Brésil : alors, oui ou non ?

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Une loi en cours d’élaboration sous l’impulsion du « 3e programme national de droits humains », qui prévoit dans sa rédaction initiale approuvée en décembre la dépénalisation de l’avortement au Brésil, ne contiendra finalement pas cette disposition, vient d’assurer à l’Agencia Brasil le ministre pour l’égalité, Paulo Vannuchi.

On sait que l’Eglise catholique au Brésil, qui ne manque pas de poids politique, a durement critiqué par la voix de son épiscopat cette mesure que le président Lula rejette du bout des lèvres.

Mais ce n’est pas la première fois que cette information « tombe ». Et à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’en réalité rien n’est joué, puisque le programme reste tel qu’il était, et que Vannuchi s’est contenté de promettre que le gouvernement « fera marche arrière ».

Sur ce blog, le 3 février dernier, je rendais compte d’une déclaration similaire du ministre. Elle n’a jusqu’ici pas été suivie d’effet.

D’ailleurs, le serait-elle, la discussion législative restera ouverte. Alors : sincère écoute du discours pro-vie de l’Eglise, opportunisme politique ou tentative d’endormissement des forces d’opposition à la culture de mort ?

On notera que Vannuchi a également promis une « marche arrière » sur les symboles religieux dont il était envisagé d’interdire l’exposition sur les édifices publics, mais que la question des unions homosexuelles est explicitement laissée à la compétence du Congrès des élus.

© leblogdejeannesmits.

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