Avortement à Phoenix, Arizona : précisions médicales

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A la suite du rappel par l’évêque de Phoenix, Arizona que le fait pour une religieuse catholique d’approuver un avortement pour empêcher le décès de la mère, atteinte d’hypertension pulmonaire (voir posts précédents), LifeSiteNews a publié cette information en y ajoutant les commentaires d’un médecin spécialisé en néonatalogie et pédiatrie, le Dr Paul A. Byrne de St Charles Mercy Hospital à Toledo, Ohio.

Sans avoir accès au dossier médical complet cet habitué des problèmes obstétricaux affirme qu’il ne connaît pas de cas où l’avortement est nécessaire pour sauver la vie de la mère. « Je sais que bien des gens parlent de ces choses-là, mais je n’en connais pas. Le principe est toujours de préserver et de protéger la vie de la mère et de l’enfant. »

Le Dr Byrne est un pionnier des soins en néonatalogie, puisqu’il est à l’origine de l’adaptation de multiples techniques pour préserver la vie menacée d’un nouveau-né. Pour lui le cas d’hypertension pulmonaire (celui invoqué par l’hôpital Saint-Joseph de Phoenix) n’est en aucun cas une raison pour tuer l’enfant à naître, ce qui dans le cas d’espère à été fait à 11 semaines de gestation. Un âge où la répercussion de la grossesse sur le système cardiovasculaire de la femme est « négligeable », le danger éventuel ne se faisant d’ailleurs pas spécialement menaçant jusqu’à la fin du 2e trimestre.

Pendant les trois derniers mois, précise le Dr Byrne, au-delà de la date où le fœtus présente de bonnes chances de viabilité (21 à 24 semaines), on peut faire naître l’enfant par césarienne sans compromettre la vie de la mère, en attendant quoi l’hypertension peut être contrée par divers procédés.

« La seule raison de tuer le bébé à 11 semaines est qu’il est plus petit » ce qui facilite l’avortement, et non l’existence d’un danger immédiat pour la mère.

Depuis lors, la Guilde des médecins catholiques de Phoenix a publié une déclaration d’« entier soutien » à Mgr Olmsted « à propos des questions de la vie d’une femme enceinte qui porte un enfant en son sein », a déclaré son président, le Dr William Brophy : « Une action qui est en elle-même mauvaise, en ce qu’il manque du caractère bon que la raison humaine peut discerner, n’est jamais justifiée par les circonstances ou par la fin recherchée. Tel est le cas de l’avortement. »


L’affaire est désormais largement commentée dans la presse américaine qui y voit un épisode nouveau dans la guerre entre l’Eglise catholique et l’Administration à propos de l’Obamacare. Au passage des journalistes rappellent qu’un tiers des lits hospitaliers sont gérés aux Etats-Unis par des établissements catholiques et que, tout en recevant souvent des subsides publiques, ceux-ci ne sont jamais obligés de pratiquer des actes contraires à la doctrine catholique. Suivez mon regard : cette affaire commence à être exploitée en vue d’imposer ce genre d’interventions là où les personnels de santé catholiques sont encore assez solides pour les refuser.

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