Brésil : la jeune fille, la mère, le beau-père et les jumeaux…

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Un petit air de déjà vu pour ce fait divers sordide brésilien : tout le monde se souvient de l’affaire de la petite fille de Recife, tombée enceinte à 9 ans de jumelles à la suite de viols répétés par son beau-père et dont l’avortement donna lieu à une énorme kabbale contre Mgr Cardoso Sobrinho, l’évêque de Recife qui avait essayé de sauver les trois vies en cause. Aujourd’hui, ce qui se passe à Rio Branco do Sul dans l’Etat du Parana est en quelque sorte à l’opposé de cette histoire-là.

Une jeune fille de 14 ans à peine vient de perdre les jumeaux qu’elle portait parce que sa mère et son beau-père voulaient dissimuler les abus sexuels « constants » dont elle avait été victime depuis l’an dernier. C’est avec le consentement de sa concubine que le « beau-père » passait un jour sur deux avec celle-là, l’autre avec sa fille, en présence de sa sœur qui avait un an de moins à laquelle ledit « beau-père » offrait des jouets, des robes et des souliers pour abuser d’elle aussi.

C’est lorsque la jeune fille a su qu’elle était enceinte de jumeaux et que sa mère l’a découvert que la tragédie a pris un nouveau tournant :  c’était samedi dernier. La mère et son concubin l’ont violemment attaquée avec l’intention de la faire avorter : lui en l’asphyxiant, elle en se laissant tomber à genoux de tout son poids sur le ventre de l’adolescente. Celle-ci, voulant sauver sa propre vie et celle de ses enfants, s’était enfuie, réussissant à rejoindre un conseil de tutelle qui l’a conduite auprès de la police pour faire sa déposition.

Un examen médical devait alors révéler que la jeune fille était effectivement enceinte de jumeaux, « mais malheureusement les bébés étaient morts », a déclaré le délégué du conseil de tutelle qui s’est occupé de son cas, Voltaire Garcia. Après une hospitalisation de quelques jours la jeune fille a été conduite vers un abri, alors que la mère et le beau-père ont été arrêtés lundi dernier. D’après un journal local, c’est en apprenant la mort de ses jumeaux que la jeune fille, révoltée, a tout dit sur les agressions dont elle avait été victime.

Pourquoi vous dire ces faits affreux, mais, somme toute, seulement de l’ordre du fait divers ?

Parce que le fait divers est ici révélateur.

Parce qu’ici l’avortement de deux bébés, fussent-ils le fruit d’un abominable abus d’une jeune fille par le concubin de sa mère, n’est pas présentée comme un bien. Parce que la presse a pris fait et cause pour la victime adolescente, mais aussi pour ses jumeaux, personne ne s’avisant de les traiter de « fœtus ». L’acte violent, et en l’occurrence meurtrier, de l’homme et de la femme complices dans l’horreur, apparaît pour ce qu’il est.

L’avortement légal, dans ce cas précis, aurait constitué une solution de facilité pour la mère dénaturée et son concubin – solution qui aurait permis de tout enterrer.

© leblogdejeannesmits.

1 comment

  1. Les médias ont tendance à déformer l'information. En lisant les journaux on mettait surtout l'attention sur l'excommunication des parents et de l'avorteur. Pourtant à chaque fois qu'une femme se fait avorté, elle est automatiquement excommunier et toute personne qui l'on aidé à le faire.
    Cette histoire sordide a fait coulé beaucoup d'encre mais y a bien des articles de journaux qui n'ont pas traité l'histoire objectivement.

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