Cardinal José Policarpo : paroles claires pour le Portugal

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Dans le troisième des cinq textes hebdomadaires publiés par le patriarche de Lisbonne en vue du référendum sur l’avortement au Portugal, le 11 février prochain, Don José Policarpo souligne que le fait de « faciliter l’avortement n’est pas le bon chemin pour construire une culture de respect pour la dignité de la femme ». « C’est elle qui porte, une fois de plus, la tristesse d’être coupable et victime. »

Evoquant la « fragilité » de la mère qui mérite aide et soutien, de la part de sa famille, de ses amis, de la société et de l’Eglise : le cardinal a précisé qu’en cas de refus ou d’incapacité d’accueillir l’enfant qu’elle porte, « la société doit se substituer à elle par rapport à cette obligation ».

Le cardinal Policarpo voit plusieurs causes à la tentation d’avorter : l’égoïsme face aux difficultés liées à l’éducation d’un enfant, la peur devant ces difficultés, et la pression exercée autant par le père de l’enfant que par le milieu où se trouve la femme :

« Une loi de libéralisation se transforme alors en tentation accrue pour la femme de ressentir des difficultés à assumer sa maternité. Penser qu’on aide la femme, dans ces circonstances, en lui facilitant le recours à l’avortement constitue une grave erreur de perspective, parce qu’on facilite alors la défaite et non pas la victoire sur une faiblesse ressentie. »

Rappelant qu’aujourd’hui l’enfant est volontiers présenté comme un obstacle, le cardinal a précisé que dans le nouveau contexte culturel et social de la femme il importe de « ne pas perdre de vue que sa vocation maternelle est le centre de la construction de sa dignité ».

Source : ici.

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