Revue de presse

Terres de Mission : la Bénédiction de l’église conventuelle de Chémeré-le-Roi
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Nous recommandons à nouveau vivement l’émission Terres de Mission de TV Libertés. L’émission de dimanche 7 octobre revient sur trois sujets imports : l’accord controversé entre le Saint-Siège et la Chine (Jeanne Smits), à partir de 12min40 la bénédiction du cloître et de l’église conventuelle du Couvent Saint Thomas d’Aquin (Fraternité Saint-Vincent Ferrier) le 29 septembre 2018 (RP Augustin-Marie Aubry) et à partir de 21min00 la session de formation des jeunes organisée par Renaissance Catholique (M Villepelet).

TV Libertés

Réflexion sur la Fraternité Saint-Pie X
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Notre confrère Monde & Vie (n°959, Septembre 2018) sous la plume de François Hoffman dresse quelques perspectives pour la Fraternité Saint-Pie X suite au dernier Chapitre Général qui a vu l’élection de l’abbé Davide Pagliarani comme Supérieur Général.
François Hoffman estime notamment qu’il y a depuis plusieurs mois un certain nombre de décisions interne à la FSSPX dans ses relations à l’Eglise (et aux Evêques) qui changent petit à petit les équilibres, comme le Motu Proprio Summorum Pontificum a redonné une place à la “voie diocésaine” pour les prêtres voulant célébrer la messe dans la forme extraordinaire (au moins ponctuellement).

Le statut par morceaux de la FSSPX : l’acquis bergoglien ?
La FSSPX discute depuis l’an 2000 avec Rome. Or, en 18 ans, il y a eu beaucoup d’évolutions redevables aux démarches de Mgr Fellay, à l’action de Benoit XVI et surtout, dans un paradoxe apparent, aux initiatives de François. L’abbé Pagliarani ne pourra que les prendre en compte.
Outre la levée des excommunications des évêques ordonnés par Mgr Lefebvre, il faut compter les différentes « pièces » accumulées qui font que la FSSPX dispose aujourd’hui d’un véritable statut par morceaux.Au fur et à mesure des années, les éléments du puzzle canonique se sont accumulés. Cela permet à la Fraternité d’agir avec le tampon ecclésial jusque danssa vie quotidienne. Il y a bien sûr la question des confessions et des mariages. À ce titre, répondant aux ouvertures romaines, tous les évêques de France, sauf trois, ont donné des facultés aux prêtres de la FSSPX afin qu’ils disposent d’une juridiction pour marier. Récemment, lors d’une réunion de prêtres de la FSSPX, l’abbé Jean-Michel Gleize aurait rappelé la nécessité de disposer de pouvoirs de la part de l’évêque diocésain sous peine de nullité du mariage. Un appel à ne plus agir en vase clos.
Quant aux confessions, à l’issue du Jubilé de la miséricorde, le pape François a établi à titre permanent la faculté pour les fidèles de la FSSPX de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés (lettre apostolique Misericordia et misera du 20 novembre 2016).
La FSSPX peut aussi juger en premier ressort ses prêtres. Enfin, ses ordinations ne sont plus considérées comme illégitimes au regard de Rome. En effet, elle s’est montrée moins rigide que certains évêques diocésains lors de récentes ordinations sacerdotales. Concernant les autres aspects de la vie comme l’exemption des vœux des religieux ou la réduction à l’état laïc des prêtres, la FSSPX a fait le choix de recourir aux congrégations romaines. Aujourd’hui, il est impossible d’affirmer que la FSSPX vit dans un état d’apesanteur canonique.

Article complet sur Tradinews

Monde & Vie

Deux ordinations à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault
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Un lecteur du Forum Catholique signale les deux ordinations à venir vendredi 10 août prochain à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault. Le frère Benoît Margotin sera ordonné diacre et le frère Guillaume d’Argouges sera ordonné prêtre.

L’abbaye compte une soixantaine de moines. Elle est probablement la plus prolifique des filles de Solesmes avec de nombreuses fondations : Notre-Dame de Randol en 1971, Notre-Dame de Triors en 1984, Notre-Dame de Gaussan (devenu Notre-Dame de Donezan) en 1994, Notre-Dame de l’Annonciation de Clear Creek (USA) en 1999 et la reprise de l’abbaye Saint-Paul de Wisques en 2013. Dans notre monde qui a perdu ses repères, des jeunes ont encore soif d’absolu et se donnent dans la vie monacale, radicale, austère mais source de joie, de paix, de liberté intérieure. Deo gratias !

L’entretien publié sur le site du diocèse de Bourges

Deux ordinations à venir !

Vendredi 10 août prochain à 9h30, deux frères de Fontgombault, frère Benoît Margottin et frère Guillaume d’Argouges, seront ordonnés respectivement diacre et prêtre au sein de l’abbaye. Nous avons pu les rencontrer en parler de cet événement avec eux.

François Chasseriau (F.C.) – Comment est survenue votre vocation ? Avez-vous ressenti le besoin d’être religieux puis prêtre ? L’inverse ? Comment cela s’est-il passé ?

Frère Benoît Margottin (fr. B.M.) – Dès le départ, le Seigneur Dieu m’attirait vers l’Autel. Au cours des années, il y a un désir plus profond d’entrer dans la vie bénédictine qui est venu. Il faut savoir qu’on entre au monastère non pas pour être prêtre mais pour être donné totalement à Dieu. Cependant, dans notre vie monastique, le père abbé peut nous appeler au nom de l’Église à devenir diacre ou prêtre. On peut donc vivre le sacerdoce dans le mode propre de notre vie monastique.

Frère Guillaume d’Argouilles (fr. G.d’A.) – Pour ma part, je crois que lorsque j’étais enfant, l’autel m’attirait de la même manière et je le ressentais de manière très naturelle sans vraiment en avoir conscience. Puis les années ont passées. J’ai fait mes études, j’ai travaillé, puis au bout de quelques années de vie professionnelle, la question de la vie religieuse s’est imposée à moi. J’ai vraiment senti que le Seigneur m’appelait à devenir moine ici, à Fontgombault. Il n’était pas vraiment question de devenir prêtre ou pas prêtre, c’était vraiment entrer au monastère. Le discernement m’a fait avancer dans la voie du sacerdoce dans laquelle le père abbé m’a appelé.

F.C. – Y-a-t-il un intérêt à être prêtre en plus d’être religieux ?

Fr. B.M. – Être prêtre c’est avant tout un service qui se manifeste dans la célébration de la messe. C’est une richesse pour l’Église qui est offerte. On rend gloire à Dieu en célébrant la messe et des grâces abondantes se répandent dans toute l’Église à travers la célébration de la messe. Aussi, dans notre vie de moine, on est amenés à demeurer près du Seigneur dans cette intimité. Cette célébration de la messe est très précieuse pour notre vie spirituelle.

Fr. G.d’A. – La vocation monastique et la vocation sacerdotale sont vraiment différentes mais sont complémentaires. Le sacerdoce se marie tellement bien avec la vocation monastique que les deux s’appuient l’une sur l’autre pour donner au moine prêtre de progresser toujours plus dans son union avec le Seigneur. Cela lui permet également d’exercer une forme d’apostolat très discrète pour nous qui sommes contemplatifs. Notre apostolat c’est la liturgie, la célébration de l’eucharistie dont bénéficient les fidèles, qui parfois sont de passage, qui assistent à un office et qui vont se laisser porter par le Seigneur. Il n’y a qu’à voir l’assistance le matin. Les prêtres ont la coutume de dire leur messe de très bonne heure, vers 7h du matin. C’est un moment extraordinaire qui se passe dans le silence de la nuit. Beaucoup de gens sont très fidèles pour l’assistance à ces grâces qui leur sont données à ce moment-là.

