Clause de conscience

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Intégriste, fondamentaliste ? C’est en tout cas un musulman qui est sous le feu des projecteurs au Royaume-Uni pour avoir refusé de vendre la pilule du lendemain à Jo-Ann Thomas, 37 ans. Celle-ci, outrée, en a fait tout une affaire, accusant le pharmacien de confondre sa religion et son métier : « C’est mon choix, pas le sien. C’est sa religion, pas la mienne. »

Il se trouve cependant que ledit pharmacien est dans son droit. Comme l’a dit le directeur de la Santé publique de Rotherham, ville où l’incident s’est produit : « Les pharmaciens ont parfaitement le droit d’exercer leur jugement quand il s’agit de vendre des médicaments sans prescription. Ceux-ci sont stockés et délivrés dès lors qu’il y a prescription. » Quant aux responsables de Lloyd’s, la chaîne de pharmacies à laquelle appartient cette officine de Rotherham, ils ont rappelé clairement la clause de conscience contenue dans le code d’éthique par la Royal Pharmaceutical Society of Great Britain : « Le code affirme que si la délivrance de la pilule du lendemain est contraire aux croyances religieuses ou morales du pharmacien, il a le droit plein et entier de ne pas la délivrer. »

Pour combien de temps ?

2 comments

  1. exemple: je suis une jeune fille scolarisée, mineure. je suis amoureuse et mon petit ami à voulu avoir un rapport sexuel avec moi. ce rapport amoureux n’a pu être protégé (pas de préservatif, ou bien le préservatif a mal été posé, ou bien le garçon c’est retiré après la déturgescence de son organe). je suis donc potentiellement enceinte.
    j’ai peur d’en parler à mes parents (ça peut se comprendre quand on est jeune). j’habite dans un petit village, je dois prendre un bus qui fera 15 kilomètre avant de trouver une pharmacie.
    arrivé à la pharmacie dans le secret, j’ai des difficultés à parler de mon problème à la personne devant moi (pharmacien ou préparateur). Celle-ci m’écoute, prend son air le plus compatissant, puis déclare ne pas pouvoir délivrer la pilule du lendemain à cause de ses convictions personnelles (religieuses, morales). Par contre, elle me délivre en remplaçement un message d’amour et d’espoir pour le fruit de mon amour charnel qui va naître.
    que dois-je faire; remercier la pharmacie de m’avoir donné ce bon conseil et rentrer chez moi avec joie en sachant que je porterai un enfant dès 15-16 ans sans en avoir fait le choix; remercier mon petit ami qui a le même âge que moi et qui va probablement pas comprendre quand je vais lui dire “chéri, on va être parents!”, remercier ma condition de femme qui me donne la chance d’être soutenu par tant de personnes dans cette grossesse à venir; et enfin, remercier la maîtresse puisque je ne pourrai plus aller à l’école. merci au pharmacien!!!

  2. L’hypothèse (car il me semble que c’en est une) de fab54 n’est assurément pas invraisemblable.

    Mais alors, il ne s’agit pas de mettre dans la balance, d’une part, la possibilité de régler le problème (pilule du lendemain), et un vaporeux “message d’amour et d’espoir”, mais de voir où sont les responsabilités et ce que l’on est prêt à faire pour les assumer, ou les refuser.

    On prend en effet une responsabilité en ayant des relations sexuelles : la fille, comme le garçon. Cela signifie que l’on en accepte les risques. Personnellement, je n’accepte pas de traverser à pied une autoroute fréquentée où je risque d’être tuée, même pour faire plaisir à un ami.

    Dans le cas exposé, l’une et (peut-être) l’autre ont pensé aux “risques” après, le risque étant que l’acte “d’amour” (en est-ce vraiment un dans ce cas, où l’on devine pour le moins la pression psychologique du garçon sur la fille ?) aboutisse à l’apparition d’une nouvelle vie.

    1) Le garçon se dérobe, la fille se trouve seule face à un problème réel. En cherchant à empêcher le développement du nouveau petit être qûi peut-être a été conçu en elle, elle accepte de le tuer. Accepterait-elle, quelques semaines plus tard, la pilule abortive ? ou un avortement chirurgical ? C’est une démarche de négation. Où l’on fait payer un autre pour soi, si petit soit-il.

    2). Le garçon se dérobe. Courageusement, la fille accepte les conséquences de son acte. Décide de ne pas tuer, ou risquer de tuer la vie qu’elle porte peut-être. Il lui reste le choix de garder son enfant, ou de le confier à l’adoption. Elle épargnera sa vie (au prix de quelques mois de réel inconfort, je ne le nie pas !) mais elle s’épargnera aussi d’avoir à penser plus tard qu’elle a pu empêcher de vivre un être qu’elle était appelée à aimer, tout simplement parce qu’il était là. Aimer en le gardant, ou aimer en le confiant.

    Ce dont je suis sûre, c’est que ni la fille, ni le garçon dans cette histoire n’ont apporté une preuve d’amour dans le simple fait d’avoir couché ensemble : et le garçon encore moins que la fille, car il prend le risque de la rendre mère, puis de la laisser seule, abominablement seule, dans une situation ou en outre la société la poussera à choisir la mort pour son enfant. C’est à lui qu’à sa place je ne dirais pas merci !

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