Affaire de Recife : la mise au point de la Congrégation pour la doctrine de la Foi

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Après les demandes d’éclaircissements présentées par l’archevêque de Recife, Mgr Cardoso Sobrinho, plusieurs membres de l’Académie pontificale pour la vie, et de la manière la plus pressante, par Mgr Schooyans (voir la note publiée ici le 11 juin dernier) la Congrégation pour la doctrine de la Foi viet de publier une mise au point qui ne laisse la place à aucune ambiguïté. Non, l’avortement n’est jamais permis, même dans des circonstances dramatiques comme celui de la fillette de neuf ans enceinte de jumeaux à la suite de viols répétés : aucune atteinte directe à la vie humaine innocente ne peut être justifiée.

Ainsi Mgr Cardoso Sobrinho, victime d’une levée de boucliers pour avoir osé avertir ceux qui allaient faire avorter la fillette, au mois de mars, de la gravité de cet acte en rappelant l’excommunication automatique qui y est attachée, obtient-il justice dans un article publié ce 10 juillet par L’Osservatore Romano, là-même où il avait été gravement mis en cause par Mgr Fisichella, président de l’Académie pontificale pour la vie, dont l’article était invoqué depuis lors par les partisans du « droit » à l’avortement pour annoncer un changement dans la doctrine de l’Eglise sur le sujet.

Au temps, donc, pour tous ceux qui ont vu dans la récente acceptation par Benoît XVI de la démission de Mgr Cardoso Sobrinho, atteint par la limite d’âge, un désaveu de ses actes dans cette affaire.

Il faut préciser que cette mise au point doctrinale des plus complètes n’est pas synonyme d’inhumanité. Il s’agit au contraire de dire la dignité de chaque vie humaine innocente. De même que le rappel de l’excommunication automatique est une façon d’appeler ceux qui l’encourent de recourir à l’océan de la miséricorde divine.

Zenit.org a mis en ligne dès aujourd’hui la traduction intégrale de la note dont voici les premières lignes en lien :

« Diverses lettres sont récemment parvenues au Saint-Siège, notamment de la part de hautes personnalités de la vie politique et ecclésiale, qui nous ont informé de la confusion créée dans plusieurs pays, surtout en Amérique Latine, suite à la manipulation et à l’instrumentalisation d’un article de Mgr Rino Fisichella, président de l’Académie pontificale pour la vie, sur les tristes événements concernant la « petite fille brésilienne ». Cet article, publié dans L’Osservatore Romano le 15 mars 2009, proposait la doctrine de l’Eglise, tout en tenant compte de la situation dramatique de cette enfant qui – comme cela a été révélé par la suite – a été accompagnée avec beaucoup de délicatesse pastorale… »

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