F.C. – Est-ce essentiel pour une communauté religieuse d’avoir un ou plusieurs prêtres ?

Fr. G.d’A. – Historiquement, le monachisme a commencé avec très peu de prêtres. Des communautés extrêmement nombreuses n’avaient qu’une poignée de prêtres. A Fontgombault, aujourd’hui, la moitié des moines sont prêtres environ. Il y a vraiment une grande complémentarité qui se retrouve le matin. Chaque moine prêtre dit la messe avec l’assistance d’un servant qui est moine lui aussi et qui va, dans ce “binôme”, se soutenir. Il y a cet aspect fraternel qui se renforce encore à ce moment-là.

Fr. B.M. – En effet, il y avait très peu de prêtre au début dans la communauté bénédictine. Saint Benoît évoque dans sa règle : “Le père abbé pourra élever un moine au sacerdoce en vue de donner les sacrements pour les frères”. Il semble qu’ils étaient peu nombreux. Notre bienheureux père souligne que ce service du sacerdoce donné à tel frère sera une occasion de grandir de plus en plus dans le Seigneur. Il ne devra pas s’en enorgueillir mais il demande d’avantage d’humilité.

F.C. – Comment se passe votre formation en vue de l’ordination sacerdotale ? Sortez-vous de l’abbaye pour suivre des cours ou les professeurs viennent-ils à vous ?

Fr. B.M. – Nous avons cette très grande grâce de suivre notre formation monastique et sacerdotale au monastère. Pour cela, tous nos lecteurs (= nos enseignants) sont des pères de la communauté qui, pour la plupart, ont poursuivi des études à l’ISTA à Toulouse. Nous avons une formation qui se suit sur sept ans, trois années de philosophie suivies de quatre années de théologie. Cette formation est vraiment très unie à notre vie contemplative. Ce qu’on nous enseigne au monastère, on essaye de le vivre au quotidien de notre vie monastique.

Fr. G.d’A. – Je n’ai pas grand-chose à ajouter si ce n’est que notre formation est adaptée à notre vie monastique. Contrairement à une formation dans un séminaire diocésain, nous n’avons pas de stage d’apostolat. Tout l’aspect apostolique de la formation qu’un futur prêtre diocésain reçoit au séminaire est adapté pour notre vie monastique. Il y a donc certains aspects que nous développons un peu moins.

F.C. – Avez-vous prévu quelque-chose de particulier avec votre famille pour le jour de votre ordination ?

Fr. B.M. – Dès que j’ai pu j’ai annoncé la bonne nouvelle à la famille pour qu’elle vienne se réunir ce jour de grâce. Je leur aussi demandé des prières pour que je me prépare à bien recevoir cette grâce du diaconat. Je sais qu’ils répondront présents à cet appel.

Fr. G.d’A. – Nous avons cette chance dans la communauté monastique, comme tout le monde d’ailleurs, de nous préparer aux ordinations par un temps de retraite spirituelle. En fait, pour nous, moines, la préparation à l’ordination se concrétise par un effort de fidélité dans notre observance. On se prépare graduellement. C’est par la prière qui s’intensifie que les liens avec la famille et les proches se nouent fortement dans le silence. Quand les proches arrivent à l’hôtellerie avant l’ordination, ils ne voient pas le futur ordinant qui, lui, est en retraite. La joie éclate après l’ordination quand on se retrouve tous ensemble. On se rend compte à ce moment-là que la séparation a permis aux liens de se renforcer car on est on est obligés de s’élever pour passer au-dessus du mur de clôture.

François Chasseriau, le 20 juillet 2018

On peut revoir l’extrait du film sur l’abbaye sorti en 2017

Une nouvelle paroisse personnelle pour la forme extraordinaire en Italie
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10 ans après l’érection canonique par le Pape Benoît XVI de la Paroisse de la Trinité des Pèlerins à Rome confiée à la Fraternité Saint-Pierre. Un deuxième diocèse italien érige une paroisse personnelle pour la forme extraordinaire du rite romain  à Cagliari (Sardaigne).

La nouvelle diffusée en italien par notre confrère Missa in Latino

Le 16 juillet, Mgr Arrigo Miglio, archevêque de Cagliari, a érigé une paroisse personnelle pour les fidèles attachés à la forme extraordinaire du diocèse de Cagliari (Sardaigne), selon dans can. 518 du CIC et art. 10 du Motu Proprio Summorum Pontificum.
Cette paroisse de Cagliari est la deuxième en Italie, après la Paroisse Personnelle de Trinità dei Pellegrini à Rome érigée en juin 2008. Mais Cagliari est la première paroisse personnelle italienne confiée au clergé diocésain. La paroisse est confiée à Don Gianluca Pretta, qui est le premier curé à avoir appliqué le Motu Proprio en Sardaigne dès 2007 dans sa paroisse précédente à Santa Giusta à Gesico.
La paroisse aura pour siège la basilique de Santa Croce – d’où la paroisse tire son nom – dans le vieux quartier de Castello, dans le centre historique, près du Duomo.
Adresse de la nouvelle paroisse:
Basilique de la Sainte Croix – Piazza Santa Croce – 09124 Cagliari (Italie)

A propos de l’obéissance
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Jean-Pierre Maugendre soulève le sujet complexe de l’obéissance dans l’Eglise… L’histoire récente de l’Eglise nous montre qu’il faut la considérer sous plusieurs angles et qu’il ne peut y avoir une réponse unique. Nous vous invitons à lire l’ensemble de cette riche réflexion sur le site de Renaissance Catholique,  sujet qui nous semble toujours intéressant à aborder.

De légitimes résistances à l’autorité défaillante
La résis­tance aux direc­tives des auto­ri­tés légi­times, qui ne servent pas la trans­mis­sion ou la sau­ve­garde du dépôt de la foi, n’est jamais une révolte ins­pi­rée du libre exa­men pro­tes­tant. Elle est une sou­mis­sion réflé­chie, intel­li­gente et ferme au don­né révé­lé dont l’autorité légi­time est la gar­dienne et la ser­vante, non la maî­tresse. Le Christ lui-même le pro­clame : « La parole que vous enten­dez n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé » (Jn XIV, 24).

