25 mars, journée pour la vie : un évêque argentin prend la parole

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On célèbre la journée mondiale pour la vie avec beaucoup de visibilité en Amérique latine : le 25 mars, jour de l’Annonciation, porte tous les regards sur l’enfant conçu et déjà aimé de Dieu et appelé à vivre avec Lui pour toujours. Appelant ses compatriotes à s’émerveiller devant le mystère de l’Incarnation, l’évêque argentin de Nueve de Julio, Mgr De Elizalde, a rappelé que chaque nouvelle conception reproduit ce « miracle de la capacité que Dieu à donné à l’homme, son image, de collaborer avec Lui et d’être son instrument ».

« Les avancées d’une attitude favorable à l’avortement, ou du moins à ceux qui en font la promotion, comme une solution à diverses situations douloureuses et complexes, ou, pire encore, comme un moyen pour réduire la natalité ou éviter les grossesses éventuelles, méconnaît le sens de la vie et constitue un abus de la liberté concédée à l’homme pour orienter sa conduite. L’avortement est un crime, parce qu’il élimine une vie innocente. C’est une action égoïste, parce qu’elle ne tient compte que des intérêts particuliers. Elle affaiblit l’esprit qui est à l’origine de la famille, qui doit être édifiée sur l’amour et sur l’oblation des conjoints, et qui se prolonge dans la vie des enfants.

« L’avortement détruit une vie sans défense et punit celui qui n’est coupable d’aucune faute. En méconnaissant les dispositions établies par Dieu pour la transmission de la vie, dont l’exemple le plus éminent se trouve dans le mystère de l’Incarnation, la famille se transforme en un nouveau modèle, aberrant, de vie et non de mort, d’exclusion et non d’accueil, d’égoïsme et non de générosité.

« Cette culture de mort tend à s’imposer, ne rencontrant qu’indifférence de la part de beaucoup dans notre société. Par voie judiciaire et législative, un chemin s’est ouvert, et il semble qu’il peut compter sur une protection et sur une promotion plus grandes et mieux diffusées que les projets qui respectent la vie et protègent l’innocent. Mais l’enfant à naître n’est pas la seule victime : la mère est victime, elle qui est portée à commettre un crime horrible et qui souffre de ses conséquences à la première personne ; la famille tout entière est victime, par cette blessure infligée à ce qu’elle a de plus sacré, la vie, qui donne sa transcendance à l’amour des parents dans la continuité de sa progéniture. La société est victime, spécialement dans ses membres les plus faibles, les jeunes, les pauvres, parce qu’on s’habitue à cohabiter avec la mort et à l’accepter comme cause juste ce qui n’est que produit de l’égoïsme et du matérialisme. »

Parce que son pays est aussi la cible de la culture de mort, Mgr De Elizalde demande aux catholiques de faire « résonner la voix de l’Eglise, qui nous invite à être gardiens de la vie » :

« Pour ce motif, j’invite tous les chrétiens à s’unir dans la prière ce prochain 25 mars, en la solennité de l’Annonciation du Seigneur, et à participer à l’Eucharistie, en priant Dieu Notre Seigneur, par l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, qu’il éloigne de nous le grave danger d’une plus grande diffusion de l’avortement, et transforme les cœurs des responsables de la Patrie, pour qu’ils soient d’empressés défenseurs de la vie. »

Mgr Martin de Elizalde OSB, évêque de Nueve de Julio.

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