye Sainte Marie de Lagrasse

Chartres sonne !
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Dans trois mois les pèlerins quitteront Paris pour Notre-Dame de Chartres.

Notre-Dame de Chrétienté

Brève: Messe en forme extraordinaire à l’Ile-Bouchard (37)
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Un lecteur nous indique que les prochaines messes mensuelles dans la forme extraordinaire du rite romain seront célébrées les dimanches 8 mars, 25 avril et 17 mai 2020 à 9h15 à l’église Saint-Maurice de l’Ile Bouchard (Diocèse de Tours)

Paroisse de l’Ile Bouchard

Voici le temps favorable
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Dans le bulletin 127 de A Crucetta de Mars-Avril 2020, l’abbé Hervé Mercury  nous invite à faire une sainte quarantaine :

Citant saint Paul (2 Cor. 6, 2), la liturgie présente le Carême comme un temps favorable, comme le jour du salut. Il s’agit pourtant d’une période de pénitence.
L’Eglise y prévoit d’ailleurs quelques restrictions corporelles. Il ne conviendrait pas de les négliger. Le corps intervient souvent dans nos actes peccamineux. Il est donc raisonnable qu’il participe à toute démarche de repentir. Nier l’utilité du jeûne ou des privations corporelles, c’est oublier que nous ne sommes pas seulement esprit. La preuve de notre humble condition est qu’il faudra un jour retourner à la poussière, d’où nous avons été tirés.
La pénitence consiste à se réconcilier avec Dieu, dans notre corps pour qu’il soit purifié et dans notre esprit pour qu’il soit renouvelé. Juste avant le passage déjà cité, l’Apôtre des Gentils déclarait : « Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Cor. 5, 20).
Cette réconciliation souhaitée suppose un certain temps, non pas seulement l’instant d’une confession, mais le délai nécessaire au repentir et à la contrition. Ici, la notion de temps est importante. Nous nous sommes éloignés pendant toute une période, nous avons perdu notre temps, nous l’avons gaspillé loin de Dieu ; maintenant, il nous faut le racheter.
C’est une manière de reprendre la main sur le passé. Certes, nous ne pouvons pas le réécrire. Cependant, nous pouvons faire en sorte, par l’intervention miséricordieuse du Dieu éternel, qu’il ne produise pas à l’avenir les fruits mortifères de nos mauvaises habitudes, mais qu’il nous obtienne, par un renouvellement salutaire, les bénéfices de la pénitence. Celle-ci est vraiment le moyen de gommer les conséquences désastreuses de nos péchés, en évitant qu’ils ne s’enracinent un peu plus dans de mauvaises inclinations.
Nous ne connaissons que trop leur poids. Les criminels les accusent quand ils disent avoir cédé à leurs pulsions. Combien de fois nous laissons-nous nous mêmes emporter par le flot de nos instincts et de nos passions désordonnés, dissipant sans compter le temps qui nous est imparti ? Dans la perspective qui introduit un peu d’éternité dans ce temps de notre histoire, il est donc vrai que chaque jour de Carême est une occasion de salut.

A Crucetta (La tradition en Corse)

Pèlerinage à Verdelais avec la paroisse Saint-Eloi (Bordeaux)
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Comme les années passées, la Paroisse Saint-Eloi (Institut du Bon Pasteur) de Bordeaux vous convie à son pèlerinage à Notre-Dame de Verdelais les 21 et 22 mars.

Paroisse Saint-Eloi (Bordeaux)

De la communion spirituelle
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Lu sur la page facebook de la Fraternité Saint-Pierre à Paris