Dans les années 1970, c’est à une véri­table révo­lu­tion doc­tri­nale, litur­gique et dis­ci­pli­naire qu’assistèrent, incré­dules, les laïcs du bout du banc, avant de mas­si­ve­ment le déser­ter. Par voie d’autorité, les caté­chismes tra­di­tion­nels furent inter­dits au pro­fit de par­cours caté­ché­tiques sou­vent hété­ro­doxes, tou­jours indi­gents. En 1983, le car­di­nal Rat­zin­ger, alors pré­fet de la Congré­ga­tion pour la doc­trine de la foi, dans deux confé­rences pro­non­cées l’une à Lyon, l’autre à Paris, dénon­ça « la ten­dance actuelle de subor­don­ner la véri­té à la praxis » qui abou­tit à « un anthro­po­cen­trisme radi­cal ». Il rap­pe­la « les quatre com­po­santes clas­siques » de tout caté­chisme : « Ce que le chré­tien doit croire (Sym­bole), espé­rer (Notre Père), faire (Déca­logue) et dans quel espace vital il doit l’accomplir (Sacre­ments et Église) ». Cela, alors que se mul­ti­pliaient les par­cours caté­ché­tiques niant la Résur­rec­tion du Christ, son Ascen­sion cor­po­relle dans les cieux, la vir­gi­ni­té per­pé­tuelle de Marie, la réa­li­té sacri­fi­cielle de la messe, etc. Ain­si, pen­dant des années, il fut ensei­gné comme défi­ni­tion de la messe dans le Nou­veau mis­sel des dimanches (béné­fi­ciant du Nihil obs­tat et de l’Impri­ma­tur épis­co­pal) : « Il s’agit sim­ple­ment de faire mémoire de l’unique sacri­fice déjà accom­pli ». Il ne s’agit plus là de la défi­ni­tion d’une messe catho­lique mais de celle d’une cène pro­tes­tante. Il est un fait que la réforme litur­gique a été impo­sée de manière par­ti­cu­liè­re­ment bru­tale. En quelques mois, l’usage du Nou­vel Ordo devient obli­ga­toire, prêtres et laïcs durent renon­cer à ce qui était la trame de leur vie depuis des décen­nies. Des prêtres en mou­rurent de cha­grin, déchi­rés entre les exi­gences de la foi et celles de l’obéissance. Les plus chan­ceux obtinrent de leur curé ou de leur supé­rieur l’autorisation de célé­brer la messe de leur ordi­na­tion, sine popu­lo, à 5 h du matin dans des cryptes gla­ciales. L’usage du latin fut sup­pri­mé, les autels retour­nés, la com­mu­nion dis­tri­buée dans la main, la pré­sence réelle relé­guée, au mieux, dans une cha­pelle laté­rale, les abso­lu­tions col­lec­tives rem­pla­cèrent la confes­sion auri­cu­laire, etc. Les chan­ge­ments litur­giques appa­rurent à beau­coup comme la mani­fes­ta­tion la plus visible d’un chan­ge­ment de reli­gion. Les témoi­gnages, sur ce sujet, des conver­tis du pro­tes­tan­tisme sont impla­cables : « Je suis bien pla­cé pour flai­rer la chose, le tour de passe-passe qui s’opère pour faire glis­ser la messe romaine sur le plan luthé­rien de manière que le fidèle peu éclai­ré et peu aver­ti ne s’aperçoive pas de la sub­ti­li­té. Mais vous savez que la caque sent tou­jours le hareng et, quand je vois à la télé­vi­sion une église où se dit ce genre de messe, le hareng recon­naît la caque ». (Julien Green, Lettre au Père Dodin, 31 mars 1974).

Les résul­tats sont là, obser­vables par tous après un demi siècle d’obéissance aux direc­tives épis­co­pales : un effon­dre­ment bru­tal de la pra­tique reli­gieuse, une igno­rance abys­sale géné­rale des véri­tés de la foi, une bana­li­sa­tion des rela­tions sexuelles hors mariage même par­mi les élèves des « meilleurs » lycées dits catho­liques. Là contre, quelques familles, quelques prêtres ont posé un acte héroïque de résis­tance appa­rente qui était en réa­li­té un acte d’obéissance à l’enseignement de l’Église, à sa doc­trine et à sa litur­gie. Ils ont conser­vé l’usage du caté­chisme tra­di­tion­nel et de la messe codi­fiée par saint Pie V. Mgr Lefebvre a été le point de cris­tal­li­sa­tion de ce malaise. Qui nie­ra cepen­dant la fécon­di­té de cette résis­tance aux­quelles les com­mu­nau­tés Eccle­sia Dei doivent leur recon­nais­sance cano­nique, l’Église la libé­ra­tion de la célé­bra­tion de la messe selon la forme extra­or­di­naire du rite romain, sans oublier le labeur apos­to­lique, mené depuis cin­quante années, par les prêtres de la Fra­ter­ni­té Saint-Pie X, plus de 600 à ce jour. Notons enfin, que les réformes conci­liaires se heur­tèrent au « sen­sus fidei » du peuple chré­tien dont un docu­ment de la Com­mis­sion théo­lo­gique inter­na­tio­nale de juin 2014 vient de rap­pe­ler qu’il est l’instinct sur­na­tu­rel que les fidèles ont pour la véri­té de l’Évangile. Guillaume Cuchet, dans son ouvrage Com­ment notre monde a ces­sé d’être chré­tien, observe que « les milieux pro­gres­sistes au sein du catho­li­cisme ont sou­vent eu des taux de trans­mis­sion de la foi plus faibles que leurs homo­logues conser­va­teurs ». Ces familles consti­tuent le cœur de ce qu’un récent numé­ro de Famille Chré­tienne appe­lait « la famille tri­den­tine », obser­vant à la fois leur vita­li­té mis­sion­naire, dont témoigne le pèle­ri­nage de Pen­te­côte, et leur fécon­di­té en terme de voca­tions sacer­do­tales et reli­gieuses.

 

Un premier bilan pour la Fondation Kephas
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Dans la dernière lettre aux Amis et bienfaiteurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (District de France) du mois de mai 2018, on peut lire un intéressant bilan de la Fondation Kephas. La Fondation Kephas veut accompagner la création et le développement d’écoles indépendantes et catholiques, dans lesquelles la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre assure le supériorat ou l’aumônerie. Elle est abritée par la Fondation pour l’école, reconnue d’utilité publique.

À l’origine essentiellement paroissial, l’apostolat des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre est également devenu scolaire, dans l’aumônerie ou même la direction d’établissements qu’accompagne à présent la Fondation Kephas. Aujourd’hui, en France, 66 de nos prêtres desservent 57 lieux de cultes et 23 écoles, tandis que 17 prêtres français exercent actuellement un apostolat dans 7 autres pays.

Fondation Kephas

 

Le Motu Proprio à Moulins
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Notre confrère Paix Liturgique (n°635, 13 mars 2018) évoque l’évolution de l’application du Motu Proprio dans le diocèse de Moulins… après plusieurs années de statu quo les choses semblent évoluer positivement pour les fidèles.

LES BONNES NOUVELLES PASCALES

1) La messe des Cendres
Au prétexte que le mercredi des Cendres n’est ni un dimanche ni une fête d’obligation, les fidèles de Moulins n’avaient jusqu’à présent pas pu bénéficier de la messe qui ouvre le Carême. Cette année, pour la première fois, le vicaire général du diocèse, l’abbé Jean-Pierre Millet – qui est l’un des célébrants habituels de la forme extraordinaire à Moulins – a accepté de la célébrer. Et ce fut un succès puisque, à la grande surprise du célébrant, il y eut plus de 50 personnes, dont de nombreux enfants.

2) Le triduum
Lors de la messe des Cendres, le vicaire général a annoncé qu’il se rendait disponible pour célébrer lui-même le Jeudi saint et le Vendredi saint, permettant ainsi aux fidèles de bénéficier, là encore pour la première fois, du triduum pascal. Rappelons que le triduum pascal constitue le sommet de l’année chrétienne et que sa célébration rentre explicitement dans les dispositions du motu proprio Summorum Pontificum (lire ici notre lettre du 13 avril 2017). Il y aura donc messe en l’église du Sacré-Cœur de Moulins le Jeudi saint à 18h30, une célébration le
Vendredi saint à 18h30 et la messe du jour de Pâques, à l’horaire habituel, soit 17h30.

3) Les confirmations
Le chanoine Cosme Montjean, qui dessert actuellement les apostolats de Vichy et de Moulins pour l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, a annoncé lors de la dernière messe qu’il est venu célébrer à Moulins que Mgr Percerou avait accepté de conférer le sacrement de confirmation selon la forme extraordinaire du rite romain pour tous les confirmands du diocèse. La cérémonie se tiendra en l’église Saint-Louis de Vichy, le dimanche 2 décembre. Là encore, c’est une première.

Photos: Ordinations en Bavière par mgr Haas
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Samedi 18 novembre en l’église paroissiale d’Heimenkirch (Bavière), Mgr Wolfgang Haas, archevêque de Vaduz (Liechtenstein), a ordonné 3 prêtres Français l’abbé Hubert Stollsteiner, pour son diocèse, et les qbbé Nicolas Télisson et Hilaire Vernier pour la Fraternité Saint-Pierre.

