Burke : l’ultime appel au pape !

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Un an après la publication des dubia, le cardinal Burke lance un appel au Pape, comme s’il donnait à celui-ci une nouvelle chance. Il le fait par le biais d’un entretien avec le vaticaniste Edward Pentin, dans le National Catholic Register d’aujourd’hui, publié en primeur en français par le blogue de L’Homme Nouveau avec une présentation de l’abbé Claude Barthe, vaticaniste bien connu en France et ailleurs…

Le cardinal Raymond Leo Burke acquiert dans le pontificat du Pape Bergoglio, manifestement contre son goût personnel mais poussé à agir en conscience, une stature athanasienne. S’il a choisi la forme d’un entretien, il ne faut cependant pas s’y tromper : la gravité du ton, sa solennité même, la qualité théologique des propos dont on sent qu’ils sont mesurés au millimètre, montre qu’on a gravi un degré dans l’affaire d’Amoris lætitia.

Et même plus que cela. En évoquant les ambiguïtés de l’enseignement « pastoral », l’abbé Barthe pointe du doigt en effet implicitement le débat concernant certains textes « pastoraux » de Vatican II. Qui peut dire ce qui va ressortir de tout cela. En tout cas, c’est un véritable tremblement de terre qu’a provoqué cette maximation de « l’esprit du Concile » que représente le chapitre VIII d’Amoris lætitia.

Sortir des ambiguïtés en s’appuyant sur le charisme de Pierre. Un an après, jour pour jour, la publication de leurs dubia au Pape, le cardinal Burke s’exprime à nouveau publiquement, en demandant solennellement au Pape de faire ce pourquoi il a été appelé au Siège de Pierre : confirmer ses frères dans la foi « par une manifestation claire de la doctrine concernant la morale chrétienne et le sens de la pratique sacramentelle de l’Église » […].

En choisissant cette forme indirecte de correctio fraterna le cardinal présente en quelque sorte au Pape une magnifique occasion de se ressaisir par le haut, de manière pétrinienne. Ce faisant, il touche au cœur du problème magistériel d’aujourd’hui : les ambiguïtés mortifères du « pastoral » qui affligent l’Église. De l’enseignement « pastoral » ambigu, le cardinal Leo Burke en appelle au Magistère de Pierre.

À lire ici sur le blogue de L’Homme Nouveau !

 

14 comments

  1. Joel

    Il n’y aura aucune réponse. François suit à la lettre l’esprit du monde , qui n’a rien à voir avec l’ Esprit Saint, et ne prendra pas la peine de donner une réponse. Tout au plus le cardinal sera attaqué. Nul doute que dans les arcanes du Vatican francoiseux l’on doit chercher un moyen de faire tomber le cardinal rebelle ( en lui collant une affaire de moeurs par exemple , il y a déjà eut des précédents ).

    Tout ce que nous faire c’est prier et attendre la fin de ce pontificat !

    • Carolus Magnus

      Je partage l’avis de @Joel.
      Et prier non pas pour attendre la fin de ce pontificat mais pour en abréger sa durée ! Ça oui.

      BERGOGLIO est un hérétique qui préfère avoir comme amis les franc-maçons et les athées (Eugenio SCALFARI, Marco PANNELLA, Emma BONINO, etc.) et s’acoquine ouvertement avec les Luthériens et les Anglicans lesquels, depuis leur sortie de l’Église ROMAINE, UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE, n’ont jamais renoncé à la combattre pour la faire tomber.

      Il suffit de relire les propos épouvantables de LUTHER contre la “messe papiste”…
      Or il ne faut jamais oublier que LUTHER est en enfer et y entraîne ses adorateurs !!!

      https://www.youtube.com/watch?v=CXtHbQI62Rw

  2. Jean-Paul

    Nous vous devons, et nous vous exprimons, Eminence, une immense gratitude pour le courage et la clairvoyance de votre propos.

