Etats-Unis : un évêque souligne le lien entre unions civiles et « mariage » homosexuel

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Dans une interview donnée à un média local et citée par LifeSite, Mgr Thomas Tobin, l’évêque catholique de Providence, Rhode Island met les points sur les i en ce qui concerne les droits réclamés par les couples homosexuels, de manière très équilibrée. Il a ainsi indiqué que le fait d’accorder certains « bénéfices réciproques » à des couples qui cohabitent, quelle que soit leur « orientation sexuelle » et indépendamment de la nature du lien qui les unit, peut être envisagé par l’Eglise, au contraire de la mise en place du « mariage » homosexuel et aussi – c’est important ! – de l’union civile.

Cette forme d’arrangement légal « n’utilise pas le mariage comme point de référence », précise Mgr Tobin. « Elle accordait certains avantages légaux, certains droits légaux à deux personnes ayant une forme quelconque de relation établie sans rapport avec le mariage. Entre une personne et son grand-père, par exemple. Ou entre deux cousins. Ou deux sœurs âgées. »

Une proposition de loi introduite en mars dans l’Etat de Rhode Island envisage ce type de droits permettant à chaque membre d’un tel partenariat de prendre des décisions médicales pour l’autre, de prendre des dispositions en vue des funérailles et de pouvoir hériter de l’autre.

Une affaire de bon sens, finalement, qui prendrait acte de situations de fait où le partenariat correspondrait à une forme de mise en commun de la vie quotidienne, à une proximité source de droits limités. « Les gens ont droit aux droits humains qu’il soient homosexuels ou non », a déclaré le prélat.

En revanche, il a très clairement rejeté le principe de la légalisation de l’union civile, expliquant que l’Eglise y est aussi fermement opposée qu’au « mariage » gay.

Cela va effectivement mieux en le disant car d’autres responsables catholiques ont été moins clairs à ce sujet, acceptant parfois l’union civile – genre pacs – comme une solution acceptable pour empêcher la mise en place du « mariage » homosexuel à part entière.

Mgr Thomas Tobin a répondu de manière nette : « Nous nous opposerions à ce qui l’on appelle communément l’union civile parce que ce n’est, en réalité, qu’un autre nom pour ce que serait le mariage homosexuel. Nous avons constaté invariablement que dès lors que l’union civile est introduite dans un Etat cela est rapidement suivi par l’introduction du mariage gay à part entière. »


Il a également souligné le tort indirect que cause aux couples mariés l’existence du « mariage » homosexuel, en portant atteinte au sens de l’institution.

« J’appelle cela le principe du champagne. Le champagne doit répondre à une définition très précise s’il doit pouvoir être mis en bouteille, étiqueté et vendu comme tel. Si quelqu’un arrive avec de l’eau pétillante et lui met l’étiquette “champagne”, il pourra bien demander : “Où est le mal ?… Nous l’appelons champagne, vous l’appelez champagne, quelle différence y a-t-il ?” Eh bien, il y a une différence et vous êtes en train de vous approprier un nom qui appartient à quelqu’un d’autre. »

Interrogé sur le fait de savoir si l’orientation homosexuelle est innée ou acquise Mgr Tobin a déclaré que cela n’est pas clair à l’heure actuelle, mais il a ajouté :

« Le fait qu’une personne soit faite de telle ou telle façon n’est pas immorale – c’est, une fois de plus, la différence entre l’orientation et l’activité. Avoir une orientation homosexuelle n’est ni plus ni moins immoral que d’avoir une orientation hétérosexuelle. Mais dans les deux cas, que l’orientation soit hétérosexuelle ou homosexuelle, nous devons être capables de contrôler notre comportement. »


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