La Fraternité Saint-Pierre a eu cette année 19 ordinations sacerdotales (7 aux Etats-Unis en mai, 7 à Allemagne en Juillet, 2 en Angletterre en Juin, 1 au Nigéria en Août et 2 en Allemagne en Novembre). Il s’agit du nombre d’ordinations annuel le plus importants depuis sa fondation en 1988.

D’autres photos ici

Mgr N’Koué à Versailles
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Mgr N’Koué sera présent aux messes du 17 septembre à la Chapelle Notre-Dame des Armées à Versailles.

M. l’abbé Laurent Guimon se rendra à Notre-Dame des Armées le dimanche 17 septembre avec Mgr Pascal N’Koué, évêque de Natitingou au Bénin : prédication aux messes, quête (espèce et chèque, reçu fiscal) et petite vente au profit de la construction du Monastère de Boko.

Mgr N’Koué, évêque de Parakou au Bénin, s’est illustré depuis plusieurs années par son franc parlé. On peut notamment relire l’éditorial de Mgr Pascal N’Koué dans La vie diocésaine (lettre mensuelle du diocèse de Parakou, N°65) notamment sur la question de la forme extraordinaire :

UN FRÈRE APPUYÉ SUR SON FRÈRE…
L’Archidiocèse de Parakou découvre petit à petit la forme extraordinaire du rite romain et s’en réjouit. Elle est le grand frère de la forme ordinaire. Un peu d’histoire, ça fait du bien.
Dans le cadre des 25 ans du Pontificat de Jean Paul II, le rite, communément appelé messe de St Pie V (ou messe traditionnelle), a été célébré publiquement en 2003 dans la Basilique Ste Marie Majeure de Rome et présidé par le Cardinal Castrillon HOYOS, alors Préfet de la Congrégation pour le Clergé et Président de la Commission Pontificale ‘‘Ecclesia Dei’’.
A partir de ce jour-là, un grand doute fut dissipé. En effet, nombreux étaient ceux qui pensaient que ce rite tridentin était formellement interdit, définitivement mort et enterré, parce qu’il était, pensait-on, en opposition avec la messe de Paul VI (ou messe “moderne”). Entre temps, le schisme de Mgr Marcel Lefebvre, avouons-le, n’a pas arrangé la situation inutilement conflictuelle. Nous en souffrons encore.
Mais le Pape Benoît XVI rassure : « Quant à l’usage du Missel de 1962, comme “forma extraordinaria” de la liturgie de la messe, je voudrais attirer l’attention sur le fait que ce Missel n’a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé » (motu proprio “Summorum Pontificum” de Benoit XVI)…Ce Missel n’est pas traduit en langue vernaculaire. Son usage présuppose un minimum de connaissances de la langue latine…
Que penser réellement de la forme extraordinaire ?
Le Souverain Pontife Paul VI, après le Concile Vatican II, avait déjà permis que des prêtres, en certaines situations, puissent continuer à célébrer dans ce vénérable rite de Saint Pie V, dont le missel a été promulgué en 1570 et révisé en 1962 par le Pape Jean XXIII. En 1984, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, avec la lettre ‘‘Quattuor abhinc annos’’, avait autorisé, sous quelques conditions, la célébration de ce Rite. Mais c’est surtout à partir du 2 juillet 1988, avec le Motu proprio ‘‘Ecclesia Dei’’ que le Pape Jean Paul II a demandé à l’Église entière de respecter en tous lieux le désir de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine de Saint Pie V. Le Pape Jean-Paul II nous demandait même de faire une application large et généreuse des directives déjà publiées par le Siège Apostolique concernant l’usage de ce Missel Romain, selon l’édition vaticane de 1962. Ce rite de St Pie V ou plus exactement de Jean XXIII a donc plein droit de cité dans l’Église. En effet, cet attachement à l’ancien rite, quand il est vécu en communion avec saint Pierre de Rome, est un enrichissement inouï. Il a formé pendant deux millénaires de nombreux saints. Il a modelé pendant des siècles le visage de l’Église. Il est riche sous l’angle de ses prières d’offertoire, par ses nombreuses génuflexions en signe d’humilité : “l’homme n’est grand qu’à genoux”, par la multiplicité des signes de croix avec la main pour rappeler constamment la puissance de la croix du Christ comme instrument de notre salut, par l’ensemble des gestes et symboles mystagogiques, par le mode de communion demandé aux fidèles. Ce rite nous plonge d’emblée dans le mystère insondable du Dieu invisible, nous place devant sa majesté et nous pousse à confesser humblement notre indignité devant sa transcendance. L’Eucharistie, n’est-elle pas à la fois sacrifice de louange, d’action de grâce, de propitiation et de satisfaction ? J’ai entendu le Cardinal Bernardin GANTIN dire : “Nous les Africains qui avons connu ce rite ancien, nous en avons tous la nostalgie “. En effet, le prêtre y apparaît comme l’homme du sacré, l’homme qui oriente l’humanité vers le Ciel.
Le missel de Paul VI (promulgué en 1969), issu d’un Concile qui se voulait surtout pastoral, est riche en acclamations du peuple, en prières eucharistiques diverses, en monitions, en psaumes responsoriaux, en antiennes et oraisons adaptées, en préfaces, en textes bibliques et bien sûr en attitudes corporelles festives. La prière universelle ou prière des fidèles y est restaurée, sans oublier le silence sacré prescrit après la communion. Tout cela dans le but de favoriser une grande participation active du peuple au saint sacrifice de la messe. Malheureusement, dans la forme ordinaire le prêtre est plus porté à être un animateur de communauté.
Comme vous le voyez, c’est tout catholique qui devrait aimer les deux rites : celui de Saint Pie V et celui de Paul VI. Ces deux formes sont valables et doivent être célébrées avec foi et piété. “Les deux Missels romains, bien que séparés par quatre siècles, gardent une tradition semblable et égale”(PGMR n°6). Ils peuvent donc coexister pacifiquement et s’enrichir mutuellement. Ils sont comme deux frères. Et “un frère appuyé sur son frère est une citadelle imprenable” (Prov.18, 19). Il est temps qu’on cesse de s’exclure réciproquement, de se persécuter et de faire saigner inutilement le cœur du Christ. L’eucharistie n’est pas faite pour diviser mais pour unir.
Dans le rite de St Pie V, on insiste davantage sur le Calvaire. La messe est d’abord sacrifice du Christ à Dieu le Père. On y retrouve en effet un climat de sacralité, de dévotion, d’intériorité, de mystère et de spiritualité enveloppé de silence très proche de ce qui se vit dans les cultes sacrificiels de la Religion Traditionnelle Africaine. On soulignera sa richesse signifiée par les nombreuses génuflexions du prêtre et par la grande précaution dans le maniement des saintes espèces : le prêtre garde joints les doigts qui ont touché l’hostie consacrée ; la communion est reçue par les fidèles à genoux et sur la langue avec l’usage de la table de communion et du plateau de communion; l’attitude est recueillie ; le tabernacle est sur l’autel ou dans l’axe de l’autel. Ce qui frappe souvent celui qui assiste pour la première fois à cette messe, c’est l’ambiance inhabituelle de recueillement. Le silence est un signe fort de la présence de Dieu, comme dans toutes les théophanies de l’Ancien Testament. Généralement, dans la forme extraordinaire, il n’y a pas de monition d’accueil, ni de commentaires avant les lectures, tout cela manifeste le caractère austère de cette messe qui oriente directement les intelligences et les cœurs vers le Mystère. Vouloir évacuer le mystère de la célébration eucharistique c’est oublier que c’est précisément le grand mystère de la foi. ‘‘Mysterium fidei’’ ! En outre, la forme extraordinaire se célèbre orientée vers le Père, vers l’abside, en privilégiant le latin et le chant grégorien, mais cela n’est pas sa spécificité puisque le Concile Vatican II invitait à garder ces éléments pour la forme ordinaire. Malheureusement beaucoup pensent que c’est ce Concile qui a interdit le latin et imposé la messe face à face. Erreur monumentale !
Sans nier l’importance des langues parlées, un peu de latin ne peut que faire du bien à nos liturgies. Les Papes et les Conciles n’ont jamais cessé de recommander l’usage de cette langue à la fois immuable et universelle dans la prière officielle de l’Église. Nous faisons partie de l’Église Latine, nous l’oublions trop souvent. Le latin liturgique était un facteur d’universalité et même d’unité dans l’Église d’hier. Pourquoi ne le serait-il pas dans l’Église d’aujourd’hui et de demain. Les essais d’inculturation hâtifs et superficiels, excluant trop vite le latin, ont souvent provoqué une altération de la foi catholique dans nos Assemblées.
En outre, nous savons qu’à un certain moment donné, lors des cultes de nos religions traditionnelles africaines, pour exprimer le mystère, les chefs religieux utilisent une langue autre que celle comprise par tous. Ils sentent le besoin de surélever la prière au-delà des mots du langage commun. Il s’agit pour eux d’une langue sacrée, distincte du parler quotidien. Ce n’est rien de bizarre. Les Russes n’emploient-ils pas le slavon dans leur liturgie ? Les Grecs continuent d’utiliser le grec ancien qui n’est plus parlé. Les Maronites ont pour langue sacrée le syriaque dérivé de l’araméen. Les Chaldéens s’adressent à Dieu dans l’arabe littéraire. Et que dire de notre Seigneur Jésus-Christ ? Il parlait en araméen et priait en hébreu : c’était la langue liturgique. Qui dit mieux ? Il faut réintroduire le latin liturgique dans nos Séminaires et nos Noviciats.
Chose curieuse, il semble que les mélodies grégoriennes sont d’origine africaine. Je comprends alors pourquoi beaucoup d’Africains aiment tant les airs du plain-chant. En tout cas, ‘‘il est permis aux prêtres de célébrer la messe en latin, en tout lieu et à tout moment’’, dit l’Instruction ‘‘Redemptoris Sacramentum’’ (n°112). Cela pourrait diminuer les improvisations mal à propos et aider un peu plus à la concentration et au recueillement. Ne travaillons pas à évacuer le mystère de nos Eucharisties. “L’Eucharistie est un grand mystère ! Mystère qui doit avant tout être bien célébré” (Jean-Paul II).
S’il fallait schématiser ces deux formes, ce qui est forcément réducteur, on pourrait dire que la forme ordinaire ressemble plus à la sainte Cène du jeudi saint, alors que la forme extraordinaire insiste plus sur le Vendredi Saint, au pied de la Croix du Golgotha. S’il y a eu ces deux moments c’est qu’ils nous sont nécessaires. Gardons-les. Dieu ne permet rien pour rien.
La forme ordinaire, ne peut pas être comprise ni vécue en rupture avec la tradition : “L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture” (Benoit XVI). Aussi est-il nécessaire de connaître la forme ancienne, dite “extraordinaire”, pour bien pénétrer le sens du rituel de la messe dans sa forme ordinaire. La forme ordinaire (missel de Paul VI) et la forme extraordinaire (missel de saint Pie V réédité par Jean XXIII) sont deux mises en œuvre de l’unique rite romain (Benoit XVI). Il serait souhaitable que les jeunes prêtres soient initiés aux deux formes au cours de leur formation. Pour le Card. Robert SARAH c’est une question de bon sens tout simplement : “La célébration pleine et riche de la forme ancienne du rite romain, l’”usus antiquior”, devrait être une part importante de la formation liturgique du clergé. Sans cela comment commencer à comprendre et à célébrer les rites réformés dans l’herméneutique de la continuité si l’on n’a jamais fait l’expérience de la beauté de la tradition liturgique que connurent les Pères du Concile eux-mêmes et qui a façonné tant de saints pendant des siècles” ? Au grand Séminaire “Providentia Dei” et au Monastère des Sœurs Contemplatives de Jésus Eucharistie, la forme extraordinaire est célébrée et promue.
Le mystère sacré est inépuisable et aucune forme liturgique ne peut, à elle seule, l’épuiser. La variété des rites dans l’Eglise nous le prouve. Tout le cérémonial qui se déploie autour de l’Eucharistie n’est que l’écrin qui l’enveloppe et qui doit mettre en valeur les multiples facettes du mystère de la présence cachée et silencieuse de Jésus-Christ parmi nous.
Pascal N’KOUE
Omnium Servus