    C’est en grande partie grâce à vous que, de cette crise très grave que connaît notre Eglise depuis la publication du chapitre Huit d’Amoris laetitia, viendra, au lieu d’un effondrement, le renouveau. Amoris laetitia, avec les interprétations diverses auxquelles elle a donné lieu, a mis en pleine lumière une crise qui avant cela était latente. Au lieu que celle-ci finisse par tout emporter, la confiance en la Parole du Seigneur, qui tendait à être perdue, va renaitre.

    Rendons grâce à Dieu qui vient au secours de son peuple.

  3. denis

    cependant 3 questions me préoccupent concernant ce sujet :
    *on dit qu’il ne faut pas laisser au for interne (morale subjective) le choix de communier ou pas mais comment peut se traiter le cas de “vie commune sans relation sexuelle” autrement qu’au for interne ?
    quand je vois un divorcé-remarié s’approcher de la communion je peux légitimement penser qu’il vit en “frère et soeur” et ne pas être scandalisé par la situation.

    *si le sujet du chapitre VIII est si important dans ses conséquences pastorales et doctrinales, pourquoi le cardinal Burke se trouve pratiquement seul dans cette demande alors que l’Eglise a forcément de bons et droits évêques y compris en France ? comment voient-ils le problème ?

    *si comme le demande le cardinal Burke le pape clarifiait son enseignement, il pourrait le faire dans un sens qui rendrait la situation encore plus compliquée car en rupture plus net avec l’enseignement traditionnel ? l’ambiguité actuelle (pénombre) n’est-elle pas préférable au noir complet ?

  4. Elizabeth

    Qu’on n’en entende plus parler…..!!! Comme on n’entend plus parler du cardinal Meisner, ou du Cardinal Caffara, peut-être? Qu’on n’en entende plus parler afin qu’on n’ait pas à leur répondre.

    Nuit et brouillard. Il y a de quoi frémir d’horreur.

    Et cela, qui rappelle les plus mauvaises séries, alors même que ces cardinaux ne font que dire et défendre la simple vérité, une vérité de foi en même temps que de pur bon sens, et que ne pas être de leur avis, qui est d’évidence, porte le signe de ce qu’on a perdu la confiance en la parole du Seigneur, et l’obéissance à la raison que le Créateur dépose en chacun de nous pour nous permettre de l’écouter librement. Tout cela marque un effondrement, chrétiennement et rien qu’humainement.

    Oui, il y a de quoi frémir d’horreur.

    Mais il faut garder, chevillée au corps, l’espérance.

  5. @ denis ;
    D’abord il n’est pas seul. Ils étaient quatre et ils sont deux maintenant, sans compter les théologiens et même des laïcs qui font leurs dubia par écrit. Ensuite, soit c’est par peur (pour ne pas déclencher la foudre sur soi) ou par respect beaucoup ne le font pas. mais ils soutiennent en catimini ceux qui le font. Certains ne le crient pas sur les toits mais leur attitude ( lire sur ce blog “l’épiscopat us résiste au pape” ou encore la déclaration des évêques polonais sur la bonne interprétation de cette encyclique). En Afrique, ce débat n’est même pas à l’ordre du jour. On applique la doctrine de l’Église de toujours comme si rien ne s’est jamais passé …

    • Courivaud

      C’est sans compter sur les 118 cardinaux (il y en a 120 je crois) qui pensant à leur carrière n’ ont pas pris le risque d’ajouter leur signature aux “Dubia” sans se soucier des générations futures . Du carriérisme en effet….
      Nous sommes loin des cardinaux Cajetan, Borromée, Rampolla ou Pacelli ….

  6. Nicolas T

    Cette acte de correction commence sérieusement à tarder….et on encourage des millions d’âmes à rester dans leur péché. Le cardinaux doivent réagir rapidement avant que l’Eglise devienne méconnaissable !

    • Joel

      Elle l’est déjà.
      Quand dans un diocèse vous avez ( par exemple) un prêtre qui ose dire la vérité sur la pilule, alors qu’un autre convient que la régulation des naissances est quelque chose de normal …

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