Etat végétatif, qu’ils disaient… mais qu’on les tue donc, légumes ou non !

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L’erreur de diagnostic de coma végétatif persistant est bien plus fréquente qu’on ne le dit : c’est ce qu’on a entendu lors de la reprise de contact avec Rom Houben, le Belge accidenté de la route qui a passé 23 ans sans pouvoir communiquer avec son entourage, souffrant d’un locked-in syndrome (voir ici). Jusqu’à ce qu’un neurologue, le Dr Laureys, constate que son cerveau a une activité quasi normale…

Pour le plus grand nombre, cet événement et le doute qu’il révèle sur la réalité du coma végétatif dans de nombreux cas aura été l’occasion de plaider pour le respect de la vie et davantage de sérieux lors de l’examen de ces patients. Et, surtout, pour le fait de ne pas cesser les soins prodigués à ceux qui sont diagnostiqués en état de coma végétatif.

Mais tel n’est pas l’avis de tous. Bioedge signale le cas de Jacob M; Appel , bioethicien « libertarien », qui plaide pour la mise à mort des personnes dans cet état dans The Huffington Post.

« Si la croyance du Dr Laureys selon laquelle de nombreux patients se trouvent  dans un pareil état d’enfermement, ces calamités pourraient au contraire fournir un argmument massue pour le retrait des soins. Mieux, ces circonstances sont peut-être justement celles, rares, où l’euthanasie active est moralement justifiable en dehors du consentement de l’intéressé. »

Le simple fait que Houben ait souffert une sorte de « torture » pendant 23 ans serait suffisant pour le débrancher, assure le libéral extrémiste, citant un article paru en février dernier dans le très sérieux Oxford Journal of  Philosophy and Medicine, Guy Kahane et Julian Suvalescu affirment que Terri Schiavo et Eluana Englaro ne ressentaient plus rien, et que ce fait a poussé à vouloir les faire mourir. « Du moins ne souffraient-elles pas », écrivent les auteurs : « Si elles étaient vraiment conscientes, alors l’horreur d’être prisonnières de leurs propres corps pourrait bien fournir un argument bien plus fort pour permettre qu’il soit mis fin à leurs souffrances. La plupart des gens préféreraient ne pas vivre si leur qualité de vie tombait sous un certain niveau. En dehors de se trouver quotidiennement plongé dans de l’huile bouillante, se retrouver complètement prisonnier de son propre corps donne à peu près la pire qualité de vie que l’on puisse expérimenter dans un état de conscience », croient savoir les auteurs.

Source : ici.

© leblodejeannesmits.

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