Profession chez les Fils du Très Saint Rédempteur (FSSR)
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Notre confrère New Liturgical Movement diffuse les photos de la profession d’un frère des Fils du Saint Rédempteur (Rédemptoristes Transalpins).

En la fête de saint Alphonse Liguori, le 2 août, le frère Celestine Maria a fait profession temporaire des vœux de religion, de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, en tant que membre des Fils du Très Saint Rédempteur, communauté traditionnelle rédemptoriste basée sur l’île écossaise de Papa Stronsay. Le novice est interrogé par le supérieur sur son désir de donner sa vie entièrement à Dieu et sa ferme volonté de le persévérer.


Très beau rituel de profession. La communauté chante le Veni Creator, le novice prosterné se prépare à mourir au monde

Photos Sons of the Most Holy Redeemer

Communauté des Sons of the Most Holy Redeemer

L’Institut du Bon Pasteur en Italie
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Sur la page facebook de l’Institut du Bon Pasteur, on trouve quelques nouvelles et photos de l’Institut du Bon Pasteur en Italie :

M. L’abbé Lenzi , Procurateur Général de l’IBP a pu rencontrer dimanche soir [NDLR : 16 juillet] à Naples Son Exc. Rev.me Mgr Georg Gänswein, Préfet de la Maison Pontificale ( de l’actuel Pontife le pape François) et secrétaire personnel du Pontife Émérite Benoit XVI. La rencontre a été particulièrement sympathique et notre Procurateur a pu présenter rapidement les activités de l’IBP qui ont beaucoup intéressé Son Excellence. L’ abbé Lenzi a présenté aussi notre aumônerie á Naples pour le Coetus Fidelium Sancti Andreae Avellini. “Il est important de célébrer la forme extraordinaire pour défendre la Foi” a dit l’archevêque. Le dialogue s’est terminé avec l’expression de gratitude au Pontife Émérite auquel Mgr Gänswein a assuré de porter nos nouvelles et les sentiments de notre affection.

Photos Institut du Bon Pasteur

Une messe solennelle de Requiem en rite dominicain en Pologne
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En le 20 et 27 juillet se tient la 4è session liturgique “Ars Celebrandi” dans le sanctuaire de Notre-Dame de Licheń (Pologne). Plus de 150 participants (prêtres, religieux et laïcs) de Pologne et à l’étranger apprennent à célébrer la messe dans la forme extraordinaire du rite romain, à servir l’autel ou encore à chanter le propres de la messe (chant grégorien mais aussi des polyphonies de la Renaissance). L’événement est organisé par l’Association Una Voce Pologne et sous le patronage de Mgr Wiesław Mering, évêque de Włocławek et ordinaire du lieu.

Le 21 juillet, une messe solennelle de Requiem a été célébrée en rite dominicain pour le 788è anniversaire de la mort de Mgr Iwo Odrowaz, cofondateur des dominicains polonais.

