Cellules souches embryonnaires et cancer

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Un essai de laboratoire relaté par la revue britannique Nature a permis de constater la presque totale disparition des symptômes de la maladie de Parkinson chez des rats ayant bénéficié de l’implant de cellules souches embryonnaires dans le cerveau. Les cellules, dans certains cas, se sont mises à fabriquer la dopamine, neuro-transmetteur détruit par la maladie : on a même réussi, au cours de cette étude, à obtenir la fabrication de la « bonne » dopamine, ce qui n’était pas gagné d’avance.

Pour autant la thérapie par voie de cellule souche embryonnaire n’a pas progressé : les chercheurs ont utilisé des cellules fœtales humaines prélevées sur des cerveaux non moins humains. Ils ont constaté des résultats qualifiés d’« alarmants » : dans chaque cas, certaines cellules n’ont pas évolué vers la forme voulue, et sont restées indifférenciées tout en se développant rapidement. Voie royale vers le cancer… Si les rats ont été tués avant de pouvoir constater l’apparition de cette maladie, les chercheurs conduits par Steve Goldman de la Cornell University de New York ont avoué qu’il allait falloir de longues recherches pour parvenir à isoler les cellules exploitables.

Cela fait longtemps que le Pr Lucien Israël souligne le grave risque cancéreux lié à l’utilisation des cellules souches embryonnaires « totipotentes », utilisation qui passe de toute manière par la destruction embryonnaire.

Dès 1999, une équipe a obtenu la réduction des symptômes de la maladie de Parkinson à hauteur de 83 % chez un homme traité avec des cellules souches adultes prélevées sur son propre cerveau (voir ici). Nouvelle qui a moins fait le tour du monde que les recherches, pour l’instant sans application humaine, sur les cellules souches embryonnaires.

Source : ici , via spuc.org.uk.

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