En raison du développement du « Coronavirus » en France ces derniers jours, le diocèse nous demande d’observer, à partir du samedi 29 février, certaines mesures de précaution et d’hygiène pour lutter contre la propagation du virus. Notamment, il est demandé « de proposer la communion uniquement dans les mains des fidèles, et de la refuser dans la bouche ». Cette mesure s’impose à nous d’une manière nécessaire, au nom de la prudence, et ce afin d’éviter toute propagation du virus. Cependant, dans les messes célébrées selon la forme extraordinaire du rite romain, forme à laquelle nous sommes attachés par un lien indéfectible dans les apostolats de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, aucun autre mode de communion n’est prévu, rituellement, que celui de la communion sur la langue. Beaucoup de raisons légitimes nous poussent à user, exclusivement, de ce mode traditionnel de communion : il exprime d’une manière particulière la Foi de l’Église dans la grandeur du sacrement de l’Eucharistie, qui contient réellement le Vrai Corps de Jésus, uni à son Âme, son Sang et sa Divinité, dans l’hostie sainte comme dans chacune de ses parcelles, même les plus petites. Aussi, la liturgie traditionnelle s’est toujours attachée, à travers ses signes et ses rites sensibles, à manifester l’immense respect que doit avoir l’homme envers les Saintes Espèces. Ces signes sont présents partout au cours de la Messe, à travers les gestes d’adoration, de précaution, et de purification, de la part du prêtre qui touche la Présence Réelle ; et les fidèles prolongent ces attitudes de respect en communiant à genoux et sur la langue, non seulement pour éviter de graves accidents eucharistiques (vol d’hosties, etc…) mais aussi pour éviter au maximum l’abandon de parcelles consacrées. Pour toutes ces raisons, la communion dans la main n’est pas envisageable dans la forme extraordinaire du rite romain.
C’est pourquoi, afin à la fois de respecter les mesures demandées, et de garder la cohérence interne de notre rit traditionnel, les apostolats de la Fraternité Saint-Pierre concernés par ces restrictions proposeront à leurs fidèles l’antique pratique de la communion spirituelle, le temps que dureront ces mesures de prudence.

Qu’est-ce que la communion spirituelle ? C’est une communion, c’est-à-dire une union à Jésus-Christ, qui se réalise non pas par la réception sacramentelle de l’hostie, mais par un acte intérieur de désir de communier, poussé par la Foi et la Charité. Dans les situations où la communion sacramentelle n’est pas possible, cette pratique de la communion d’intention est vivement recommandée par l’Église et les saints. « Quand vous ne pourrez pas avoir ce bien de communier réellement à la sainte messe, communiez au moins de cœur et d’esprit, vous unissant par un ardent désir à cette chair vivifiante du Sauveur » (St François de Sales). Ce désir, s’il est vrai et ardent, nous donne non pas le sacrement, mais la réalité cachée derrière le sacrement, l’effet de l’eucharistie : à savoir l’union spirituelle de l’âme avec Jésus : et c’est bien là l’essentiel de la communion. Le but, dit Saint Thomas, est contenu dans le désir. Et devant l’âme qui a faim et soif de Dieu, qui tend et désire le posséder, Dieu se donne à elle, tout simplement. Celui qui tend, réellement, vers le Christ le trouve : car le Christ ne se cache pas de ceux qui le cherchent vraiment.
C’est un sacrifice qui nous est demandé. Cependant, le Christ transforme toute épreuve en grâce ; et la privation, provisoire, d’un bien aussi précieux que la communion à l’hostie peut faire naître en nous un émerveillement nouveau devant ce Sacrement si précieux, auquel nous nous sommes peut-être trop habitués ; car c’est lorsqu’on perd un bien, qu’on se rend compte de la chance qu’on avait à le posséder. En ce temps de Carême, ce peut être l’occasion de retrouver le désir de Dieu, en attendant de pouvoir goûter et voir, à nouveau, combien le Seigneur est bon !

Prière pour accompagner la communion spirituelle :

Mon Dieu, je crois que vous êtes présent dans le Très-Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses et mon âme soupire après vous. Puisque je ne puis maintenant vous recevoir dans le Saint-Sacrement, venez au moins d’une manière spirituelle dans mon cœur. Je vous embrasse comme si vous étiez en moi et je m’unis entièrement à vous; oh ! ne permettez point que je me sépare jamais de vous ! O Jésus, mon souverain Bien et mon doux amour, blessez et enflammez mon cœur afin qu’il brûle toujours de votre amour.

Lire également le document de la Fraternité Saint-Pierre à  Bordeaux (qui complète)

Brève: Pas de messe en forme extraordinaire ce dimanche à la Cathédrale de Chambery
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Un lecteur m’informe que la messe dans la forme extraordinaire ne sera pas célébrée ce dimanche 1er mars à la Cathédrale Saint François de Sales de Chambery (73). La prochaine messe sera célébrée dimanche 8 mars à 9h30.

Depuis plusieurs mois la messe dans la forme extraordinaire en application du Motu Proprio Summorum Pontificum n’est plus célébrée tous les dimanches le célébrant habituel n’ayant pour l’heure pas été remplacé. Le diocèse cherche une solution.

Association Semper 73

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