D’autres photos ici

Ars celebrandi

Emission Terre de Mission: Les 10 ans du Motu Proprio
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L’émission Terre de Mission, émission religieuse de TV Libertés, était consacrée ce dimanche 16 juillet notamment aux 10 ans du Motu Proprio Summorum Pontificum :

Rome attend le peuple Summorum Pontificum
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Dans quelques semaines, nous fêterons les 10 ans de Summorum Pontificum, il vous est proposé de rendre grâce des bienfaits de ce Motu Proprio lors du Pèlerinage du 10è anniversaire à Rome

14-17 septembre 2017
Rome attend le peuple Summorum Pontificum
Le programme complet des cérémonies romaines pour le 10ème anniversaire du motu proprio Summorum Pontificum sera communiqué le 31 mai.
En attendant, les organisateurs nous prient de rappeler aux groupes intéressés qu’ils ont la possibilité de s’adresser à Via Sacra pour organiser leur séjour.
Le pèlerinage commencera jeudi 14 septembre par une journée de conférences à l’université Angelicum et trouvera son sommet dans la procession solennelle du samedi 16 septembre qui mènera les pèlerins vers la basilique Saint-Pierre où sera célébrée une messe pontificale à midi.
Dans la vidéo que nous vous proposons, Mgr Sample, archevêque de Portland, explique l’importance de cet événement qui manifeste la splendeur de la liturgie traditionnelle au cœur de l’Église.

Brève: Dialogue constructif avec la FSSPX
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Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, a répondu aux questions de Rome Reports. évoquant le dialogue avec la Fraternité Saint-Pie X. Il confirme que “la réconciliation se produira lorsque Mgr Fellay adhèrera formellement à la déclaration doctrinale que lui a présentée le Saint-Siège. C’est aussi la condition nécessaire pour procéder à la régularisation institutionnelle avec la création d’une prélature personnelle. J’ai remarqué qu’il n’y a pas d’esprit controversé mais un esprit constructif. Les différents points de vue ou opinions que nous avons sur certaines questions ne doivent pas nécessairement conduire à la division, mais à un enrichissement mutuel. J’ai compris qu’il était prioritaire de surmonter cette fracture avec le Saint-Siège. Pour eux, c’est une priorité par rapport à d’autres préoccupations“. Il précise également qu’il n’y a pas de date précise pour l’instant.

Belle fête du sacerdoce
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Ecoutons Dom Prosper Guéranger évoquer l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce :

Afin d’exprimer d’une manière sensible aux yeux du peuple fidèle la majesté et l’unité de cette Cène que le Sauveur donna à ses disciples, et à nous tous en leur personne, la sainte Eglise interdit aujourd’hui aux Prêtres la célébration des Messes privées, hors le cas de nécessité. Elle veut qu’il ne soit offert dans chaque église qu’un seul Sacrifice, auquel tous les Prêtres assistent ; et au moment de la communion, on les voit tous s’avancer vers l’autel, revêtus de l’étole, insigne de leur sacerdoce, et recevoir le corps du Seigneur des mains du célébrant.

La Messe du Jeudi saint est une des plus solennelles de l’année ; et quoique l’institution de la fête du Très-Saint-Sacrement ait pour objet d’honorer avec plus de pompe le même mystère, l’Eglise, en l’établissant, n’a pas voulu que l’anniversaire de la Cène du Seigneur perdit rien des honneurs auxquels il a droit. La couleur adoptée à cette Messe pour les vêtements sacrés est le blanc, comme aux jours mêmes de Noël et de Pâques ; tout l’appareil du deuil a disparu. Cependant plusieurs rites extraordinaires annoncent que l’Eglise craint encore pour son Epoux, et qu’elle ne fait que suspendre un moment les douleurs qui l’oppressent. A l’autel, le Prêtre a entonné avec transport l’Hymne angélique : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! » Tout à coup les cloches ont retenti en joyeuse volée, accompagnant jusqu’à la fin le céleste cantique ; mais à partir de ce moment elles vont demeurer muettes, et leur silence durant de longues heures va faire planer sur la cité une impression de terreur et d’abandon. La sainte Eglise, en nous sevrant ainsi du grave et mélodieux accent de ces voix aériennes, qui chaque jour parcourent les airs et vont jusqu’à notre cœur, veut nous faire sentir que ce monde, témoin des souffrances et de la mort de son divin Auteur, a perdu toute mélodie, qu’il est devenu morne et désert ; et joignant un souvenir plus précis à cette impression générale, elle lions rappelle que les Apôtres, qui sont la j voix éclatante du Christ, et sont figurés par les cloches dont le son appelle les fidèles à la maison de Dieu, se sont enfuis et ont laissé leur Maître en proie à ses ennemis.

Le Sacrifice poursuit son cours; mais au moment où le Prêtre élève l’Hostie sainte et le Calice du salut, la cloche reste déjà dans son silence, et rien n’annonce plus au dehors du temple l’arrivée du Fils de Dieu. La communion générale est proche, et le Prêtre ne donne pas le baiser de paix au Diacre, qui, selon la tradition apostolique, doit le transmettre aux communiants par le Sous-Diacre. La pensée se reporte alors sur l’infâme Judas, qui, aujourd’hui même, a profané le signe de l’amitié, et en a fait l’instrument du meurtre. C’est pour cela que l’Eglise, en exécration du traître, et comme si elle craignait de renouveler un si fatal souvenir en un tel moment, s’abstient aujourd’hui de ce témoignage de la fraternité chrétienne qui fait partie essentielle des rites delà Messe solennelle.

Mais un rite non moins insolite s’est accompli à l’autel, dans l’action même du Sacrifice. Le Prêtre a consacré deux hosties, et, après en avoir consommé une, il a réservé l’autre, et l’a placée dans un calice qu’il a soigneusement enveloppé. C’est que l’Eglise a résolu d’interrompre demain le cours du Sacrifice perpétuel dont l’offrande sanctifie chaque journée. Telle est l’impression que lui fait éprouver ce cruel anniversaire, qu’elle n’osera renouveler sur l’autel, en ce jour terrible, l’immolation qui eut lieu sur le Calvaire. Elle restera sous le coup de ses souvenirs, et se contentera de participer au Sacrifice d’aujourd’hui, dont elle aura réservé une seconde hostie. Ce rite s’appelle la Messe des Présanctifiés, parce que le Prêtre n’y consacre pas, mais consomme seulement l’hostie consacrée le jour précédent. Autrefois, comme nous le dirons plus tard, la journée du Samedi saint se passait aussi sans qu’on offrît le saint Sacrifice ; mais on n’y célébrait pas, comme le Vendredi, la Messe des Présanctifiés.

Toutefois, si l’Eglise suspend durant quelques heures l’offrande du Sacrifice éternel, elle ne veut pas cependant que son divin Epoux y perde quelque chose des hommages qui lui sont dus dans le Sacrement de son amour. La piété catholique a trouvé le moyen de transformer en un triomphe pour l’auguste Eucharistie ces instants où l’Hostie sainte semble devenue inaccessible à notre indignité. Elle prépare dans chaque temple un reposoir pompeux. C’est là qu’après la Messe d’aujourd’hui l’Eglise transportera le corps de son Epoux ; et bien qu’il y doive reposer sous des voiles, ses fidèles l’assiégeront de leurs vœux et de leurs adorations. Tous viendront honorer le repos de l’Homme-Dieu ; « là où sera le corps, les aigles s’assembleront » ; et de tous les points du monde catholique un concert de prières vives et plus affectueuses qu’en tout autre temps de l’année, se dirigera vers Jésus, comme une heureuse compensation des outrages qu’il reçut en ces mêmes heures de la part des Juifs. Près de ce tombeau anticipé se réuniront et les âmes ferventes en qui Jésus vit déjà, et les pécheurs convertis par la grâce et déjà en voie de réconciliation.

Photo: Messe Chrismale en forme extraordinaire pour le diocèse de Vaduz (Liechtenstein), qui à nouveau été célébrée ce Jeudi-Saint.

