Cancer du sein : l’avortement comme prédicteur d’épidémie

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A l’heure où le ministère de la santé affiche des photos de femmes aux seins nus pour « sensibiliser » la population au problème du cancer du sein, une étude publiée par le Journal of American Physicians and Surgeons vient de publier une étude sur la relation entre la pratique de l’avortement et l’incidence de cette maladie dans la population féminine de huit pays européens. L’étude s’est penchée sur les statistiques de ces dix dernières années.

Notons que les chiffres français n’ont pas été retenus en raison d’une sous-déclaration notoire des avortements légaux.

Le plus important des facteurs permettant de prédire le nombre de cancers du sein à venir se révèle être l’avortement provoqué, le facteur de risque étant le plus important pour les femmes ayant eu des avortements et n’ayant mené aucune grossesse à terme. L’Irlande, qui connaît peu d’avortements et une fertilité importante, a une incidence du cancer du sein moins importante que le Sud-Est de l’Angleterre où le taux d’avortements est le plus important des îles britanniques, à fertilité égale avec le reste de l’Angleterre.

Plusieurs facteurs ont été intégrés dans l’étude : l’absence de grossesse menée à terme couplée avec un avortement laisse ainsi les cellules du sein dans un état de développement hormonal interrompu qui les rend plus enclines à un developpement cancéreux ; l’absence de grossesse sans avortement accroît aussi le risque dans des proportions moindres tandis qu’une fécodité importante le réduit, tout comme l’allaitement. L’étude souligne que les contraceptifs oraux accroissent le risque tout comme les thérapies hormonales à l’occasion de la ménopause.

L’accroissement de risque lié à l’avortement correspond dans les faits à une augmentation de l’incidence du cancer du sein dans la population étudiée, ce que confirme une modélisation similaire réalisée en 1997 qui a permis de prédire avec assez de précision l’évolution du nombre de cancers de 1998 à 2004.

Voir aussi : LifeNews.com.

1 comment

  1. Anonymous

    Le point de vue de la Société canadienne du cancerLes preuves scientifiques recueillies jusqu’à maintenant ne permettent pas de conclure à une corrélation entre l’avortement et l’augmentation du risque de cancer du sein. Notre opinion s’appuie sur les résultats d’un atelier réunissant plus d’une centaine d’experts mondiaux qui ont passé en revue les différentes études menées auprès d’humains et d’animaux sur le lien entre grossesse et risque de cancer du sein. Cet atelier, organisé à l’initiative du National Cancer Institute des États-Unis, a eu lieu en 2003. Les spécialistes ont tiré entre autres les conclusions suivantes : l’avortement provoqué n’est pas associé à une augmentation du risque de cancer du sein; l’avortement spontané (fausse couche) n’est pas non plus associé à une augmentation du risque de cancer du sein. La Société canadienne du cancer s’emploie à diffuser de l’information de pointe sur le risque de cancer du sein auprès des Canadiennes. Nous continuerons à suivre de près les résultats des études sérieuses et fiables qui sont menées sur cette question et mettrons nos données à jour s’il y a lieu.

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