Dangers de l’endogamie : mise en garde au Royaume-Uni

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La baronne Ruth Deech, professeur de droit de la famille et ancienne présidente de l’Autorité britannique de la fertilité humaine et d’embryologie, a lancé un appel national lors d’une conférence au Museum of London pour attirer l’attention sur les risques des mariages entre cousins, annoncent divers titres de la presse britannique. Si la question est d’une brûlante actualité au Royaume-Uni, c’est parce que les communautés immigrées, notamment musulmanes, y présentent des taux d’endogamie importants.

55 % des Pakistanais britanniques sont actuellement mariés avec un cousin germain ; dans la ville de Bradford, on arrive même à 75 %. A Birmingham, 10 % des enfants nés de deux cousins germains mariés meurent avant 10 ans ou sont handicapés.

3 % des naissances totales annuelles ont lieu en Grand-Bretagne au sein de la communauté pakistanaise mais elle totalise un tiers – 33 % – des enfants affectés d’un défaut génétique « récessif ».

Pour autant Lady Deech n’entend pas inviter les communautés immigrées à renoncer aux mariages consanguins, expliquant même que c’est par souci de ne pas « offenser » les musulmans que la question n’est pas habituellement soulevée de manière publique : « Les droits humains et les pratiques culturelles sont respectés par le fait que l’on ne les bannisse pas », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’on n’interdisait pas non plus les familles monoparentales sans père alors qu’elles ne forment pas le meilleur cadre pour l’enfance.

Que propose-t-elle donc ? Un dépistage systématique des défauts génétiques pour déterminer si les jeunes de ces communautés en âge de marier en sont porteurs, un recours systématique à la fertilisation in vitro dans les foyers consanguins pour permettre le dépistage pré-implantatoire et l’élimination des embryons affectés. (Que la fécondation in vitro comporte elle aussi des risques de santé ne semble pas devoir l’arrêter.)

Selon Lady Deech, le nombre des mariages consanguins devrait augmenter parmi les immigrés au Royaume-Uni car ils facilitent le départ du pays d’origine et l’insertion dans un réseau social existant.

Difficile d’en parler, pourtant : « On condamne en théorie fortement au Royaum-Uni le mariage forcé et la polygamie, et pourtatn il existe des indications selon lesquelles la police et les travailleurs sociaux tendant à minimiser les maux de ces pratiques liées à des raisons culturelles ou religieuses de peur d’offenser une minorité religieuse ou ethnique dans notre société multiculturelle », a-t-elle dit.

Voyez encore ceci, c’est éclairant :

« Malgré les quantités d’études montrant que les enfants vont mieux dans des familles avec deux parents et que les parents de même sexe présentent une plus forte probabilité de se séparer que les couples hétérosexuels même non mariés, avec la désorientation qui en résulte pour les enfants, aussi bien la société britannique qu’américains s’abstiennent de toute forme d’empêchement ou de protection des enfants. On n’éduque pas les enfants à l’école à propos de la vulnérabilité des familles monoparentales parce que cela pourrait déstabiliser les enfants de la classe élevés dans de tels foyers. »

Diverses sources ; via BioEdge.

© leblogdejeannesmits.

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