A propos des traductions
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Notre confrère Paix Liturgique consacre sa lettre 589 du 7 avril 2017 à la question des traductions. La liturgie célébrée dans la forme extraordinaire est préservée de cette question des traductions… La question des traduction est par contre beaucoup complexe la liturgie de 1969… où les traductions ont été appliquées voire publiées avant même leur approbation. Il apparaît encore aujourd’hui que beaucoup de ces traductions divergent des traductions “traditionnelles”… avec les problèmes que cela pose.

Lex orandi, lex credendi
Comme catholiques, la sainte liturgie devrait être au centre de nos vies.
Le Christ, Jésus, est présent parmi nous dans le culte sacré de l’Église. Par le mystère de la Sainte Messe, nous sommes en présence du mystère pascal, celui du sacrifice du Christ sur le Calvaire. Notre prière liturgique est un avant-goût de la liturgie céleste et exprime notre amour pour Dieu. Nous sommes créés, littéralement, pour adorer Dieu. (…)
La liturgie est une expression de notre amour et de notre fidélité envers Dieu et une union mystique avec Son Verbe qui, comme le dit saint Jean, « est Dieu, et est en Dieu ». La liturgie est importante. Et, parce qu’elle est communion avec le Verbe de Dieu, les mots que nous utilisons dans la liturgie ont, eux aussi, leur importance.
Cette semaine, l’Église célèbre le 16ème anniversaire de Liturgiam Authenticam, une instruction publiée pour faire en sorte que la traduction des textes liturgiques favorise la « pleine, consciente et active » participation de tous les catholiques à la liturgie par une attention renouvelée à l’importance de chaque mot que nous prononçons et entendons quand nous adorons Dieu.
Liturgiam Authenticam a rappelé à l’Église que quand nous prions ensemble dans la liturgie nous tirons nos prières des Saintes Écritures, révélées par Dieu, et de la tradition des saints et des martyrs qui nous ont précédés et ont témoigné par leur vie et leur sagesse de l’importance de notre prière liturgique en commun. L’instruction a enseigné que les mots et les expressions de notre liturgie doivent être pourvus de toutes ces qualités « qui permettent à la fois de communiquer, avec assurance, à la prière, les saints mystères du salut et l’indéfectible foi de l’Église au moyen du langage humain, et aussi de rendre au Dieu Très Haut le seul culte qui soit digne de Lui ». (…)
Il existe une vieille maxime dans la vie de l’Église : lex orandi, lex credendi – la loi de la prière est la loi de la foi. La sainte liturgie enseigne la foi, parce que ses mots s’enracinent en nos cœurs. Liturgiam Authenticam a rappelé à l’Église que, parce que nous croyons comme nous prions, nos prières doivent être absolument fidèles au dépôt de la foi qui nous a été transmis. Nous sommes préparés à la sainteté par les mots de la liturgie quand ils transmettent fidèlement la révélation de la Parole vivante de Dieu, Jésus-Christ.
Pour nous, le fruit de Liturgiam Authenticam a été une nouvelle traduction anglaise du Missel romain, le livre des prières officielles de la Messe, que l’Église a commencé à célébrer il y a cinq ans. Cette nouvelle traduction s’est efforcée d’exprimer clairement et fidèlement les mots de la sainte liturgie, les tirant directement de l’Écriture et de l’ancienne tradition de l’Église, sans introduire d’interprétations ou d’innovations. Cela afin que notre culte puisse clairement révéler et enseigner la foi et afin que nous puissions exprimer notre amour de Dieu en union avec les saints qui nous ont précédés.
Alors que l’Église célèbre le don de Liturgiam Authenticam, nous avons l’opportunité de remercier Dieu pour les vérités, « qui dépassent les limites imposées par le temps et le lieu », proclamées par l’Église dans la liturgie. Nous pouvons rendre grâce à Dieu que, par le culte sacré, « l’Esprit Saint introduit les fidèles dans la connaissance de la vérité tout entière, et fait que la parole du Christ réside en eux avec toute sa richesse ». Ensemble, nous avons l’occasion de remercier Dieu pour le don de la sainte liturgie, avant-goût d’éternité qui nous libère, nous transforme et nous sanctifie, afin que nous puissions aimer le Seigneur, maintenant et pour toujours, de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit.
Mgr James Conley, évêque de Lincoln, Nebraska
Le cardinal Sarah et la liturgie
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Notre confrère L’Homme Nouveau vient de publier une contribution de cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, aux 18èmes rencontres liturgiques de Cologne qui se déroule du 28 mars au 1er avril.

Nous publions un très bref extrait mais vous invitons à lire l’intégralité sur le site de L’Homme Nouveau

Restaurer la liturgie

Comme vous le savez, ce que l’on a appelé, au début du XXe siècle, le « mouvement liturgique », ce fut cette volonté du pape saint Pie X, exprimée dans un autre motu proprio, intitulé Tra le sollicitudini (1903), de restaurer la liturgie pour en rendre les trésors plus accessibles, et qu’elle redevienne ainsi la source d’une vie authentiquement chrétienne. D’où la définition de la liturgie comme «sommet et source de la vie et de la mission de l’Eglise» présente dans la Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium du concile Vatican II (n. 10). Et on ne répétera jamais assez que la liturgie, en tant que sommet et source de l’Eglise, trouve son fondement dans le Christ lui-même. En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ est l’unique et définitif Souverain Prêtre de l’Alliance Nouvelle et Eternelle, puisqu’Il s’est offert lui-même en sacrifice, et «par une oblation unique a rendu parfaits pour toujours ceux qu’Il sanctifie» (cf. He 10, 14). Ainsi, comme le déclare le Catéchisme de l’Eglise catholique,«C’est le Mystère du Christ que l’Eglise annonce et célèbre dans la liturgie, afin que les fidèles en vivent et en témoignent dans le monde » (n. 1068). C’est dans ce cadre du « mouvement liturgique », dont l’un des plus beaux fruits fut la Constitution Sacrosanctum Concilium, qu’il convient de considérer le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007, dont nous sommes heureux de célébrer cette année, avec grande joie et action de grâce, le dixième anniversaire de sa promulgation. On peut donc affirmer que le « mouvement liturgique » initié par le pape saint Pie X ne s’est jamais interrompu, et qu’il continue encore de nos jours à la suite de la nouvelle impulsion qui lui a été conférée par le pape Benoît XVI. A ce sujet, on peut mentionner le soin particulier et l’attention personnelle, dont il faisait preuve en célébrant la sainte liturgie en tant que pape, puis, ses références fréquentes, dans ses discours, concernant sa centralité dans la vie de l’Eglise, et, enfin, ses deux documents magistériels Sacramentum Caritatis et Summorum Pontificum. En d’autres termes, ce que l’on appelle l’aggiornamento liturgique (« aggiornamento » est un terme italien qui signifie littéralement : « mise à jour ». Nous avons fêté le cinquantième anniversaire de la Constitution sur la sainte Liturgie du concile Vatican II Sacrosanctum Concilium en 2013, puisque celle-ci a été promulguée le 4 décembre 1963) a été en quelque sorte complété par le motu proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI. De quoi s’agissait-il ? Le pape émérite établissait la distinction entre deux formes du même rite romain : une forme dite « ordinaire », qui concerne les textes liturgiques du Missel Romain révisés suivant les indications du concile Vatican II, et une forme dénommée « extraordinaire », qui correspond à la liturgie qui avait cours avant l’aggiornamento liturgique. Ainsi, actuellement, dans le rite romain ou latin, deux Missels sont en vigueur : celui du bienheureux Pape Paul VI, dont la troisième édition date de l’an 2002, et celui de saint Pie V, dont la dernière édition, promulguée par saint Jean XXIII, remonte à 1962.

