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On tombe parfois sur des pépites. Voici la lettre d’un médecin d’Ormond Beach, Florida, au courrier des lecteurs de The Daytona Beach News à propos de la contraception. Le support est on ne peut plus local, mais le sujet, outre qu’il passionne actuellement les Etats-Unis où le remboursement généralisé de la pilule est au centre du débat politique et où Obama vient de renoncer à faciliter l’achat de la pilule du lendemain pour les mineures, est d’intérêt universel. Ce qui m’intéresse, ici, c’est de voir qu’un médecin en exercice (d’après mes recherches, il est pneumologue) ose s’exprimer publiquement dans la presse grand public pour porter un jugement aussi radical. Steven White, M.D. Je doute qu’en France il y ait plus d’une poignée de médecins en activité qui contresigneraient un tel texte. Mais après tout je suis peut-être trop pessimiste. Alors… chiche ?

« La pilule contraceptive gratuite n’est pas la solution à l’un quelconque de nos maux de société, comme le suggèrent de récents courriers de lecteurs. La disponibilité généralisée de moyens contraceptifs efficaces aux Etats-Unis au cours de ces 50 dernières années, et ce de manière gratuite pour les bénéficiaires d’aides gouvernementales par le jeu du programme Medicaid, n’a pas eu pour résultat, à l’évidence, l’Amérique en meilleure santé et plus prospère qu’on nous avait promise.

Les conséquences ont été dévastatrices. Les fondations même et les remparts de la société et de la culture américaines, du mariage et de la famille, ont été sapés en profondeur par la mentalité contraceptive, et par la révolution sexuelle que celle-ci a engendrée au cours des années 1960. Le grand nombre se comporte comme si le sexe n’était qu’une activité récréative parmi d’autres, rabaissant le caractère sacré de l’intimité conjugale et rejetant toute responsabilité quant aux effets tragiques de la promiscuité sexuelle envahissante. Parmi eux : l’épidémie de maladies sexuellement transmissibles et de cancers liés au papillomavirus humain, mais aussi une infidélité conjugale à la hausse qui a pour conséquences divorces et familles brisées, les violences conjugales et les abus d’enfant à une échelle qu’on n’aurait même pas pu imaginer il y a 50 ans. Par conséquent, le contrôle artificiel des naissances n’est pas seulement pas la solution, pour une grande part, il est précisément le problème.

La vraie réponse est simple, mais elle n’est pas facile. La réussite et la force de l’Amérique se fondent sur la vertu morale : le courage, la justice, la force, la tempérance, l’auto-discipline, le zèle, la générosité et – oui ! – la chasteté. Voilà les vertus que les familles américaines ont cherché à enseigner et à vivre alors qu’ils s’efforçaient de construire notre pays dans des conditions très difficiles et au milieu d’immenses défis. Voilà les vertus qu’il nous faut  pratiquer ensemble, si nous voulons maintenir vivant le legs remarquable du rêve américain pour l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. »

A l’heure du suicide démographique européen, cela n’est pas moins vrai ici.

© leblogdejeannesmits

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