L’Homme Nouveau

La fête de Saint Thomas d’Aquin au Séminaire
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Comme chaque année, Saint-Thomas d’Aquin est fêté le 7 mars. Dans les séminaires, la fête de Saint-Thomas d’Aquin peut être l’occasion de véritable joute oratoire en latin, comme ici au Séminaire Saint-Pierre à Wigratzbad (Allemagne)  !

Comme chaque année le 7 mars, nous honorons St Thomas d’Aquin, docteur commun des études scolastiques. Si sa fête est de 3e classe dans l’Eglise, elle est de 2e classe dans la FSSP, et même de 1e classe dans nos séminaires. C’est donc l’occasion d’une “disputatio” : une joute oratoire, en langue latine, comme on les pratiquait à la Sorbonne au 13e siècle.
Le thème choisi cette année était : qui, de St Pierre ou de St Jean, a été le plus aimé par Jésus ? Introduites par l’abbé Deneke, deux équipes de séminaristes ont donc régalé l’auditoire en défendant avec fougue et humour leurs positions respectives. L’emploi du latin s’avérait bien utile, car le parti de St Pierre était défendu par un Autrichien et un Belge, et celui de St Jean par un Franco-Suisse, un Hollandais, un Polonais et un Allemand. Il revenait à un dominicain de conclure, mais dans le coeur des séminaristes, notre patron St Pierre était sûr de gagner…

D’autres photos ici

Prises d’habit chez les Sœurs Servantes Réparatrices de la Sainte Famille
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La communauté des Servantes Réparatrices de la Sainte Famille est une communauté en formation : “accueillie par l’Institut du Bon Pasteur près de sa maison à Bogotá, afin de devenir un institut religieux de vie apostolique avec un genre de vie mixte, une vie matériellement composée de contemplation et d’action, ou plus précisément, une vie composée des exercices de vie contemplatives et des œuvres d’apostolat ou de miséricorde”. 

Le 11 février, en la fête de Notre Dame de Lourdes, au cours de la Messe célébrée à la Chapelle Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Bogota (Institut du Bon Pasteur), 3 soeurs ont reçu l’habit religieux de l’Abbé Luis Barrero, IBP, et ont débuté leur noviciat dans cette communauté religieuse.

Page Facebook des Soeurs

“L’enterrement” de l’Alléluia
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Un lecteur nous a transmis le lien vers le post de notre confrère New Liturgical Movement

Beaucoup de nos lecteurs auront entendu parler des diverses coutumes liées à l’enlèvement de l’Alléluia de la liturgie à partir du dimanche de la Septuagésime. Dans les livres liturgiques romains, cela se fait de la manière la plus simple possible : À la fin des vêpres du samedi précédent, l’Alléluia est ajouté deux fois à la fin de “Benedicamus Domino” et “Deo gratias”, qui sont chantés sur le ton pascal. Le mot est alors abandonné complètement de la liturgie jusqu’à la veillée de Pascale. Dans certains usages médiévaux, cependant, l’Alléluia a été ajouté à la fin de chaque antienne de ces Vêpres, et un certain nombre d’autres coutumes, certaines formellement inclues dans la liturgie et d’autres non.
L’une des plus populaires était d’écrire le mot sur une planche ou un morceau de parchemin, et puis après les Vêpres de l’enterrer dans le cimetière, afin qu’il puisse être déterré de nouveau le dimanche de Pâques.

Vous trouverez ci-dessous les photos de cet usage à La Longe les Maures, par un prêtre de la Fraternité de Saint Joseph Gardien.

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Brèves: “Pour Rome, un accord est en vue avec la Fraternité Saint-Pie-X” selon Mgr Pozzo
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La Croix reprend notamment les propos de Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei, dans le journal Vatican Insider, qui prolongent l’interview de Mgr Felley sur TV Libertés. Il indique notamment qu’un accord est en vue, même si cela peut prendre encore un peu de temps : “En ce moment, nous travaillons à perfectionner certains aspects de la forme canonique qui sera celle d’une prélature personnelle“.

Article complet ici

Un nouveau site internet pour le district de France de la FSSP
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Le site internet du District de France de la Fraternité Saint-Pierre a été refondu…

fssp_districtweb2Vous l’avez sans doute remarqué au premier coup d’oeil, le site du district de France de la Fraternité Saint-Pierre a fait peau neuve. Plus moderne, plus intuitif, plus riche en informations, il va vite vous devenir un outil indispensable pour trouver les informations dont vous avez besoin concernant la FSSP.

Ne manquez pas de parcourir les pages du site qui vous permettront de mieux connaître et apprécier cette belle communauté, et, si le coeur vous en dit, de faire un don à la FSSP ou de demander en ligne la célébration d’une messe par un prêtre de la Fraternité.

Que saint Isidore de Séville, le saint patron des internautes, nous guide vers un beau monde virtuel qui puisse contribuer à l’élévation de nos âmes vers Dieu.

Bonne visite sur le site !

Une mission en Birmanie
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Nous avons évoqué il y a quelques mois ce jeune prêtre, qui avait effectué plusieurs mois de prison en Birmanie lorsqu’il était étudiant suite à sa protestation pour le traitement des minorités ethniques par la junte au pouvoir à ce moment-là. Ordonné en juillet dernier, l’abbé Mawdsley vient d’effectuer une mission en Birmanie.

Extrait

messebirmanieDu 27 décembre au 8 janvier, une petite mission menée par l’abbé James Mawdsley FSSP accompagné d’un séminariste de Wigratzbad les conduisit dans l’exotique Myanmar (plus connue sous le nom de Birmanie). Le premier but de ce voyage fut d’apporter ce que l’homme possède de plus précieux, le saint Sacrifice de la Messe,  à un pays ayant souffert plus de soixante ans une dictature militaire et à des catholiques armé d’une foi extraordinaire et représentant 1% de la population.

Sous la protection de la sainte Vierge, durant les 13 jours de cette visite, 13 messes furent célébrées à 13 endroits différents et plus de 13000 dollars furent distribués de par la générosité de fidèles allemands et anglais.

Plus encore, tant parmi les fidèles qu’au sein de la hiérarchie de l’Eglise, l’antique messe latine suscita un grand intérêt, particulièrement dans notre temps où l’aspect le plus important de la prière à obtenir est le silence et la révérence envers le Seigneur. Un modèle de dévotion et de piété pour le prêtre.

La souffrance perfectionne la charité ! La charité tend déjà par elle-même à se répandre totalement sur les autres!  Ainsi l’Eglise en Birmanie s’épanouit en de multiples œuvres charitables tenues pour la plupart par des Sœurs : léproseries, orphelinats, maisons pour les personnes âgées, écoles…

Brève: Le diocèse de Toulon toujours en tête pour l’application du Motu Proprio
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Notre confrère Le Baptistère indique dans son dernier numéro que le diocèse de Toulon compte le plus de lieux où est appliqué le Motu Proprio !

Comme nous l’avons souligné (dans notre n°93 du Baptistère), le Motu Proprio Summorum Pontificum est appliqué dans 18 églises et chapelles du diocèse de Fréjus-Toulon, dont 15 églises où la messe est célébrée tous les dimanches et fêtes, et, 3 seulement en semaine.
Il faudrait ajouter également les messes privées qui ne sont pas référencées (Pour certains lieux, il nous a été explicitement demandé de ne pas les mentionner).
Avant 2007, la messe traditionnelle n’était célébrée qu’en 3 lieux : à Draguignan (1 chapelle) et Toulon (1 église et une chapelle).

Addendum : Pour être complet, on peut ajouter que la Fraternité Saint-Pie X et communautés amies disposent de 3 lieux dans ce diocèse : 2 chapelles où la messe est célébrée tous les jours (Toulon et Brignoles) et 1 chapelle (celle du prieuré) où la messe est célébrée en semaine.

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